Voyages

Vallée des glaces: pour le sportif et la famille

À vélo, en ski, en raquettes ou à la marche, une visite dans la Vallée des glaces du parc des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie devient un prétexte à la contemplation des lieux plus qu’à la volonté de garder la forme.

J’ai une histoire personnelle avec les Hautes-Gorges pour y avoir été guide, puis pilote du bateau-mouche de 1988 à 1990, au moment où naissait le parc régional après l’arrêt de la drave sur la Rivière-Malbaie. Devenues un parc national en 2000, elles sont ouvertes une première saison aux activités hivernales. Même si je suis «fils du pays», comme dit un ami, je n’y avais jamais mis les pieds l’hiver. Au risque de paraître biaisé, j’affirme avoir comblé mes pupilles.

Sous la neige et la glace, les hautes parois rocheuses offrent une tout autre perspective qu’en été. Dans le regard du visiteur niché au creux de la vallée principale, elles prennent un air tantôt protecteur sous un ciel bleu, tantôt inquiétant par temps gris ou neigeux. Mais toujours, elles dégagent une impression de force tranquille, enveloppées d’un silence absolu, à l’exception du vent et du crissement de la neige.

L’hiver, le secteur des «eaux mor­tes», cœur de ce vaste territoire de 225 kilomètres carrés, retient l’intérêt. Un barrage est toujours érigé où la vallée glaciaire devient plus encaissée. Il permet de hausser le niveau de la rivière sur un peu plus de six kilomètres, jusqu’à l’Équerre. À cet endroit, La Malbaie tourne vers l’ouest, formant un angle de 90 degrés avant de reprendre son cours tumultueux.

À l’époque de la drave, cette portion de rivière servait de réservoir pour le bois coupé en amont. Aujourd’hui, elle permet l’été d’y naviguer tranquillement en canot comme en bateau-mouche. Tandis que l’hiver…

Actualités

Le «guide du voyageur» de Mylène et Alexandre

Chroniqueuse au Soleil, Mylène Moisan voyage depuis ses 18 ans, une passion qu’elle a transmise à son conjoint Alexandre Leblanc et à leurs enfants Léonard, 10 ans, et Rémi, 8 ans. Avec leur livre Voyager hors des tout inclus, c’est maintenant au reste du Québec que le couple souhaite donner le goût d’explorer de nouveaux territoires en couple ou en famille.

Pour Mylène, il s’agit d’un quatrième livre paru aux Éditions La Presse, après Maman est une étoile, qui racontait l’histoire de Jolyane Fortier, jeune maman décédée d’un cancer à 31 ans, Dans une classe à part qui traitait d’enseignants inspirants et Les gens heureux ont une histoire, un recueil de chroniques. Ce livre-ci vient cependant d’une idée d’Alexandre, qui en est d’ailleurs le cosignataire. «Je n’étais pas sûre au départ de vouloir faire un guide de voyage, car, pour moi, c’est tellement naturel de voyager comme ça», explique-t-elle. «Je ne voulais pas non plus tomber dans le «regardez-nous».»

C’est à force de voir des gens de son entourage s’intéresser au projet et lui demander des idées pour voyager qu’elle s’est laissée tenter. «L’idée de base, c’est de donner aux gens le goût de voyager, de leur montrer que ce n’est ni très compliqué ni très dangereux.»

Onze voyages

À travers onze des voyages que Mylène et Alexandre ont faits en couple ou avec leurs enfants, le lecteur lira comment découvrir différemment Cuba, le Mexique et la République dominicaine, des destinations que plusieurs Québécois connaissent dans la formule «tout inclus», mais aussi d’autres destinations comme la Corse, la Bretagne, le Honduras, le Bélize et le Costa Rica. Comment trouver un hôtel, du transport, des excursions en se basant sur ce que les gens recherchent et le temps dont ils disposent. Le «niveau de difficulté» et le budget de chaque voyage y sont également indiqués.

«Quelqu’un qui n’est pas habitué à voyager peut prendre ça comme un livre de recettes. Je donne aussi des trucs pour ne pas tomber dans les «attrape-touristes», pour avoir accès aux choses plus authentiques et moins connues», explique celle qui déplorait que la plupart des livres consacrés aux voyages ne se concentrent que sur une seule destination ou alors traitent de périples peu accessibles au commun des mortels du genre «Faire le tour du monde pendant quatre ans avec cinq enfants». 

«On n’est pas tous des ‘‘athlètes’’ du voyage et j’ai volontairement choisi des destinations qui sont à la portée de tous. Je veux montrer qu’il y a moyen de sortir de la formule des tout inclus avec les cours de salsa à 4h, le type un peu éméché dans la piscine et le fait que tu es un peu mal pris s’il se met à pleuvoir. Quand tu fais ton voyage toi-même, au contraire, tu as plein d’options», raconte la journaliste globe-trotter.

Personnel et familial

L’aspect familial de l’aventure est aussi très important pour les Leblanc-Moisan. «Nous avons commencé les voyages en famille quand Léonard n’avait que 15 mois. Ce n’est pas vrai que c’est compliqué de voyager avec des enfants. Par exemple, en Amérique latine, les enfants sont partout, tu n’as pas l’impression de déranger. Arriver quelque part et t’imprégner d’une culture, t’ouvrir à l’autre, c’est une très belle expérience à faire vivre aux enfants, qui se font vite des amis dans d’autres pays.» 

Très personnel et agrémenté de photos de la petite famille en vacances, le nouveau bouquin de Mylène Moisan, qui s’est bien sûr chargé de l’écriture, et d’Alexandre Leblanc, qui s’est occupé de la sélection des photos et de la vérification des faits, est aussi un récit de ces escapades en couple ou en famille. La chroniqueuse y raconte entre autres la surprise de ses enfants de voir de jeunes Cubains jouer au baseball avec des planches de «2 X 4» ou alors quand son Alexandre a contribué à sauver quelqu’un de la noyade.

«Jamais je n’avais autant écrit sur moi, sur ma famille et sur mes enfants, que je n’avais même jamais nommés dans mes chroniques», indique-t-elle à propos du livre sur lequel elle a travaillé durant un an. D’ailleurs, Voyager hors des tout inclus est véritablement une affaire de famille puisque chacun y a mis du sien, Léonard et Rémi y allant aussi de leurs conseils en introduction.

Voyages

Dans la quiétude de Montpellier

Montpellier est la ville française qui a connu la plus forte croissance économique et démographique dans les dernières décennies. En 40 ans, sa population a doublé avec l’invasion de jeunes venus des quatre coins de l’Hexagone. Un habitant de Montpellier sur cinq est un étudiant. La qualité de vie exceptionnelle de la ville n’est certainement pas étrangère à cet afflux.

Pour y avoir séjourné à cinq ou six reprises depuis une douzaine d’années, je confirme qu’il existe dans la capitale du Languedoc-Roussillon un art de vivre et une quiétude qu’on ne retrouve pas ailleurs pour une ville de cette dimension (268 000 habitants). Montpellier offre de quoi occuper la tête et surtout les jambes. Son centre-ville piétonnier, à la fois historique et résolument moderne, est le plus vaste de France.

Avec sa grandiose architecture haussmannienne, sa statue-fontaine baptisée les 3 Grâces et son magnifique opéra (réaménagé par Garnier), la Place de la comédie est le point de ralliement de la jeunesse montpelliéraine et des touristes. Surnommé l’Œuf en raison de l’ovale originel au sol, autour duquel les voitures tournaient lorsque la circulation était autrefois permise. Aujourd’hui, le tramway y déverse chaque jour un flot de visiteurs. On souhaite un jour pour Québec un réseau de transport collectif aussi efficace...

Une marche en direction du fleuve côtier qui traverse la ville, le Lez, mènera à la découverte du visage avant-gardiste de Montpellier, celui du quartier Antigone, signé par l’architecte Ricardo Bofill. S’y greffe Le Polygone, un endroit très couru pour les amateurs de magasinage.

Mais se perdre des heures dans la vieille ville, à travers les ruelles médiévales et les charmantes placettes, demeure l’activité incontournable. D’une fois à l’autre, on ne s’en lasse jamais, surtout la nuit tombée, la mairie ayant déployé depuis 2006 un vaste programme de mise en lumière de son centre-ville. 

Au cœur du quartier historique, la très animée place Jean-Jaurès est l’un des points de chute des étudiants. Autour de la statue du célèbre leader socialiste abondent terrasses, bars et restaurants où il fait bon s’attarder.

Clin d’œil de Montcalm

Au fil de la promenade, les rues aux noms évocateurs sortis d’une autre époque défilent : rue des ­Trésoriers-de-la-Bourse, rue de l’Argenterie, rue de la Vieille Intendance, rue Jean-Jacques Rousseau, une des plus anciennes de la ville. Ici et là, à travers galeries et boutiques, l’un des 80 hôtels particuliers du vieux Montpellier, érigé aux XVIIe et XVIIIe siècles, attire le regard.

C’est le cas de l’édifice du 5, rue de l’Ancien-Courrier. Au mur, une plaque rappelle à notre mémoire un personnage bien connu de notre histoire, le marquis de Montcalm. L’hôtel a appartenu à la famille du célèbre général, de 1632 à 1841. «C’est d’ici que partit le 6 février 1756 le marquis de Montcalm pour défendre avec gloire le Canada et trouver une mort héroïque sous les murs (sic) de Québec, le 14 septembre 1759.»

Voyages

Trekking à El Chaltén, en Patagonie

Lorsque nous sommes descendus de l’autobus qui nous a menés de El Calafate à El Chaltén, en Patagonie, nous avons eu l’impression de mettre les pieds dans un village du Far West. Des édifices d’un étage, des petits commerces, des bars, et surtout cette bizarre impression d’être arrivés au bout du monde.

L’autre surprise a été celle de se retrouver dans un monde de randonneurs : sacs à dos, bâtons et chaussures de marche, barbus à l’allure hippie, les touristes qui ont atteint cette destination sont là pour le même objectif, atteindre le légendaire Fitz Roy pour l’admirer ou en faire l’escalade. Nous n’avons eu qu’un regret à cette occasion, c’est de ne pas avoir prévu un séjour plus long. Les sentiers de randonnée sont intéressants, la vue est magnifique un peu partout, et El Chaltén est une expérience inoubliable dans un environnement spectaculaire.

Voyages

Oublier l’hiver en Argentine

On m’avait dit que l’Argentine était le plus européen des pays de l’Amérique du Sud. Je m’attendais donc à quelques rues ou quartiers sous influence européenne, mais pas à cette réalité : la capitale Buenos Aires a toutes les allures d’une grande ville européenne avec sa population d’origine espagnole et italienne, avec ses grandes artères et une architecture qui vous transportent immédiatement outre Atlantique. Buenos Aires est une belle ville.

Mais à moins de manquer de temps, on ne va pas en Argentine uniquement pour sa capitale. Il faut visiter ce pays du nord au sud, sur quelque 3700 kilomètres, pour constater la beauté de ses paysages, la variété de ses climats, et l’accueil chaleureux de sa population.

Nous avons commencé par le nord. Tout le monde nous avait dit que les chutes d’Iguazu étaient incontournables. C’est vrai, c’est spectaculaire, mais ça demeure des chutes, même si elles comptent parmi les plus belles au monde. On y passe une journée et c’est suffisant. Si on vous dit qu’il faut aller les voir du côté brésilien, n’en faites pas une obligation. J’ai trouvé que c’est du côté argentin qu’on a la vue la plus complète sur ces jeux d’eau gigantesque.

Voyages

Découvrir la méconnue Slovénie

À la dernière étape d’un séjour en Croatie, au lieu de filer directement de Rovinj à Zagreb, pourquoi pas un petit crochet vers le nord, dans la méconnue Slovénie? De toute évidence, nous ne sommes pas les seuls à avoir eu l’idée d’une escapade dans l’ancienne république yougoslave. À la frontière, en ce début d’août, la file de voitures s’étire à n’en plus finir. Quelque 2h30 pour franchir cinq malheureux kilomètres…

Au final, l’attente en aura valu le coup. Le trajet jusqu’à la capitale, Ljubljana, offre des paysages d’une grande beauté. Vallées verdoyantes, vastes champs, mignons petits villages qui se fondent dans les pics alpins, tout cela dans un pays à peine plus grand que la Gaspésie et considéré, à juste titre, comme le paradis des randonneurs et des adeptes de plein air.

Voyages

Fascinante odyssée aux îles Galapagos

Si les îles Galapagos n’évoquent dans votre esprit que les images de tortues géantes et d’iguanes spectaculaires, cette destination vous surprendra. Parce que ces îles, situées à quelque 1000 kilomètres des côtes de l’Équateur dans l’océan Pacifique, sont un merveilleux voyage dans le passé, le présent et l’avenir de la planète.

Depuis des millions d’années, elles naissent dans l’ouest à la faveur d’éruptions volcaniques, et elles se déplacent lentement vers le sud-est au fil des millénaires, pour venir s’enfoncer dans l’océan et y disparaitre. Une fascinante odyssée dans les mystères de la planète.

J’ai eu la chance de visiter les Galapagos, du 6 au 13 octobre. Un beau voyage touristique pour célébrer mon départ à la retraite… Nous étions 36 Québécois à bord du Celebrity Xperience, un petit navire de croisière qui en est à sa dernière année à faire la tournée des îles. Un périple de 500 milles marins qui nous a menés de l’île Baltra jusqu’à Puerto Ayora sur l’île Santa Cruz, en passant par Rabida, Santiago, Isabela, Fernandina, Bartolome et Genovesa. Jetez un petit coup d’œil sur la carte, et vous verrez à quel point cet univers est grandiose. Les îles sont différentes les unes des autres, autant par leur géologie, que par la faune et la flore.

La Capitale

L’Hôtel 71 de Québec parmi les meilleurs hôtels au Canada

L’Hôtel 71, situé dans le Vieux-Port de Québec, se classe en troisième position du palmarès annuel des lecteurs du réputé Condé Nast Traveler.

Le Reader’s Choice Awards a eu un coup de coeur pour cet hôtel de 60 chambres et suites situé sur la rue Saint-Pierre, dans un bâtiment qui abritait le premier siège social de la Banque Nationale du Canada et dont la façade est un magnifique exemple de l’architecture néoclassique du 19e siècle.

Estrie et régions

Magog, la nouvelle Banff du Québec?

Magog pourrait-elle devenir la Banff du Québec ? Président-directeur général de l’Association des stations de ski du Québec (ASSQ), Yves Juneau n’hésite pas à faire un parallèle entre les deux villes entourées d’espaces verts, de lacs et de montagnes alors que des projets de développement majeurs se mettent en branle à Bromont, montagne d’expériences et à la station Owl’s Head.

M. Juneau suit avec attention tout ce qui se passe dans l’industrie du ski au Québec et ailleurs. Il a évidemment applaudi, la semaine dernière, lorsque le gouvernement provincial a annoncé qu’il était prêt à investir jusqu’à 40 millions $ à Bromont et à Owl’s Head, où des investissements privés dépassant les 200 M$ sont attendus ces prochaines années.

Environnement

L'île de Pâques, menacée par la surfréquentation touristique

SANTIAGO DU CHILI - Pour visiter la célèbre île de Pâques et ses monumentales statues Moaï, il faudra désormais montrer patte blanche: le Chili vient de limiter l'accès à ce territoire menacé par la surfréquentation touristique.

"Cette île est magique, tout le monde veut la visiter, mais c'est aussi une île délicate que nous devons protéger. La nouvelle loi a pour objectif d'y réguler le tourisme", a déclaré le président chilien, Sebastian Piñera à la chaîne d'information 24 horas à propos de ce bout de terre situé dans sud-est de l'océan Pacifique, à 3.500 km du Chili.

La croissance démographique de l'île -d'une superficie de 168 km2-, conjuguée à l'essor de l'activité touristique et immobilière -principalement des hôtels-, mettent en danger sa faune et sa flore. Chaque année, l'île de Pâques accueille 116.000 touristes. Sa population, qui a doublé en quelques décennies, est de 7.750 résidents permanents, dont 40% de natifs.

La loi, entrée en vigueur mercredi, fait passer la durée du séjour de 90 à 30 jours maximum pour les touristes. Ceux qui souhaiteront se rendre sur ce territoire chilien devront en outre répondre à certains critères: remplir un formulaire, avoir une réservation dans un hôtel ou avoir été invité par un insulaire et présenter ses billets aller et retour. Cette mesure s'applique aux étrangers mais aussi aux Chiliens désirant visiter l'île.

Le texte impose également des conditions pour s'y installer durablement: il faudra être le père, la mère, le conjoint ou le fils d'un membre de la communauté autochtone des Rapa Nui.