Vos projets pour les vacances d’été… [PHOTOS]

Si la pandémie et le confinement nous ont appris quelque chose, c’est qu’il faut profiter des beaux jours quand ils passent. Mais avec les règles sanitaires à respecter et les voyages à oublier, la préparation des vacances se complique. C’est pourquoi Le Mag a lancé un appel à tous, dans l’espoir de trouver de l’inspiration pour nos prochaines semaines. Faire le tour du Québec? Du camping dans la cour? Du sport, du jardinage, du travail ou du repos? Voici des projets de vacances d’été de nos lecteurs…

«Pour nous, c’est la Gaspésie, comme chaque année. Nous sommes tombés en amour il y a plusieurs années avec cette belle région et, surtout, avec un petit village loin du trop grand nombre de touristes qui s’empilent ailleurs : ce merveilleux endroit est Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine. En 1999, en faisant le tour de la Gaspésie, nous avons découvert un camping dans ce beau village. Depuis ce temps, nous y retournons chaque année. Avec le confinement, nous avons eu un peu peur que le camping ne rouvre pas, mais, ô bonheur, il est ouvert grâce à une équipe de jeunes dynamiques qui se sont donné comme mission de faire rouler l’économie dans ce bel endroit. Pour nous, c’est le paradis!»
Dominique Gosselin
Shawinigan

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«Cet été, nous profitons du paysage, nous regardons passer les bateaux, nous lisons des romans avec l’apéro. Et nous ne manquons jamais le spectacle des couchers de soleil sur la ville de Québec.»
Marie-Josée Drolet
Lévis

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«Quelques jours de vacances dans le parc des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie dans une tente Huttopia. Un prêt-à-camper si on ne veut pas se casser la tête. On a fait du canot sur la magnifique rivière. Parce que oui, ça fait du bien de sortir et de voir autre chose même si ce n’est pas loin.»
Josée Lacroix
Québec

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«Un de mes projets pour l’été a été de former une équipe de pétanques avec des amis. La ville a parsemé ses parcs d’allées qui sont bien souvent désertes. Loisir simple et peu dispendieux, [il permet aux] amateurs de se tenir à distance quand ils jouent. Le rendez-vous est fixé chaque semaine et l’entraînement permet une belle compétitivité et une mise en forme agréable. Pour compléter le tout, on remet un trophée symbolique au gagnant et on termine avec un pique-nique en célébrant la victoire avec le traditionnel pastis, en rupture de stock depuis quelque temps… Faut croire que nous ne sommes pas les seuls à avoir redécouvert le plaisir de la pétanque!»
Jacqueline Laliberté
Québec

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«Trois jours à Tadoussac. J’y serais allé de toute façon pour le festival de musique. [Ça donne] une autre vision du coin. Faire un tour en bateau zodiac, visiter la ferme 5 étoiles, prendre une bière à la microbrasserie du coin, etc. Je [voulais aussi allé] au parc de Pointe-aux-Outardes, pas très loin de Baie-Comeau. C’est ma première fois là-bas. Pour le reste de l’été, je vais redécouvrir ma ville de Québec.»
Martin Voyer
Québec

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«Nous allons rester dans la cour. Mon mari va se faire opérer pour un remplacement de la valve aortique. Avec trois mois de convalescence en plus de la COVID, nous allons rester chez nous. Nous nous sommes acheté trois poules. Mon mari a fait un beau jardin et un bac à jardinage. Nous avons même planté des patates dans des seaux. Et tous les jours, on leur dit : poussez, poussez!»
Jeannine Boutin et Pierre Daigle
L’Ancienne-Lorette

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«Mes projets d’été sont déjà commencés puisque mes vacances estivales débutaient le 19 juin et duraient deux semaines. D’habitude, à cette époque, je m’offrais du temps de repos et de plein air sur la côte du Maine. Changement de programme cette année : on reste au Québec! Je me suis donc concocté un programme qui reprenait les éléments forts de mes vacances habituelles, mais sur des sites du Québec.

«J’ai donc lu et marché sur la plage de Baie-Saint-Paul (dont le sable n’a rien à envier aux plages du Maine) et j’ai très bien mangé. J’en ai aussi profité pour faire des achats gourmands : charcuteries, fromages, vins, bières et gins québécois à la SAQ locale (beaucoup moins achalandée que les SAQ de Québec, ce qui ne nuisait pas au plaisir). Ma surprise du moment : les épiceries vendaient des fraises… de la région de Pont-Rouge! Elles étaient toutefois aussi bonnes que les fraises de l’île d’Orléans, pourtant plus proche.

«Avant de quitter la région, j’ai fait un petit détour par L’Isle-aux-Coudres. J’avais apporté mon vélo; une petite virée de 25 km était parfaite pour bouger en fin d’après-midi. Mon constat : une superbe balade accessible à tous, pas d’attente au traversier, une route parfumée par l’odeur des fleurs d’églantiers, pas de circulation. Ça me rappelait mes virées à vélo sur l’île de Martha’s Vineyard!

«Ensuite, c’était un départ pour la Beauce avec un détour par Saint-Sylvestre pour aller faire une randonnée au Mont Radar (qui s’appelle en réalité le Mont Sainte-Marguerite) pour voir les vestiges de la guerre froide et faire un peu d’exercice. Je confirme qu’on voit plus d’éoliennes que d’avions russes dans ce secteur aujourd’hui!

«Sans oublier des activités plus culturelles : visite aux Jardins de Métis, journée sur la plage de Sainte-Luce-sur-Mer, shopping dans les beaux villages de la Côte-du-Sud (Cacouna, Notre-Dame-du-Portage, Kamouraska, Saint-Vallier, Saint-Michel de Bellechasse), visite de l’exposition Frida Kahlo au Musée des beaux-arts et visite au Musée de la Civilisation. Bref, je considère que ces vacances auront été tout aussi agréables que si j’étais partie chez nos voisins américains. En plus, j’ai le sentiment d’avoir mis l’épaule à la roue pour relancer l’économie touristique du Québec post-pandémie.»
Suzanne Michaud
Québec (Sainte-Foy)

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«Travailler! Travailler! J'ai trois mois perdus à reprendre!»
Patrick Messier
Saint-Hyacinthe

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«Pour moi, comme pour plusieurs, l’été 2020 a pris une tout autre tournure. Je devais aller à Barcelone fin juin et aux Îles Canaries en septembre. [Des voyages] annulés, évidemment. Mais je me suis faite à l’idée. Le plus difficile a été de confirmer l’annulation, à la fin d’avril. Quand j’ai appuyé sur le bouton «Confirmer», j’ai versé des larmes. Ça représentait pour moi la fin des rêves. Mais j’ai fait d’autres projets! Revisiter ma si belle ville. J’ai aussi acheté une chaise de camping et un parasol de plage pour passer des journées à la Baie de Beauport, à la Plage Jacques-Cartier ou sur les Plaines avec un bon livre et un pique-nique. On en a tous besoin après ces bouleversements.

«Mais surtout (SURTOUT!), j’ai découvert une nouvelle passion : le jardinage. J’étais vraiment nulle dans ce domaine. Sur les conseils d’une amie, j’ai planté sur mon balcon fines herbes, laitue, radis, tomates et concombres. Et j’ai les plus belles fleurs que j’ai jamais eues de ma vie, parce que j’ai le temps d’en prendre soin! Donc, cette photo veut dire beaucoup pour moi : mon balcon, mes fleurs, mes légumes, un bon livre, le journal (eh oui, je lis Le Soleil tous les jours!) et mon chat Boris. Qui fut le meilleur coloc dans ces semaines de solitude. Je n’ai pas vu [les membres] de ma famille depuis plusieurs mois (ils vivent à Montréal), mais on se parle virtuellement. Mais quand même, c’est différent, comme bien des choses maintenant.
Mais j’ai appris dans toute cette tourmente à quand même profiter pleinement de la vie, qui peut être à la fois si fragile et si belle. Il faut apprécier chaque journée.»
Isabelle Girard
Québec (Cap-Rouge)

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«Pour une première fois, pas de voyages dans le Sud ou aux États-Unis. Je remettrai donc mes vacances. Je compte toutefois découvrir un resto de la région et retourner dans un que j’adore : soit le Bonne Entente, Gabs ou La Bête. Aussi, quelques cinémas, mais beaucoup de travail.»
Stéphane Pagé
Québec (Sainte-Foy)

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«Moi, mon projet d’été est très différent de tout le monde. Je suis un grand-père qui n’a pas le droit d’aller me baigner avec mes petits-enfants qui sont en visite chez moi dans mon immeuble à condo, même quand il n’y a aucun baigneur dans la piscine. La directive est très claire : PAS DE VISITEURS. COVID oblige. Donc, mon projet d’été sera d’essayer de digérer le tout en écoutant de la musique. Il est où le bonheur, il est où? Pas chez moi.»
Guy Sirois
Québec

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Note: certains témoignages ont été raccourcis, édités et corrigés pour des raisons d’espace, de compréhension et de langue.