Les joyeux naufragés du G7

On présente parfois les réunions des leaders du G7 comme une grande messe du capitalisme. Mais cette année, les participants ont plutôt des allures de joyeux naufragés. Parmi les sept membres du club sélect, cinq traversent des difficultés politiques majeures. Le plus mal en point pourrait démissionner dans quelques jours. À peine plus solide, un autre n’a confirmé sa présence qu’au dernier moment, après des semaines de crise. Bulletin de santé politique de ce qui pourrait être rebaptisé «le club des mal-aimés».

DONALD TRUMP

Titre: Président des États-Unis

Date de naissance: 14 juin 1946

Âge: 71 ans

Date d’entrée en fonction: Janvier 2016

Surnoms: Le Donald, la citrouille en colère, le grand perturbateur, Prima Donald.

Le président des États-Unis, Donald Trump, surnommé Le Donald, la citrouille en colère, le grand perturbateur, Prima Donald.

Aperçu général: La présidence Trump ressemble à une télé-­réalité, mais avec davantage de rebondissements imprévus. Chacun y récolte sa part de tartes à la crème en pleine figure. Et à la fin, on ne parvient plus à distinguer qui sont les amis et les ennemis du président.

Depuis des mois, Donald Trump chamboule le commerce mondial. Il impose des sanctions commerciales à la Chine. Il remet en cause l’accord de libre-échange nord-américain. Il retire son pays du libre-échange transpacifique. Il pénalise l’acier de l’Europe, du Mexique et du Canada.

Vous suivez toujours? Du côté diplomatique, Donald Trump prend très au sérieux son rôle de «grand perturbateur». Fini l’accord de Paris sur le climat! Aux poubelles de l’histoire, l’accord sur le nucléaire iranien! Un peu désarçonné, un diplomate européen a recyclé un surnom de Mister Trump, durant la campagne électorale de 2016. «Donald Trump ressemble à “Godzilla”, mais avec moins d’expérience en politique étrangère», a-t-il expliqué.

Aux États-Unis, le président navigue au cœur d’une tempête politique permanente. Le procureur spécial Robert Mueller le suit à la trace, en rapport avec une éventuelle ingérence de la Russie dans sa campagne à la présidence. L’ancien avocat de M. Trump se retrouve aussi sur la sellette, en rapport avec le versement de 130 000 $ à une star du porno, pour acheter son silence, à la veille des élections.

Avec tout cela, on oublie le remue-ménage permanent au sein de l’administration américaine. Une trentaine de ministres et de conseillers sont déjà partis. On ne compte plus les blagues qui se moquent du chaos qui règne à la Maison-Blanche. L’autre jour, on racontait que Donald Trump venait de piquer une crise devant ses plus proches collaborateurs. Monsieur en avait ras le bol qu’ils aillent tout raconter aux journalistes. Hors de lui, le président avait lancé un plat contenant des Smarties contre le mur.

Vous savez quoi? Le lendemain, même le nombre de Smarties répandues par terre se retrouvait dans le New York Times.

Son pouls politique: La base électorale du président tient bon. Une partie du monde des affaires apprécie ses baisses d’impôts. Il suffirait d’un coup fumant — disons la signature d’un accord de paix avec la Corée du Nord — pour que tous les espoirs soient permis.

Son G7: Cette année, Donald Trump devra composer avec les inquiétudes des autres leaders en matière de commerce. Il a l’habitude. L’an dernier, lors du G7 en Italie, Donald Trump s’était retrouvé seul à dénoncer les accords de Paris sur le climat.

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JUSTIN TRUDEAU

Titre: Premier ministre du Canada

Date de naissance: 25 décembre 1971

Âge: 46 ans

Date d’entrée en fonction: Novembre 2015

Surnoms: Le poney resplendissant, M. Selfie, le beau garçon (dixit Donald Trump), Petite patate (dixit les Chinois, à cause de la ressemblance entre le mot «Trudeau» et celui de «patate», en mandarin).

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, surnommé le poney resplendissant, M. Selfie, le beau garçon (dixit Donald Trump), Petite patate (dixit les Chinois, à cause de la ressemblance entre le mot «Trudeau» et celui de «patate», en mandarin).

Aperçu général: À l’échelle mondiale, Justin Trudeau a profité d’une lune de miel prolongée. En Europe, où on le surnommait le «Barack Obama» canadien, «l’étoile du nord» ou tout simplement «­l’anti-Trump». Mais cette période de grâce semble terminée.

Dans un texte intitulé «La fin de la Trudeaumania», le quotidien suisse Le Temps a résumé la situation. «Fin février, le premier ministre [Trudeau] était devenu la risée des réseaux sociaux en s’affichant maladroitement dans des tenues folkloriques indiennes avec sa famille. Pour ne rien arranger, [il] commettait de surcroît un impair en invitant un séparatiste sikh à une réception de la délégation canadienne. Le couac est apparu d’autant plus prononcé que, quelques jours plus tard, le président français, Emmanuel Macron, se rendait également à New Delhi et signait un sans-faute diplomatique — et des contrats treize fois plus gros que ceux négociés par Justin Trudeau.

N’ajustez pas votre appareil. Le Canada de Justin Trudeau n’a rien à voir avec le royaume des Calinours. Aujourd’hui, malgré les discours humanistes, le pays figure au 78e rang (sur 123 pays) pour le nombre de casques bleus et d’employés fournis aux missions des Nations unies. Pire, il est devenu l’un des principaux exportateurs d’armes au Moyen-Orient.

Faut-il ajouter qu’en dépit de toutes les taxes sur le carbone, l’économie canadienne ne renoncera pas à tous les milliards de dollars du pétrole? Oui, Justin Trudeau peut multiplier les discours larmoyants sur l’avenir de la planète. Dans les faits, le Canada n’a guère de chance d’atteindre ses objectifs en matière de réduction des gaz à effet de serre.

Pour reprendre une citation célèbre de M. Trudeau, en 2015: «Le Canada n’est pas en train d’être le pays que les gens à travers le monde ont toujours vu le Canada comme étant.»

À la longue, le message a fini par être compris.

Son pouls politique: La lune de miel avec l’électorat canadien est terminée. Mais pour Justin Trudeau, les probabilités de réélection apparaissent bonnes. Au Canada, depuis 80 ans, seulement deux premiers ministres n’ont pas réussi à obtenir un second mandat.

Son G7: Cette année, le Canada assume la présidence du G7, ce qui lui permet notamment d’accueillir le sommet des leaders. Cela assure une visibilité importante à Justin Trudeau, même si elle parait très chèrement payée. L’exercice coûtera plus de 600 millions $.

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EMMANUEL MACRON

Titre: Président de la France

Date de naissance: 21 décembre 1977

Âge: 40 ans

Date d’entrée en fonction: Mai 2017

Surnoms: Jupiter, Choupinet 1er, Micron, le-Golden-Boy-­qui-lit-Goethe

Le président de la France, Emmanuel Macron, surnommé Jupiter, Choupinet 1er, Micron, le-Golden-Boy-­qui-lit-Goethe.

Aperçu général: On raconte qu’au moment de souligner le premier anniversaire de son élection à la présidence, Emmanuel Macron est confronté à une bonne et à une mauvaise nouvelle. La mauvaise, c’est que sa cote de popularité a chuté d’environ 20% depuis son arrivée au pouvoir. La bonne, c’est que cette baisse apparaît beaucoup moins prononcée que pour son prédécesseur, François Hollande. Un an après son élection, le pauvre François avait déjà commencé son grand plongeon vers le néant politique.

En l’espace d’un an, Emmanuel Macron a profité des divisions de l’opposition pour imposer des réformes controversées sur le travail et le droit d’asile. Les manifestations et les grèves ne l’ont pas fait reculer, mais le gouvernement est désormais accusé d’être celui des riches.

Le président Macron caresse de grands projets pour réinventer l’Europe. Mais pour l’instant, il ressemble au jeune premier qui se cherche désespérément un partenaire, seul sur la piste de danse. L’Allemagne de Merkel joue de prudence. La Grande-Bretagne négocie son départ de l’Union. L’Italie patauge dans la crise politique.

Du côté du grand allié américain, le bilan apparaît tout aussi mince. Emmanuel Macron croyait peut-être amadouer Donald Trump lors de sa visite officielle à Washington, à la fin avril. C’est vrai, l’Américain a fait un bisou à son invité. Il a même épousseté des pellicules sur son épaule. Mais à quoi bon, puisque deux semaines plus tard, ce «nouvel ami» impose des sanctions économiques à l’acier et à l’aluminium européen?

Son pouls politique: Au sein des leaders du G7, Emmanuel Macron est celui qui affiche le meilleur bilan de santé. Il est jeune. Il termine à peine la première année de son mandat. En résumé, il dispose d’une denrée rare, qui manque cruellement aux autres: le temps.

Son G7: Emmanuel Macron ­pourra-t-il profiter de son bon contact avec Donald Trump pour jouer les médiateurs entre les États-Unis et l’Europe, afin d’éviter une guerre commerciale?

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SHINZO ABE

Titre: Premier ministre du Japon

Date de naissance: 21 septembre 1954

Âge: 63 ans

Date d’entrée en fonction: Décembre 2012

Surnoms: L’enfant prodigue, l’Abe Teflon, le marchand de sable

Le premier ministre du Japon, Shinzo Abe, surnommé l’enfant prodigue, l’Abe Teflon, le marchand de sable.

Aperçu général: Englué dans les scandales, l’increvable Shinzo Abe semble en fin de parcours. L’affaire la plus troublante concerne la vente au rabais de terrains gouvernementaux à un allié, pour construire une école ultranationaliste. Le ministère des Finances a falsifié des documents pour étouffer la chose. Et comme si ça ne suffisait pas, le fonctionnaire chargé de négocier la vente des terrains s’est… suicidé.

Bouleversé, Shinzo Abe a présenté ses excuses. Mais la crise a brisé l’aura d’invincibilité dont il profitait depuis son retour aux commandes, en 2012. Au sein de sa propre formation politique, le Parti libéral démocratique (LDP), des élus exigent sa démission dès la fin de la session parlementaire, le 20 juin. Sinon, il devra affronter la colère des militants de son Parti, lors d’un Congrès extraordinaire, en septembre.

D’ici là, Shinzo Abe ressemble à un politicien en sursis. Un «zombie politique», a dit l’hebdomadaire The Economist. Comme par hasard, il a été tenu à l’écart des récentes négociations sur le désarmement nucléaire, avec la Corée du Nord. Au Japon, les caricatures le montraient tout seul dans son coin, pendant les discussions importantes. Ça ne ressemble plus seulement à une fin de régime. Plutôt un naufrage.

Son pouls politique: Shinzo Abe a déjà réussi plus d’un retour politique. Mais depuis deux ans, il bat tous les records… d’impopularité. Plus de la moitié des Japonais souhaitent sa démission. Il effectue probablement son dernier tour de piste...

Son G7: Le Japon s’inquiète des barrières tarifaires imposées par les États-Unis. Mais la question nord-coréenne reste prioritaire. Pour l’Europe et les États-Unis, l’arsenal nucléaire de la Corée du Nord constitue une menace assez lointaine. Pour le Japon, c’est la possibilité d’une attaque atomique avec deux minutes de préavis.

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THERESA MAY

Titre: Première ministre britannique

Date de naissance: 1er octobre 1956

Âge: 61 ans

Date d’entrée en fonction: Juin 2016

Surnoms: Theresa May Be, May Be Not (Theresa peut-être, peut-être pas], la comtesse d’Insécure, La Matante, la reine des gaffes.

La première ministre britannique, Theresa May, surnommée Theresa May Be, May Be Not (Theresa peut-être, peut-être pas], la comtesse d’Insécure, La Matante, la reine des gaffes.

Aperçu général: Depuis deux ans, la survie politique de la première ministre tient à un fil, ou plutôt à un mot de cinq lettres: Brexit. Elle doit négocier une sortie honorable de l’Union européenne... d’ici le 29 mars 2019. Et le pari n’est pas gagné d’avance.

Avant même la fin des négociations, le gouvernement de Theresa May se déchire. La révolte gronde au sein de son caucus de députés. L’opposition du Parlement écossais mène tout droit à une crise constitutionnelle. Pire, le rétablissement de frontières entre la république d’Irlande et l’Irlande du Nord pourrait faire ressurgir la violence.

En attendant la suite, la banque d’Angleterre a calculé que l’incertitude et l’improvisation qui entourent le Brexit ont déjà coûté 1800 $ à chaque foyer britannique.

Cernée de toutes parts, Theresa May essaye de gagner du temps. Il semble que le divorce avec l’Europe sera précédé d’une «période de transition», qui durera jusqu’en 2020. Peut-être même jusqu’en 2023. D’ici là, des humoristes anglais ont calculé qu’elle devra survivre à 12 613 révoltes internes, dont 11 583 auront été fomentées par son très erratique ministre des Affaires étrangères, Boris Johnson.

La dernière blague à la mode raconte qu’un jour Theresa May finit par s’inquiéter des frasques de M. Johnson. Elle l’amène subir un examen médical chez son médecin personnel. Quelques heures plus tard, le docteur lui fait son rapport. «Après un examen approfondi, je peux certifier que le ministre est en pleine forme, explique-t-il. Une seule chose m’inquiète. Il n’a cessé de répéter que la nuit dernière, lorsqu’il s’est levé pour faire pipi, la lumière ne cessait de s’allumer et de s’éteindre toute seule.»

«Le vieux fou! s’exclame Theresa May. Il a encore fait pipi dans le frigo!»

Son pouls politique: Parfois, un petit détail suggère qu’il n’y a plus de pilote dans l’avion. Récemment, le futur dispositif douanier de la Grande-Bretagne a été baptisé «Customs and Regulation Alignment Period». Autrement dit, le CRAP, ce qui signifie «connerie», en anglais.

Son G7: L’an dernier, Theresa May avait été «snobée» par certains leaders du G7. Ceux-là n’auraient même pas parié une tasse de thé ultra-diluée sur sa survie politique. Cette année, Madame évolue sur une pente moins savonneuse, même si son gouvernement n’a pas beaucoup d’appétit pour les grands projets, en dehors du Brexit.

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ANGELA MERKEL

Titre: Chancelière de l’Allemagne

Date de naissance: 14 juillet 1954

Âge: 63 ans

Date d’entrée en fonction: Novembre 2005

Surnoms: Môman, Madame Non, le somnifère, Cruellangela

La chancelière allemande, Angela Merkel, surnommée Môman, Madame Non, le somnifère, Cruellangela.

Aperçu général: Il n’y a pas si longtemps, le président Barack Obama présentait Angela Merkel comme la championne du monde démocratique. Le magazine Time lui décernait même son titre de personnalité de l’année.

Mais tout cela appartient au passé. À l’automne 2015, la décision d’ouvrir les frontières pour accueillir plus d’un million de migrants a profondément divisé l’Allemagne. La popularité de Mme Merkel a piqué du nez. Il y a eu le Brexit, l’élection de Donald Trump et la montée de l’extrême droite en Europe.

En septembre 2017, la chancelière est sortie très affaiblie des élections. Son parti a enregistré son pire résultat depuis… 1949. Il a fallu près de six mois de négociations pour former un gouvernement! «On se croyait en Italie», plaisantaient les Allemands. Au final, la nouvelle majorité de la chancelière tient à neuf députés, sur un total de 598.

Il y a quelques jours, Angela Merkel a surpris tout le monde en déclarant que «l’Europe ne peut plus compter sur les États-Unis pour la protéger». Malgré tout, ne comptez pas sur elle pour lancer une initiative spectaculaire. Madame pratique la politique des petits pas. Parlez-en au français Emmanuel Macron, qui rêve de réinventer l’Europe avec elle. Pour l’instant, il se heurte à un mur.

Qui sait, elle lui répète peut-être ce qu’elle avait dit au diplomate qui lui demandait de «réenchanter» le rêve européen. «Ne me demandez pas ce genre de choses. Je ne suis pas poète.»

Son pouls politique: Secret de polichinelle: à moins d’une grande surprise, Mme Merkel a commencé son dernier mandat comme chancelière de l’Allemagne. Déjà, les aspirants à la succession s’agitent en coulisses.

Son G7: L’économie allemande affiche une santé insolente. Dans ses échanges avec l’étranger, le pays a dégagé un excédent de 368 milliards $ [CAN]. Pour préserver l’essentiel, elle pourrait être tentée de faire des concessions à Donald Trump, en matière de commerce.

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GIUSEPPE CONTE

Titre: Premier ministre de l’Italie

Date de naissance: 8 août 1964

Âge: 53 ans

Date d’entrée en fonction: 1er juin 2018

Surnoms: L’invisible, Le courant d’air, Le nouveau revenant, Monsieur je-ne-fais-que-passer.

Le premier ministre de l'Italie, Giuseppe Conte, surnommé L’invisible, Le courant d’air, Le nouveau revenant, Monsieur je-ne-fais-que-passer.

Aperçu général: En Italie, on dit que la nomination rocambolesque de M. Conte tient à la fois de la commedia dell’arte, du vaudeville et d’un film des humoristes anglais Monty Python. Il y a trois jours à peine, la présence de M. Conte parmi les leaders du G7, à La Malbaie, semblait même aussi probable que l’apparition d’un mammouth au sommet de la tour Eiffel.

Rappelons les faits. Le 27 mai, après trois mois de négociations ardues, Giuseppe Conte semblait en voie de devenir premier ministre de l’Italie. Mais dans un coup de théâtre dont la politique italienne possède le secret, le président Sergio Mattarella a refusé d’endosser le nouveau gouvernement. Le motif? Le président ne voulait rien savoir du ministre des Finances proposé, qui voulait que l’Italie abandonne la monnaie européenne.

La décision a plongé le pays dans une crise politique, en plus de provoquer un début de panique boursière. Pour calmer le jeu, le président a nommé un gouvernement «de transition», chargé de gérer le pays jusqu’à de nouvelles élections. Mais c’était sans compter sur la ténacité des alliés de M. Conte. Le 1er juin, Monsieur a de nouveau été présenté comme le premier ministre, avec l’air épuisé du sportif qui vient de courir deux marathons consécutifs.

Avant même d’être installé dans ses fonctions, le pôvre Giuseppe est plongé dans la controverse. Son impressionnant curriculum vitae de professeur de droit semble avoir été «enjolivé». L’opposition l’accuse déjà d’être la marionnette des deux partis qui forment la coalition gouvernementale. Bref, le travail ne s’annonce pas de tout repos, à la tête d’une alliance «anti-système» entre les populistes du Mouvement cinq étoiles et la Ligue du Nord, connue pour son discours anti-immigration.

Au moment d’entrer en scène, le discret M. Conte se souviendra peut-être qu’en Italie, on dit que si un gouvernement veut voler très haut, il doit se méfier du plafond qui est toujours trop bas.

Son pouls politique: Le coût des promesses électorales de la nouvelle coalition a été grossièrement estimé à 169 milliards $ [CAN]. Autant dire que le nouveau premier ministre sera confronté à un choix difficile. Soit il joue les pères Noël, soit il fait beaucoup de déçus.

Son G7: Le seul fait que M. Conte participe aux réunions du G7, à quelques jours de préavis, constitue un exploit. Mais les autres membres du club sélect font mieux d’éviter de s’attacher trop vite à lui. Après tout, M. Conte dirige le 66e gouvernement de l’Italie, en 73 ans.