De la lecture horticole estivale

Votre potager est installé, vos jardinières sont plantées et vos jardins fonctionnent à merveille en cette année du jardin de la victoire COVID-19? Parfait! Et pendant que vous vous reposez près de votre piscine d’enfants lors de ces vacances forcées à la maison, voici un peu de lecture horticole pour que vous en appreniez plus sur le sujet fascinant du jardinage!

Arbres et arbustes fruitiers
Marianne Baril et Nicolas Auger, Éditions Broquet 256 pages, 29,95 $

Si vous avez toujours rêvé de cultiver vos propres fruits — pommes, bleuets, fraises, camerises, etc. — voici le livre qu’il vous faut. Il a été écrit au Québec par les propriétaires de la Pépinière ancestrale dans les montagnes près de Saint-Ferdinand, ils cultivent une vaste gamme de fruitiers chez eux. Le climat y est tellement rude qu’ils disent : «si ça pousse chez nous, ça pousse chez vous!» Ils partagent alors toutes leurs connaissances sur ce sujet assez complexe dans ce livre abondamment illustré. À noter surtout les variétés spécifiquement recommandées pour notre climat, un détail vital si vous voulez vraiment réussir les fruitiers. Mais il y a beaucoup plus que des descriptions de variétés recommandées : les auteurs expliquent en détails tout sur la culture des fruitiers, dont la plantation, la taille et le contrôle des insectes et des maladies.

<em>Arbres et arbustes fruitiers: </em>Marianne Baril et Nicolas Auger, Éditions Broquet 256 pages, 29,95 $

Étonnantes histoires de légumes et de fines herbes
Bertrand Dumont, Éditions Multimondes 279 pages, 24,95 $

Saviez-vous que la laitue sauvage était une mauvaise herbe, que la tomate était jadis considérée comme toxique et que le maïs était si méprisé qu’on l’appelait «la plante pour les gueux»? Vous découvrirez ces faits et bien d’autres dans ce livre qui présente le parcours historique d’une cinquantaine de légumes et fines herbes et leur évolution au cours des siècles. La plupart ont fait un cheminement surprenant avant d’aboutir dans nos assiettes, faisant parfois même le tour du monde! Lisez une description chaque jour et vous en apprendrez énormément sur ces plantes que nous cuisinons tous les jours.

<em>Étonnantes histoires de légumes et de fines herbes: </em>Bertrand Dumont, Éditions Multimondes 279 pages, 24,95 $

Le potager insolite, 50 légumes et fruits exotiques à cultiver
Matthew Biggs, Éditions Multimondes 224 pages, 27,95 $

Si vous avez fait le tour des légumes et fruits habituels et cherchez un peu d’originalité, ce livre vous plaira. L’auteur britannique y décrit 50 fruits et légumes exotiques que peu de jardiniers connaissent, mais avec tous les secrets de leur culture. Découvrez comment cultiver le cucamelon, l’oca, le yacón, l’épinard-fraise et beaucoup d’autres, de quoi émerveiller vos convives lors du prochain barbecue en plein air. Et plusieurs de ces plantes sont assez facilement disponibles si l’on se donne l’effort de chercher. Comme la plupart des livres de jardinage européens (celui-ci a été traduit au Québec, mais n’a été nullement adapté à notre climat ni à notre façon de jardiner), il faut certaines connaissances horticoles pour bien utiliser l’information incluse.

<em>Le potager insolite, 50 légumes et fruits exotiques à cultiver: </em>Matthew Biggs, Éditions Multimondes 224 pages, 27,95 $

Jardins d’intérieur, Une révolution verte à la maison
Zia Allaway, Éditions Multimondes 222 pages, 26,95 $

Si vous pensiez que ce livre traite de simples plantes d’intérieur tropicales, détrompez-vous. Son sujet est le potager… à l’intérieur. Il vise ni plus ni moins qu’à vous montrer comment convertir votre demeure en vaste jardin de plantes comestibles : légumes, fines herbes et fruits! Des tomates dans le salon, des radis sur le comptoir de la cuisine, un oranger dans la chambre à coucher et beaucoup plus encore. Vous apprendrez, entre autres, à choisir les variétés les mieux adaptées à votre maison et à profiter au maximum de la lumière et du peu d’espace généralement disponible. La gamme des projets va de sujets simples, comme la culture des germes et des micropousses que tout le monde peut réussir, aux projets strictement pour les jardiniers les plus doués et les plus patients, comme cultiver un oranger à partir d’un pépin, ce qui peut prendre entre 10 à 20 ans! Il y a aussi beaucoup de trucs et de petits projets de construction faciles à réaliser, le tout abondamment illustré de photos couleur. 

<em>Jardins d’intérieur, Une révolution verte à la maison: </em>Zia Allaway, Éditions Multimondes 222 pages, 26,95 $

DÉJÀ ÉPUISÉ

J’aurais bien aimé profiter de cette occasion pour vous présenter mon propre livre, Les Semis du jardinier paresseux, lancé en mars dernier, mais hélas, il est déjà épuisé. Heureusement qu’il sera réédité l’hiver prochain!

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ENTRETIEN DE LA SEMAINE

Vos plants d’intérieur peuvent profiter d’un été en plein air, mais il faut les y acclimater graduellement pour éviter les coups de soleil.

Quand les feuilles des semis de légumes commencent à se toucher, il est temps de les éclaircir, supprimant un ou deux semis sur trois.

Si votre sol est sablonneux, arrosez plus souvent, mais moins longtemps.

Certaines fines herbes sont très envahissantes. Pour les empêcher de se ressemer, supprimez alors les fleurs fanées des plantes suivantes : aneth, anis, bourrache, cari, cerfeuil, coriandre et mélisse.

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QUESTIONS

Faut-il tailler les lilas après la floraison?

Q Après la floraison des lilas, vaut-il mieux couper le bout des branches ayant fleuri ou non? Est-ce un bon moyen pour augmenter le nombre de fleurs d’une année à l’autre? Ou existe-t-il un autre moyen ou produit pour les augmenter? J’ai remarqué un nombre de fleurs bien différent d’une année à l’autre.
— Ginette Galarneau

R L’idée qu’il faut supprimer les fleurs d’un lilas (Syringa vulgaris) est un des mythes horticoles les plus persistants, alors beaucoup de gens le font en pensant bien faire. D’ailleurs, nombre d’horticulteurs professionnels le croient et le répètent, car on leur a toujours dit de le faire. Pourtant, qu’on supprime ou non les fleurs d’un lilas après la floraison n’aide nullement à stimuler une meilleure floraison l’année suivante. La plupart des lilas ont une floraison bisannuelle. Une année de grosse floraison est suivie d’une année de floraison faible ou absente. C’est inscrit dans les gènes de la plante et l’on n’y peut rien. Il existe toutefois quelques cultivars qui fleurissent tous les ans, et ce, qu’on les taille après la floraison ou pas.  

L’idée qu’il faut supprimer les fleurs d’un lilas (<em>Syringa vulgaris</em>) est un des mythes horticoles les plus persistants, alors beaucoup de gens le font en pensant bien faire.

D’autres personnes suppriment les fleurs fanées pour empêcher la formation de capsules de graines à la place des fleurs, capsules qu’elles jugent disgracieuses. Si vous voulez tailler le lilas pour cette raison, il faut faire la taille dans les deux semaines qui suivent la fin de la floraison, car l’arbuste commence rapidement à produire les boutons floraux de la floraison de l’année suivante, aussi petite soit-elle. 

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Hydrangée bleue qui ne fleurit pas

J’ai une hydrangée ‘Nikko Blue’ depuis plusieurs années qui ne fleurit pas alors que le reste de la plate-bande va très bien. Comment corriger la situation?
— Murielle Larocque

R C’est une des questions qu’on me pose le plus souvent. C’est que l’hydrangée bleue (Hydrangea macrophylla) est de la zone de rusticité 6 b à 7, selon le cultivar. Notre région est dans la zone 4 b, ou même 3 b ou moins en montagne et en arrière-pays, beaucoup trop froide pour elle. Le froid tue généralement les boutons floraux (ils hivernent sur les branches) et aussi la plupart des branches, mais l’hydrangée réussit souvent à repousser de la base, sans pouvoir fleurir. Et la même chose se répète annuellement, parfois pendant des décennies. Pour bien réussir avec cet arbuste, il faut déménager en Virginie ou dans le nord de la Californie. Si vous voulez la voir fleurir, achetez l’hydrangée bleue en fleurs, mais considérez-la comme une annuelle que vous remplacerez tous les ans, comme on le fait pour un pétunia.

Mieux vaut considérer l’hydrangée bleue comme une annuelle et la remplacer chaque printemps.

Si vous insistez, il y a moyen de le recouvrir avec une forte épaisseur de feuilles mortes (0,7 à 1 m) que vous laisserez en place jusqu’à la mi-juin. Il ne faut pas l’enlever trop tôt, car si les boutons commencent à se développer, une température de 5 °C, courante dans notre région au début de juin, peut les tuer.

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DES QUESTIONS SVP!

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Le jardinier paresseux
Le Soleil
C.P. 1547, succ. Terminus
Québec (Québec)  G1K 7J6

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CALENDRIER HORTICOLE

Formation en ligne
L’agronome Lili Michaud offre des formations en ligne que vous pouvez suivre à votre rythme dans le confort de votre foyer. Au programme : Le compostage domestique, Les fines herbes de la terre à la table, Le potager : planification, aménagement et entretien et Les trucs de culture de 25 légumes, de l’ail à la tomate. Coût : 25 $ et 30 $ + taxes. Pour information et inscription : lilimichaud.com 

Un jardin pour les oiseaux
Il y a une nouvelle émission Dans mon jardin avec Larry Hodgson cette semaine. Les sujets : un jardin pour les oiseaux, contrôler les vers blancs et autres trucs pratiques. L’émission paraît sur le réseau Télémag le vendredi 3 juillet à 19h30 (rediffusée à d’autres heures au cours de la semaine). 

Conversations horticoles
Durant la période de confinement dû au coronavirus, Larry Hodgson offre gratuitement des «conversations horticoles» en direct les mercredis à 10h sur Facebook.

Pour toute activité horticole, écrivez-nous à courrierjardinierparesseux@yahoo.com.