Selon des données obtenues par Le Soleil, la société d’État a apporté au cours des derniers jours une modification des prix de 1385 produits disponibles sur ses tablettes. De ce nombre, 831 ont grimpé et 554 ont été revus à la baisse.

SAQ: les amateurs de bons vins verront grimper leur facture

La Société des alcools du Québec (SAQ) revoit à la hausse plusieurs centaines de produits. Cette fois, ce sont les amateurs de bonnes bouteilles de vin qui verront leur facture grimper.

Selon des données obtenues par Le Soleil, la société d’État a apporté au cours des derniers jours une modification des prix de 1385 produits disponibles sur ses tablettes. De ce nombre, 831 ont grimpé et 554 ont été revus à la baisse.

Il faut mentionner qu’il s’agit d’une augmentation beaucoup moins importante que celle effectuée à pareille date l’an dernier.

Alors que le temps des fêtes approchait à grands pas, la SAQ avait haussé le prix de plus de 1650 produits, vins et spiritueux.

Au cours des derniers jours, ce sont les produits haut de gamme, achetés par lots, qui ont connu des hausses significatives, note une source. Certains ont augmenté de deux ou trois dollars. Le Château Fuissé a notamment grimpé de 1,75 $ pour atteindre 39,50 $.

Il s’agit en fait d’arrivages ponctuels, généralement, des produits plus dispendieux. Dans cette catégorie, 418 hausses ont été effectuées, comparativement à 125 baisses.

La direction de la SAQ mentionne ne pas compiler ce type de produits lorsqu’elle fournit aux médias la liste des hausses de prix. Elle ne tient compte que des variations de prix sur les vins courants et ceux de spécialité en approvisionnement continu.


« Les changements de prix peuvent être occasionnés par des variations des taux de change des droits d’accises et de l’inflation ou autre événement incontrôlable »
Mathieu Gaudreault, porte-parole de la SAQ

Selon des chiffres de la société d’État, le 11 novembre dernier, 413 produits courants ont augmenté en moyenne de 0,35 $, 429 ont diminué en moyenne de 0,23 $ et 1733 sont demeurés stables.

«Les changements de prix peuvent être occasionnés par des variations des taux de change des droits d’accises et de l’inflation ou autre événement incontrôlable», explique dans un courriel le porte-parole de la SAQ, Mathieu Gaudreault.

«Les producteurs sont autorisés à soumettre des hausses de coûts exclusivement deux fois par année [au printemps et à l’automne]», poursuit-il. Et les baisses de prix sont analysées à neuf reprises.

Si on regarde du côté de l’Europe, la valeur de l’euro par rapport au huard a très peu changé depuis six mois. Elle est passée de 1,52 à 1,49 $.

«Revue et négociée»

La direction de la société d’État tient aussi à préciser que chaque demande d’augmentation de la part d’un producteur est «revue et négociée» afin de «maintenir le meilleur prix canadien». La SAQ n’était pas en mesure, mercredi, de fournir le nombre de demandes qui ont été formulées pour cet automne.

«Les raisons évoquées peuvent notamment être liées à des conditions climatiques défavorables ou de mauvaises récoltes», dit M. Gaudreault.

À titre d’information, selon le magazine Web vinquebec.com, le 27 mai dernier, la SAQ avait augmenté le prix de 1200 produits.

Au cours des dernières années, la société d’État a tenté de combler son écart avec la Régie des alcools de l’Ontario (LCBO), notamment en offrant trois diminutions de prix au Québécois.

Aujourd’hui, selon des données du site Web de la LCBO, on retrouve 1478 produits vinicoles — de format de 750 ml — affichant un prix inférieur à 15 $ en Ontario.

Au Québec, on dénombre à la SAQ 778 bouteilles de vin d’une même valeur. Il s’agit d’une différence de 700 produits. L’an dernier, l’écart était de 602 produits.

Pour son premier trimestre de 2018, la SAQ a réalisé des ventes de 754,7 millions $, une augmentation de 55,9 millions $ (8 %).