Acrylux blanc, hickory scandinave et quartz habillent cette cuisine contemporaine. Simard a misé sur le rangement sans négliger le design pour créer cette aire de vie fonctionnelle.

50 ans de Simard: du confessionnal à la cuisine

Sur l’avenue Royale, à Saint-Tite-des-Caps, Roland Simard travaillait le bois à même la maison familiale. Dans une boutique en annexe, il fabriquait meubles, horloges, confessionnaux… Les balbutiements de l’entreprise Simard cuisine et salle de bains, qui compte 70 employés un demi-siècle plus tard.

«Mon grand-père n’était pas un homme d’affaires, mais un artiste du bois. Il travaillait pour tout le monde, pour les églises. Il était très timide et il n’aimait pas demander un chèque à la fin», dépeint son petit-fils Mathieu Simard, aujourd’hui président de l’entreprise familiale.

Tout a commencé dans une boutique, en annexe de la maison familiale. L’arrière grand-père, Émile Simard (sur la photo), venait donner un coup de main à son fils Roland au besoin.

Il vante la débrouillardise de ce grand-père bricoleur qui confectionnait lui-même ses équipements avec très peu de moyens. «Dans le temps, il y avait seulement un gros moteur pour faire virer tout ça.»

Autre temps, autre moeurs. Les commandes à Roland Simard comprenaient des confessionnaux.

Il raconte qu’à la fin des années 1960, les fils ont rejoint leur père et structuré les affaires. «Il y a eu un début d’entreprise organisée et une spécialisation dans les armoires de cuisine.» À cette époque, le bois massif était roi.

Mélamine toute puissante
Puis la famille Simard a dû s’adapter à un vent puissant au milieu des années 1980 : la mélamine révolutionnait l’industrie. «Impossible de vendre des armoires en bois. Tout le monde voulait une cuisine en mélamine blanche. C’était LA nouveauté, l’invention du siècle», décrit Mathieu Simard.

L’entreprise, qui s’appelait Menuiserie Roland Simard et fils, a acquis ses premiers équipements importants pour transformer le matériau vedette.

Premiers changements d’une longue série. En prenant la relève en 2002, Mathieu Simard, de la troisième génération, a donné un nouveau nom et une signature plus actuelle, a acheté les premières machines numériques et les premiers systèmes de production.

Contraste entre la machinerie de l’époque...
... et celle d’aujourd’hui.

Designers et installateurs de Simard cuisine et salle de bains travaillent aujourd’hui avec le merisier laqué, le quartz, le verre, l’hickory, l’Acrylux et tout ce qui est offert sur le marché.

Exemple d'un projet d'aujourd'hui, une cuisine aux accents art déco conçue pour une aire ouverte. L’espace est chaleureux avec ses armoires en hickory scandinave et en placage d’Obèche.

Toujours expert en bois
Mathieu Simard remarque un «gros retour» au bois dans les tendances de l’heure et la concurrence ne lui fait pas peur.

«Dans notre usine, on a encore notre shop de bois. On fabrique nos portes et nos comptoirs, on est complètement autonome dans la transformation. On a gardé les connaissances du grand-père là-dedans. On n’a jamais perdu notre expertise.»

Une cuisine en bois peut être «renouvelée éternellement», vante Mathieu Simard en parlant d’un investissement à long terme. En 48 heures, il peut refaire une porte en bois confectionnée 20 ans plus tôt. Tandis qu’il est impensable de faire revivre une porte en mélamine d’il y a 20 ans.

Douce revanche pour l’artisan Roland Simard.

Info : armoiressimard.com, salle d’exposition au 325, rue Marais, à Québec, salle d’exposition et usine au 239, Route 138, à Saint-Tite-des-Caps, kiosque 494 au Salon Expo Habitat à ExpoCité jusqu'au 25 février

En chiffres

10 M$

Chiffre d’affaires annuel de Simard cuisine et salle de bains

1,4 M$

Investissement en 2017

500 000 $

Réinvestissement pour moderniser la chambre à peinture en 2018


Cette cuisine moderne est monochrome et apaisante avec ses armoires aux lignes européennes qui se fondent dans le décor. Une rénovation signée Simard.