Voyages

Une semaine de canot-camping sur l’Ashuapmushuan [VIDÉO]

J’avais 17 ans. Je partais pour 23 jours sur la rivière Ashuapmushuan. Nous étions dix du même âge, accompagnées de deux monitrices exceptionnelles. Fières, nous avons réussi ce défi de taille où seule la nature nous guidait. Sept ans plus tard, me revoilà. Avec une gang d’amis, je suis retournée sur cette rivière qui m’a tant forgée. Pour une deuxième fois, j’ai campé dans ce paysage idyllique au nord-ouest du Lac-Saint-Jean.

Des rivières, j’en ai aimé, j’en ai dévoré. Pendant deux ans, j’ai eu la chance de guider des expéditions de 14 jours sur les rivières Mattawin, Batiscan, Ouasiemsca-Mistassini et Métabetchouane. Tout ça, avec le camp Minogami. Mais une chose me manquait — un regret peut-être? —, je ne suis jamais retournée sur l’Ashuapmushuan, cette rivière qui m’a tant marquée et qui m’a fait découvrir l’amour que j’ai aujourd’hui pour le silence, la symphonie des rapides, l’odeur du feu, les épinettes et la rosée du matin. Cette année, j’ai un peu recollé les morceaux de cet appel de l’aventure. J’attendais ça depuis longtemps.

Planifier une expé, c’est pas si simple!

Janvier : on est quelques adeptes de canot du Club plein air L’AVAL à se rencontrer. «Cet été, on part en expé !» On a commencé à planifier le tout : nourriture déshydratée, équipement, canots, qui apportent quoi? Après quatre rencontres — intenses, longues et plaisantes — un plan d’urgence de 15 pages est créé, incluant matériel, coordonnées et cartes de la rivière. Notre plan de match : Pierre, Justine, Francis, Antoine et moi partons une semaine sur la rivière, et Éric et Tom nous rejoignent pour les trois dernières journées.

Voyages

Bains de boue dans les lagunes roses de la mer Noire

BURGAS — À l’ombre des parasols et des tonnelles pour se protéger du soleil, certains préfèrent s’enduire de boue dans les lacs salés de Bourgas, sur le littoral bulgare, un «spa» naturel dont le succès ne se dément pas.

Prisés depuis des décennies par les locaux et les touristes réguliers, les bains de boue et de sel de Bourgas s’ouvrent à un nouveau public alors que les stations balnéaires de la mer Noire en Bulgarie, réputées parmi les moins chères d’Europe, attirent un nombre croissant de vacanciers.

Le paysage est saisissant : à quelques encablures de la côte et de ses plages, une succession de lagunes aux teintes rosées, bordées d’ajoncs, déploient leurs eaux épaisses, chargées de minéraux et de résidus organiques.

Dans une partie des bassins, le sel est récolté et traité dans l’usine attenante; dans l’autre partie, des milliers de visiteurs passent la journée à se couvrir à volonté de boue aux vertus réputées curatives.

L’eau de la zone de «spa» est le concentré qui se forme naturellement pendant le processus d’extraction du sel quand l’eau du bassin commence à s’évaporer. Elle contient un cocktail de substances minérales — chlorite de sodium, magnésium, potassium, soufre — recommandées pour traiter une multitude de maux, articulaires et musculaires.

Éclats de rire garantis chez les visiteurs qui se photographient couverts de la tête aux pieds d’une épaisse pâte noire ramassée dans les bassins dont la densité, due à la teneur en sel, est si forte qu’on y flotte sans effort.

Pour Gerhard Müller, un touriste allemand de 70 ans qui revient régulièrement s’immerger dans les lagunes de Bourgas, il ne s’agit pas d’une simple attraction. Il assure que ces bains ont apaisé une douleur persistante à l’épaule. «J’aime venir autant que je peux, c’est très bon», assure-t-il un chapeau de paille sur la tête, le corps enduit jusqu’au cou.

Natalia Yaneva, une jeune habitante de Bourgas, apprécie la sensation de sa peau «veloutée» après l’immersion dans le sel et la boue.

Ce spa de plein air improvisé, qu’utilisaient surtout les habitants de Bourgas, a récemment été équipé d’allées et de plateformes en bois. Les propriétaires de la saline se félicitent d’accueillir quotidiennement 4000 visiteurs pour le prix d’un euro (1,50 $CAN) la journée.

Voyages

Vos photos de voyages

Semaine après semaine, vos photos de voyage s’accumulent dans le courriel du Mag, toutes plus belles les unes que les autres. Le choix est déchirant et nous devons en laisser plusieurs de côté. En plein cœur de l’été, nous vous avons préparé une plus grande sélection, sous forme d’album. Inspirez-vous pour votre prochaine destination et continuez de nous partager vos souvenirs de vacances.

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Envoyez-nous vos plus belles photos de voyage accompagnées d’une brève description à lemag@lesoleil.com

Le Mag

Des tours gourmands à Baie-Saint-Paul

Que faire quand on arrive à Baie-Saint-Paul par train, qu’on a marché la rue principale et qu’on n’a pas de voiture pour visiter le reste? Qu’on veut essayer des aliments locaux, mais qu’on ne sait trop où les trouver? C’est pour répondre à ces questions que Maryse St-Louis vient de lancer Agrotours Charlevoix et ses tours gourmands de Baie-Saint-Paul.

«Ça fait 15 ans que j’ai cette idée-là. J’ai travaillé en restauration, alors je connais bien les producteurs et la région. C’est un plaisir de les faire découvrir», explique-t-elle. 

En autobus, les curieux font des arrêts-dégustations à la Ferme basque de Charlevoix, au Centre de l’émeu, à la Laiterie Charlevoix, au domaine du Migneron et à la Maison d’affinage Dufour. 

Tarifs : 59 $ pour 3h, 129 $ pour la journée (5h30, avec dîner aux Faux Bergers). 

Possibilité de tours privés et de groupes. 

Info : agrotourscharlevoix.com

Le Mag

Pierre par pierre, ils réparent la Grande muraille de Chine [PHOTOS]

PÉKIN – C’est une tâche titanesque : sur une portion désolée de la Grande muraille, en banlieue de Pékin, des ouvriers en sueur, armés d’ânes et de chaux, s’échinent à refixer des pierres tombées de l’édifice millénaire.

Cette méthode «à l’ancienne» a été lancée en janvier, sous la pression de l’opinion publique. Car de précédentes restaurations avaient défiguré des parties du monument et provoqué un tollé sur les réseaux sociaux. «Ça, ce sont des briques tombées du mur d’origine. On les utilise pour réparer les parties endommagées», explique Li Jingdong, l’un des ouvriers du chantier.

Le bourlingueur

Chocolat, mole et alcool à 45 %

CHRONIQUE / Si la séduction passe parfois par le ventre, Puerto Vallarta utilise généreusement ses atouts en mettant en valeur la cuisine mexicaine. Dents sucrées, amateurs de saveurs exotiques et fêtards y trouveront tous de quoi combler leur petit creux.

La cuisine mexicaine n’est pas classée au patrimoine mondial de l’UNESCO pour rien. Elle est variée, goûteuse et parfois plus complexe qu’elle n’en a l’air.

Voyages

Virginia en plages et en découvertes

Virginia Beach, Virginie — Virginia Beach, son nom le dit, ce sont des kilomètres de plages, de sauvages à très fréquentées, où les plaisanciers peuvent marcher ou tout simplement se prélasser pour faire le plein de soleil et d’air salin. Ceux qui aiment profiter de leurs vacances pour faire de nouvelles découvertes gastronomiques, culturelles ou sportives ne sont pas en reste.

Virginia Beach compte près de 450 000 habitants et s’étend sur un vaste territoire de 1289 km² (alors que l’île de Montréal ne couvre pas 500 km²). Les principaux moteurs de son économie sont l’armée, le tourisme et l’agriculture. Effectivement, la base navale de Norfolk, située à une trentaine de kilomètres, est la plus grande base aéronavale du monde et est aussi un des deux centres américains d’entraînement de F18, avions que les enfants aimeront voir voler à toute allure dans le ciel.

Une promenade de près de 5 km s’étend le long de la plage du front de mer. Les marcheurs, coureurs, cyclistes qui y circulent croiseront, près de la 32e Street, l’impressionnante statue du dieu Neptune, dieu romain de la mer, de la navigation et des tempêtes. 

Avec une température pouvant atteindre 22 degrés Celsius, la mer est accueillante autant pour les baigneurs que pour les surfeurs. Les pêcheurs peuvent aussi tirer leur ligne à l’eau.

Des escapades en kayak sont organisées et si vous êtes chanceux vous pourrez observer nager les dauphins entre deux coups de pagaie. Sinon, il est toujours possible de se rendre au grand aquarium (www.virginiaaquarium.com) pour observer, notamment, des requins, des raies, des tortues et des hippocampes. 

À proximité de la plage du front de mer, il est possible de louer des vélos et de pédaler vers le nord jusqu’au parc d’État First Landing, qui comprend 31 km de sentiers de randonnée et de cyclisme facilement praticables par les enfants. Des chalets, des zones de camping, de pêche et de baignade se trouvent près de la plage aux eaux calmes de la baie du Chesapeake. Par ailleurs, la zone naturelle de Seashore, d’une superficie de 15 km², dont une partie est située dans le parc, a été classée monument naturel national en 1965.

Aussi, le parc d’État First Landing, le plus visité en Virginie, est à proximité du site du premier débarquement, le 26 avril 1607, de Christopher Newport et de son navire rempli de colons anglais qui avaient fait un long voyage de 144 jours depuis l’Angleterre. Les amateurs d’Histoire pourront visiter le phare du cap Henri, situé à l’embouchure de la baie de Chesapeake, qui sert de repère à un trafic maritime important. Cape Henry a été nommé en l’honneur de Henry Frederick Stuart, l’aîné des deux fils du roi Jacques Ier d’Angleterre, par une expédition de la filiale de la compagnie londonienne de la Virginia Company. Les vacanciers pourront également se faire raconter les aventures du célèbre pirate Barbe Noire qui aurait fait couler de nombreux navires près des rives de Virginia Beach pour ensuite les dépouiller de leurs trésors.

Outre la plage du front de mer, où les hôtels sont situés, et la plage sans vague de la baie du Chesapeake, il y a la plage de Sandbridge au sud de la ville où les vacanciers peuvent louer une maison sur pilotis. Toujours à l’extrémité sud de la ville se trouve le refuge national Back Bay, une réserve pour une multitude d’oiseaux migrateurs. Un paradis pour les amateurs d’ornithologie, mais aussi pour les enfants qui pourront observer en nature les nombreuses tortues sur les larges dunes, dans la forêt ou les étangs marécageux qui décorent le paysage. Sur une portion les plages du refuge où la baignade est interdite, il est possible de marcher des kilomètres sans croiser personne. Un vrai tête-à-tête avec la mer.

Voyages

Vos plus beaux souvenirs de voyage: la parole aux lecteurs

Les souvenirs de voyage des journalistes, chroniqueurs, graphistes et vidéastes du Soleil que nous avons publiés récemment vous ont inspiré à gentiment nous raconter vos propres récits d’outre-mer. Corse, Croatie, Hawaï, Australie: vous êtes allés loin! Et vous semblez avoir rapporté de vos périples des histoires impérissables. Le monde est peut-être petit, mais les moments qu’il nous permet de vivre peuvent être grandioses! Merci de nous ouvrir vos carnets de voyage et de partager à votre tour certains des plus beaux souvenirs de votre vie. Une compilation de Francis Higgins.

Anne-Marie Carpentier, Québec

Kauia, Hawaï, 2013

Même si chaque voyage crée son lot de bons moments, un de mes souvenirs marquants est en 2013 à Kauia, Hawaï. Nous avions fait un tour d’hélicoptère SANS porte pour prendre des photos de cette île jardin. Depuis, je n’ai plus le vertige et j’ai des centaines de photos du paradis!

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Voyages

Montréal en famille: à trois heures du bonheur!

Inutile d’aller à New York ou à Bali pour s’amuser et se dépayser. Un simple échange de maisons entre parents ou amis, à moins de 300 kilomètres, fait parfois des merveilles!

Il y a des vacances dont on rêve, planifiées de longue date. Puis il y en a d’autres qui arrivent comme par magie. C’est ce que nous avons vécu en famille l’an dernier, à Montréal. Quatre jours de plaisir simple, de déambulation et de découvertes... Avec en prime, frère et sœur bras dessus, bras dessous! 

Nous avions eu l’idée, ma famille et celle de ma cousine, d’échanger nos maisons. Un samedi, fin août, nous avons rejoint le joyeux trio dans sa demeure du quartier Villeray. Histoire de casser la croûte ensemble, de laisser les enfants (les deux nôtres et la leur) s’amuser un peu et d’échanger les clés et quelques bonnes adresses avant de nous séparer. L’aventure des jours suivants s’est avérée un franc succès, de part et d’autre.

Sans frais d’hôtel, nous nous sommes payé la traite! Mais surtout, nous avons fait découvrir une autre réalité à notre fils de 9 ans et à notre fille de 7 ans, habitués à la tranquillité de Charlesbourg. 

Dès le premier soir, en explorant le quartier à pied, une descente de police, rue Saint-Hubert, les a initiés à la grande ville. Collés sur nous, ils regardaient la scène les yeux écarquillés. Puis ils se sont détendus au fil des jours, prenant leur distance sur le trottoir, posant devant les murales colorées des ruelles et toujours prêts à veiller tard, en finissant la journée aux Givrés.

Car voilà le gros coup de cœur de notre séjour, les adresses gourmandes recommandées par mon urbaine et épicurienne de cousine.

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Voyages

«Mon plus beau souvenir de voyage…»

Ce que j’aime dans les voyages, c’est l’étonnement du retour, écrivait Stendhal. Cette magie qu’on ramène avec soi, sachant que le périple dont on revient nous a transformés, même un peu, pour le mieux et peut-être à jamais. La surprise de voir que, même si rien n’a changé à la maison, notre regard désormais ouvert sur le monde suffit à lui donner une couleur nouvelle. C’est dans cet esprit que nos journalistes, chroniqueurs, graphistes et vidéastes vous confient quelques-uns de leurs récits personnels. Parce que chaque voyage a son histoire. Et que l’histoire de l’un peut devenir, parfois, avec un peu de chance, l’inspiration de l’autre, l’occasion de voir le monde, d’ouvrir son esprit et, peut-être, de vivre le voyage qui deviendra le plus beau de ses souvenirs. Une compilation de Francis Higgins.

ÉCRIVEZ-NOUS!

Quel est votre plus beau souvenir de voyage? Rédigez-le en quelques phrases et transmettez-nous votre texte, accompagné de vos photos, par courriel à lemag@lesoleil.com. Nous en publierons une sélection.

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Récits d'expatriés

Partir vivre... au pied des Alpes

Ils viennent du Québec, mais sont partis vivre aux quatre coins du monde. Pour le travail, par amour, pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Le Mag vous les présente et vous décrit leur quotidien. Tranches de vie.

Nom : Nathalie Verville
Âge : 54 ans
Profession : formatrice en langues

Voyages

La magnifique Croatie en six étapes

Ravagée par une guerre civile au début des années 90, la Croatie s’est vite redressée pour s’imposer comme une destination touristique de premier choix. Ses paysages grandioses, ses quelque 1200 îles et d’îlots donnant sur l’Adriatique, ses villes pittoresques à la riche architecture, dont l’unique Dubrovnik, autant d’attraits qui expliquent cet engouement. Du sud au nord, proposition de six étapes où il vaut le coup de s’attarder.

DUBROVNIK

La «perle de l’Adriatique», véritable musée à ciel ouvert, mérite toutes les louanges chantées à son sujet. Ses ruelles pavées, ses édifices baroques et son charme méditerranéen en font une destination incontournable. Comptez un bon deux heures pour une promenade sur les remparts qui serpentent sur près de 2 km. À la vue de ses milliers de toits en tuiles de terre cuite, difficile d’imaginer qu’il y a seulement une trentaine d’années, la ville a vécu les bombardements de l’artillerie serbe qui ont endommagé les deux tiers de ses bâtiments. La popularité de la télésérie Game of Thrones, tournée en partie à Dubrovnik, a drainé ces dernières années des légions d’amateurs de fantastique et créé une lucrative industrie de tours guidés. D’ailleurs, comme Venise et Barcelone, la ville souffre du tourisme de masse. Il faut absolument éviter de s’y rendre en haute saison : trop de monde, trop chaud, trop cher. Quand les bateaux de croisière accostent, c’est la cohue. En fin de journée, alors que le soleil se couche sur l’océan, l’endroit idéal pour prendre une bière relax est le Buza, un bar construit dans la falaise. Des jeunes s’y donnent rendez-vous pour plonger dans l’Adriatique du haut des rochers. Pour les amateurs de jazz, pointez-vous à l’extérieur du restaurant Troubadour, près de la cathédrale, pour un spectacle gratuit. Finalement, pour déguster des spécialités bosniaques, on vous recommande le... Taj Mahal. Aucun plat indien au menu, mais des mets copieux qui vous feront rouler jusqu’à votre hôtel.

Hawaï hors des sentiers battus

Voyages

Hawaï hors des sentiers battus

Aloha. L’aventure commence. L’archipel d’Hawaï est victime de sa popularité. Loin des îles vierges habitées exclusivement par des volcans et des reptiles géants comme à l’époque jurassique, il est encore possible, en s’éloignant des sentiers battus, de s’évader dans des endroits paisibles et déserts. Explorons à travers les yeux du photographe Erick Labbé quelques joyaux cachés des îles Oahu et Kauai.

OAHU L'ÉCLECTIQUE

Les affamés d’activités mondaines sont servis à Honolulu et Waikiki, les deux centres urbains de l’île d’Oahu. Partir à l’aventure autour de l’île nous en a fait découvrir un tout autre visage, complètement différent de l’effervescence de la ville. Une route longeant l’océan Pacifique et des tunnels qui percent les montagnes ouvrent l’accès gratuit à plus de 125 plages naturelles.

Focus sur vos plus belles photos de voyage

Voyages

Vallée des glaces: pour le sportif et la famille

À vélo, en ski, en raquettes ou à la marche, une visite dans la Vallée des glaces du parc des Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie devient un prétexte à la contemplation des lieux plus qu’à la volonté de garder la forme.

J’ai une histoire personnelle avec les Hautes-Gorges pour y avoir été guide, puis pilote du bateau-mouche de 1988 à 1990, au moment où naissait le parc régional après l’arrêt de la drave sur la Rivière-Malbaie. Devenues un parc national en 2000, elles sont ouvertes une première saison aux activités hivernales. Même si je suis «fils du pays», comme dit un ami, je n’y avais jamais mis les pieds l’hiver. Au risque de paraître biaisé, j’affirme avoir comblé mes pupilles.

Sous la neige et la glace, les hautes parois rocheuses offrent une tout autre perspective qu’en été. Dans le regard du visiteur niché au creux de la vallée principale, elles prennent un air tantôt protecteur sous un ciel bleu, tantôt inquiétant par temps gris ou neigeux. Mais toujours, elles dégagent une impression de force tranquille, enveloppées d’un silence absolu, à l’exception du vent et du crissement de la neige.

L’hiver, le secteur des «eaux mor­tes», cœur de ce vaste territoire de 225 kilomètres carrés, retient l’intérêt. Un barrage est toujours érigé où la vallée glaciaire devient plus encaissée. Il permet de hausser le niveau de la rivière sur un peu plus de six kilomètres, jusqu’à l’Équerre. À cet endroit, La Malbaie tourne vers l’ouest, formant un angle de 90 degrés avant de reprendre son cours tumultueux.

À l’époque de la drave, cette portion de rivière servait de réservoir pour le bois coupé en amont. Aujourd’hui, elle permet l’été d’y naviguer tranquillement en canot comme en bateau-mouche. Tandis que l’hiver…

Actualités

Le «guide du voyageur» de Mylène et Alexandre

Chroniqueuse au Soleil, Mylène Moisan voyage depuis ses 18 ans, une passion qu’elle a transmise à son conjoint Alexandre Leblanc et à leurs enfants Léonard, 10 ans, et Rémi, 8 ans. Avec leur livre Voyager hors des tout inclus, c’est maintenant au reste du Québec que le couple souhaite donner le goût d’explorer de nouveaux territoires en couple ou en famille.

Pour Mylène, il s’agit d’un quatrième livre paru aux Éditions La Presse, après Maman est une étoile, qui racontait l’histoire de Jolyane Fortier, jeune maman décédée d’un cancer à 31 ans, Dans une classe à part qui traitait d’enseignants inspirants et Les gens heureux ont une histoire, un recueil de chroniques. Ce livre-ci vient cependant d’une idée d’Alexandre, qui en est d’ailleurs le cosignataire. «Je n’étais pas sûre au départ de vouloir faire un guide de voyage, car, pour moi, c’est tellement naturel de voyager comme ça», explique-t-elle. «Je ne voulais pas non plus tomber dans le «regardez-nous».»

C’est à force de voir des gens de son entourage s’intéresser au projet et lui demander des idées pour voyager qu’elle s’est laissée tenter. «L’idée de base, c’est de donner aux gens le goût de voyager, de leur montrer que ce n’est ni très compliqué ni très dangereux.»

Onze voyages

À travers onze des voyages que Mylène et Alexandre ont faits en couple ou avec leurs enfants, le lecteur lira comment découvrir différemment Cuba, le Mexique et la République dominicaine, des destinations que plusieurs Québécois connaissent dans la formule «tout inclus», mais aussi d’autres destinations comme la Corse, la Bretagne, le Honduras, le Bélize et le Costa Rica. Comment trouver un hôtel, du transport, des excursions en se basant sur ce que les gens recherchent et le temps dont ils disposent. Le «niveau de difficulté» et le budget de chaque voyage y sont également indiqués.

«Quelqu’un qui n’est pas habitué à voyager peut prendre ça comme un livre de recettes. Je donne aussi des trucs pour ne pas tomber dans les «attrape-touristes», pour avoir accès aux choses plus authentiques et moins connues», explique celle qui déplorait que la plupart des livres consacrés aux voyages ne se concentrent que sur une seule destination ou alors traitent de périples peu accessibles au commun des mortels du genre «Faire le tour du monde pendant quatre ans avec cinq enfants». 

«On n’est pas tous des ‘‘athlètes’’ du voyage et j’ai volontairement choisi des destinations qui sont à la portée de tous. Je veux montrer qu’il y a moyen de sortir de la formule des tout inclus avec les cours de salsa à 4h, le type un peu éméché dans la piscine et le fait que tu es un peu mal pris s’il se met à pleuvoir. Quand tu fais ton voyage toi-même, au contraire, tu as plein d’options», raconte la journaliste globe-trotter.

Personnel et familial

L’aspect familial de l’aventure est aussi très important pour les Leblanc-Moisan. «Nous avons commencé les voyages en famille quand Léonard n’avait que 15 mois. Ce n’est pas vrai que c’est compliqué de voyager avec des enfants. Par exemple, en Amérique latine, les enfants sont partout, tu n’as pas l’impression de déranger. Arriver quelque part et t’imprégner d’une culture, t’ouvrir à l’autre, c’est une très belle expérience à faire vivre aux enfants, qui se font vite des amis dans d’autres pays.» 

Très personnel et agrémenté de photos de la petite famille en vacances, le nouveau bouquin de Mylène Moisan, qui s’est bien sûr chargé de l’écriture, et d’Alexandre Leblanc, qui s’est occupé de la sélection des photos et de la vérification des faits, est aussi un récit de ces escapades en couple ou en famille. La chroniqueuse y raconte entre autres la surprise de ses enfants de voir de jeunes Cubains jouer au baseball avec des planches de «2 X 4» ou alors quand son Alexandre a contribué à sauver quelqu’un de la noyade.

«Jamais je n’avais autant écrit sur moi, sur ma famille et sur mes enfants, que je n’avais même jamais nommés dans mes chroniques», indique-t-elle à propos du livre sur lequel elle a travaillé durant un an. D’ailleurs, Voyager hors des tout inclus est véritablement une affaire de famille puisque chacun y a mis du sien, Léonard et Rémi y allant aussi de leurs conseils en introduction.

Voyages

Dans la quiétude de Montpellier

Montpellier est la ville française qui a connu la plus forte croissance économique et démographique dans les dernières décennies. En 40 ans, sa population a doublé avec l’invasion de jeunes venus des quatre coins de l’Hexagone. Un habitant de Montpellier sur cinq est un étudiant. La qualité de vie exceptionnelle de la ville n’est certainement pas étrangère à cet afflux.

Pour y avoir séjourné à cinq ou six reprises depuis une douzaine d’années, je confirme qu’il existe dans la capitale du Languedoc-Roussillon un art de vivre et une quiétude qu’on ne retrouve pas ailleurs pour une ville de cette dimension (268 000 habitants). Montpellier offre de quoi occuper la tête et surtout les jambes. Son centre-ville piétonnier, à la fois historique et résolument moderne, est le plus vaste de France.

Avec sa grandiose architecture haussmannienne, sa statue-fontaine baptisée les 3 Grâces et son magnifique opéra (réaménagé par Garnier), la Place de la comédie est le point de ralliement de la jeunesse montpelliéraine et des touristes. Surnommé l’Œuf en raison de l’ovale originel au sol, autour duquel les voitures tournaient lorsque la circulation était autrefois permise. Aujourd’hui, le tramway y déverse chaque jour un flot de visiteurs. On souhaite un jour pour Québec un réseau de transport collectif aussi efficace...

Une marche en direction du fleuve côtier qui traverse la ville, le Lez, mènera à la découverte du visage avant-gardiste de Montpellier, celui du quartier Antigone, signé par l’architecte Ricardo Bofill. S’y greffe Le Polygone, un endroit très couru pour les amateurs de magasinage.

Mais se perdre des heures dans la vieille ville, à travers les ruelles médiévales et les charmantes placettes, demeure l’activité incontournable. D’une fois à l’autre, on ne s’en lasse jamais, surtout la nuit tombée, la mairie ayant déployé depuis 2006 un vaste programme de mise en lumière de son centre-ville. 

Au cœur du quartier historique, la très animée place Jean-Jaurès est l’un des points de chute des étudiants. Autour de la statue du célèbre leader socialiste abondent terrasses, bars et restaurants où il fait bon s’attarder.

Clin d’œil de Montcalm

Au fil de la promenade, les rues aux noms évocateurs sortis d’une autre époque défilent : rue des ­Trésoriers-de-la-Bourse, rue de l’Argenterie, rue de la Vieille Intendance, rue Jean-Jacques Rousseau, une des plus anciennes de la ville. Ici et là, à travers galeries et boutiques, l’un des 80 hôtels particuliers du vieux Montpellier, érigé aux XVIIe et XVIIIe siècles, attire le regard.

C’est le cas de l’édifice du 5, rue de l’Ancien-Courrier. Au mur, une plaque rappelle à notre mémoire un personnage bien connu de notre histoire, le marquis de Montcalm. L’hôtel a appartenu à la famille du célèbre général, de 1632 à 1841. «C’est d’ici que partit le 6 février 1756 le marquis de Montcalm pour défendre avec gloire le Canada et trouver une mort héroïque sous les murs (sic) de Québec, le 14 septembre 1759.»

Voyages

Trekking à El Chaltén, en Patagonie

Lorsque nous sommes descendus de l’autobus qui nous a menés de El Calafate à El Chaltén, en Patagonie, nous avons eu l’impression de mettre les pieds dans un village du Far West. Des édifices d’un étage, des petits commerces, des bars, et surtout cette bizarre impression d’être arrivés au bout du monde.

L’autre surprise a été celle de se retrouver dans un monde de randonneurs : sacs à dos, bâtons et chaussures de marche, barbus à l’allure hippie, les touristes qui ont atteint cette destination sont là pour le même objectif, atteindre le légendaire Fitz Roy pour l’admirer ou en faire l’escalade. Nous n’avons eu qu’un regret à cette occasion, c’est de ne pas avoir prévu un séjour plus long. Les sentiers de randonnée sont intéressants, la vue est magnifique un peu partout, et El Chaltén est une expérience inoubliable dans un environnement spectaculaire.

Voyages

Oublier l’hiver en Argentine

On m’avait dit que l’Argentine était le plus européen des pays de l’Amérique du Sud. Je m’attendais donc à quelques rues ou quartiers sous influence européenne, mais pas à cette réalité : la capitale Buenos Aires a toutes les allures d’une grande ville européenne avec sa population d’origine espagnole et italienne, avec ses grandes artères et une architecture qui vous transportent immédiatement outre Atlantique. Buenos Aires est une belle ville.

Mais à moins de manquer de temps, on ne va pas en Argentine uniquement pour sa capitale. Il faut visiter ce pays du nord au sud, sur quelque 3700 kilomètres, pour constater la beauté de ses paysages, la variété de ses climats, et l’accueil chaleureux de sa population.

Nous avons commencé par le nord. Tout le monde nous avait dit que les chutes d’Iguazu étaient incontournables. C’est vrai, c’est spectaculaire, mais ça demeure des chutes, même si elles comptent parmi les plus belles au monde. On y passe une journée et c’est suffisant. Si on vous dit qu’il faut aller les voir du côté brésilien, n’en faites pas une obligation. J’ai trouvé que c’est du côté argentin qu’on a la vue la plus complète sur ces jeux d’eau gigantesque.

Voyages

Découvrir la méconnue Slovénie

À la dernière étape d’un séjour en Croatie, au lieu de filer directement de Rovinj à Zagreb, pourquoi pas un petit crochet vers le nord, dans la méconnue Slovénie? De toute évidence, nous ne sommes pas les seuls à avoir eu l’idée d’une escapade dans l’ancienne république yougoslave. À la frontière, en ce début d’août, la file de voitures s’étire à n’en plus finir. Quelque 2h30 pour franchir cinq malheureux kilomètres…

Au final, l’attente en aura valu le coup. Le trajet jusqu’à la capitale, Ljubljana, offre des paysages d’une grande beauté. Vallées verdoyantes, vastes champs, mignons petits villages qui se fondent dans les pics alpins, tout cela dans un pays à peine plus grand que la Gaspésie et considéré, à juste titre, comme le paradis des randonneurs et des adeptes de plein air.

Voyages

Fascinante odyssée aux îles Galapagos

Si les îles Galapagos n’évoquent dans votre esprit que les images de tortues géantes et d’iguanes spectaculaires, cette destination vous surprendra. Parce que ces îles, situées à quelque 1000 kilomètres des côtes de l’Équateur dans l’océan Pacifique, sont un merveilleux voyage dans le passé, le présent et l’avenir de la planète.

Depuis des millions d’années, elles naissent dans l’ouest à la faveur d’éruptions volcaniques, et elles se déplacent lentement vers le sud-est au fil des millénaires, pour venir s’enfoncer dans l’océan et y disparaitre. Une fascinante odyssée dans les mystères de la planète.

J’ai eu la chance de visiter les Galapagos, du 6 au 13 octobre. Un beau voyage touristique pour célébrer mon départ à la retraite… Nous étions 36 Québécois à bord du Celebrity Xperience, un petit navire de croisière qui en est à sa dernière année à faire la tournée des îles. Un périple de 500 milles marins qui nous a menés de l’île Baltra jusqu’à Puerto Ayora sur l’île Santa Cruz, en passant par Rabida, Santiago, Isabela, Fernandina, Bartolome et Genovesa. Jetez un petit coup d’œil sur la carte, et vous verrez à quel point cet univers est grandiose. Les îles sont différentes les unes des autres, autant par leur géologie, que par la faune et la flore.

La Capitale

L’Hôtel 71 de Québec parmi les meilleurs hôtels au Canada

L’Hôtel 71, situé dans le Vieux-Port de Québec, se classe en troisième position du palmarès annuel des lecteurs du réputé Condé Nast Traveler.

Le Reader’s Choice Awards a eu un coup de coeur pour cet hôtel de 60 chambres et suites situé sur la rue Saint-Pierre, dans un bâtiment qui abritait le premier siège social de la Banque Nationale du Canada et dont la façade est un magnifique exemple de l’architecture néoclassique du 19e siècle.

Estrie et régions

Magog, la nouvelle Banff du Québec?

Magog pourrait-elle devenir la Banff du Québec ? Président-directeur général de l’Association des stations de ski du Québec (ASSQ), Yves Juneau n’hésite pas à faire un parallèle entre les deux villes entourées d’espaces verts, de lacs et de montagnes alors que des projets de développement majeurs se mettent en branle à Bromont, montagne d’expériences et à la station Owl’s Head.

M. Juneau suit avec attention tout ce qui se passe dans l’industrie du ski au Québec et ailleurs. Il a évidemment applaudi, la semaine dernière, lorsque le gouvernement provincial a annoncé qu’il était prêt à investir jusqu’à 40 millions $ à Bromont et à Owl’s Head, où des investissements privés dépassant les 200 M$ sont attendus ces prochaines années.

Environnement

L'île de Pâques, menacée par la surfréquentation touristique

SANTIAGO DU CHILI - Pour visiter la célèbre île de Pâques et ses monumentales statues Moaï, il faudra désormais montrer patte blanche: le Chili vient de limiter l'accès à ce territoire menacé par la surfréquentation touristique.

"Cette île est magique, tout le monde veut la visiter, mais c'est aussi une île délicate que nous devons protéger. La nouvelle loi a pour objectif d'y réguler le tourisme", a déclaré le président chilien, Sebastian Piñera à la chaîne d'information 24 horas à propos de ce bout de terre situé dans sud-est de l'océan Pacifique, à 3.500 km du Chili.

La croissance démographique de l'île -d'une superficie de 168 km2-, conjuguée à l'essor de l'activité touristique et immobilière -principalement des hôtels-, mettent en danger sa faune et sa flore. Chaque année, l'île de Pâques accueille 116.000 touristes. Sa population, qui a doublé en quelques décennies, est de 7.750 résidents permanents, dont 40% de natifs.

La loi, entrée en vigueur mercredi, fait passer la durée du séjour de 90 à 30 jours maximum pour les touristes. Ceux qui souhaiteront se rendre sur ce territoire chilien devront en outre répondre à certains critères: remplir un formulaire, avoir une réservation dans un hôtel ou avoir été invité par un insulaire et présenter ses billets aller et retour. Cette mesure s'applique aux étrangers mais aussi aux Chiliens désirant visiter l'île.

Le texte impose également des conditions pour s'y installer durablement: il faudra être le père, la mère, le conjoint ou le fils d'un membre de la communauté autochtone des Rapa Nui.

Le Mag

Bientôt 500 ans pour la ville figée dans le temps

LA HAVANE — La Havane, qui fête ses 500 ans en 2019, est comme les vieilles voitures américaines qui sillonnent ses rues : un modèle hors d’âge aux lignes «vintage», mais rafistolé avec des pièces inventées à Cuba.

Marcher dans les rues de cette ville d’un peu plus de deux millions d’habitants, c’est voyager dans le temps. Sur son mythique Malecon, la promenade qui longe la mer, les façades des bâtiments colorés sont rongées par l’air marin.

Voyages

Sur les plages tunisiennes, le retour du tourisme à grande échelle

HAMMAMET - La saison n'est pas encore au plus haut, mais le soleil oui, et des dizaines de familles russes ou anglaises s'égayent déjà entre la piscine et la plage de Hammamet: 2018 s'annonce comme l'année du rebond pour le tourisme en Tunisie.

"Ca me coûte moins cher de passer dix jours ici que quatre jours à Paris ou Amsterdam", remarque Steve, ingénieur informatique irlandais. "Tout est compris, les repas, les boissons, pour un prix vraiment bas", se réjouit le quinquagénaire, un whisky à la main au bord de la piscine dans cette station balnéaire au sud de Tunis.

Voyages

Faune sans frontières au parc transfrontalier de Kgalagadi

La faune sauvage ne con­nait pas les limites définies par les hommes. Le Botswana et l’Afri­que du Sud fusion­nent leurs frontières afin de permettre aux animaux de circuler librement à travers les 3,6 millions d’hectares de cette zone protégée. Les occasions photographiques de vastes territoires, d’orages puissants et de scènes animalières sous une lumière unique sont au rendez-vous.

Récit photographique d’un safari d’exception parmi les prédateurs sauvages africains, les dunes rouges et les pans (lacs asséchés) typiques de cette région aride et semi-désertique du Kalahari. Une expérience unique en Land Rover pour les aventuriers, les éternels enfants, ceux avides d’être submergés d’émerveillement face à la puissance et l’immensité de la nature.