Voyages

Partir à l'aventure: du surf et des projets de maison

Une famille passionnée de surf nous raconte son voyage inspirant.

Kristine Choinière : 34 ans

Destination : Costa Rica

Durée : 1 mois

Ils sont passionnés de surf. Kristine Choinière et Hugo Lavictoire sont les propriétaires de l’entreprise KSF qui s’active sur le Saint-Laurent en surf, kayak et planche à pagaie pendant l’été. Travailleurs saisonniers, ils profitent de l’hiver pour voyager. Kristine Choinière nous parle d’un périple de surf en famille dans la région de Guanacaste, au Costa Rica, sur la côte Pacifique entre Tamarindo et Nosara, en décembre 2016.

Q Comment a germé l’idée de ce voyage et pourquoi avoir choisi cette destination? 

R Je cherchais une destination pour voyager en famille où tout le monde trouverait son compte et où nous pourrions décrocher de la routine au rythme de la mer. Notre dernier voyage en famille à San Agustinillo, au Mexique, d’une durée de deux mois, avait été fabuleux, mais il manquait des vagues pour la débutante-intermédiaire que je suis et le courant était un peu fort pour les enfants à certains endroits.

Q Décrivez-nous un moment fort de ce voyage...

R C’est lorsque Simon, notre garçon qui avait alors 7 ans, a pris sa première vraie vague. Les conditions étaient parfaites et son entraînement des dernières semaines lui avait donné assurance et habileté. Ce moment nous a convaincus de nous lancer dans un projet un peu fou : celui d’acheter un lot de terrain avec le couple d’amis qui voyageait avec nous pour y construire, un jour, deux petites maisons à 10 minutes de vélo de l’océan Pacifique. Une maison bâtie d’ici cinq ans, peut-être...

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L’Albanie perd son aigle

TIRANA — Symbole de l’Albanie, l’aigle pourrait bientôt n’y être aperçu que sur le drapeau national, menacé d’extinction par un braconnage des rapaces illégal mais répandu.

En bord de route nationale, à 30 kilomètres au nord de Tirana, Asllan propose aux automobilistes une buse variable, moyennant 7 à 10 000 leks (82 à 128 dollars). L’espèce est protégée au même titre que l’aigle royal ou les vautours.

Asllan ne s’en préoccupe guère, exhibant l’animal, blessé par balle à une aile et les serres entravées : «Ce n’est pas moi qui l’ai blessé. On me l’a donné à vendre. Des acheteurs voudront le garder dans une cage, dans un bar ou un restaurant». Que ce soit pour les empailler ou les garder captifs, la vente de rapaces a pignon sur rue.

Des quatre espèces de vautours autrefois présentes en Albanie, «il n’en reste qu’une, le vautour percnoptère, avec une population aujourd’hui extrêmement réduite», dit Mirjan Topi, auteur du premier guide des oiseaux d’Albanie.

La menace pèse aussi sur l’aigle royal, dont un spécimen bicéphale frappe le drapeau de ce pays montagneux. Selon les spécialistes, il y en avait entre 100 et 200 couples il y a un quart de siècle dans le pays. Ce chiffre a depuis été divisé par deux, «un déclin dramatique», estime Mirjan Topi.

Empaillés dans les bars

«Il y a 50 ans ou même au début des années 1990, on pouvait le voir à chaque sommet», mais aujourd’hui, «il est en voie d’extinction» en Albanie, renchérit le biologiste Taulant Bino, président de la société albanaise d’ornithologie.

À l’échelle du monde toutefois, l’aigle royal n’est pas considéré comme une espèce menacée de disparition, selon la classification de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Mais en Albanie, l’endroit le plus sûr pour trouver désormais des aigles royaux, ce sont... «les bars, les restaurants ou les hôtels, empaillés», résume Mirjan Topi. Le but est «de décorer les intérieurs pour attirer les clients, au prix d’un spectacle écœurant, offert en violation de la loi, en défi à l’État et aux institutions», s’indigne le spécialiste.

À Orikum (sud), Petrit, la cinquantaine, qui ne veut pas donner son nom, est fier de son aigle acheté environ 600 dollars pour l’exposer dans son bar à côté du drapeau national et d’autres oiseaux empaillés : «C’est de plus en plus rare de trouver un aigle». Les services de l’État ont menacé de fermer son établissement s’il continuait d’exposer son trophée, mais il n’en a cure : «Je suis prêt à payer une amende, mais je veux le garder».

Quant à Edmond, 35 ans, il n’est guère gêné d’être surpris dans les montagnes de Prenisht, à la frontière avec la Macédoine, avec deux cadavres de buses qu’il vient d’abattre. Il refuse de donner son nom et demande à ne pas être dénoncé. Les oiseaux étaient destinés à «décorer (son) bar pour avoir plus de clients», explique-t-il.

Vers une loi plus dure?

L’interdiction de la chasse depuis 2014 a dissuadé une grande partie des quelque 2 à 3 000 chasseurs italiens qui, selon les estimations, auraient tué plus de 150 000 oiseaux dont des centaines de prédateurs au cours de la dernière décennie.

Mais les autorités, sollicitées par l’AFP, reconnaissent l’insuffisance de la répression, la législation ne prévoyant que des sanctions administratives. Selon Ermal Halimi, spécialiste de la question au ministère du Tourisme et de l’Environnement, un durcissement est prévu avec des «peines de prison pour tout délit qui mène à la disparition d’animaux protégés».

Une autre menace, plus insidieuse, pèse sur les rapaces : les carcasses empoisonnées que les bergers déposent pour protéger leurs troupeaux des loups.

«Une seule carcasse suffit à tuer plusieurs rapaces prédateurs s’ils la trouvent avant le loup», explique Nexhip Hysolokaj, spécialiste de l’environnement dans la région d’Orikum. En mars, les cadavres de six aigles et vautours empoisonnés ont été retrouvés dans ce secteur.

Des amendes ne sont jamais délivrées pour cette technique à laquelle les bergers ne semblent pas prêts à renoncer. «Ce sont les brebis qui nous nourrissent, elles font notre fierté, mais le loup les massacre! On n’a pas le choix», dit Sado Xhelili, 83 ans, en surveillant son troupeau.

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Le Népal interdit l’ascension de l’Everest en solitaire

KATMANDOU — Le Népal a interdit l’ascension en solitaire de ses sommets, y compris l’Everest, afin de tenter de réduire le nombre d’accidents, a annoncé samedi un responsable.

Le gouvernement a également adopté l’interdiction des ascensions pour les personnes ayant eu une double amputation ou pour les aveugles.

Ces décisions, adoptées jeudi soir par le gouvernement, font partie de mesures prises avant la saison 2018.

«Les expéditions en solitaire, qui étaient autorisées auparavant, sont désormais interdites», a déclaré à l’AFP un haut responsable du ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Aviation civile. Cela vise selon lui à rendre la montagne plus sûre.

Fin avril, l’alpiniste suisse renommé Ueli Steck était mort lors d’une escalade en solo sur le mont Nuptse, face à l’Everest. Il avait glissé et chuté de plus de 1 000 mètres durant une phase d’acclimatation avant de tenter de gravir l’Everest. Dix autres alpinistes sont morts cette année sur l’Everest.

Cette nouvelle réglementation devrait susciter la colère des amateurs d’ascensions en solitaire qui incriminent pour les risques d’accidents plutôt l’augmentation des expéditions commerciales créant selon eux des embouteillages sur le Toit du monde.

Parallèlement, l’interdiction faite à certains handicapés a été jugée discriminatoire par Hari Budha Magar, un ancien soldat Gurkha qui a perdu ses deux jambes lors d’une mission en Afghanistan et rêve de gravir l’Everest.

Avant la décision du gouvernement, il avait averti sur Facebook qu’il s’agirait d’une «discrimination envers les personnes handicapées qui viole les droits de l’homme».

De nombreuses personnes soucieuses de surmonter un handicap tentent l’ascension de l’Everest.

Un Néo-Zélandais, Mark Inglis, qui avait perdu ses deux jambes après un accident de montagne, est devenu en 2006 le premier double amputé à atteindre le sommet de l’Everest (8 848 m). Un aveugle, l’Américain Erik Weihenmayer, avait accompli le même exploit en 2001.

Les pics et sentiers de ce pays himalayen, qui abrite huit des 14 sommets dépassant 8 000 mètres dans le monde, attirent chaque année des touristes du monde entier.

Le Népal a émis cette saison un nombre record de 373 permis pour gravir l’Everest. Dans le même temps, 136 ont été accordés du côté tibétain pour grimper la face Nord de l’Everest.

Les expéditions au sommet se faisant généralement avec l’aide d’au moins un des guides népalais, les Sherpas, cela portait à près de 750 le nombre d’alpinistes attendus sur l’Everest.

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Nager avec d’énormes requins-baleines au nord-ouest du Mexique

LA PAZ — Même si son nom peut faire peur, le grand requin-baleine attire les touristes dans la baie de La Paz au nord-ouest du Mexique, où il est possible de nager aux côtés de ce géant des mers.

«Ce sont des animaux tropicaux, très doux, avec lesquels il est possible de nager, qui vont à une vitesse maximale de 8 km par heure. Ils sont donc très lents et très dociles», explique à l’AFP Fabricio Mujica, qui organise ce genre de rencontres.

À partir d’octobre, lorsque ces requin-baleines (Rhincodon typus) s’approchent du rivage, les touristes affluent et patientent avant de pouvoir embarquer par groupe de dix sur des embarcations, pour ensuite s’approcher de ces monstres inoffensifs qui ne sont pas des cétacés, mais des poissons malgré leur taille imposante.

Ces animaux longs de quelque neuf mètres et pesant environ neuf tonnes, sont d’un tempérament tranquille et craintif.

Les embarcations doivent s’approcher d’eux avec délicatesse, moteurs éteints, pour ne pas les effrayer.

Une fois à l’eau, les touristes reçoivent les instructions de leurs accompagnateurs pour nager à leurs côtés.

«C’est une espèce très sensible aux embarcations et au bruit. Ils ont un odorat extrêmement sensible, ils détectent n’importe quel produit chimique, ou huile, et s’enfuient aussitôt, ce qui est bon, car cela leur permet de survivre», explique Mujica.

«Cette expérience est très difficile à décrire... C’est très spectaculaire», commente Eduardo Rodriguez, un touriste arrivé de Mexico pour venir nager, pour la seconde fois, avec ces requins-baleines.

Ces animaux «offrent un spectacle très singulier, et sans danger, à ceux qui viennent nager auprès d’eux», assure Mujica.

Ces activités d’observation sont régulées au Mexique par le ministère de l’Environnement qui réalise des opérations de surveillance dans le secteur et sanctionne les embarcations qui ne respectent pas les normes établies, destinées à protéger l’espèce.