Hawaï hors des sentiers battus

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Hawaï hors des sentiers battus

Aloha. L’aventure commence. L’archipel d’Hawaï est victime de sa popularité. Loin des îles vierges habitées exclusivement par des volcans et des reptiles géants comme à l’époque jurassique, il est encore possible, en s’éloignant des sentiers battus, de s’évader dans des endroits paisibles et déserts. Explorons à travers les yeux du photographe Erick Labbé quelques joyaux cachés des îles Oahu et Kauai.

OAHU L'ÉCLECTIQUE

Les affamés d’activités mondaines sont servis à Honolulu et Waikiki, les deux centres urbains de l’île d’Oahu. Partir à l’aventure autour de l’île nous en a fait découvrir un tout autre visage, complètement différent de l’effervescence de la ville. Une route longeant l’océan Pacifique et des tunnels qui percent les montagnes ouvrent l’accès gratuit à plus de 125 plages naturelles.

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Des conseils pour le voyage d'une vie

Participer à un safari en Afrique, avec lions, éléphants et hôtel luxueux en fin de journée. Ou retracer la route de la soie à travers les cités légendaires de l’Asie centrale. Ou encore explorer une section de l’Arctique canadien en kayak de mer et en randonnée pédestre. Voilà un grand rêve. Comment le réaliser? Nos conseils.

Un voyage de rêve est en général plutôt dispendieux, et le compte en banque est loin d’être toujours assez garni pour le transformer en réalité. Du moins, pas tout de suite. Or, en suivant certaines stratégies, il y a peut-être moyen de réaliser ce voyage d’une vie.

› Une date significative

Ce ne sera pas possible cette année. L’année prochaine non plus. Pourquoi ne pas lier ce voyage de rêve à une date significative? Un 40e anniversaire de naissance, un 20e anniversaire de mariage, la retraite.

«Certains produits de luxe comme des croisières vous permettent de réserver deux ans d’avance, note Moscou Côté, de l’agence Voyages Constellation. C’est plus motivant lorsqu’on sait que c’est réservé. C’est plus facile de mettre de l’argent de côté chaque mois.»

Pour Mathieu Durand, il est important de fixer une date. Le jeune homme a dû économiser pendant des années pour effectuer de coûteux voyages d’escalade, comme l’ascension de l’Everest, qui peut coûter autour de 60 000 $.

«Ce n’est pas tout le monde qui a la même définition du voyage d’une vie : pour certains, c’est une semaine à Cuba, mais ça reste le même principe, affirme-t-il. Si on dit “J’économise pour un voyage”, ce n’est pas trop défini. L’être humain étant ce qu’il est, tant qu’il n’y a pas de date précise, il ne va pas nécessairement agir concrètement.»

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L’école de l'aventure

L’Islande. Le Cambodge. Le Japon. Lorsque vient le temps d’organiser un voyage scolaire, les écoles ne se contentent plus de New York et de Paris. De plus en plus, elles sortent des sentiers battus.

«Beaucoup de jeunes ont beaucoup voyagé avec leurs parents», explique Francis Côté, directeur général et cofondateur de Voyages Objectif Terre, le plus important acteur québécois dans le domaine du voyage scolaire outremer.

Focus sur vos plus belles photos de voyage

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Vallée des glaces: pour le sportif et la famille

À vélo, en ski, en raquettes ou à la marche, une visite dans la Vallée des glaces du parc des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie devient un prétexte à la contemplation des lieux plus qu’à la volonté de garder la forme.

J’ai une histoire personnelle avec les Hautes-Gorges pour y avoir été guide, puis pilote du bateau-mouche de 1988 à 1990, au moment où naissait le parc régional après l’arrêt de la drave sur la Rivière-Malbaie. Devenues un parc national en 2000, elles sont ouvertes une première saison aux activités hivernales. Même si je suis «fils du pays», comme dit un ami, je n’y avais jamais mis les pieds l’hiver. Au risque de paraître biaisé, j’affirme avoir comblé mes pupilles.

Sous la neige et la glace, les hautes parois rocheuses offrent une tout autre perspective qu’en été. Dans le regard du visiteur niché au creux de la vallée principale, elles prennent un air tantôt protecteur sous un ciel bleu, tantôt inquiétant par temps gris ou neigeux. Mais toujours, elles dégagent une impression de force tranquille, enveloppées d’un silence absolu, à l’exception du vent et du crissement de la neige.

L’hiver, le secteur des «eaux mor­tes», cœur de ce vaste territoire de 225 kilomètres carrés, retient l’intérêt. Un barrage est toujours érigé où la vallée glaciaire devient plus encaissée. Il permet de hausser le niveau de la rivière sur un peu plus de six kilomètres, jusqu’à l’Équerre. À cet endroit, La Malbaie tourne vers l’ouest, formant un angle de 90 degrés avant de reprendre son cours tumultueux.

À l’époque de la drave, cette portion de rivière servait de réservoir pour le bois coupé en amont. Aujourd’hui, elle permet l’été d’y naviguer tranquillement en canot comme en bateau-mouche. Tandis que l’hiver…

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Le «guide du voyageur» de Mylène et Alexandre

Chroniqueuse au Soleil, Mylène Moisan voyage depuis ses 18 ans, une passion qu’elle a transmise à son conjoint Alexandre Leblanc et à leurs enfants Léonard, 10 ans, et Rémi, 8 ans. Avec leur livre Voyager hors des tout inclus, c’est maintenant au reste du Québec que le couple souhaite donner le goût d’explorer de nouveaux territoires en couple ou en famille.

Pour Mylène, il s’agit d’un quatrième livre paru aux Éditions La Presse, après Maman est une étoile, qui racontait l’histoire de Jolyane Fortier, jeune maman décédée d’un cancer à 31 ans, Dans une classe à part qui traitait d’enseignants inspirants et Les gens heureux ont une histoire, un recueil de chroniques. Ce livre-ci vient cependant d’une idée d’Alexandre, qui en est d’ailleurs le cosignataire. «Je n’étais pas sûre au départ de vouloir faire un guide de voyage, car, pour moi, c’est tellement naturel de voyager comme ça», explique-t-elle. «Je ne voulais pas non plus tomber dans le «regardez-nous».»

C’est à force de voir des gens de son entourage s’intéresser au projet et lui demander des idées pour voyager qu’elle s’est laissée tenter. «L’idée de base, c’est de donner aux gens le goût de voyager, de leur montrer que ce n’est ni très compliqué ni très dangereux.»

Onze voyages

À travers onze des voyages que Mylène et Alexandre ont faits en couple ou avec leurs enfants, le lecteur lira comment découvrir différemment Cuba, le Mexique et la République dominicaine, des destinations que plusieurs Québécois connaissent dans la formule «tout inclus», mais aussi d’autres destinations comme la Corse, la Bretagne, le Honduras, le Bélize et le Costa Rica. Comment trouver un hôtel, du transport, des excursions en se basant sur ce que les gens recherchent et le temps dont ils disposent. Le «niveau de difficulté» et le budget de chaque voyage y sont également indiqués.

«Quelqu’un qui n’est pas habitué à voyager peut prendre ça comme un livre de recettes. Je donne aussi des trucs pour ne pas tomber dans les «attrape-touristes», pour avoir accès aux choses plus authentiques et moins connues», explique celle qui déplorait que la plupart des livres consacrés aux voyages ne se concentrent que sur une seule destination ou alors traitent de périples peu accessibles au commun des mortels du genre «Faire le tour du monde pendant quatre ans avec cinq enfants». 

«On n’est pas tous des ‘‘athlètes’’ du voyage et j’ai volontairement choisi des destinations qui sont à la portée de tous. Je veux montrer qu’il y a moyen de sortir de la formule des tout inclus avec les cours de salsa à 4h, le type un peu éméché dans la piscine et le fait que tu es un peu mal pris s’il se met à pleuvoir. Quand tu fais ton voyage toi-même, au contraire, tu as plein d’options», raconte la journaliste globe-trotter.

Personnel et familial

L’aspect familial de l’aventure est aussi très important pour les Leblanc-Moisan. «Nous avons commencé les voyages en famille quand Léonard n’avait que 15 mois. Ce n’est pas vrai que c’est compliqué de voyager avec des enfants. Par exemple, en Amérique latine, les enfants sont partout, tu n’as pas l’impression de déranger. Arriver quelque part et t’imprégner d’une culture, t’ouvrir à l’autre, c’est une très belle expérience à faire vivre aux enfants, qui se font vite des amis dans d’autres pays.» 

Très personnel et agrémenté de photos de la petite famille en vacances, le nouveau bouquin de Mylène Moisan, qui s’est bien sûr chargé de l’écriture, et d’Alexandre Leblanc, qui s’est occupé de la sélection des photos et de la vérification des faits, est aussi un récit de ces escapades en couple ou en famille. La chroniqueuse y raconte entre autres la surprise de ses enfants de voir de jeunes Cubains jouer au baseball avec des planches de «2 X 4» ou alors quand son Alexandre a contribué à sauver quelqu’un de la noyade.

«Jamais je n’avais autant écrit sur moi, sur ma famille et sur mes enfants, que je n’avais même jamais nommés dans mes chroniques», indique-t-elle à propos du livre sur lequel elle a travaillé durant un an. D’ailleurs, Voyager hors des tout inclus est véritablement une affaire de famille puisque chacun y a mis du sien, Léonard et Rémi y allant aussi de leurs conseils en introduction.

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Dans la quiétude de Montpellier

Montpellier est la ville française qui a connu la plus forte croissance économique et démographique dans les dernières décennies. En 40 ans, sa population a doublé avec l’invasion de jeunes venus des quatre coins de l’Hexagone. Un habitant de Montpellier sur cinq est un étudiant. La qualité de vie exceptionnelle de la ville n’est certainement pas étrangère à cet afflux.

Pour y avoir séjourné à cinq ou six reprises depuis une douzaine d’années, je confirme qu’il existe dans la capitale du Languedoc-Roussillon un art de vivre et une quiétude qu’on ne retrouve pas ailleurs pour une ville de cette dimension (268 000 habitants). Montpellier offre de quoi occuper la tête et surtout les jambes. Son centre-ville piétonnier, à la fois historique et résolument moderne, est le plus vaste de France.

Avec sa grandiose architecture haussmannienne, sa statue-fontaine baptisée les 3 Grâces et son magnifique opéra (réaménagé par Garnier), la Place de la comédie est le point de ralliement de la jeunesse montpelliéraine et des touristes. Surnommé l’Œuf en raison de l’ovale originel au sol, autour duquel les voitures tournaient lorsque la circulation était autrefois permise. Aujourd’hui, le tramway y déverse chaque jour un flot de visiteurs. On souhaite un jour pour Québec un réseau de transport collectif aussi efficace...

Une marche en direction du fleuve côtier qui traverse la ville, le Lez, mènera à la découverte du visage avant-gardiste de Montpellier, celui du quartier Antigone, signé par l’architecte Ricardo Bofill. S’y greffe Le Polygone, un endroit très couru pour les amateurs de magasinage.

Mais se perdre des heures dans la vieille ville, à travers les ruelles médiévales et les charmantes placettes, demeure l’activité incontournable. D’une fois à l’autre, on ne s’en lasse jamais, surtout la nuit tombée, la mairie ayant déployé depuis 2006 un vaste programme de mise en lumière de son centre-ville. 

Au cœur du quartier historique, la très animée place Jean-Jaurès est l’un des points de chute des étudiants. Autour de la statue du célèbre leader socialiste abondent terrasses, bars et restaurants où il fait bon s’attarder.

Clin d’œil de Montcalm

Au fil de la promenade, les rues aux noms évocateurs sortis d’une autre époque défilent : rue des ­Trésoriers-de-la-Bourse, rue de l’Argenterie, rue de la Vieille Intendance, rue Jean-Jacques Rousseau, une des plus anciennes de la ville. Ici et là, à travers galeries et boutiques, l’un des 80 hôtels particuliers du vieux Montpellier, érigé aux XVIIe et XVIIIe siècles, attire le regard.

C’est le cas de l’édifice du 5, rue de l’Ancien-Courrier. Au mur, une plaque rappelle à notre mémoire un personnage bien connu de notre histoire, le marquis de Montcalm. L’hôtel a appartenu à la famille du célèbre général, de 1632 à 1841. «C’est d’ici que partit le 6 février 1756 le marquis de Montcalm pour défendre avec gloire le Canada et trouver une mort héroïque sous les murs (sic) de Québec, le 14 septembre 1759.»

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Trekking à El Chaltén, en Patagonie

Lorsque nous sommes descendus de l’autobus qui nous a menés de El Calafate à El Chaltén, en Patagonie, nous avons eu l’impression de mettre les pieds dans un village du Far West. Des édifices d’un étage, des petits commerces, des bars, et surtout cette bizarre impression d’être arrivés au bout du monde.

L’autre surprise a été celle de se retrouver dans un monde de randonneurs : sacs à dos, bâtons et chaussures de marche, barbus à l’allure hippie, les touristes qui ont atteint cette destination sont là pour le même objectif, atteindre le légendaire Fitz Roy pour l’admirer ou en faire l’escalade. Nous n’avons eu qu’un regret à cette occasion, c’est de ne pas avoir prévu un séjour plus long. Les sentiers de randonnée sont intéressants, la vue est magnifique un peu partout, et El Chaltén est une expérience inoubliable dans un environnement spectaculaire.