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Japon: quand les plaques d’égout deviennent des œuvres d’art

TOKYO — «C’est une chasse au trésor pour adultes», estime Shoji Morimoto avec une joie toute enfantine. Son jeu favori? Arpenter les villes japonaises les yeux rivés sur le trottoir, à la recherche des plaques d’égout du pays transformées en œuvres d’art.

Quelque 1700 communes du Japon sont dotées de modèles personnalisés et colorés de ces plaques de fonte pour embellir leurs espaces publics, voire attirer des touristes.

Les motifs font généralement référence à l’histoire, à la géographie ou à des spécialités locales: un château fort pour Osaka, un pont emblématique enjambant la baie de Tokyo pour le port de Yokohama, ou le Mont Fuji pour la ville du même nom, située au pied du célèbre volcan.

Tama City, ville de la banlieue ouest de Tokyo, a quant à elle choisi une icône plus récente: le chat Hello Kitty. Il orne dix plaques d’égout opportunément installées près d’un parc d’attractions pour enfants.

Shoji Morimoto, 48 ans, s’est pris au jeu pour la première fois lors d’un déplacement à Fukui, quand des plaques d’égout décorées de deux phénix, cet oiseau légendaire renaissant de ses cendres, ont piqué sa curiosité.

Il a appris par la suite que ce motif symbolisait la double résurrection de la ville, dévastée par des bombardements aériens en 1945 lors de la Seconde Guerre mondiale, puis par un séisme en 1948.

«Voyager loin»

«Je fais parfois des recherches sur pourquoi telle ville a tel motif. Je suis impressionné quand je découvre que cela représente son histoire et sa culture», explique à l’AFP cet employé commercial d’une firme dans les nouvelles technologies.

Il affirme avoir déjà admiré toutes les plaques d’égout artistiques près de chez lui. «À présent je dois voyager loin» pour en découvrir de nouvelles, s’amuse-t-il.

Les passionnés comme M. Morimoto photographient les plaques notables qu’ils découvrent et les partagent abondamment sur les réseaux sociaux, les plus fans allant jusqu’à les frotter pour calquer leurs motifs.

Certains ont un faible pour les plaques de réseaux souterrains de télécommunications, comme Tetsuro Sasabe: «Pourquoi la plaque est là, où elle conduit — je dirais que je m’intéresse à ce qu’il y a en-dessous», explique-t-il.

Pour d’autres encore, le charme des plaques réside dans le microcosme de verdure poussant dans leurs interstices et sur leurs bords.

Des congrès de fans sont même organisés dans le pays, réunissant parfois plusieurs milliers de participants.

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Partir à l'aventure: du surf et des projets de maison

Une famille passionnée de surf nous raconte son voyage inspirant.

Kristine Choinière : 34 ans

Destination : Costa Rica

Durée : 1 mois

Ils sont passionnés de surf. Kristine Choinière et Hugo Lavictoire sont les propriétaires de l’entreprise KSF qui s’active sur le Saint-Laurent en surf, kayak et planche à pagaie pendant l’été. Travailleurs saisonniers, ils profitent de l’hiver pour voyager. Kristine Choinière nous parle d’un périple de surf en famille dans la région de Guanacaste, au Costa Rica, sur la côte Pacifique entre Tamarindo et Nosara, en décembre 2016.

Q Comment a germé l’idée de ce voyage et pourquoi avoir choisi cette destination? 

R Je cherchais une destination pour voyager en famille où tout le monde trouverait son compte et où nous pourrions décrocher de la routine au rythme de la mer. Notre dernier voyage en famille à San Agustinillo, au Mexique, d’une durée de deux mois, avait été fabuleux, mais il manquait des vagues pour la débutante-intermédiaire que je suis et le courant était un peu fort pour les enfants à certains endroits.

Q Décrivez-nous un moment fort de ce voyage...

R C’est lorsque Simon, notre garçon qui avait alors 7 ans, a pris sa première vraie vague. Les conditions étaient parfaites et son entraînement des dernières semaines lui avait donné assurance et habileté. Ce moment nous a convaincus de nous lancer dans un projet un peu fou : celui d’acheter un lot de terrain avec le couple d’amis qui voyageait avec nous pour y construire, un jour, deux petites maisons à 10 minutes de vélo de l’océan Pacifique. Une maison bâtie d’ici cinq ans, peut-être...

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L’Albanie perd son aigle

TIRANA — Symbole de l’Albanie, l’aigle pourrait bientôt n’y être aperçu que sur le drapeau national, menacé d’extinction par un braconnage des rapaces illégal mais répandu.

En bord de route nationale, à 30 kilomètres au nord de Tirana, Asllan propose aux automobilistes une buse variable, moyennant 7 à 10 000 leks (82 à 128 dollars). L’espèce est protégée au même titre que l’aigle royal ou les vautours.

Asllan ne s’en préoccupe guère, exhibant l’animal, blessé par balle à une aile et les serres entravées : «Ce n’est pas moi qui l’ai blessé. On me l’a donné à vendre. Des acheteurs voudront le garder dans une cage, dans un bar ou un restaurant». Que ce soit pour les empailler ou les garder captifs, la vente de rapaces a pignon sur rue.

Des quatre espèces de vautours autrefois présentes en Albanie, «il n’en reste qu’une, le vautour percnoptère, avec une population aujourd’hui extrêmement réduite», dit Mirjan Topi, auteur du premier guide des oiseaux d’Albanie.

La menace pèse aussi sur l’aigle royal, dont un spécimen bicéphale frappe le drapeau de ce pays montagneux. Selon les spécialistes, il y en avait entre 100 et 200 couples il y a un quart de siècle dans le pays. Ce chiffre a depuis été divisé par deux, «un déclin dramatique», estime Mirjan Topi.

Empaillés dans les bars

«Il y a 50 ans ou même au début des années 1990, on pouvait le voir à chaque sommet», mais aujourd’hui, «il est en voie d’extinction» en Albanie, renchérit le biologiste Taulant Bino, président de la société albanaise d’ornithologie.

À l’échelle du monde toutefois, l’aigle royal n’est pas considéré comme une espèce menacée de disparition, selon la classification de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).

Mais en Albanie, l’endroit le plus sûr pour trouver désormais des aigles royaux, ce sont... «les bars, les restaurants ou les hôtels, empaillés», résume Mirjan Topi. Le but est «de décorer les intérieurs pour attirer les clients, au prix d’un spectacle écœurant, offert en violation de la loi, en défi à l’État et aux institutions», s’indigne le spécialiste.

À Orikum (sud), Petrit, la cinquantaine, qui ne veut pas donner son nom, est fier de son aigle acheté environ 600 dollars pour l’exposer dans son bar à côté du drapeau national et d’autres oiseaux empaillés : «C’est de plus en plus rare de trouver un aigle». Les services de l’État ont menacé de fermer son établissement s’il continuait d’exposer son trophée, mais il n’en a cure : «Je suis prêt à payer une amende, mais je veux le garder».

Quant à Edmond, 35 ans, il n’est guère gêné d’être surpris dans les montagnes de Prenisht, à la frontière avec la Macédoine, avec deux cadavres de buses qu’il vient d’abattre. Il refuse de donner son nom et demande à ne pas être dénoncé. Les oiseaux étaient destinés à «décorer (son) bar pour avoir plus de clients», explique-t-il.

Vers une loi plus dure?

L’interdiction de la chasse depuis 2014 a dissuadé une grande partie des quelque 2 à 3 000 chasseurs italiens qui, selon les estimations, auraient tué plus de 150 000 oiseaux dont des centaines de prédateurs au cours de la dernière décennie.

Mais les autorités, sollicitées par l’AFP, reconnaissent l’insuffisance de la répression, la législation ne prévoyant que des sanctions administratives. Selon Ermal Halimi, spécialiste de la question au ministère du Tourisme et de l’Environnement, un durcissement est prévu avec des «peines de prison pour tout délit qui mène à la disparition d’animaux protégés».

Une autre menace, plus insidieuse, pèse sur les rapaces : les carcasses empoisonnées que les bergers déposent pour protéger leurs troupeaux des loups.

«Une seule carcasse suffit à tuer plusieurs rapaces prédateurs s’ils la trouvent avant le loup», explique Nexhip Hysolokaj, spécialiste de l’environnement dans la région d’Orikum. En mars, les cadavres de six aigles et vautours empoisonnés ont été retrouvés dans ce secteur.

Des amendes ne sont jamais délivrées pour cette technique à laquelle les bergers ne semblent pas prêts à renoncer. «Ce sont les brebis qui nous nourrissent, elles font notre fierté, mais le loup les massacre! On n’a pas le choix», dit Sado Xhelili, 83 ans, en surveillant son troupeau.

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Nager avec d’énormes requins-baleines au nord-ouest du Mexique

LA PAZ — Même si son nom peut faire peur, le grand requin-baleine attire les touristes dans la baie de La Paz au nord-ouest du Mexique, où il est possible de nager aux côtés de ce géant des mers.

«Ce sont des animaux tropicaux, très doux, avec lesquels il est possible de nager, qui vont à une vitesse maximale de 8 km par heure. Ils sont donc très lents et très dociles», explique à l’AFP Fabricio Mujica, qui organise ce genre de rencontres.

À partir d’octobre, lorsque ces requin-baleines (Rhincodon typus) s’approchent du rivage, les touristes affluent et patientent avant de pouvoir embarquer par groupe de dix sur des embarcations, pour ensuite s’approcher de ces monstres inoffensifs qui ne sont pas des cétacés, mais des poissons malgré leur taille imposante.

Ces animaux longs de quelque neuf mètres et pesant environ neuf tonnes, sont d’un tempérament tranquille et craintif.

Les embarcations doivent s’approcher d’eux avec délicatesse, moteurs éteints, pour ne pas les effrayer.

Une fois à l’eau, les touristes reçoivent les instructions de leurs accompagnateurs pour nager à leurs côtés.

«C’est une espèce très sensible aux embarcations et au bruit. Ils ont un odorat extrêmement sensible, ils détectent n’importe quel produit chimique, ou huile, et s’enfuient aussitôt, ce qui est bon, car cela leur permet de survivre», explique Mujica.

«Cette expérience est très difficile à décrire... C’est très spectaculaire», commente Eduardo Rodriguez, un touriste arrivé de Mexico pour venir nager, pour la seconde fois, avec ces requins-baleines.

Ces animaux «offrent un spectacle très singulier, et sans danger, à ceux qui viennent nager auprès d’eux», assure Mujica.

Ces activités d’observation sont régulées au Mexique par le ministère de l’Environnement qui réalise des opérations de surveillance dans le secteur et sanctionne les embarcations qui ne respectent pas les normes établies, destinées à protéger l’espèce.

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Le Népal interdit l’ascension de l’Everest en solitaire

KATMANDOU — Le Népal a interdit l’ascension en solitaire de ses sommets, y compris l’Everest, afin de tenter de réduire le nombre d’accidents, a annoncé samedi un responsable.

Le gouvernement a également adopté l’interdiction des ascensions pour les personnes ayant eu une double amputation ou pour les aveugles.

Ces décisions, adoptées jeudi soir par le gouvernement, font partie de mesures prises avant la saison 2018.

«Les expéditions en solitaire, qui étaient autorisées auparavant, sont désormais interdites», a déclaré à l’AFP un haut responsable du ministère de la Culture, du Tourisme et de l’Aviation civile. Cela vise selon lui à rendre la montagne plus sûre.

Fin avril, l’alpiniste suisse renommé Ueli Steck était mort lors d’une escalade en solo sur le mont Nuptse, face à l’Everest. Il avait glissé et chuté de plus de 1 000 mètres durant une phase d’acclimatation avant de tenter de gravir l’Everest. Dix autres alpinistes sont morts cette année sur l’Everest.

Cette nouvelle réglementation devrait susciter la colère des amateurs d’ascensions en solitaire qui incriminent pour les risques d’accidents plutôt l’augmentation des expéditions commerciales créant selon eux des embouteillages sur le Toit du monde.

Parallèlement, l’interdiction faite à certains handicapés a été jugée discriminatoire par Hari Budha Magar, un ancien soldat Gurkha qui a perdu ses deux jambes lors d’une mission en Afghanistan et rêve de gravir l’Everest.

Avant la décision du gouvernement, il avait averti sur Facebook qu’il s’agirait d’une «discrimination envers les personnes handicapées qui viole les droits de l’homme».

De nombreuses personnes soucieuses de surmonter un handicap tentent l’ascension de l’Everest.

Un Néo-Zélandais, Mark Inglis, qui avait perdu ses deux jambes après un accident de montagne, est devenu en 2006 le premier double amputé à atteindre le sommet de l’Everest (8 848 m). Un aveugle, l’Américain Erik Weihenmayer, avait accompli le même exploit en 2001.

Les pics et sentiers de ce pays himalayen, qui abrite huit des 14 sommets dépassant 8 000 mètres dans le monde, attirent chaque année des touristes du monde entier.

Le Népal a émis cette saison un nombre record de 373 permis pour gravir l’Everest. Dans le même temps, 136 ont été accordés du côté tibétain pour grimper la face Nord de l’Everest.

Les expéditions au sommet se faisant généralement avec l’aide d’au moins un des guides népalais, les Sherpas, cela portait à près de 750 le nombre d’alpinistes attendus sur l’Everest.

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L’Inde va restreindre l’accès au Taj Mahal

AGRA — L’Inde va limiter le nombre de visiteurs autorisés à se rendre au Taj Mahal, dans le but de mieux préserver son plus célèbre monument.

Situé tout près d’Agra à 200 km au sud de New Delhi, le Taj Mahal, que les Indiens surnomment le «monument de l’amour», est admiré chaque année par des millions de touristes et est une étape incontournable pour les dignitaires étrangers.

La démocratisation du tourisme à l’intérieur de l’Inde contribue à la hausse de la fréquentation du site, qui augmente notamment la pression sur ses fondations.

Construit entre 1631 et 1648 par l’empereur moghol Shah Jahan en mémoire de sa femme préférée, Mumtaz Mahal, le mausolée de marbre blanc serti de pierres précieuses doit en outre subir des ravalements réguliers pour l’empêcher de jaunir sous l’effet de la pollution de l’air.

En moyenne, entre 10 000 et 15 000 personnes visitent chaque jour le Taj Mahal. Mais ce chiffre peut atteindre les 70 000 visiteurs le week-end.

Les autorités ont annoncé mercredi qu’un maximum de 40 000 personnes seraient désormais autorisées chaque jour.

«Nous devons assurer la sécurité du monument comme des visiteurs. La gestion des foules était en train de devenir un défi pour nous», a déclaré à l’AFP sous couvert de l’anonymat un responsable de l’agence archéologique indienne, l’Archeological Survey of India (ASI).

La restriction ne concernera pas les touristes étrangers, qui paient 1 000 roupies (environ 20 dollars), mais seulement les Indiens, qui paient un billet d’entrée à 40 roupies. Ces derniers pourront s’affranchir de la restriction s’ils acceptent de s’acquitter des 1 000 roupies.

Près de 6,5 millions de personnes ont visité le Taj Mahal en 2016, selon le gouvernement indien.

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Oman ouvre au public une réserve d’oryx

HAIMA — Désireux de se tailler une place de choix dans l’écotourisme, le sultanat d’Oman a décidé d’ouvrir au public un sanctuaire réservé à l’une des créatures les plus célèbres du désert : l’oryx blanc d’Arabie.

Un temps disparu à l’état sauvage et menacé d’extinction, cet animal de la famille des antilopes célèbre pour ses cornes élégantes a fait l’objet durant des décennies d’un programme de reproduction dans une réserve clôturée et interdite au public à Oman.

Mais le mois dernier, les autorités de ce pays du Golfe ont ouvert pour la première fois le sanctuaire au public, dans le cadre d’une tentative plus large de stimuler le tourisme pour compenser la baisse des recettes pétrolières.

Encadrés par des gardes de la réserve en voitures tout-terrain, des visiteurs peuvent dorénavant s’aventurer dans les plaines sablonneuses de la réserve de Haima, dans le centre d’Oman, pour admirer des troupeaux d’oryx et d’autres espèces indigènes.

Pendant des années, l’objectif principal des autorités a été d’assurer la survie de l’oryx grâce à un programme de reproduction et de multiplication, explique le porte-parole du sanctuaire, Hamed ben Mahmoud al-Harsousi.

Aujourd’hui, face à la multiplication réussie des oryx — d’une centaine il y a deux décennies, leur nombre est aujourd’hui de 750 —, les autorités veulent élargir le rôle de la réserve.

«Il y a davantage d’intérêt pour le potentiel touristique afin de profiter du caractère unique de ces animaux rares», explique M. Harsousi à l’AFP.

«Licorne arabe»

Le destin de l’oryx d’Arabie, parfois appelé «licorne arabe» en raison de ses deux cornes effilées qui, de profil, n’ont l’air de n’en former qu’une, est celui d’une survie miraculeuse.

Chassés de manière prolifique, les oryx ont diminué à vue d’oeil au XXe siècle. Les derniers spécimens sauvages auraient été abattus à Oman par des braconniers en 1972, selon l’Union internationale pour la protection de la nature (UICN) qui avait classé l’animal comme une espèce en danger entre 1986 et 2011. Après des réintroductions à Oman, en Arabie saoudite, en Jordanie et aux Émirats arabes unis, notamment, l’espèce est toujours considérée comme étant vulnérable.

L’oryx n’a survécu que grâce au programme de reproduction en captivité. Au début des années 1980, un lot de 10 individus a été relâché dans le sanctuaire de Haima.

Depuis lors, la régénération de l’oryx a été un processus souvent précaire. Le sanctuaire omanais s’étend sur 2824 km2 de terrain varié entre plaines, pentes rocheuses et dunes sablonneuses.

Un paysage aussi accidenté que celui du destin de l’oryx.

En 2007, le sanctuaire était en effet devenu le premier site à être retiré de la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, après la décision d’Oman de réduire sa superficie de 90 % pour un projet de prospection d’hydrocarbures.

Crainte des braconniers 

Les prix du pétrole ayant dégringolé ces dernières années, la faune sauvage est redevenue intéressante aux yeux du gouvernement.

Outre les 742 oryx, la réserve de Haima abrite d’autres espèces, souligne M. Harsousi.

«Au cours des trois dernières années, nous avons été en mesure d’augmenter le nombre de gazelles d’Arabie, connues sous le nom de gazelles des sables, de 300 à environ 850», précise-t-il.

Outre les animaux, le parc compte aussi douze espèces d’arbres différentes qui abritent de nombreux oiseaux.

Depuis quelques années, le sultanat d’Oman a entrepris de développer le tourisme, vantant ses stations balnéaires auprès des touristes fortunés et ses déserts sauvages à ceux cherchant davantage d’aventure.

Les responsables du sultanat ont déclaré à l’AFP qu’un plan majeur pour stimuler le tourisme serait annoncé d’ici quelques semaines.

Les employés de la réserve d’oryx espèrent qu’elle contribuera à renforcer l’attractivité du sultanat d’Oman pour les touristes.

Même si certains craignent qu’une ouverture plus large ne provoque le retour d’un vieil ennemi : les braconniers.

D’où l’attention particulière portée à la sécurité, selon l’un des gardes de la réserve, Abdallah Ghassab Obaid.

«Trente gardes et une patrouille de police s’efforcent d’assurer la sécurité de la réserve et d’empêcher toute infiltration.»

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Paris déploie des «volontaires du tourisme» pendant les Fêtes

PARIS - Des «volontaires du tourisme» ont été déployés à Paris durant les fêtes de fin d’année pour renseigner les touristes, qui reviennent en nombre dans la capitale, ont annoncé les autorités locales.

Quelque 150 volontaires, habillés de gilets violets, accueillent depuis le 23 décembre les visiteurs au Louvre, au Château de Versailles, sur les Vedettes de Paris, au magasin des Galeries Lafayette ou encore à Disneyland Paris. 

Ces bénévoles, qui sont pour la plupart des étudiants en tourisme, seront à la tâche jusqu’au 7 janvier.

L’initiative de la région Île-de-France, où se trouve Paris, avait été mise en place fin 2015 pour relancer un tourisme en berne après les attentats de 2015. Sept cents volontaires avaient déjà été déployés lors des fêtes de fin d’année de 2016 et les vacances d’été de cette année, alors que la fréquentation touristique reprenait petit à petit.

Au cours des dix premiers mois, 2017 a déjà signé la meilleure performance des dix dernières années en termes d’arrivées hôtelières, à hauteur de 28,2 millions pour la capitale et sa région.

Sur l’ensemble du territoire français, la fréquentation touristique devrait osciller entre 88 et 89 millions d’arrivées de visiteurs internationaux pour l’année 2017, indiquait il y a quelques jours le ministère des Affaires étrangères, parlant de «record historique».

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Budapest, paradis des fêtards, enfer des riverains

BUDAPEST - «La nuit, mes murs vibrent à cause de la musique, et le matin, je dois souvent nettoyer du vomi sur ma voiture». Nouvelle Mecque du tourisme festif, Budapest est à son tour saisie de ras-le-bol face aux nuisances engendrées par le phénomène, comme en témoigne Dora Garai.

Avec ses dizaines de vols à bas coût quotidiens, ses pintes de bière à 1,5 euro (2,30 $CAN) et ses appartements à 30 euros (45 $CAN) la nuit, la capitale hongroise est devenue la nouvelle coqueluche de fêtards venus de toute l’Europe pour s’y défouler à petit budget, été comme hiver.

Au cœur de la métropole, l’ancien quartier juif s’est mué en centre névralgique de tous les excès, avec près de 800 bars, boîtes de nuit et restaurants concentrés en moins de deux kilomètres carrés. La moitié d’entre eux n’existaient pas il y a cinq ans.

Pour Dora Garai, une jeune commerçante de 32 ans qui a toujours vécu dans ce quartier aux beaux immeubles du XIXe siècle, la mutation, plus brutale encore qu’à Barcelone ou Amsterdam, est devenue insupportable.

Outre le bruit, le vomi, l’urine et les détritus, les vendeurs de drogue et les prostituées font désormais partie de son paysage quotidien, relate-t-elle.

«Je ne m’imagine pas élever des enfants dans un cadre pareil», souligne la jeune femme, qui préside une association de résidents en colère. «On nous traite de rabat-joie, mais nous sommes juste des gens normaux qui veulent dormir la nuit», explique-t-elle.

Pas moins de 15 000 personnes habitent encore cet ancien quartier bourgeois jouxtant la grande synagogue. Mais 18 % d’entre elles envisagent de déménager à cause des nuisances, selon une étude de l’Université Corvinus de Budapest.

Chiffre doublé en huit ans

Avec 3,5 millions d’arrivées l’an passé, le nombre de touristes à Budapest a pratiquement doublé en huit ans. Et la nature des visiteurs, jadis attirés avant tout par le charme désuet de l’ancienne «Paris d’Europe centrale», a profondément changé.

Selon Melanie Kay Smith, qui a conduit l’étude de l’Université Corvinus, «l’alcool bon marché» et «la fête» sont aujourd’hui les principales raisons avancées pour expliquer un voyage à Budapest.

«C’est fou tout ce qu’on peut avoir ici pour aussi peu d’argent», confirme à l’AFP un groupe de Danois festifs.

Autrefois cantonnée à quelques bars créés dans des immeubles à demi détruits, au cachet atypique, la vie nocturne du quartier a pris un tour industriel, certains établissements pouvant accueillir jusqu’à 2000 personnes.

Et c’est armé d’un mégaphone, en pleine nuit, qu’un guide dirige un groupe de touristes vers une boîte : «Vous êtes prêts à vous éclater?», hurle-t-il, avant d’expliquer à l’AFP que les riverains mécontents «n’ont qu’à déménager».

Dora Garai et son association, qui compte pas moins de 1000 membres, ne sont pas de cet avis.

«D’une part, beaucoup de gens habitent dans des logements sociaux et ne peuvent pas partir aisément. D’autre part, pourquoi devrait-on déménager juste parce que des gens viennent passer quelques jours ici à faire n’importe quoi?», s’indigne-t-elle.

Situation insupportable

Avec la multiplication des locations d’appartements via des plates-formes internet, les nuisances ont pénétré au coeur même des immeubles.

«L’autre nuit, un Anglais ivre qui cherchait son appartement AirBnB a sonné à toutes les portes», témoigne un riverain excédé.

Dora Garai et son association ont multiplié les manifestations pour tenter de se faire entendre. Ils estiment que la municipalité doit créer une zone festive loin des quartiers résidentiels et instaurer une fermeture des bars à minuit, au lieu de 6h du matin actuellement.

Mais une telle mesure représenterait un manque à gagner considérable, estime Abel Zsendovits, patron du Szimpla Kert, bar établi en 2001 dans un ancien squat en 2001 qui a lancé la réputation bohème puis festive du quartier.

«La situation dans les rues est effectivement devenue insupportable», mais «des amendes pour incivilités, davantage de police, de nettoyage de voirie et de toilettes publiques» pourraient y remédier, juge-t-il.

Il assure que les bars financent déjà des patrouilles de médiateurs chargés de calmer les braillards.

La mairie de quartier a pour sa part évoqué la possibilité d’un référendum local sur la fermeture à minuit.

Mais sur fond «d’intrication du business et de la politique», Mme Smith doute qu’une telle mesure soit adoptée. D’autant que dans le quartier, un nombre croissant de logements désertés sont rachetés par des investisseurs pour les transformer... en locations pour fêtards.

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Succès de foule pour la réplique de la grotte de Lascaux

PÉRIGUEUX - La réplique grandeur nature de la grotte de Lascaux, chef d’oeuvre de l’art pariétal situé dans le centre de la France, a remporté un vrai succès public, avec près de 500 000 visiteurs depuis son ouverture il y a un an.

Inaugurée le 10 décembre 2016 et ouverte au public quelques jours plus tard, Lascaux IV a reçu la visite d’un demi-million de touristes, alors que les exploitants en attendaient 400 000.

Cette réplique propose une découverte du site, inaccessible au public depuis 1963 pour des raisons de conservation. Les conditions d’hygrométrie, de température et d’environnement sonore correspondent en tout point à celles de la grotte originale.

Les 2000 éléments peints ou gravés à Lascaux ont été identifiés et reproduits à échelle réelle par des artisans locaux. Ce bestiaire de plus de 600 animaux — en majorité des chevaux, mais aussi des aurochs, cerfs, bouquetins — a fait la renommée mondiale de cette grotte, vieille de 18 000 ans.

Elle avait été découverte en septembre 1940 par quatre adolescents de 13 ans (Marcel Ravidat, Jacques Marsal, Georges Agnel et Simon Coencas), tombés sur l’entrée de la cavité lors d’une promenade.

Une exposition itinérante sur Lascaux poursuit par ailleurs sa tournée mondiale en Chine, avec déjà plus de 2 millions de visiteurs.