Briser la monotonie dans la maison

Le défi, comme plusieurs commerces sont fermés, est de faire avec ce que l’on a déjà chez soi. Des restants de bois, de la corde, des retailles de tissus, des objets ou des meubles qui ne servent plus : c’est le moment idéal pour fouiller les fonds de garde-robes et les débarras. Il est tout de même possible de commander certains matériaux ou accessoires en ligne pour compléter des projets faits main. Le confinement contraint dans plusieurs aspects de nos vies, mais peut aussi ouvrir la porte de la créativité, alors pourquoi ne pas en tirer profit?

Le couple derrière la boîte de design d’intérieur Atelier Filz, établie à Québec, a vu un ralentissement de ses activités depuis le début de la crise (l’entreprise se spécialise dans le secteur de la restauration), mais «le moral est bon» et les principaux projets continuent leur cours. Anthony Laliberté-Vincent et Valérie Ethier profitent de cette période pour, d’une part, améliorer les processus internes de leur entreprise, plancher sur leur site Web et, d’autre part, décorer les murs de leur appartement, entre autres.

C’est une occasion pour eux de concrétiser leurs idées décoratives tout en ravivant de beaux souvenirs.

Projet 1

En utilisant un morceau de tissu acheté lors d’un voyage en Scandinavie et conçu par l’un de leurs architectes préférés, Anthony et Valérie ont eu l’idée de créer cette suspension murale. «On n’est pas du genre à aller dans des magasins à rayons pour trouver des choses qui sont en réalité probablement faites en Chine. On veut vraiment trouver des objets qui sont significatifs à nos yeux et qui portent un certain sens. Ce textile est pour nous une manière de nous rappeler notre voyage de 2017», explique Anthony. Pour donner corps à leur idée, il a cousu deux bandes avec le tissu, puis Valérie et lui les ont suspendues grâce à de la corde et des goujons de bois qu’ils avaient à la maison.

+

Projet 2

Pour réaliser cette œuvre, Valérie s’est tout simplement inspirée d’affiches qu’elle a vues sur le Web et a redonné vie à un morceau de tissu qu’elle possédait déjà. Elle a ensuite tracé des formes sur un papier calque, a marqué le tissu puis a peint les formes au moyen de peinture acrylique. Il n’est pas nécessaire d’opter pour de la peinture à tissu puisque ce dernier ne sera pas lavé. Il faut simplement faire un essai au préalable pour s’assurer que la peinture s’imbibe bien dans le tissu.

+

Projet 3

Lors d’un voyage à Paris au début de l’année, les designers ont fait une expérience immersive avec un maître marbreur. Ils sont revenus au pays avec une dizaine de papiers marbrés, qui jusque-là attendaient sagement d’être exposés. Dans les dernières semaines, le couple a pris le temps d’en encadrer un. Comme le dit Anthony, l’important, actuellement, est de faire quelque chose qui nous rend heureux, qui permet de nous développer personnellement, qui nous fait vibrer. «Si ça finit en macramé, en textile, en coloriage, si ça te fait vibrer en dedans et tu as envie de le mettre sur ton mur, go for it!»