Dans sa boule de cristal, la SCHL prédit que le prix résidentiel moyen oscillera entre 256 000 $ et 270 000 $ cette année et l'an prochain.

Baisse de régime marquée dans le marché du neuf

Après 5442 mises en chantier d'habitations en 2015, la région devrait les voir chuter entre 3250 et 3850 cette année, et entre 2850 et 3400 en 2017.
La Société canadienne d'hypothèques et de logement (SCHL) a révélé ces chiffres cette semaine alors qu'elle publiait son rapport printanier sur les perspectives du marché de l'habitation 2016-2017 pour la région métropolitaine de recensement (RMR) de Québec, qui couvre principalement les territoires de Québec et de Lévis.
«La baisse de régime s'expliquera principalement par la croissance de l'offre de propriétés existantes à vendre, le stock invendu de copropriétés neuves encore relativement important, ainsi que la hausse du taux d'inoccupation sur le marché locatif traditionnel», explique Francis Cortellino, chef analyste à la SCHL.
À titre comparatif, les mises en chantier s'élevaient à 6416 en 2012 dans la RMR de Québec, elles avaient baissé à 4680 en 2013 et à 4449 en 2014, avant de faire une remontée inattendue en 2015, année plutôt dynamique.
Par ailleurs, la SCHL s'attend à de légères croissances du nombre de ventes d'habitations cette année et l'an prochain. Elle estime que le nombre de transactions évoluera entre 6600 et 7000 en 2016 et qu'il s'établira entre 6800 et 7200 en 2017. 
«Sur le marché de la revente, la solidité du marché du travail, jumelée à la faiblesse des
taux hypothécaires, soutiendra la demande», expose M. Cortellino.
Dans sa boule de cristal, la SCHL prédit que le prix résidentiel moyen oscillera entre 256 000 $ et 270 000 $ cette année et l'an prochain. 
Copropriétés: prix à la baisse
Mais elle envisage de voir une baisse de prix pour la copropriété, «étant donné les conditions de marché qui perdurent en faveur des acheteurs», ajoute M. Cortellino.
Côté locatif, une offre importante d'unités et une demande moins fulgurante qu'auparavant auront pour effet de détendre le marché d'ici 2017, prévoit l'organisme. Avec pour résultat attendu un taux d'inoccupation qui devrait passer de 4 % en 2015 à 5 % en 2016, puis à 5,5 % en 2017.