Monde

À Paris, les «Uritrottoirs» suscitent rires et grincements de dents

PARIS — Un petit rectangle rouge surplombant la Seine fait rire les touristes. En plein coeur de la capitale, Paris poursuit son expérimentation d'«uritrottoirs», des pissotières qui se veulent écologiques et sans odeur, mais font grincer des dents certains riverains.

«C'est plus facile d'aller aux toilettes, vous entendez l'eau. Il y a des gens qui ont parfois du mal», plaisante Jonathan, touriste new-yorkais. «Certains seront peut-être mal à l'aise», souligne tout de même le jeune homme qui travaille dans la publicité.

«Je suis le premier à l'utiliser ? C'est très confortable», lance en s'esclaffant un autre homme sous les rires de ses proches. En contrebas, les bateaux-mouches naviguent, apercevant à peine le sommet du petit bac rouge d'environ un mètre de large, surplombé de petites plantes.

Inventés par une petite entreprise du nord-ouest de la France, les «uritrottoirs» sont avant tout des urinoirs «écologiques» pour leurs concepteurs.

«L'urine est stockée avec de la matière sèche (de la paille, ndlr) qui peut ensuite être transformée en compost», explique à l'AFP Laurent Lebot, l'un des deux designers de l'entreprise Faltazi.

Alors que la ville de Paris avait déjà installé au printemps trois de ces urinoirs, des grondements ont accompagné l'arrivée du quatrième dans une rue calme de la très touristique Île Saint-Louis.

Une expérimentation

«Je trouve ça très bien, mais l'emplacement n'est pas le bon du tout», regrette Grégory, photographe de 43 ans qui habite le quartier depuis trois ans, devant les micros de journalistes français et japonais. «Ils auraient pu le mettre directement sur les quais», déplore-t-il.

Mais les urinoirs doivent être accessibles par véhicule pour des raisons de vidange et pour changer la matière sèche toutes les 3 semaines.

«Je trouve ça dommage que la dimension écologique ne soit pas indiquée», ajoute le jeune homme.

Alertée par des amies du quartier, Françoise se dit «scandalisée» par un objet «vraiment pas très esthétique».

Leana, une jeune touriste russe, préfère en rire: «bien sûr que les touristes russes l'utiliseraient».

La mairie de Paris et celle du IVe arrondissement rappellent que ces urinoirs sont installés à titre expérimental, et pour répondre à une «demande des riverains».

«On est tout à fait prêts à discuter du lieu», assure Evelyne Zarka, première adjointe au maire de l'arrondissement Ariel Weil.

Horticulture

Le fantastique Jardin Scullion

CHRONIQUE / Je n’ai pas souvent l’occasion d’aller dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean pendant les mois d’été. D’ailleurs, la dernière fois, c’était il y a 12 ans! Mais quand j’y vais, c’est certain que je passe une bonne demi-journée dans l’extraordinaire Jardin Scullion à l’Ascension-de-Notre-Seigneur, près d’Alma. J’y suis retourné le mois dernier avec un groupe d’amateurs de jardinage lors d’un voyage organisé par Groupe Voyages Québec et la décision des passagers était unanime : c’est l’un des plus beaux jardins au Québec, sinon le plus beau.

Ce jardin est l’œuvre de Brian Scullion, un génie de l’aménagement paysager natif d’Alma. En 1985, il a acheté une terre abandonnée, plane, sans attraits et a commencé la laborieuse tâche de la faire renaître, d’abord en plantant des arbres — plus de 30 000! — pour couper le vent. Il y installe d’abord une pépinière de production et une entreprise d’aménagement paysager, mais, peu à peu aussi, un jardin. D’abord autour de la maison, puis sur une bonne partie des 40 hectares du terrain. Depuis 1999, le jardin est ouvert au public.

Impeccable!

La première chose que vous remarquerez en visitant le jardin est qu’il est impeccable : il n’y a pas une seule feuille de travers. Les jardins sont composés de nombreux végétaux, plus de 2000 variétés au total, plantés en massif. Brian conçoit ses jardins d’abord avec le feuillage en tête : après tout, les fleurs viennent et vont, mais les feuilles restent. Oui, il y a eu des ratés, des végétaux qui n’ont pas rempli leurs promesses, mais après plus de 30 ans d’essais, l’effet est désormais à son comble.

D’ailleurs, le jardin a remporté le Lauréat régional des Grands prix du tourisme québécois à trois reprises, signe de son succès auprès des visiteurs. 

Monde

Touche pas à mon hymne national!

Un peu partout à travers le monde, les États durcissent les lois qui protègent leur hymne national et leurs symboles patriotiques. De l’Amérique à la Chine, en passant par la France, l’Inde et les Philippines, les citoyens sont invités à serrer les rangs. Même Donald Trump s’en mêle! Sauf que derrière les grands discours se cachent souvent des objectifs moins nobles. Sur les traces d’une grande vague patriotique.

Durant les années 60, les hippies disaient que le fait de chanter l’hymne national, la main sur le cœur, ne vous transforme pas automatiquement en patriote. Pas plus que le fait d’entrer dans un garage ne vous transforme automatiquement en voiture. Mais tout cela appartient à un passé très lointain. Au même titre que l’interprétation disjonctée de l’hymne national américain, effectuée par le guitariste Jimmy Hendrix, au festival de Woodstock, en août 1969.

LNH

Brad Marchand, une petite peste populaire

Trois mois après l’élimination des Bruins aux mains du Lightning au deuxième tour éliminatoire, c’est un Brad Marchand tout relaxe qui s’est amené à Québec jeudi, afin d’apporter sa contribution au Pro-Am Gagné-Bergeron. De quoi presque faire oublier le moment qui avait fait basculer la série...

On se souviendra de l’incident. Dans le quatrième match contre Tampa Bay, Marchand avait léché Ryan Callahan au visage. Geste pour lequel il s’était repenti après l’élimination des siens. La controverse qui s’en était suivie avait toutefois fait couler beaucoup d’encre, particulièrement à Montréal, où le joueur des Bruins a remporté un échange musclé avec le Canadien par l’entremise de leurs comptes Twitter respectifs.

Le CH avait alors établi un lien entre les dangers de lécher ses balles de golf et la peste des Bruins. Marchand avait répondu : «C’est drôle, venant d’une équipe exclue de la course aux séries depuis octobre».

En territoire neutre jeudi, le petit attaquant originaire d’Halifax s’est tourné vers l’humour pour répondre à un journaliste lui soulignant qu’il était le joueur contre qui le Canadien détestait le plus jouer. «C’est probablement parce que je suis aussi beau! [Rires]

«En vérité, il y a une grosse rivalité entre Montréal et nous, alors je pense qu’il y a beaucoup de haine entre les deux équipes, sans égard aux joueurs qui sont dans l’alignement. C’est le fun de participer à cette rivalité, qui dure depuis très longtemps. C’est cool pour les joueurs de faire partie de ça», a ajouté Marchand, un des joueurs de la LNH les plus applaudis, au Centre Vidéotron, jeudi.

Quant à son match de boxe avec les communications du Canadien, Marchand s’est dit justifié d’avoir répondu. «Je ne dirais pas que je regrette mon geste. Ils m’ont attaqué et j’ai répondu. C’est œil pour œil, dent pour dent», a-t-il indiqué, l’air frondeur.

Belle chimie

Marchand s’est dit impatient de reprendre le boulot avec les Bruins — une équipe quasi inchangée pendant la saison morte —, lui dont le partenariat avec le centre Patrice Bergeron est l’un des plus endurants de la LNH. «Notre synergie, je ne pense pas que c’est quelque chose qu’on peut enseigner. Nos façons de jouer se complètent bien.

«Mais on travaille beaucoup sur notre communication. On échange beaucoup au sujet de notre jeu et on parle continuellement de façons de s’améliorer. C’est quelque chose sur lequel on travaille depuis très longtemps. Ce n’est pas quelque chose qui est arrivé du jour au lendemain», a raconté l’ailier gauche, qui a cumulé 34 buts et 51 passes en 68 matchs, en 2017-2018.

Cette alchimie est également le résultat de leurs styles différents, croit-il. «On excelle à des choses différentes. Mais je pense surtout que nous sommes tous les deux capables d’avoir la rondelle, que nous aimons la contrôler et que nous travaillons fort pour la récupérer et créer des revirements. C’est ce que nous faisons depuis plusieurs années. Nous travaillons four pour fatiguer l’adversaire, lui faire faire des erreurs et en profiter.»

À l’extérieur de la glace, la relation entre Bergeron et Marchand se veut également au diapason. Sur la route, ils partagent généralement leurs repas. Il n’était donc pas question de refuser l’invitation de son bon ami à participer au Pro-Am Gagné-Bergeron.

«J’avais entendu parler de l’événement par les gars et je pensais que ça pourrait être le fun d’en faire partie. Dans la chambre, avec les gars qui sont ici, on peut se côtoyer de façon différente. Normalement, on compétitionne les uns contre le autres, mais aujourd’hui, on a du plaisir, on apprend à se connaître et on passe du bon temps.»

Arts

«Féria»: au bord du rêve

CRITIQUE / Flip FabriQue signe un nouveau spectacle enchanteur à l’Agora du Port de Québec. «Féria» est enveloppé d’une beauté onirique et étrange, avec une musique très présente et des acrobaties planantes, mais un niveau de virtuosité acrobatique moins soutenu que ce qu’on a pu voir par le passé.

Si la compagnie de cirque de Québec a souvent tablé sur son énergie juvénile, voire sur une certaine folie cosmique, c’est cette fois le filon du rêve qu’elle pousse un peu plus loin. Dans cette mise en scène d’Olivier Normand, on suit un personnage (Hugo Ouellet-Côté) à un banquet de l’autre côté du miroir, pas très loin du pays des merveilles. 

Les bouquets de fleurs s’y multiplient, remplaçant même à certains moments les visages des 13 acrobates, pour les transformer en personnages surréalistes qu’on croirait tirés des tableaux de Magritte.

Autour de la scène, les enfants installés sur des coussins semblent fascinés par ce qui se passe au-dessus de leur tête. Ceux logés sur les côtés doivent souvent tendre le cou pour suivre. Les silhouettes de trois ou quatre jeunes spectateurs plus téméraires, debout devant, se découpaient parfois dans la lumière et créaient un cadre de scène inusité en bordure des acrobaties. 

La Capitale

La «trail» des seringues de Saint-Roch

Dans les parcs, sur les rives de la rivière Saint-Charles, près de l’escalier Lépine, au jardin Jean-Paul-L’Allier ou dans les portiques des immeubles; les consommateurs de drogues par injection sont disséminés un peu partout dans le quartier Saint-Roch. Le Soleil s’est baladé sur «la trail de la rue Saint-Joseph» avec Mario Gagnon, directeur de Point de repères, afin de mieux comprendre cette réalité qui, la plupart du temps, passe inaperçue.

Le Soleil a rendez-vous directement chez Point de repères, à l’angle des rues Dorchester et Lalemant. Plus de 300 000 seringues stérilisées sortent de ces locaux chaque année, selon des données fournies par le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux (CIUSSS) de la Capitale-Nationale.  

Les seringues et leurs utilisateurs prennent différents chemins, autant que possible sous les conseils des travailleurs de Point de repères. Ces derniers recherchent «l’équilibre» entre un lieu sécuritaire de consommation et la cohabitation avec le reste de la population, explique M. Gagnon. On suggère, sans pouvoir l’imposer, des milieux «un peu plus délabrés». Comme certains secteurs au bord de la Saint-Charles ou «le long de la falaise», qui sépare la haute ville de la basse ville. «Et ça marche.»

Il arrive que les consommateurs sortent du centre-ville pour se rendre vers des paroisses comme Saint-Rodrigue (Charlesbourg) ou Saint-Pascal (Maizerets). Reste que, sans y être exclusive, la consommation se fait principalement au centre-ville, assure M. Gagnon.

Chez Point de repères, on désigne la principale artère commerciale du quartier Saint-Roch comme étant la «trail de la rue Saint-Joseph». Essentiellement parce que les utilisateurs de drogues par injection (UDI) la fréquentent ou «y reviennent». Pour avoir accès aux services des divers organismes qui y sont établis, mais aussi parce qu’il s’y est développé un sentiment d’appartenance et de sécurité.

Un UDI avisé — «ce ne sont pas tous des imbéciles», insiste M. Gagnon — sait qu’il y a risque de surdose. De juin 2017 à juin 2018, selon des données préliminaires du Bureau du coroner transmises par le CIUSSS, 28 décès pourraient être attribués à des surdoses sur le territoire de la Capitale-Nationale. La moyenne est de 21 surdoses mortelles par année entre 2005 et 2016. Plus de la moitié ont été causées par des opioïdes, responsables de 4000 décès au Canada en 2017.  

«L’idée, c’est de s’injecter le plus visiblement possible, avec du monde. […] À partir de ce moment-là, tu t’injectes dans les lieux publics où il y a une gang de personnes qui peut t’aider s’il se passe quelque chose. Et c’est-ce qui arrive. Les lieux d’appartenance sont des lieux de consommation importants parce que la personne se dit: “si jamais je commence à gigoter, il y a peut-être quelqu’un dans l’environnement [qui va demander de l’aide]”», affirme M. Gagnon.

Selon lui, le centre-ville offre l’anonymat recherché par les UDI, sans les isoler. Pour la trentaine de minutes qu’aura durée le terrain de ce reportage, M. Gagnon affirme avoir croisé «au moins quatre» de ses «clients» sur Saint-Joseph. Le tout dans la plus grande discrétion, sans que l’auteur de ces lignes en ait connaissance. «Ce n’est pas écrit dans leur front [qu’ils consomment].»

Le Mag

Mon «chalet» au camping

Au Domaine de la rivière aux pommes, à Neuville, les campeurs aiment se construire des terrasses. Elles jouxtent les véhicules récréatifs (VR), surplombent le cours d’eau et voisinent les feuillus et les conifères.

Les propriétaires y disposent toutes sortes de chaises : des pliantes, des longues, des balançoires, des Adirondack, des «normales» autour d’une table. Les terrasses les plus spacieuses accueillent aussi des BBQ et des foyers.

Les rambardes et les treillis sont ornés de plantes, de fleurs ou d’affichettes avec des phrases en hommage du camping. «Ça ne peut pas être mieux», peut-on lire sur une illustration de deux chaises au bord d’une rivière. 

Habituellement réservées aux cours de maison, ces terrasses étonnent sur un lot de camping. Mais au Domaine de la rivière aux pommes, il n’y pas de voyageurs. C’est un camping exclusivement saisonnier. Les campeurs sont là pour tout l’été.

Souvent, ils occupent le même terrain depuis plusieurs années.

«On est très bien ici», dit Michel L’Italien, un des quelque 110 «saisonniers» du camping portneuvois. Pourquoi irait-il ailleurs? 

Sa résidence secondaire a beau être équipée pour rouler, M. L’Italien n’a pas l’intention de bouger. Jusqu’en octobre, son VR restera stationné dans son écrin forestier, le ronron de son moteur remplacé par le ruissellement de la rivière. 

Tendance

Michel L’Italien est loin d’être le seul campeur à être content de se poser. Dans l’ombre du camping nomade — un grand ami des réseaux sociaux! —, le camping sédentaire gagne en popularité au Québec, constatent les regroupements de campeurs et de propriétaires de terrains de camping. 

Les campeurs en VR, par exemple, étaient environ 20 % à rester toute la saison sur le même terrain en 2012. Quatre ans plus tard, ils étaient près de 30 %, selon le plus récent portrait de la pratique du camping au Québec (2017) brossé par Camping Québec. 

Pour Simon Tessier, président-directeur général de Camping Québec, la transition du camping de voyageurs au camping saisonnier fait partie du «parcours de vie du campeur». À force d’explorer les sites, il finit par trouver son endroit de prédilection et il ne voit plus l’intérêt de se déplacer. 

«Ça devient comme un chalet, sans voir beaucoup d’entretien à faire», dit M. Tessier. 

L’engouement pour le camping saisonnier s’explique aussi par des raisons budgétaires, selon la Fédération québécoise de camping et de caravaning. «Il devient parfois plus économique de rester au même endroit que de voyager pour certains campeurs», souligne la directrice du Service des communications, Claudy Laplante St-Jean. 

La Capitale

Le pot à deux pas des campus inquiète

Les étudiants du Cégep de Sainte-Foy, du Collège St. Lawrence et de l’Université Laval n’auront qu’à marcher quelques minutes pour se procurer de la marijuana légale cet automne. Une proximité qui inquiète la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ).

«Il faut que la Société québécoise du cannabis [SQDC] s’installe à distance des cégeps. On est d’accord avec la vente du cannabis, mais sous certaines conditions. Parmi celles-ci: les points de vente ne doivent pas être près des établissements fréquentés par des mineurs», réagit Fred-William Mireault, président de la FECQ.

La majorité des jeunes qui commencent leurs études au cégep ont 17 ans, tandis que l’âge légal pour consommer du cannabis a été fixé à 18 ans au Québec. C’est pourquoi la loi québécoise encadrant la substance interdira aux adeptes d’avoir du cannabis dans leurs poches ou dans leur sac à dos lorsqu’ils se trouvent sur le terrain d’un cégep. La loi prévoit des amendes entre 250 $ et 750 $ en cas d’infraction. 

Étant donné l’existence de cette règle très stricte, M. Mireault trouve «incongru» que la SQDC ait décidé d’installer l’une de ses succursales de Québec au 2491, chemin Sainte-Foy, dans un local autrefois occupé par un restaurant, tout près des Halles Sainte-Foy. Les milliers de cégépiens qui gravitent dans le secteur y auront facilement accès, avant ou après les cours, lorsque la substance sera légalisée le 17 octobre.

«On ne vise pas nécessairement à s’installer près des cégeps et des universités, mais on vise les artères commerciales», se défend Mathieu Gaudreault, relationniste pour la SQDC.

Il n’y a pas eu de «discussions directes» entre le Cégep de Sainte-Foy ou l’Université Laval et la SQDC avant que celle-ci ne décide de l’emplacement de la succursale, la deuxième à être annoncée à Québec. L’autre succursale sera située dans le secteur Lebourgneuf.

M. Gaudreault explique que la SQDC s’entend d’abord avec les élus municipaux sur les secteurs d’une ville qui pourront accueillir une succursale. La SQDC magasine ensuite les locaux vacants et sélectionne un emplacement. «On n’est pas là pour créer de nouveaux consommateurs, mais pour inciter ceux qui consomment déjà à passer du marché illégal au marché légal.»

Aucune publicité voyante

M. Gaudreault comprend que cette légalisation vient avec «des appréhensions», mais il rappelle que les clients des SQDC devront prouver qu’ils ont plus de 18 ans à l’entrée de la succursale et non à la caisse. Il n’y aura également aucune publicité voyante et aucun produit visible de l’extérieur des succursales. 

L’Université Laval n’a pas voulu commenter directement le choix de l’emplacement de la SQDC. L’institution fait toutefois savoir qu’elle prépare sa propre politique sur le cannabis, qui encadrera la consommation sur le campus, incluant les trottoirs et les résidences. 

La SQDC prévoit avoir une vingtaine de succursales ouvertes partout au Québec le 17 octobre. L’emplacement de neuf d’entre elles a déjà été annoncé. Outre les deux endroits à Québec, il y aura des SQDC à Saint-Jean-sur-Richelieu, Mirabel, Trois-Rivières, Drummondville, Lévis, Rimouski et Montréal (Petite-Patrie).