Retour sur 2018

Spécial En coulisses: nos vedettes en huit lettres

2018 aura été marquée par des événements tragiques, heureux et par quelques chicanes. Une année comme les autres à Hollywood, quoi! Voici en huit lettres un résumé des 12 derniers mois chez nos vedettes.

P pour Palais de Kensington

Que se passe-t-il dans la famille royale? En mai, le prince Harry mariait l’actrice américaine Meghan Markle. Quelques mois plus tard, le couple annonçait que Meghan était enceinte. De leur côté, William et sa femme Kate Middleton ont accueilli leur troisième enfant, Louis, en avril. Mais tout ne semble pas être au beau fixe au palais. Plusieurs membres de l’équipe de Meghan Markle ont quitté leur poste, prétextant en avoir assez des demandes de la princesse. Kate s’en serait même mêlée, suppliant Meghan de ne pas parler à son personnel. Meghan et Harry ont même décidé de quitter le palais jusqu’à la naissance de leur bébé, prévue au printemps. Simples rumeurs ou début de scandale? 2019 nous en dira certainement plus. 

Pendant ce temps, la princesse Eugenie, fille de Sarah Ferguson et du prince Andrew, convolait en justes noces. Et Pippa Middleton, la sœur de Kate, donnait naissance à son premier enfant. #beaucoupdactiondanslaroyauté

P'tit Mag

Spécial LOL! de Noël

Comment appelle-t-on un chat tombé dans un pot de peinture le jour de Noël? 

Un chat-peint de Noël 

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Une chorale répète pour la messe de minuit. Le chef de chœur décèle quelque chose d’anormal. 

Pour en avoir le cœur net, il demande à chacun des membres de chanter seul. Vient le tour de Patrick. Celui-ci y entonne bruyamment :

— Léon! Léon!

— Patrick! Arrête! Tu tiens ton livre de chants à l’envers. Les paroles c’est «Noël, Noël»…

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Deux femmes préparent la bûche de Noël :

— Ça ne sera pas de la tarte! dit la première.

— C’est évident, lui répond l’autre, on fait une bûche!

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Quel spectacle les écureuils vont-ils voir à Noël? 

Casse-noisette! 

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Pourquoi les arbres de Noël sont-ils de mauvais tricoteurs?

Parce qu’ils perdent toujours leurs aiguilles!

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Pourquoi le père Noël a-t-il une barbe blanche?

Pour ne pas être confondu avec le petit chaperon rouge.

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Qu’est-ce qui pèse moins lourd le 25 décembre que le 24?

La hotte du père Noël

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On me trouve dans la cheminée ou sur la table, le soir de Noël. Que suis-je?

La bûche (bûche de Noël ou bûche de bois)

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Mon premier est un gâteau que l’on déguste à Noël.

Mon deuxième n’est pas carré.

Mon tout taille les sapins avant Noël.

Bûcheron (bûche + rond)

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Une épinette raconte à un de ses amis :

— J’ai connu un sapin un jour qui travaillait tellement à Noël qu’il finissait tout couvert d’ampoules!

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Monsieur et Madame Nord ont une fille. Comment l’appellent-ils?

Paule (Pôle) Nord

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Mon premier est une voyelle.

Mon deuxième est une couleur.

Mon tout est une saison.

Hiver (i + vert)

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Habituellement, je réchauffe les pieds, mais à Noël, on me remplit de cadeaux. Que suis-je?

Un bas

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Une mère dit à son fils :

— Ferme la porte s’il te plaît, il fait froid dehors!

— Mais maman, si je ferme la porte, il fera toujours froid dehors…

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Sans moi, les sapins seraient sains. Que suis-je?

La lettre «p»

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Pourquoi les lutins vont-ils à l’école?

Pour apprendre l’«elfe» phabet

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Qu’est-ce qui tombe du pôle Nord et ne se fait jamais mal?

La neige

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Quel objet est frileux?

Le livre, car il porte toujours une couverture.

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Un soir d’hiver dans un poulailler, une poule dit à son compagnon :

— Brrrr, il fait un froid de canard!

— Ne m’en parle pas, lui répond le canard. J’en ai la chair de poule!

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Où les poules vivent-elles en hiver?

À Liverpool

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Qu’est-ce qui a 34 jambes, 9 têtes et 2 bras?

Le père Noël et ses rennes...

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Sources : www.blague.info / www.blague.lol / www.une-blague.com / www.blaguegratuite.com / www.meilleuresdevinettes.com / devinettedujour.com / jesuisunemaman.com / hihoha.com / wooloo.ca / blague-humour.com / papa-noel.be

Actualités

Conte: le dernier cadeau de Noël

CONTE / Durant toute sa vie adulte, mon père a rêvé de dormir dans la suite VIP du Manoir Saint-Olivier.

Chaque fois qu’il en avait l’occasion, entre le check-out et le check-in, il se faufilait dans cette longue chambre au luxe ostentatoire. Il s’étendait dans le lit king comme un enfant chez La Baie. Et il contemplait le fleuve par les gigantesques fenêtres. 

Il m’a confié ce petit rituel il y a un mois, sur son lit d’hôpital. Ses reins avaient encore dépéri. À ce rythme, ils allaient cesser de fonctionner d’ici quelques mois. La dialyse était inévitable. Mais mon père la refusait obstinément. À 85 ans, il ne voulait rien savoir d’un abonnement à l’hôpital. «J’aime mieux crever que de me faire filtrer comme un aquarium», disait-il. 

Les Fêtes ne seront plus pareilles sans lui. Imaginez, il commençait à faire tourner son vinyle des grands classiques de Noël le lendemain de l’Halloween. Ses cadeaux étaient sous le sapin un mois d’avance. Chaque année, il réussissait à nous surprendre. 

Comme dernier cadeau, j’ai donc décidé de lui offrir le fantasme qu’il s’est toujours interdit : une nuit dans la suite VIP. Incroyable, quand même : il a passé 65 ans dans cet hôtel, dont 20 ans comme directeur et les 10 dernières comme concierge à accueillir, renseigner et satisfaire les caprices des personnes très importantes qui passaient la nuit dans la suite VIP. 

Mais il n’en a jamais profité lui-même. Remarquez, il ne s’en est jamais plaint. Il adorait son travail et snobait la retraite. 

— Toutes ces années-là, t’aurais au moins pu te réserver une nuit...?, lui ai-je dit à l’hôpital. 

— C’était pour les clients, pas pour moi. 

Bullshit. J’ai appelé tout de suite après pour réserver le 24 décembre. «Désolé, la suite est déjà prise», m’a dit le gars à la réception. Je lui ai expliqué que c’était pour mon père, que son trépas approchait. Il m’a dit qu’il aurait tout fait pour lui, mais ne pouvait rien faire. Un autre casse-couille à l’éthique de travail irréprochable. 

La chambre était réservée jusqu’à la fin janvier à un couple d’amateurs de plein air du Liechtenstein, ce minuscule pays enclavé entre la Suisse et l’Autriche qui possède le plus haut PIB par habitant au monde. Peu importe, il n’était pas question que ces banquiers empêchent mon père d’être VIP une fois dans sa vie. 

Je devais les tenir loin de la chambre avant qu’ils posent leurs valises. Au moins le temps d’une nuit. J’avais un plan. 

***

Le 24 décembre au matin, je suis débarqué chez mon père. Il déjeunait avec Yvette, son amoureuse. Il l’avait rencontrée au bar de l’hôtel. Comme lui, elle était veuve depuis longtemps. De 10 ans sa cadette, elle était aussi pétillante qu’il était plissé. Leur amour était fusionnel — ils étaient toujours en train de se bécoter. 

Ces derniers mois, mon père nous avait rendu bien mal à l’aise en nous avouant que sa santé chancelante avait freiné leur vie sexuelle. Je me disais que la suite VIP pourrait le ragaillardir, ne serait-ce que pour une nuit. En tout cas, Yvette était on ne peut plus excitée quand il a déballé son cadeau une journée avant la tradition, devant mon insistance. Mon père s’est gardé une petite gêne verbale, mais il sourirait tellement que je me suis dit que son visage resterait figé comme ça pour l’éternité. 

C’est ma blonde qui est allée reconduire les vieux tourtereaux à l’hôtel, dans une Cadillac que j’avais louée pour l’occasion. Sous son manteau de fourrure, Yvette avait mis sa plus affriolante robe fleurie et mon père son veston style capitaine. On aurait dit qu’ils partaient en croisière. 

Tous les collègues de mon paternel ont accepté d’être dans le coup, sauf le gars de la réception, qui avait tout juste consenti à taire le subterfuge, pourvu que je ne me plante pas.

— Si jamais ça foire, j’ai rien à voir là-dedans..., m’a-t-il fait promettre. 

Le couple de Liechtensteinois était attendu à l’aéroport local vers 20h. Pour pas cher, j’avais corrompu le chauffeur attitré de l’hôtel pour qu’il accepte de me prêter sa Passat jusqu’au lendemain matin. 

À l’aéroport, je tenais une pancarte sur laquelle j’avais écrit en allemand Willkommen in Quebec, Ludvig und Simona! (Bienvenue au Québec, Ludvig et Simona!). Je m’attendais à une poignée de main de banquiers. Ils m’ont serré dans leurs bras comme si on avait déjà viré une brosse à Vaduz (la capitale du Liechtenstein). 

Ils étaient effectivement banquiers, mais loin du stéréotype de froideur. Ils savaient aussi parler français, qui est une langue obligatoire là-bas dès la sixième année. Je me sentais quasiment coupable de les mener en bateau. 

J’ai mis leurs bagages dans le coffre. «C’est environ une heure de route jusqu’à l’hôtel», je leur ai dit. 

Last Christmas de George Michael jouait à la radio et je pensais à mon père dans sa suite VIP. Ludwig et Simona me bombardaient de questions sur les activités de plein air dans la région. Ils semblaient partis pour veiller tard. Ils avaient fait le vol en première classe; le bar était à volonté. Pendant que leurs voisins essayaient de roupiller, ils avaient sifflé du champagne. 

Après une demi-heure de route, j’ai rangé la voiture sur l’accotement. J'ai levé le capot et je suis retourné quelques fois derrière le volant, l’air dépassé, feignant d’être incapable de repartir le moteur. Comble de la «malchance», le char s’était arrêté dans une zone infréquentée à cette heure tardive. Qui plus est, sans connexion cellulaire, si bien qu’il était impossible d’appeler du secours... 

Dehors, il faisait environ -20 °C et il neigeait. «Je suis vraiment désolé, l’auto ne veut plus collaborer», ai-je soupiré. «Il va falloir passer la nuit dans un refuge pas loin. Demain, à la clarté, on aura plus de chances d’être dépannés.» 

Ils m’ont écouté comme des scouts. Ils ont enfilé leurs salopettes et chaussé les raquettes de sûreté qui patientaient dans le coffre. Durant une demi-heure, ils ont essayé de marcher dans la neige épaisse sans louvoyer, éclairés par des lampes frontales. Je pense que je les ai entendus sacrer en allemand. 

La cabane en bois rond nous attendait sous les conifères. Leurs chaussettes étaient mouillées, leurs sourcils givrés, ils grelotaient. Ils grognassaient encore, mais je ne pigeais pas un mot de leur tollé, sauf les universels «fuck». Je me suis confondu en fausses excuses et j’ai allumé le foyer. 

Leur humeur s’est réchauffée en même temps que leurs membres. Ils ont recommencé à me parler en français. On a discuté de leurs vies et de la mienne, de plein air, du Liechtenstein. J’ai sorti une bouteille de caribou d’une petite armoire. Vous en voulez? Ils n’ont pas trouvé ça très bon, mais en ont bu pareil, moi de même. 

On s’en endormis bien ronds dans nos lits superposés, eux enlacés au premier étage, moi en étoile au deuxième. Le lendemain matin, on est retourné à la voiture et un complice est venu faire semblant de recharger la batterie. Puis, j’ai accompagné le couple jusqu’au Manoir Saint-Olivier. 

— Quelle chambre vous avez réservée?

— La suite.

— Ah oui? Das ist gut.

Rendus au Manoir, mes passagers ont pris leurs valises et ont fait l’accolade à leur chauffeur de malheur. Ils avaient l’air content d’arriver.

En revenant dans l’auto, j’ai pris mon téléphone; il était déchargé. Quand il s’est rallumé, j’avais un message. C’était Lisette. «Je sais pas comment te dire ça... Mais ton père est mort». 

Une crise cardiaque après leur folle nuit d’amour. Le cœur avait flanché avant les reins. Le matin, elle l’avait retrouvé inerte dans le lit king où il avait toujours voulu s’endormir. 

Après les funérailles, Lisette est passée à la maison livrer un cadeau pour ma blonde et moi. Mon père l’avait déposé sous son sapin un mois avant Noël. Je l’ai déballé. C’était un chèque-cadeau du Manoir Saint-Olivier, pour une nuit dans la suite VIP.

Chroniques

«Encore trop facile de prendre son char»

Pourrait-on imaginer la «gratuité» dans le transport en commun à Québec comme contrepoids à l’attractivité de l’auto?

L’Université Laval s’apprête à offrir cette gratuité à ses étudiants. D’autres villes, comme Boischatel, s’y intéressent.

J’ai posé la question (et bien d’autres) au président du Réseau de transport de la Capitale (RTC), Rémy Normand, dans une entrevue de fin d’année. 

M. Normand n’a pas mâché ses mots. «À Québec, c’est encore trop facile de prendre son char». 

Essence pas chère, stationnement pas cher, congestion relative. «Pourquoi je prendrais le transport en commun?» demande-t-il en se mettant dans la peau de l’automobiliste. 

«Personne ne va s’en aller dans le transport en commun. À moins qu’ils soient congestionnés, que l’essence soit à 3 $ le litre ou que le stationnement soit à 250 $ par mois».

«Quand la pression est trop forte, les gens examinent les options». Sinon, c’est peine perdue. 

M. Normand est conscient de caricaturer lorsqu’il pose l’enjeu de façon aussi extrême, mais c’est avec cette réalité que le RTC doit composer. 

Il constate aussi que «les gens sous-estiment le coût» de l’auto. Surtout «si môman ou pôpa paye l’auto pour aller au cégep».

Cette réalité n’a rien d’unique à Québec. 

Pour essayer de changer la donne, des Villes et administrations publiques se tournent vers la «gratuité». Gratuité pour l’usager s’entend, car dans les faits, aucun service public n’est jamais gratuit.

Boischatel a mis fin il y a quelques jours à son entente avec le RTC. À partir de l’été prochain, elle offrira son propre service local d’autobus avec des véhicules plus petits, plus fréquents et un accès gratuit.

Les usagers ne paieront plus pour prendre les circuits d’autobus locaux, puisque la facture sera assumée par tous les contribuables. 

Ils devront cependant payer pour les connexions avec les parcours du RTC. Québec a promis de leur faciliter les correspondances. «C’est nos clients. Ils vont venir chez nous pareil», analyse M. Normand. 

Il y a quelques semaines, la principauté du Luxembourg a annoncé vouloir élargir à tous ses citoyens la «gratuité» dans l’ensemble des transports en commun. La gratuité était déjà offerte aux moins de 20 ans et aux étudiants. Si le projet se concrétise, le Luxembourg deviendrait le premier pays d’Europe à aller aussi loin. 

À l’Université Laval, les étudiants viennent de voter pour un laissez-passer universel «gratuit» dans le réseau du RTC. La «gratuité» sera financée par une cotisation obligatoire de tous les étudiants.

L’impact de ce laissez-passer sur l’achalandage n’a pas été évalué encore par le RTC. Il est cependant vraisemblable d’anticiper une hausse. 

48 % des étudiants, employés et professeurs de l’Université Laval prennent déjà l’autobus. 

D’un point de vue comptable, plus de passagers à transporter, c’est plus de coûts pour le transporteur et une plus grosse facture pour les contribuables. 

C’est un des grands paradoxes des sociétés publiques de transport. Plus elles ont de succès d’achalandage, plus la facture publique augmente.

Rémy Normand se méfie de la gratuité dans le transport en commun, comme dans les autres services publics. 

«Moi je dis toujours, tout ce qui est gratuit se gaspille. Il n’y a qu’à penser à l’eau». Il évoque aussi les services de santé. «Je ne dis pas qu’il y a du gaspillage, mais il y a parfois de l’abus». On est ici dans les nuances sémantiques. 

«Tout ce qui est gratis, nécessairement, induit soit une part d’abus, soit une part de gaspillage», poursuit-il. «C’est une règle économique de base pour moi depuis que je travaille dans la fonction publique».

M. Normand concède que la gratuité est «peut-être une solution» pour le transport collectif. Mais il prévient : «À quelque part, il y a quelqu’un qui va payer». 

Les citoyens de Québec assument actuellement 53 % du budget d’opération du RTC (224 M$ en 2019). Le ministère des Transports paie 15 % et les usagers, 32 %.

On est loin de la gratuité pour l’usager, mais ceux de Québec paient moins en proportion que ceux de Montréal (53 %) et moins que la moyenne canadienne (45 %).

À noter que l’offre de service à Québec est moindre qu’à Montréal et autres grandes villes canadiennes. Nous sommes la seule grande ville au pays à ne pas avoir encore de transport sur rail.

Le laissez-passer gratuit pour les étudiants de l’Université Laval pourrait avoir un impact sur les heures de pointe à Québec, croit le président du RTC. 

Plus d’étudiants qui prennent l’autobus, ça signifie moins de voitures sur les routes et moins de congestion.

Il pourrait aussi y avoir un «un effet induit multiplicateur» avec les changements d’horaires à l’Université, estime M.Normand.

Depuis l’automne dernier, 61 cours d’administration et de sciences sociales ont été repoussés de 8h30 à 9h. 

À partir de janvier, s’ajouteront des cours de foresterie, géographie, géomatique, agriculture et alimentation pour un total de 93 cours.

Le RTC a déjà constaté un «petit glissement sur l’heure de pointe du matin et le soir, c’est plus marqué encore». 

L’heure de pointe de Québec s’étire, ce qui suggère qu’elle devient peut-être moins lourde.

L’Université Laval est aussi à analyser les impacts de l’étalement de ses horaires. Elle a demandé aux étudiants concernés si leur mode de transport et leurs temps de déplacement avaient changé.

Les résultats sont attendus en janvier, mais les premiers commentaires étaient si positifs que l’Université n’a pas attendu avant d’élargir son projet pilote. 

La démographie et les changements de comportement des citoyens vont aussi avoir un impact sur la congestion, prévoit Rémy Normand. Les retraités se déplacent davantage en dehors des heures de pointe. Ils préfèrent parfois marcher, aller à vélo ou en autobus. Au Festival d’été par exemple. Le paysage du transport n’a pas attendu le tramway pour commencer à changer.