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Une seconde peau pour nos chaises

À la cuisine ou dans la salle à manger, nos chaises ont souvent la vie dure, tachées par des années de réception et les dégâts du petit dernier. Si leur structure est solide et l’assise, confortable, il vaut la peine de leur offrir une seconde peau. Le Soleil vous guide dans cette quête de renouveau.

Pratique faux cuir

Un linge humide, du savon doux et hop! la tache de spaghetti a disparu, sans laisser de cerne. Pas pour rien que la cuirette est si populaire auprès des jeunes familles, mentionne Marjorie Vaillancourt, assistante-gérante chez Fabricville. 

Le faux cuir a une cote d’usure élevée et est offert dans une large gamme de finis, poursuit François Fréchette, designer d’intérieur chez Poliquin Décor. 

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Le b.a.-ba du rembourrage et du recouvrement

Entre tissus à la mode, tissus faciles d’entretien, tissus technologiques, le cœur balance? Voici d’autres questions à se poser avant de choisir un recouvrement de chaise.

Frottements et usure

Pour bien guider ses clients, François Fréchette, designer chez Poliquin Décor, veut savoir combien de personnes utilisent les chaises de cuisine ou de salle à manger et à quelle fréquence. «Est-ce qu’on s’y assoit trois fois par jour ou une fois toutes les deux semaines quand il y a de la visite? Est-ce qu’il y a des enfants?» Selon les besoins, il recommandera la cote d’usure la plus élevée possible.

La résistance à l’abrasion d’un tissu est calculée en doubles frottements (DR pour double rubs). Elle figure au dos des échantillons ou dans les catalogues de commandes. L’indication 30 000 DR signifie qu’on peut s’asseoir et se relever 30 000 fois au même endroit avant que le tissu montre un signe de faiblesse.

Pour une utilisation commerciale, «on ne va pas en bas de 100 000 doubles frottements», mentionne le rembourreur Michel Plamondon, de Rembourrage Plamondon à Limoilou. Il ajoute qu’à travers leur gamme de produits, toutes les grandes compagnies offrent des tissus de qualité qui peuvent durer une quinzaine d’années.

En contrepartie, il montre des étoffes texturées et doublées qui affichent 15 000 DR ou 18 000 DR. «C’est beau, mais ce sont des tissus plus fragiles, qui n’ont pas une grosse résistance.» Ces produits ne coûtent pas moins cher, prévient le rembourreur. Ceux présentés frisaient les 60 $ à 75 $ le mètre.

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Vestibule: petite pièce, grande importance

Souvent négligé, le vestibule est la première pièce de la maison que nos invités voient en entrant chez nous. Raison de plus pour le rendre beau au coup d’œil, en plus d’être fonctionnel au quotidien pour toute la famille.

Qu’on l’appelle hall d’entrée, vestibule ou «mud room» (terme anglais de plus en plus utilisé par les Québécois), cette pièce est d’une grande importance fait remarquer la designer d’intérieur à la Quincaillerie Gauvin de L’Ancienne-Lorette, Stéphanie Morin. «Le hall d’entrée est l’accueil de la maison et il joue un rôle primordial pour le rangement dans le but de dégager les autres pièces.» Elle résume en ces mots les qualités qu’il devrait posséder : «lavable, lumineux, avec plein de rangement».

Que votre entrée soit lilliputienne ou spacieuse, voici quelques conseils pour bien l’aménager :

Revêtement  de plancher 

Il doit être durable et facile d’entretien. «On opte pour les carreaux de céramique ou les nouveaux planchers flottants en vinyle qui sont faciles d’installation et qui peuvent même se poser par-dessus une vieille céramique en insérant une membrane entre les deux revêtements», explique Mme Morin. Une belle façon de mettre au goût du jour un hall d’entrée démodé. Le guide de planification de Rona suggère aussi d’avoir deux tapis, un pour l’intérieur et l’autre pour l’extérieur, pour éviter que la saleté qu’on traîne sous nos bottes ou nos souliers se retrouve dans les autres pièces de la maison.

Rangement

Des crochets pour les vêtements, des paniers qui peuvent accueillir mitaines, boîtes à lunch ou mallettes de travail, ainsi qu’un vide-poche ou un accessoire mural pour disposer des clés et du courrier sont indispensables. «J’aime installer une belle banquette avec des tiroirs intégrés et des bacs, raconte la designer. Souvent je fais mettre des bacs à recyclage en plastique pour pouvoir y glisser les vêtements mouillés, les sacs réutilisables ou un bidon de sel pour déglacer le trottoir.» Prévoyez un bac par personne, identifié par le prénom. Osez un brin de folie si vous avez de la marmaille! Et parlant d’elle, n’oubliez pas de placer les crochets bas si vous avez des enfants et souhaitez qu’ils accrochent eux-mêmes leurs manteaux.

Ouvert ou fermé

Votre vestibule peut être à aire ouverte (crochets apparents) ou fermée. Si l’espace est clos, il faut qu’il y ait une bonne aération pour les odeurs. Si vous vivez dans un vieux bungalow et que votre hall d’entrée donne directement dans le salon, il peut être ingénieux de créer des demi-murs qui agissent comme «barrières psychologiques pour avoir l’impression d’avoir un vestibule fermé», suggère Mme Morin. Ils coupent également le courant d’air de la porte d’entrée.

Ambiance

«L’ambiance doit être lumineuse, car c’est le point focal d’une entrée de maison, dit la designer. Si la porte (d’entrée) est vitrée, on peut opter pour une peinture très foncée surtout dans les petits halls. Ça donne de la profondeur et un effet enveloppant.»

Tendance

Dans les prochains mois, le style à l’européenne de type «farmhouse» aura la cote. «Il y aura du bois, du béton, du blanc, des crochets qu’on aurait pu retrouver dans une vieille grange et qu’on a repeints... En plus, ça s’intègre bien à un décor moderne.» Allez, oust le style victorien!

Erreurs à éviter

«Trop charger la pièce, lance tout de go la designer. Aussi, que ce ne soit pas assez classé, donc quand on entre dans la pièce, ça fait un effet bordélique.»

Des petits plus

› Un miroir. «Qu’il soit grand ou petit, c’est important de se voir avant de sortir.»

› Une prise électrique pour recharger nos appareils électroniques.

› Une belle écharpe accrochée à un crochet décoratif pour donner un beau look.

› Un tableau noir qu’on utilise comme pense-bête au quotidien et pour écrire de beaux messages à nos invités du week-end.

› Remplacer la banquette par une vieille chaise prise chez un antiquaire et qu’on repeint d’une couleur qui a du punch. Joli et pratique à la fois.

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Lèche-vitrine: touche cuirée

La poignée prend une autre dimension lorsqu’elle est en cuir. Son aspect organique donne envie d’y toucher. Sa souplesse n’enlève rien à sa solidité. Comme le cuir se patine avec le temps, il ajoute une touche d’authenticité à un meuble ou à un accessoire. Vendue prête à installer ou déjà intégrée, la poignée de cuir diffuse un charme discret dans nos intérieurs en 2018.

Carnet d’adresses

Boutique en ligne Quatre murs un toit : quatremursuntoitinc.etsy.com

EQ3 : 820, rue Saint-Joseph E, Québec, eq3.com/ca/fr

Distribution 2020, division de Richelieu : 4500, boul. Wilfrid-Hamel, Québec, 2020richelieu.com

IKEA : ikea.com/ca/fr


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Maison express

L’Usine à Place de la Cité

L’entreprise de meubles sur mesure L’Usine ouvre une deuxième boutique le 23 janvier à Place de la Cité, portée par le succès de sa première succursale, sur le boulevard Pierre-Bertrand. La nouvelle antenne est installée dans le local de l’ancien restaurant Flash Bistro et présentera les «dernières créations exclusives» sur deux niveaux. Les lieux, encore en préparation au moment de mettre sous presse, vous seront dévoilés en photos la semaine prochaine. On nous promet un «concept funky», avec glissade géante et bar à café et à slush. Cet été, Mathieu Bouchard, associé dans l’aventure avec François Laviolette, Mathieu Moreau et Philippe Girard, révélait au Soleil vouloir un point de vente plus près des ponts, afin de rejoindre une importante clientèle sur la Rive-Sud, en Beauce, dans le Bas-Saint-Laurent et même dans les Bois-Francs. L’Usine, fondée à Québec en 2015, compte aujourd’hui une trentaine d’employés.

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Trump boude l’ouverture d'une ambassade américaine

LONDRES — La nouvelle ambassade des États-Unis à Londres a ouvert discrètement au public mardi, quelques jours après que le président Donald Trump eut annoncé qu’il ne voulait pas inaugurer le bâtiment qu’il juge trop cher et excentré.

LONDRES — La nouvelle ambassade des États-Unis à Londres a ouvert discrètement au public mardi, quelques jours après que le président Donald Trump eut annoncé qu’il ne voulait pas inaugurer le bâtiment qu’il juge trop cher et excentré.

Dans un froid glacial et sous la protection de policiers lourdement armés, le personnel diplomatique est arrivé pour prendre possession de ces nouveaux locaux, situés dans le sud-ouest de la capitale britannique et destinés à leur offrir plus de place et de sécurité.

Conçu par le cabinet d’architectes américain Kieran-Timberlake, le bâtiment de 12 étages en forme de cube aux allures futuristes n’a cependant pas eu l’heur de plaire à Donald Trump. Le président américain, attendu fin février pour l’inaugurer, a en effet brusquement annoncé vendredi qu’il ne viendrait pas.

«La raison pour laquelle j’annule mon voyage à Londres est que je ne suis pas un grand fan de l’administration Obama qui a vendu l’ambassade la mieux située et la plus agréable à Londres pour des “cacahuètes”, afin d’en construire une autre bien plus éloignée pour 1,2 milliard de dollars», a-t-il déclaré sur Twitter.

La décision de déménager l’ambassade, située auparavant dans le quartier chic et central de Mayfair, avait en fait été prise en 2008 sous l’administration de George W. Bush, notamment pour des raisons de sécurité et parce que l’ancien bâtiment était devenu trop étroit.

Quartier en plein essor

«Ce n’est pas le genre d’architecture que j’aurais choisie, mais j’ai entendu dire que c’était très, très sûr», a déclaré à l’AFP Genevieve Storie, une Australienne de 30 ans, qui réside dans le quartier de Nine Elms depuis quatre ans.

Le projet a engendré «un changement énorme» pour le quartier, autrefois tourné vers ses docks et mal desservi, a souligné de son côté Kevin Knowler, qui y a grandi.

«Les pubs comme les restaurants se portent bien», a ajouté le quinquagénaire.

Les chantiers entourant l’ambassade témoignent du développement du quartier, en pleine régénération et qui doit voir également l’ouverture de deux nouvelles stations de métro en 2020.

«Nine Elms se développe à une vitesse incroyable», s’est enthousiasmé Ravi Govindia, le chef du district de Wandsworth, où se situe l’ambassade. L’édile s’étonne d’autant plus qu’un familier des affaires comme Donald Trump n’ait pas saisi les opportunités que présente ce quartier en plein essor.

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Cachet d’hier, confort d’aujourd’hui

L’avenue Lemesurier est une petite rue cul-de-sac tranquille et charmante dans le quartier Montcalm, à Québec. Une famille y a élu domicile dans un jumelé construit dans l’entre-deux-guerres. Dès son arrivée en 2013, elle a voulu rénover l’espace cloisonné, le rendre plus lumineux et fonctionnel, tout en conservant un cachet d’époque.

«Ces maisons-là sont drôlement faites. Elles tournent un peu le dos au soleil», explique Louis, propriétaire avec sa conjointe Maude. La cuisine est au sud, le salon, au nord. Et la proximité du bâtiment voisin restreint l’apport de lumière par le côté. 

Le rez-de-chaussée était très fermé et comptait une quinzaine de portes, se rappelle Louis. «On voulait un concept plus à aire ouverte.» 

Autre besoin : un garde-robe d’entrée pratique pour bonifier le minuscule vestibule. «La difficulté était d’empiéter sur le salon, en préservant les moulures.»

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Lèche-vitrine: fibres naturelles

Pour réchauffer nos intérieurs et leur donner une touche artisanale, pensons fibres naturelles. En 2018, l’osier, le rotin, la paille, le sisal ont la cote. On les adopte dans toutes leurs déclinaisons, versions napperons, fauteuils, cache-pots et même suspensions.

Carnet d’adresses

Boutique Aqua: 88, rue du Petit Champlain, Québec, boutiqueaqua.com

EQ3: 820, rue Saint-Joseph Est, Québec, eq3.com/ca/fr

HomeSense: homesense.ca/fr

IKEA: ikea.com/ca/fr

Structube: 850, boulevard Pierre-Bertrand, Les Promenades Beauport, Place Laurier, structube.com

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Mémorial: bijou d’architecture à Jérusalem

JÉRUSALEM - L’une des réussites architecturales les plus récentes à Jérusalem n’est pas un musée ou une tour de bureaux mais un monument aux morts, dédié aux membres des forces israéliennes tués en service.

Le monument aux courbes gracieuses achevé en septembre a été érigé sur le mont Herzl, point culminant de Jérusalem et cimetière national où Israël honore les millions de morts de l’Holocauste, les victimes des attentats et les anciens dirigeants du pays. Il se veut à la fois un lieu de recueillement pour les proches, un espace éducatif pour le grand public et un geste architectural discret.

Reflet d’une évolution dans la façon dont Israël commémore ceux qui sont tombés à son service, il figure sur la liste des 62 projets candidats au prestigieux prix international 2018 du Royal Institute of British Architecture récompensant conception visionnaire et innovante, excellence d’exécution et impact social remarquable.

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Salon de l’habitation Chaudière-Appalaches: sous le thème du rêve

Vous rêvez d’une demeure bien construite et à votre image? Pour une troisième année, les experts du Salon de l’habitation Chaudière-Appalaches répondront à toutes vos questions les 19, 20 et 21 janvier.

Plus d’une centaine d’exposants, originaires de la Beauce jusqu’à Montmagny, seront réunis au Centre de congrès et d’expositions de Lévis. Parmi eux, soulignons trois nouveaux soit YUGA Atelier, Aménagement Marosa et Claas Construction. De l’information sera disponible sur tout ce qui rattaché à la construction pour rénover, aménager et se loger: planification financière, isolation, revêtement, décoration, etc. 

Le Groupe Cultur’Art, formé d’artistes et d’artisans de Lévis et de Chaudière-Appalaches, sera aussi de retour pour exposer ses oeuvres.

L’experte en habitation et présidente-fondatrice de Pomerleau Architecture & Design, Mélissa Pomerleau, agira comme animatrice de l’Agora des conférences. Native de la Beauce et évoluant dans le domaine de la construction depuis 22 ans, Mme Pomerleau a touché à tout. «J’étais destinée à faire ça», déclare celle qui comme Obélix est tombée dedans lorsqu’elle était petite. «À 12 ans, j’allais voir les constructeurs de ma famille pour donner mon CV. Je trouvais ça motivant comme travail.»

Après avoir occupé différents boulots desquels elle se faisait toujours virer — «je voulais prendre trop de responsabilités», admet-elle—, elle fonde son entreprise à 18 ans. Elle a à l’époque une formation en design en poche, mais trouve qu’il lui manque des compétences. Elle retourne donc sur les bancs d’école en architecture.