La citoyenne Thérèse Hamel a participé au docu-réalité «Ma vie sans mon auto», dont est responsable la rédactrice en chef Isabelle Vaillancourt.

Survivre sans sa voiture à Québec [VIDÉO]

En prenant sa voiture tous les jours, Thérèse Hamel fait partie des usagers de la route qui comptabilisent quelque 2 millions de déplacements quotidiens, à Québec. Pour évaluer sa capacité à adopter un mode de vie plus écologique, elle s’est mise au défi de renoncer à son auto pendant deux mois. Mission accomplie.

Mme Hamel fait partie des quatre ménages de la ville qui se sont soumis à l’expérience Ma vie sans mon auto, un docu-réalité réalisé à l’initiative des organismes Accès transports viables et Ça marche Doc!

«On sait que l’utilisation de l’auto solo ne comporte plus de bénéfices en termes de santé, d’environnement et d’économie. On voulait donc montrer aux ménages que c’est possible de le faire en les accompagnant dans cette expérience», mentionne Isabelle Vaillancourt, rédactrice en chef de la série Ma vie sans mon auto.

Alors que l’auto solo représente toujours la part la plus importante des déplacements dans la Capitale-Nationale (65 %), le projet incitait les participants à opter pour des alternatives comme le transport en commun, l’autopartage, la marche et le vélo.

Ranger sa voiture… et l’oublier

«Cette offre est arrivée au bon moment. Je me questionnais à savoir si je délaisserais complètement mon auto ou si j’achèterais une voiture hybride», se souvient la professeure et chercheuse à l’Université Laval.

Au moment où elle réfléchissait sur l’avenir de sa Toyota Yaris en fin de vie, après 12 ans de fiers services, Thérèse Hamel a sauté à pieds joints dans l’aventure. Depuis, elle affirme qu’elle en a presque oublié l’existence.

En préretraite, la résidente du secteur Saint-Sacrement utilisait pourtant son petit bolide bleu tous les jours pour faire des courses et pour se rendre au travail, non loin de la maison. Malgré tout, elle n’appréhendait pas outre mesure son expérience, bien prête à se mettre au défi. Seuls ses déplacements hors des quartiers centraux l’inquiétaient, de peur qu’ils ne soient pas desservis proprement par des trajets des services de transport en commun. 

«J’ai été surprise de voir que l’offre s’est beaucoup améliorée depuis que je suis étudiante! Je me suis rendue dans des lieux facilement avec une seule correspondance», se souvient celle qui a pu opter pour l’autobus afin de se rendre dans le secteur Vanier à l’occasion. Mme Hamel a appris à utiliser les options à sa disposition pour parvenir à se déplacer.

Entre les autobus du Réseau de transport de la Capitale (RTC) et l’autopartage de Communauto, elle convient que cette palette d’outils lui a beaucoup plu. Graduellement, elle avoue même avoir «exclu la voiture de [son] univers mental».

La petite Yaris n’est donc sortie du garage qu’à trois reprises depuis la fin du tournage, début décembre.

Expérience concluante

En plus de Mme Hamel, d’autres familles en provenance de différents secteurs de la ville se sont aussi prêtées au jeu.

Fière de la conclusion du projet, Mme Vaillancourt, rédactrice en chef du contenu télévisuel, estime que les quatre familles ont cheminé dans leurs démarches vers l’adoption de modes de transport alternatifs bénéfiques pour leur santé et pour l’environnement.

«Entre se débarrasser de son auto et diminuer son utilisation de celle-ci, il y a toute une marge. Ce qui était important, c’était surtout de leur offrir un cocktail de possibilités et de leur donner la liberté de choisir ce qui leur convient au moment approprié», conclut-elle.

Le docu-réalité sera présenté sur les ondes de MAtv dès le 23 janvier. Une deuxième saison, tournée cet hiver, devrait quant à elle être diffusée au cours du mois de mars.