Bhoutan: au royaume du bonheur

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Bhoutan: au royaume du bonheur

J’adore voyager. Et, plus que jamais, cette période de confinement qui nous est imposée laisse davantage de place à nos rêves pour de prochaines destinations encore inconnues. Parce qu’on le sait, une des grandes joies de se transporter ailleurs est avant tout l’anticipation de la découverte et du plaisir. Maintenant, cap sur le royaume du bonheur!

De toutes les destinations de la planète, le Bhoutan, dernière monarchie bouddhiste enclavée entre l’Inde et la Chine, entretient plus que jamais sa réputation d’être l’un des pays les plus écologiques du monde; mais aussi, le plus secret et le plus mystérieux. Aucunement pressé d’entrer dans la modernité, le Bhoutan s’est aussi fait remarquer au cours des dernières années par l’instauration de l’indice du Bonheur National Brut. Selon la volonté du roi, cet indice doit primer sur le produit intérieur brut, communément appelé le PIB. Cette démarche innovante et audacieuse sert au calcul du bien-être des Bhoutanais en priorisant le développement économique et social équitable, la sauvegarde de l’environnement et la promotion du développement durable, la préservation et la promotion des valeurs culturelles et, finalement, une gouvernance responsable. 

Isabelle Pion
Nos parcs nationaux en six coups de cœur

Sortie prendre l'air

Nos parcs nationaux en six coups de cœur

CHRONIQUE / «Tu devrais nous faire un top 5 de tes parcs nationaux préférés», m’a suggéré mon collègue bourlingueur. A priori, j’en ai un peu contre les palmarès. C’est comme se faire demander quel pays on a préféré visiter : la réponse est impossible à donner. Mais l’idée a fait son chemin. La popularité qu’a connue la vente de la carte annuelle «parcs nationaux édition spéciale» (140 000 laissez-passer vendus en trois jours) m’a néanmoins donné le goût de vous partager mon amour des parcs de la province. Dans l’ordre ou dans le désordre, quelques coups de cœur.

1) Le parc du Bic, entre mer, îles et montagnes

L’Igloft, été comme hiver à Saint-Gédéon

Actualités

L’Igloft, été comme hiver à Saint-Gédéon

Les couples pourront se retrouver à Saint-Gédéon, cet été, en passant une nuit sous les étoiles à bord de l’Igloft, l’igloo et le loft des temps modernes. Le petit bâtiment flottant sur les eaux du lac Saint-Jean permet de partir à l’aventure tout en restant dans le confort, hiver comme été. Même s’il permet habituellement d’accueillir deux personnes, l’Igloft peut également être l’hôte d’une petite famille pour les parents qui désireraient y amener leurs enfants.

La coopérative Désert de glace, qui a été fondée par différents acteurs de Saint-Gédéon, a lancé la fonction estivale de l’Igloft au cours des derniers jours. Stéphan Tremblay, concepteur du projet, explique que le bâtiment en aluminium léger est conçu pour offrir des unités sur les glaces en hiver et sur l’eau en été.

Quatre destinations pour le village de <em>glamping</em> nomade

Le Mag

Quatre destinations pour le village de glamping nomade

Le Soleil annonçait au printemps qu’un nouveau village de glamping nomade et éphémère ferait la tournée du Québec cet été. Un projet original de l’entreprise Hôtel UNIQ qui fera pousser 10 grandes tentes «en forme de gousse d’ail» peut-être près de chez vous. Les destinations et les dates ont été dévoilées…

Voici où et quand vous pourrez réserver vos places : au parc régional des Grandes-Rivières du lac Saint-Jean (24 juillet au 11 août), au parc régional du Lac Taureau (14 août 3 septembre), aux Jardins de Métis (9 au 20 septembre) et à la baie de Beauport (22 septembre au 12 octobre).

À LIRE : Un nouveau village de glamping nomade et éphémère en tournée au Québec

Une tente commune servira d’aire de repos et de cuisine. Du désinfectant sera disponible dans chaque unité. Il y a aura un nettoyage complet après chaque location.

Prix : 130 $ à 150 $ la nuit pour deux personnes. Minimum de deux nuitées.

Info : hotel-uniq.com

Quels sont vos projets d’été?

Le Mag

Quels sont vos projets d’été?

L’été, c’est fait pour jouer, comme ont dit de grands sages. Et puisque les derniers mois n’ont pas été de tout repos, on mérite plus que jamais nos vacances!

Toutefois, les règles sanitaires, le déconfinement progressif, la fermeture des frontières et l’économie au ralenti nous forcent tous à repenser nos projets. Certains choisiront peut-être de partir moins loin ou moins longtemps. D’autres demeureront carrément à la maison.

Et vous, que ferez-vous pour vous divertir tout l’été? Le tour du Québec? Du camping dans la cour? Pratiquerez-vous un sport ou préférerez-vous le farniente?

Le Mag veut le savoir! Rédigez en quelques phrases vos projets pour l’été et transmettez-nous votre texte (accompagné de photos s’il y a lieu) par courriel à lemag@lesoleil.com. Nous en publierons une sélection.

Qui sait, peut-être que vos idées inspireront d’autres lecteurs?

Jonathan Custeau
Poutine et fromage frais au Centre-du-Québec

Le Bourlingueur

Poutine et fromage frais au Centre-du-Québec

CHRONIQUE / La plus jeune des régions touristiques du Québec, le Centre-du-Québec, demeure bien mystérieuse quand on a l’habitude de voyager dans les grandes villes. C’est que Drummondville, Victoriaville et Bécancour sont vues comme des arrêts de courte durée, quelque part dans un trajet entre Montréal et Québec.

Bien entendu qu’on pourra parler du Village québécois d’antan, qui rappellera des souvenirs aux nostalgiques de la série Entre chien et loup, ou du Festival de la poutine, qui fera relâche cette année. Mais pour quelques jours à l’extérieur des grands centres, à distance néanmoins raisonnable de Montréal, Sherbrooke, Trois-Rivières et Québec, pour ne nommer que ceux-là, on peut se payer une véritable chasse au trésor de découvertes, comme se plaît à le dire Céline Rousseau, directrice du marketing à Tourisme Centre-du-Québec. C’est elle qui a accepté de répondre à mes questions pour donner un aperçu des attractions connues et méconnues de sa région. 

Avant de jouer les touristes cet été, assurez-vous de respecter les consignes de la Santé publique et vérifiez que les attractions qui vous intéressent sont ouvertes et disposées à vous accueillir. 

Q Quelles sont les attractions les plus populaires de votre région?

Quand on veut aider les gens à positionner le Centre-du-Québec, on leur parle du Village québécois d’antan et du Festival de la poutine, à Drummondville. Le Village est ouvert toute l’année et s’adapte aux saisons ou aux événements comme l’Halloween. Mais nous avons aussi le parc Marie-Victorin, un jardin botanique de Kingsey Falls, et le Centre de la biodiversité de Bécancour. Il s’agit d’un centre d’interprétation sur la cohabitation de la faune et de la flore près du Saint-Laurent.

La région est aussi connue pour le vélo, entre autres dans le Parc linéaire des Bois-Francs, entre Tingwick et Lyster. C’est le paradis des cyclistes. Dans les plaines du Saint-Laurent, il y a peu de dénivelés. Sinon, dans les contreforts des Appalaches, on sort les mollets pour un défi plus physique. 

Isabelle Pion
Paul Doucet : le vélo pour découvrir le Québec

Sortie prendre l'air

Paul Doucet : le vélo pour découvrir le Québec

CHRONIQUE / Ils sillonnent le Québec pour chanter, tourner ou partir à l’aventure. Cet été, découvrez les passions et les endroits coups de cœur des personnalités d’ici dans la chronique Sortie prendre l’air.

Le sentiment de liberté totale. C’est l’un des souvenirs que conserve l’acteur Paul Doucet de ses premiers instants à vélo, qui se sont finalement transformés en passion. Un coup de cœur qui l’a amené à parcourir les quatre coins de la province comme porte-parole de la Fondation Charles-Bruneau.

« Dans l’enfance, à partir du moment où on commence à faire du vélo, il y a un sentiment de liberté qui est rattaché à ça, parce que ça te permet de t’éloigner de la maison. J’en ai fait beaucoup adolescent avec quelques chums, dont un ami français qui m’a fait découvrir le Tour de France. Jusqu’à l’âge de 16 ou 17 ans, je ne savais pas que ça existait. C’est quelque chose qui faisait partie de ses origines et qu’il connaissait très bien. Je me suis mis à suivre ça sporadiquement, avec tout l’avènement de Lance Armstrong... évidemment avant sa déchéance. C’était quand même spectaculaire ce qu’il faisait. J’avais toujours caressé ce désir d’avoir un bon vélo de route et de commencer à en faire. Je m’en suis acheté un. Pas longtemps après, j’ai eu une proposition de la Fondation Charles-Bruneau d’aller animer l’arrivée des cyclistes du tour que la fondation organise chaque année. » Il est ainsi devenu, de fil en aiguille, l’un des porte-paroles.

L’acteur qu’on a pu voir dans les récents films québécois Antigone et Les Nôtres devait en être à sa 10e participation au tour CIBC Charles-Bruneau. La 25e édition de l’événement, prévue début juillet, a toutefois été annulée en raison de la pandémie. 

COVID-19: la nouvelle réalité des déplacements aériens

Affaires

COVID-19: la nouvelle réalité des déplacements aériens

OTTAWA —En regardant les paysages à partir de la fenêtre ovale d’un Airbus320, il est facile d’oublier à quel point la pandémie de la COVID-19 a changé nos routines.

Tout semble calme et normal quand on regarde les champs à partir de 10 000 mètres d’altitude. Mais quand les lunettes s’embuent parce qu’on porte un masque depuis qu’on a mis les pieds dans l’aéroport, le retour à la réalité se fait rapidement.

À l’aéroport d’Ottawa, des cercles ont été ajoutés à tous les deux mètres aux comptoirs d’enregistrement, aux postes de contrôle de sécurité et dans les corridors.

Puisque le trafic aérien est presque non existant, les annonces d’embarquement sont sporadiques. Ce sont plutôt les rappels de se laver les mains et de porter un masque qui reviennent fréquemment.

Dans les salles d’attente autour des portes d’embarquement, des cordons ont été ajoutés sur certains sièges pour éviter que les gens s’assoient trop près les uns des autres.

Prise de la température

Quand la file se forme pour l’embarquement, la prise de la température s’est ajoutée au processus habituel de vérification de la carte d’embarquement et de l’identité du voyageur. On doit baisser son masque brièvement pour permettre au personnel de confirmer son identité.

Les salutations du personnel de bord sont étouffées par leur masque et chaque passager reçoit une trousse avec un masque, des gants, une bouteille de désinfectant et des lingettes désinfectantes.

Il y a aussi une petite bouteille d’eau. La distanciation sociale signifie aussi qu’il n’y aura pas de service à bord.

À l’arrivée à l’aéroport Pearson de Toronto, il n’y a plus de masses de familles et d’amis attendant les voyageurs. À la sortie, la sensation de respirer un peu d’air frais est encore plus forte, alors qu’on peut enfin enlever son masque.

Ce n’est pas que la routine qui change en raison de la pandémie, mais aussi les rituels.

Si on aime regarder les écrans avec les heures de départ et arrivée des vols pour rêver un peu, les destinations sont beaucoup moins exotiques ces jours-ci. En ce jour de semaine, moins d’une dizaine de vols sont affichés, presque tous vers des villes canadiennes de la région.

Les boutiques ont aussi adapté leur offre. À travers les souvenirs habituels, on retrouve un chandail à 12,99 $ sur lequel est imprimé le message : «Je pratiquais la distanciation sociale avant que ce soit tendance».

Camping de luxe et gastronomie signés MC Lepage

Voyages

Camping de luxe et gastronomie signés MC Lepage

La chef Marie-Chantal Lepage l’avait bien dit qu’elle avait encore des projets plein la tête! Celle dont le mandat au Musée national des beaux-arts du Québec a pris fin officiellement le 31 mars lance aujourd’hui une offre des plus originales: louer un véhicule motorisé de luxe, avec à la carte des plats concoctés par la chef.

Mme Lepage en a fait l’annonce sur sa page Facebook lundi matin et, rapidement, les messages ont commencé à fuser. «On a profité du VR dans les dernières semaines, on l’a testé pour voir ce qu’il manquait pour que l’expérience soit la meilleure possible. On a ajouté par exemple une machine à espresso, une plaque à induction pour l’extérieur ou encore une toile de l’artiste Danyelle Bachand pour que ce soit à notre goût», indique la chef au Soleil, qui s’est lancé dans ce projet avec sa conjointe.

Le véhicule récréatif, un Tioga Ranger de 32 pieds, peut accueillir jusqu’à six adultes avec un ou deux jeunes enfants, indique Mme Lepage. «Il y a un divan en cuir, une chambre fermée, une grande salle de bain avec douche, un système de cinéma maison et même un four», décrit-elle, ajoutant que ce dernier élément était recherché lors de l’achat.

C’est que Marie-Chantal Lepage propose également des plats cuisinés sous-vide pour que le camping de luxe se transpose aussi dans l’assiette. «Les gens peuvent louer le VR sans repas, mais peuvent aussi choisir de prendre les soupers seulement, ou les déjeuners, ou les trois repas par jour.»

RoadLoft, quand la <em>van life</em> vient en kit [PHOTOS & VIDÉO]

Van life

RoadLoft, quand la van life vient en kit [PHOTOS & VIDÉO]

DOSSIER / La van life vous tente, mais les motorisés coûtent trop cher, les Westfalia sont toujours brisés et les roulottes sont un cauchemar à manœuvrer. La compagnie RoadLoft débarque avec sa solution : un kit amovible qui permet de convertir de façon temporaire votre minivan ordinaire en véritable autocaravane.

C’est lors d’un long voyage que Laurence Dufour et Samuel Gauthier ont attrapé la piqûre du nomadisme automobile. «En 2016, on cherchait une façon de découvrir le Canada et les États-Unis de manière économique et autonome. On était déjà de grands voyageurs, ayant parcouru beaucoup de pays en sac à dos, mais on s’est rendu compte qu’on ne connaissait pas notre propre pays», raconte Mme Dufour.

En explorant les options de transport, ils ont noté que certaines petites fourgonnettes familiales avaient une superficie intérieure comparable à celle d’un Westfalia, emblème de la van life. Le couple de Lac-Beauport a donc converti sa première van pour partir à l’aventure. Pendant huit mois, les complices ont visité le Canada jusqu’au Yukon, fait un détour en Alaska et ont descendu la côte ouest jusqu’en Californie.

Au retour, l’idée d’une entreprise qui miserait sur cette formule de voyage avait germé.

<em>Van life</em>, la vie sur la route [PHOTOS]

Van life

Van life, la vie sur la route [PHOTOS]

DOSSIER / De la van life, Julien Roussin Côté est sans doute la figure de proue — ou de calandre — au Québec. Ce Montréalais bientôt quadragénaire est à la tête du magazine-boutique en ligne Go-Van, qui l’a conduit jusqu’au petit écran dans la série La belle vie avec Go-Van, diffusée sur Unis TV. Pendant un arrêt aux puits dans sa métropole native, il a accepté de laisser Le Mag jeter un coup d’œil sous le capot de son style de vie unique.

Comment avez-vous découvert la van life?

«En 2013, j’ai acheté ma première van dans le but de partir. Je suis un surfeur. Comme c’est assez difficile à faire au Québec, je devais me rendre sur la côte est américaine, au New Hampshire et dans le Maine. Alors je voulais une voiture plus confortable. Ç’a changé ma vie quand je me suis retrouvé au volant de mon premier véhicule adapté, plus flexible, qui permettait d’arrêter partout, sur le bord de la route, pour manger un sandwich et faire une sieste avant de repartir. Ç’a m’a plus rapidement. Puis j’ai découvert la van life en rencontrant des gens et en fouillant sur les réseaux sociaux. C’est ce qui m’a inspiré à lancer Go-Van en 2015.»

Quel était ce premier véhicule?

«C’était un vieux Chevrolet Vandura 1989 que j’ai beaucoup aimé qui s'appelait Billy! Malheureusement, il ne satisfaisait plus mes besoins, notamment en production vidéo. Et je ne pouvais même pas me tenir debout dedans. Alors je l’ai vendu en 2016. Mais on reste toujours un peu nostalgique de son premier véhicule.»

Trois destinations pour s’initier à la <em>van life</em>

Van life

Trois destinations pour s’initier à la van life

DOSSIER / Le fondateur du magazine-boutique en ligne Go-Van, Julien Roussin Côté, a proposé au Mag trois suggestions de destinations à essayer pour découvrir les joies du nomadisme automobile. Ces endroits ont été choisis «à proximité», question de respecter les règles de la Santé publique qui ne permettent pas, au moment d'écrire ces lignes, les grandes et longues sorties au loin. Bonne visite!

› LA ROUTE DES NAVIGATEURS
Cet itinéraire de 470 km suit le tracé de la route 132 entre Baie-du-Febvre (Centre-du-Québec) et Sainte-Luce (Bas-Saint-Laurent), en passant par la région touristique de Chaudière-Appalaches. «On se rend jusqu’aux portes de la Gaspésie, dit M. Roussin Côté. Il y a plusieurs beaux campings. Près du fleuve, on se trouve du bon côté des couchers de soleil. C’est un beau premier road trip sans trop s’éloigner des grands centres.»
Info : routedesnavigateurs.ca

Antarctique: côtoyer les icebergs

Voyages

Antarctique: côtoyer les icebergs

AILLEURS / J’adore voyager. Et plus que jamais, cette période de confinement qui nous est imposée laisse davantage de place à nos rêves pour de prochaines destinations encore inconnues. Parce qu’on le sait, une des grandes joies de se transporter ailleurs est l’anticipation de la découverte et du plaisir. Au cours du mois de janvier dernier, mon rêve est devenu réalité, visiter le continent blanc… 

C’est une fois rendu là, au bout du monde, qu’on peut témoigner de la richesse et de la variété de la faune qu’on trouve en Antarctique. Et c’est aussi là qu’on a la drôle d’impression de jouer aux explorateurs en y mettant les pieds comme pour la première fois et de découvrir un lieu intact, encore inhabité, où la nature règne en maître absolu. 

J’y ai observé des baleines, des phoques et des oiseaux d’espèces les plus rares. J’ai été infiniment impressionné par ce périple, car il n’y a rien de plus exaltant que de marcher tout près de milliers de manchots, véritables symboles de l’Antarctique, et de se faufiler jour après jour à travers les îles, les icebergs et les glaciers.

Il y a de ces voyages qui marquent une vie, qui peuvent nous montrer la beauté de la terre, mais aussi sa force comme sa fragilité. L’Antarctique fait certainement partie de ceux-là.

Un nouvel outil pour trouver des auberges

Voyages

Un nouvel outil pour trouver des auberges

À boire, aubergiste! C’est à peu près le nom original et approprié d’une nouvelle coopérative de solidarité qui, à terme, pourrait regrouper les 300 auberges de la Belle Province. Son nom : le Réseau québécois Aubergiste! (le «!» fait partie du nom).

Les touristes profitent désormais de l’outil de recherche et de réservation directe du réseau.

«L’auberge est un attrait touristique, une destination en soi, une vitrine du savoir-faire local et une fenêtre sur sa population. Et les aubergistes, toujours présents parce qu’ils habitent sur place, en sont l’âme. Alors on avait toutes les raisons de se regrouper», dit Nancy Lemieux, propriétaire de l’Auberge des Glacis, à L’Islet.

Le site Web est tout frais; des adresses y seront ajoutées sous peu.

Info : reseauaubergiste.com ou par téléphone sans frais au 1 877 245-2247.

Un nouveau village de <em>glamping</em> nomade et éphémère en tournée au Québec

Voyages

Un nouveau village de glamping nomade et éphémère en tournée au Québec

Imaginez une dizaine de grandes tentes «en forme de gousse d’ail» pousser comme des champignons dans un parc près de chez vous, pour disparaître quelques jours plus tard et poursuivre leur tournée de la province. C’est le projet de la jeune entreprise Hôtel UNIQ qui lance «un village de glamping (glamour camping ou camping de luxe) en nature nomade et éphémère». Et on promet qu’il passera par Québec cet été.

À mi-chemin entre l’hébergement d’hôtellerie et le camping, ce projet est l’idée des amies d’université Solène April et Myriam Corbeil. «On a travaillé dans le domaine à l’étranger [Chili, Espagne, Australie et Mexique], puis quand on est revenues, on a trouvé une solution pour répondre au manque d’hébergement saisonnier par moments et par endroits au Québec, sans avoir à recourir au béton. Ça n’existe pas chez nous», explique Mme April.

Cet été, dès la mi-juillet jusqu’à octobre, 10 tentes Lotus et une grande unité commune parcourront le Québec et seront installées dans quatre ou cinq villes, pour une durée de deux à trois semaines. On espère annoncer bientôt le site de Québec.

Chaque unité sera équipée d’un lit double (avec la possibilité d'ajouter un lit simple) et sera désinfectée régulièrement afin d’être sécuritaire. Des activités de yoga et de cuisine, entre autres, seront organisées pendant les séjours.

À terme, ce sont 30 unités qu’on aimerait voir partir en tournée, mais la crise de la COVID-19 a compliqué les choses cette année.

Prix : entre 100 $ et 150 $ la nuit pour occupation double. Les réservations devraient commencer d’ici un mois.

À surveiller…

Info : hotel-uniq.com

Jonathan Custeau
Lanaudière, la carte cachée du déconfinement

Le Bourlingueur

Lanaudière, la carte cachée du déconfinement

CHRONIQUE / La région de Lanaudière compte sur une offre touristique éclatée, décentralisée, si bien qu’on arrive difficilement à la décrire en deux mots. On pense souvent à sa voisine des Laurentides quand vient le temps de parler du parc du Mont-Tremblant, en oubliant que les deux tiers du parc sont pourtant bel et bien dans Lanaudière.

Lanaudière c’est Joliette, Terrebonne, Repentigny. C’est aussi Rawdon et la municipalité voisine de Chertsey, où la Sucrerie du domaine m’a laissé un souvenir gourmand d’une montagne de victuailles toutes plus savoureuses les unes que les autres. C’est une région pour fuir les rassemblements, s’isoler en nature, s’offrir de la contemplation, ne serait-ce que sur son réseau routier qui ne compte pas d’autoroutes majeures, hormis la 40.

Jonathan Custeau
Charlevoix, roi des plus beaux villages

Le Bourlingueur

Charlevoix, roi des plus beaux villages

CHRONIQUE / Mon ami torontois n’en pouvait plus de la grande ville. « Emmène-moi quelque part où c’est calme! » qu’il a insisté. J’ai tout de suite pensé à Charlevoix, que je ne connaissais pourtant pas plus qu’il faut. Parce que le fleuve. Parce que l’immensité de la nature. Parce que tous ceux que je connais, quand ils veulent se ressourcer, ils vont dans Charlevoix.

Nous avons abouti à Boston, parce que le gars qui navigue entre les klaxons et le béton à longueur de vie, il avait peur au choc culturel s’il devait côtoyer l’immensité et le silence. Mais moi, je l’avoue, j’étais déçu de ne pas poser mes yeux d’adulte partout dans Charlevoix.

Isabelle Pion
Un nouveau souffle pour le tourisme d’aventure ?

Sortie prendre l'air

Un nouveau souffle pour le tourisme d’aventure ?

CHRONIQUE / L’arrière-pays, parfois difficile d’accès, pourrait-il devenir un terrain de jeu plus convoité? Le tourisme d’aventure pourrait-il connaître un nouveau souffle postpandémie? Fortement ébranlée par la crise sanitaire mondiale, l’agence Karavaniers déploie de nouveaux forfaits qui permettront de découvrir des endroits beaucoup moins explorés. L’exotisme tant recherché pourrait bien se trouver plus près de chez nous... du moins à court et moyen terme, nous dit la professeure Pascale Marcotte de l’Université Laval.

Au bout du fil, Richard Remy, président et fondateur de Karavaniers, raconte que l’idée avait fait son chemin avant la crise.

Jonathan Custeau
Faire plus que passer en Montérégie

Le Bourlingueur

Faire plus que passer en Montérégie

CHRONIQUE / Je plaide coupable! La Montérégie, je la reconnais plus pour ses panneaux en bordure d’autoroute que pour les attraits que j’y ai visités. C’est Saint-Jean-sur-Richelieu, qui m’indique que j’approche de Montréal. C’est le complexe DIX30, aussi, où je bifurque pour me rendre à l’aéroport quand le pont Champlain et l’autoroute 15 s’annoncent congestionnés.

Mais la Montérégie, qu’on gagnerait probablement à découvrir, c’est beaucoup plus que des voies de transit vers Montréal. C’est une région d’histoire, de nature à proximité d’une métropole, et un lieu de rassemblement dans les multiples festivals forcés à la sabbatique par la COVID-19. Il suffit de penser à l’International des montgolfières, qui propose neuf soirs de spectacles et des envolées de ballons, à l’exposition agricole de Saint-Hyacinthe, la plus vieille du genre au Québec, ou aux Régates de Valleyfield.

Un tour du monde… dans son salon

Voyages

Un tour du monde… dans son salon

Comme on ne peut voyager à l’étranger, le Groupe Voyages Québec a décidé d’amener l’étranger jusqu’à nous.

L’agence (dont le siège social est situé à Québec) a créé le microsite Web #Rêver le monde qui rassemble une foule de renseignements sur divers pays, des faits historiques, des photos, des cartes, etc. Pour l’instant, l’Argentine, la Guadeloupe et le Portugal sont au programme. Le Mexique, la Turquie, la Croatie et la Russie s’y ajouteront au cours des semaines prochaines.

Utile si on prépare un voyage pour l’après-COVID-19 ou si on enseigne la géographie aux enfants pendant le confinement.

Info : reverlemonde.ca

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Votre commerce ferme ou votre activité est annulée ou reportée en raison de la COVID-19? Vous ouvrez un commerce, lancez un produit ou organisez un nouvel événement? Vous avez des idées ou des suggestions pour Le Mag? On veut le savoir! Écrivez-nous maintenant à lemag@lesoleil.com.

Spécial souvenirs: vos photos de voyage 

Voyages

Spécial souvenirs: vos photos de voyage 

En cette période où les voyages sont suspendus pour un temps indéterminé, Le Mag vous propose de plonger dans les souvenirs de nos lecteurs à l’étranger. Histoire de rêver un peu… en attendant de repartir à l’aventure!

ALSACE
Pierre Mailhot et Joan Coté
Voici deux photos prises lors d’un voyage en péniche sur le Canal de la Marne en Alsace en septembre 2013, avec nos fidèles amis. La première photo a été prise au petit matin, alors que la brume n’était pas entièrement levée.

Jasmine Rondeau
Randonnée au Pérou : trouver son air dans le canyon de Colca

Plein air

Randonnée au Pérou : trouver son air dans le canyon de Colca

CHRONIQUE / Je me souviendrai longtemps de l’odeur du grand air du Pérou. Ou plutôt du grand, mais très pauvre air du Pérou. Déjà, en descendant de l’avion à Arequipa au petit matin, on s’étonne de l’aridité et de la fraîcheur de cette brise qui entre dans nos poumons à 2335 m d’altitude. Mais, si l’on constate rapidement que l’atmosphère de la blanca ciudad (ville blanche) invite à l’aventure, il faut attendre de voir ce qui se cache de l’autre côté des montagnes et volcans qui la bordent pour réellement se laisser couper le souffle.

Et pour moi, il l’a été dans tous les sens du terme. 

Après deux jours passés à s’acclimater, à siester et à s’essouffler pour les moindres escaliers, nous quittons Arequipa en pleine nuit à bord d’un petit autobus en direction du canyon de Colca, où un trek de deux jours nous attend. Dans nos sacs : quelques vêtements adaptés à l’instable mercure de la région, de l’eau à profusion et une impressionnante sélection de médicaments contre l’altitude ou toute forme possible de problème gastrique. Comme beaucoup de ses compétitrices, l’agence que nous a recommandée notre auberge de jeunesse s’occupe de tous les repas : l’art de s’enlever un grand poids.  

Accompagnés de notre guide et d’un petit groupe de touristes à bord, nous sillonnons la route — cœurs sensibles, s’abstenir — qui nous sépare de Cruz del Condor, le plus célèbre point d’observation de cette gigantesque crevasse. Alors que le soleil ravive tranquillement le désert après une difficile nuit glaciale, cet arrêt marque un incontournable, ne serait-ce que le temps d’observer quelques vautours plonger dans le vide et de s’émerveiller devant ce trou de 3400 m de profon-deur. 

Commence alors le véritable périple : atteindre son fond, et le remonter. Prenant départ non loin de la ville de Cabanaconde, le sentier ne se compare à rien de ce que j’ai pu expérimenter auparavant. Le chemin rocailleux nécessite un grand contrôle de chacun de ses pas, et s’étend en zigzags jusqu’à ce qu’on peut deviner être un mince pont traversant un ruisseau, tout en bas. Un vrai cocktail de vertige, de fébrilité et d’envoûtement, on the rocks. Et que dire des imposants cactus et des intrigantes plantes grasses qui bordent cet irréaliste sentier; de quoi susciter admiration et envie chez n’importe quel horticulteur amateur. 

Sous un soleil maintenant devenu plus que généreux, nous descendons les 1000 m de dénivelé de cette spectaculaire paroi du canyon près de quatre heures durant. Un valeureux chien de berger errant, qui semble être un habitué des lieux, s’est épris de notre groupe au sommet et veillera sur nous jusqu’à la fin du périple. 

Une fois tous les randonneurs rassemblés de l’autre côté du pont, nous longeons la rivière jusqu’à un tout petit village (San Juan de Chucchu) fait de bois et de briques de terre cuite, où un dîner typiquement péruvien nous attend. Le paysage est déjà somptueusement différent. En remarquant les figues, les grappes de poivre rose, les avocats et les pommes grenade qui ornent la végétation de ce microclimat, on saisit ce qui motive les communautés de la vallée à vivre si recluses et à parcourir chaque jour l’équivalent d’une expédition de touristes intermédiaire pour gagner leur pain. 

S’acclimater

Il m’a fallu descendre un canyon entier avant de comprendre que mon corps ne s’est pas encore acclimaté, même après trois jours en altitude. Misère. Si près d’une rivière et enveloppés d’une telle chaleur, on n’aurait pu s’imaginer se trouver toujours à 2300 m du niveau de la mer. Or, chacun des pas d’ascension que j’entreprends sur ce sol à peine vallonneux me donne l’impression d’être en plein marathon. 

On pourra dire que j’ai fait durer le plaisir. Je profite des courtes séances de découvertes horticoles pour reprendre mon souffle, et je répète le même manège pendant les trois heures restantes : m’arrêter, respirer 50 fois en une minute, envier la capacité cardiaque du chien, retrouver espoir et enthousiasme, repartir.  

Mais tout le mal est déjà presque oublié lorsque le village de Sangalle, communément appelé « l’Oasis » pour d’irréfutables raisons, commence finalement à poindre à l’horizon. Après avoir traversé un pont suspendu qui surplombe la rivière Colca, nous atteignons ce joli et luxuriant havre parsemé de petits hôtels. Tout y est pour s’arrêter le temps d’une nuit : même quelques piscines creusées. Ai-je réellement dit « trek »? 

L’agence M Voyages Rimouski prend son envol

Voyages

L’agence M Voyages Rimouski prend son envol

RIMOUSKI — Une nouvelle agence de voyages vient de voir le jour au centre-ville de Rimouski, M Voyages Rimouski. L’agence, qui n’est pas liée à un voyagiste, est la seule dans l’Est-du-Québec à être affiliée au réseau Voyages en direct.

Pour le copropriétaire Gaétan Vaillancourt, l’agence se démarque par son offre de services qui fait partie des tendances actuelles, soit le «fit voyage». «Ce sont des voyages sur mesure, à la carte ou sur demande», précise l’entrepreneur qui estime que les gens voyagent de plus en plus, surtout les 25 à 40 ans. «On vise certains groupes de personnes qui veulent partir ensemble à l’aventure, pour la découverte.»

Voyageurs du Monde fait escale à Québec

Voyages

Voyageurs du Monde fait escale à Québec

L’agence Voyageurs du Monde s’est établie de belle manière dans ses nouveaux locaux de la rue Champlain, à Québec. Sa récente inauguration a rassemblé une soixantaine de clients et d’employés, de même que des invités de marque : Stéphane Modat, chef des restaurants du Château Frontenac et décoré chef de l’année, ainsi que Geneviève O’Gleman, nutritionniste et auteure bien connue pour sa participation à «Cuisine futée, parents pressés».

«Nous sommes un secret bien caché qu’il faudra découvrir», lance Franck Laboue, directeur de l’agence. «Nous nous spécialisons dans les voyages personnalisés, sur mesure, à la carte et haut de gamme.»

Parmi les services de Voyageurs du Monde (autrefois Uniktour), on compte l’assistant personnel (parfois appelé conciergerie, pour réserver restos ou excursions de dernière minute à l’étranger), l’ami local (des guides expatriés francophones qui font découvrir leur coin de pays), un routeur Wi-fi portatif, des carnets de voyage, des listes de bonnes adresses, etc. L’agence possède aussi des propriétés exclusives, dont le bateau à vapeur SS Sudan, qui navigue sur le Nil.

La bannière partage ses locaux avec Terres d’Aventure, un partenaire spécialisé dans le voyage «actif», à pied ou à vélo.

Adresse : 540, rue Champlain, à Québec (au pied de l’escalier du Cap-Blanc).

Infos et prix : www.voyageursdumonde.ca

Circuit au «pays de Maggie» de Daniel Lessard

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Circuit au «pays de Maggie» de Daniel Lessard

On connaît Daniel Lessard comme journaliste politique (à la retraite, mais toujours actif). Ceux qui l’affectionnent plutôt comme romancier ont maintenant l’occasion de plonger davantage dans son univers. En effet, le village beauceron de Saint-Benjamin, où il a vu le jour, a inauguré «Au pays de Maggie», un circuit touristique qui regroupe certains des lieux qui ont inspiré ses romans.

Il y a la maison des Miller, la roue sur la rivière, le manoir Taylor et l’église Saint-Paul-de-Cumberland, entre autres. «Sur cette route, on se croirait en 1900. Les paysages sont magnifiques», dit Lisa Lee Farman, directrice générale du village de 1015 âmes situé à une heure des ponts.

Le circuit en voiture se fait à l’année. Accès gratuit, sauf au manoir et à l’église.

Pour obtenir le guide, faites un arrêt à l’épicerie de l’avenue principale ou visitez st-benjamin.qc.ca.

Plus d'infos ici.

«Strawberry Fields», le jardin secret de John Lennon, ouvert aux admirateurs [PHOTOS]

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«Strawberry Fields», le jardin secret de John Lennon, ouvert aux admirateurs [PHOTOS]

LIVERPOOL — Les admirateurs des Beatles peuvent désormais parcourir le terrain de jeu de John Lennon enfant avec l’ouverture au public des «Strawberry Fields» à Liverpool (nord de l’Angleterre) qui ont inspiré leur chanson psychédélique culte.

Il s’agit en fait d’un jardin qui entourait un orphelinat tenu par l’Armée du salut dans le quartier de Woolton. «Il est devenu célèbre à cause du lien avec John Lennon. Il passait par-dessus la barrière depuis l’arrière du jardin de sa tante et il venait jouer avec les enfants», explique à l’AFP Allister Versfeld, une responsable de l’Armée du salut.

«C’était une sorte de sanctuaire pour lui, il y trouvait la paix et le calme», ajoute-t-il.

Des sentiments retrouvés dans la chanson aux accents planants et aux paroles mystérieuses: «Laisse-moi t’emmener / car je vais à Strawberry Fields / rien n’est réel / et il n’y a pas de soucis à se faire / Strawberry Fields pour toujours...».

Pour Allister Versfeld, la chanson décrit «un espace qu’il avait trouvé et un endroit qui lui était cher».

«Tous les enfants ont un jardin secret, ce peut-être une cachette sous les escaliers, ou les branches d’un grand chêne», souligne la soeur de Lennon, Julia Baird, 72 ans, interrogée par l’agence britannique Press Association. «Il semble d’après la chanson que pour John, c’était cet endroit-là».

Une semaine de canot-camping sur l’Ashuapmushuan [VIDÉO]

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Une semaine de canot-camping sur l’Ashuapmushuan [VIDÉO]

J’avais 17 ans. Je partais pour 23 jours sur la rivière Ashuapmushuan. Nous étions dix du même âge, accompagnées de deux monitrices exceptionnelles. Fières, nous avons réussi ce défi de taille où seule la nature nous guidait. Sept ans plus tard, me revoilà. Avec une gang d’amis, je suis retournée sur cette rivière qui m’a tant forgée. Pour une deuxième fois, j’ai campé dans ce paysage idyllique au nord-ouest du Lac-Saint-Jean.

Des rivières, j’en ai aimé, j’en ai dévoré. Pendant deux ans, j’ai eu la chance de guider des expéditions de 14 jours sur les rivières Mattawin, Batiscan, Ouasiemsca-Mistassini et Métabetchouane. Tout ça, avec le camp Minogami. Mais une chose me manquait — un regret peut-être? —, je ne suis jamais retournée sur l’Ashuapmushuan, cette rivière qui m’a tant marquée et qui m’a fait découvrir l’amour que j’ai aujourd’hui pour le silence, la symphonie des rapides, l’odeur du feu, les épinettes et la rosée du matin. Cette année, j’ai un peu recollé les morceaux de cet appel de l’aventure. J’attendais ça depuis longtemps.

Planifier une expé, c’est pas si simple!

Janvier : on est quelques adeptes de canot du Club plein air L’AVAL à se rencontrer. «Cet été, on part en expé !» On a commencé à planifier le tout : nourriture déshydratée, équipement, canots, qui apportent quoi? Après quatre rencontres — intenses, longues et plaisantes — un plan d’urgence de 15 pages est créé, incluant matériel, coordonnées et cartes de la rivière. Notre plan de match : Pierre, Justine, Francis, Antoine et moi partons une semaine sur la rivière, et Éric et Tom nous rejoignent pour les trois dernières journées.

Bains de boue dans les lagunes roses de la mer Noire

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Bains de boue dans les lagunes roses de la mer Noire

BURGAS — À l’ombre des parasols et des tonnelles pour se protéger du soleil, certains préfèrent s’enduire de boue dans les lacs salés de Bourgas, sur le littoral bulgare, un «spa» naturel dont le succès ne se dément pas.

Prisés depuis des décennies par les locaux et les touristes réguliers, les bains de boue et de sel de Bourgas s’ouvrent à un nouveau public alors que les stations balnéaires de la mer Noire en Bulgarie, réputées parmi les moins chères d’Europe, attirent un nombre croissant de vacanciers.

Le paysage est saisissant : à quelques encablures de la côte et de ses plages, une succession de lagunes aux teintes rosées, bordées d’ajoncs, déploient leurs eaux épaisses, chargées de minéraux et de résidus organiques.

Dans une partie des bassins, le sel est récolté et traité dans l’usine attenante; dans l’autre partie, des milliers de visiteurs passent la journée à se couvrir à volonté de boue aux vertus réputées curatives.

L’eau de la zone de «spa» est le concentré qui se forme naturellement pendant le processus d’extraction du sel quand l’eau du bassin commence à s’évaporer. Elle contient un cocktail de substances minérales — chlorite de sodium, magnésium, potassium, soufre — recommandées pour traiter une multitude de maux, articulaires et musculaires.

Éclats de rire garantis chez les visiteurs qui se photographient couverts de la tête aux pieds d’une épaisse pâte noire ramassée dans les bassins dont la densité, due à la teneur en sel, est si forte qu’on y flotte sans effort.

Pour Gerhard Müller, un touriste allemand de 70 ans qui revient régulièrement s’immerger dans les lagunes de Bourgas, il ne s’agit pas d’une simple attraction. Il assure que ces bains ont apaisé une douleur persistante à l’épaule. «J’aime venir autant que je peux, c’est très bon», assure-t-il un chapeau de paille sur la tête, le corps enduit jusqu’au cou.

Natalia Yaneva, une jeune habitante de Bourgas, apprécie la sensation de sa peau «veloutée» après l’immersion dans le sel et la boue.

Ce spa de plein air improvisé, qu’utilisaient surtout les habitants de Bourgas, a récemment été équipé d’allées et de plateformes en bois. Les propriétaires de la saline se félicitent d’accueillir quotidiennement 4000 visiteurs pour le prix d’un euro (1,50 $CAN) la journée.

Vos photos de voyages

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Vos photos de voyages

Semaine après semaine, vos photos de voyage s’accumulent dans le courriel du Mag, toutes plus belles les unes que les autres. Le choix est déchirant et nous devons en laisser plusieurs de côté. En plein cœur de l’été, nous vous avons préparé une plus grande sélection, sous forme d’album. Inspirez-vous pour votre prochaine destination et continuez de nous partager vos souvenirs de vacances.

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