Murs, plafond, plancher, portes et fenêtres, moyennant certaines transformations ou ajustements, peuvent être mis à contribution ou ciblés dans la recherche d'un silence relatif à la maison.

Atténuer le bruit chez soi

Dans une habitation, chacun des membres de la famille souhaite avec raison que certains bruits soient atténués. Pour préserver la quiétude des occupants, l'application de quelques trucs simples peut faire toute la différence.
Il est possible d'enrayer ou d'amenuiser le bruit chez soi sans s'engager dans de gros travaux. Murs, plafond, plancher, portes et fenêtres, moyennant certaines transformations ou ajustements, peuvent être mis à contribution ou ciblés dans la recherche d'un silence relatif à la maison.
«Le principe de base consiste à ajouter des épaisseurs. Si la hauteur des murs le permet, la pose d'un plafond suspendu peut se révéler une bonne idée. En ce qui concerne les murs, l'installation de feuilles de gypse supplémentaires par superposition aide à l'insonorisation», conseille Daniel Bédard, enseignant à l'École des métiers et occupations de l'industrie de la construction de Québec.
Les panneaux acoustiques, offerts en différentes tailles, constituent également une option intéressante pour réduire le bruit dans une pièce de la maison ou d'un appartement. Fixés sur un rail, ceux-ci peuvent être disposés dans toutes sortes d'espaces, hauts ou bas de plafond, sur le mur qui sert de séparation avec l'appartement voisin, au plafond, etc.
Stores acoustiques
Devant les surfaces vitrées, l'emploi de stores acoustiques compte parmi les choix judicieux. Utiles pour couper les bruits du dehors - si on habite en ville ou qu'un membre de la famille travaille la nuit, par exemple -, ils s'opposent à la réflexion du son et feutrent l'ambiance sonore tout en tamisant la lumière.
Il existe aussi des tissus acoustiques à tendre ou à coller sur un mur. Composé d'une mousse d'absorption du son, le textile est très malléable et convient à des pièces qui présentent des courbes ou des angles complexes. La pose nécessite cependant un relevé de mesures précises des emplacements des éclairages, des prises de courant et des passages de câble.
«On peut en outre remplacer les portes creuses par des portes pleines, et ajouter un coupe-son au bas. En comblant l'espace vide au sol, on crée une barrière efficace contre la propagation des bruits d'une pièce à l'autre», suggère enfin le directeur du département de charpenterie-menuiserie de l'École des métiers et occupations de l'industrie de la construction de Québec.
Faire taire les sols qui grincent
Dans une maison, avoir le pas qui grince peut être ennuyeux. Pour remédier à cette situation souvent due au vieillissement du bois, des travaux faciles et peu coûteux peuvent être effectués.
Planchers
Il arrive que les lattes de vieux planchers présentent du jeu. Lorsqu'on y pose les pieds, des grincements se font entendre. Habituellement, le bruit est causé par les lames qui frottent contre leurs propres clous ou contre les pièces voisines.
«Il importe dans un premier temps de repérer les clous qui maintiennent les lames sur les lambourdes et de tenter de les enfoncer davantage, propose Daniel Bédard. Au besoin, il est possible d'ajouter de nouveaux clous ou de mettre de la colle de construction sous les lattes.»
Si cette opération ne règle pas le problème, il convient d'employer des vis fines et de les faire pénétrer dans les rainures si celles-ci sont assez larges. Dans le cas contraire, on peut enfoncer les vis dans la lame elle-même après fraisage de l'avant-trou, pour ensuite dissimuler les têtes avec de la pâte de bois. Ne reste alors qu'à égaliser le tout par ponçage.
Un autre truc consiste à utiliser de la poudre de graphite ou de talc. Lorsqu'on a trouvé la source du grincement, on verse simplement de la poudre à l'endroit critique. «Il faut toutefois garder à l'esprit, si on opte pour cette méthode, qu'il s'agit d'une mesure temporaire et qu'on ne fait que mettre un pansement sur le bobo», avertit l'enseignant de l'École des métiers et occupations de l'industrie de la construction de Québec.  
Escaliers
Pour consolider un escalier, on prendra d'abord la peine de marquer les marches qui craquent en demandant à une autre personne de se déplacer sur la surface afin de repérer les endroits nécessitant une intervention.
Essentiellement, deux problèmes peuvent se poser. Si l'extrémité d'une marche ou d'une contremarche est sortie de son logement, il suffit de remettre les coins de serrage en place. Il se peut aussi que l'on soit dans l'obligation de remplacer les équerres de renforcement qui se trouvent dans l'angle des marches et des contremarches.
«Si on choisit de resserrer les lames, il faut faire attention de ne pas y aller trop fort et encore une fois, si on a accès au dessous de chaque marche, un peu de colle de construction peut représenter une solution efficace», termine le spécialiste.