Jonathan Custeau
La Tribune
Jonathan Custeau
Voyager malgré la COVID

Le bourlingueur

Voyager malgré la COVID

CHRONIQUE / «Comment tu vas faire pour ne pas voyager? » La question qui tue! Comme si avoir une légère dépendance pour le dépaysement me plaçait dans une situation critique maintenant que les frontières sont érigées comme des murs presque infranchissables. Changer d’air, autant pour sa santé mentale que pour encourager des entreprises à bout de souffle, ce n’est pas forcément s’exiler sur un autre continent.

Changer d’air, m’éloigner de l’univers professionnel, des bilans quotidiens du nombre de cas de COVID, des pronostics sur les chances du Canadien de repêcher Alexis Lafrenière, c’est surtout ça qu’il me fallait. Et je suis parti. J’ai même pris l’avion. Oui, voyager, sans paniquer et sans nier la pandémie, ça se peut. Mais il faut être prêt à s’adapter.

Un village éphémère de l'Hôtel UNIQ au cœur des Jardins de Métis

Maison

Un village éphémère de l'Hôtel UNIQ au cœur des Jardins de Métis

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
Un troisième village nomade et éphémère de l'Hôtel UNIQ est installé jusqu'au 20 septembre aux Jardins de Métis, aux portes de la Gaspésie. Dix tentes Lotus ont été érigées en plein cœur du site afin d'accueillir des invités prêts à vivre l'aventure du glamping, c'est-à-dire un style d'hébergement écoresponsable offrant un compromis entre le camping, qui permet un contact privilégié avec la nature, et l'hôtellerie classique, qui assure design et confort.

Plusieurs activités sont proposées aux visiteurs pendant leur séjour afin de découvrir la région de façon originale et authentique. Pour les clients un peu las du télétravail à la maison, la maison écologique ERE des Jardins leur ouvre ses portes.

Pour réserver : hotel-uniq.com/les-jardins-de-metis

D’un château à l’autre en Spyder

Voyages

D’un château à l’autre en Spyder

Francis Higgins
Francis Higgins
Le Soleil
Le Château Frontenac et le Manoir Richelieu proposent aux amateurs de road trips de sillonner les routes entre Québec et Charlevoix sur un Can-Am Spyder (une moto à trois roues) pour ensuite passer la nuit dans leurs chics hôtels.

Développé en partenariat avec Adrénaline Sports et Groupe Voyages Québec, ce voyage est offert du 23 août au 31 octobre 2020 en deux forfaits. Le premier comprend une nuitée et une visite guidée au Château, la location du bolide ainsi qu’une nuitée et un massage au Manoir. Le second propose une nuit supplémentaire à La Malbaie. 

Prix : tarifs variables à partir de 839 $ par personne en occupation double. 

Il est possible de faire le trajet dans la direction de son choix. Il faut auparavant suivre ou avoir suivi le cours de conduite d’un Spyder.

Info : gvq.ca

L’île de Pâques, terre de légendes

Ailleurs

L’île de Pâques, terre de légendes

Richard Germain
Richard Germain
Collaboration spéciale
J’adore voyager. Et plus que jamais, cette période de confinement qui nous est imposée laisse davantage de place à nos rêves pour de prochaines destinations encore inconnues. Parce qu’on le sait, une des grandes joies de se transporter ailleurs est avant tout l’anticipation de la découverte et du plaisir. Maintenant, place à la mystérieuse île de Pâques!

Rapa Nui, de son nom d’origine, continue de faire rêver. Cette petite île située à l’extrémité sud-est du triangle polynésien reste l’endroit habité le plus isolé de la planète. À 3700 km à l’ouest de la côte chilienne, sa mère patrie, et à 4100 km à l’est de Tahiti, on ressent dès qu’on y pose les pieds l’enivrante impression d’être rendu au bout du monde.

Découvert par un explorateur danois un dimanche de Pâques de 1722, ce bout de terre au milieu de nulle part, et d’une superficie de seulement 164 kilomètres carrés, compte aujourd’hui une population de moins de 8000 habitants. Immensément fiers de leurs origines, ces insulaires s’assurent de protéger leur territoire par des mesures de contrôle très strict du développement de l’industrie touristique. De plus, la mise en valeur de leur culture et de leurs traditions reste une priorité de tous les instants.

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Bien sûr, on a tous entendu parler des moaï, ces 900 statues qui auraient été érigées autour du 15e siècle afin d’honorer les dieux. Ces monuments taillés dans la roche volcanique et souvent dressés dos à la mer, comme pour protéger la population de l’envahisseur, mesurent en moyenne quatre mètres de hauteur et pèsent parfois des dizaines de tonnes. Leur transport de la carrière Rano Raraku à leur site actuel respectif reste à ce jour une énigme.

Jonathan Custeau
La Tribune
Jonathan Custeau
Pourquoi pas le Château en tout inclus ?

Le Bourlingueur

Pourquoi pas le Château en tout inclus ?

CHRONIQUE / C’était le 1er janvier 2004. Je venais de cueillir les clés de mon appartement de Grande-Allée à Québec. Il faisait le froid de l’hiver des plaines : les joues me brûlaient des caresses que soufflait le fleuve sur la Haute-Ville. Dans la pénombre, j’ai suivi la rue jusqu’à la promenade Dufferin, où je me suis extasié devant le Château Frontenac jusqu’à ce que mes orteils virent au bleu.

Avalant les flocons, le menton au nombril, j’admirais l’immense hôtel que je n’avais vu qu’en photo. J’étais secoué comme je l’aurais été devant la tour Eiffel ou le Taj Mahal. Le Château, c’est en quelque sorte l’image de Québec. On en trouve même une réplique à Walt Disney World.

Il m’aura néanmoins fallu seize bonnes années pour en franchir la porte. À défaut de prendre le large en temps de pandémie, décrocher dans un tout inclus de luxe, chez nous, c’est possible. Le Château Frontenac se lance effectivement dans la formule tout inclus en devenant le deuxième hôtel Fairmont à tenter l’expérience.

Pour dire vrai, les temps sont durs pour l’établissement de 610 chambres. D’un taux d’occupation atteignant généralement les 80 % l’été, surtout grâce à la clientèle internationale, elle frise les 20 % ces dernières semaines, selon Maxime Aubin, directeur adjoint au marketing et aux communications au Fairmont Le Château Frontenac. Les Québécois, indécis, réservent à la dernière minute. 

D’ici la fin juillet, ils peuvent d’ailleurs profiter d’une promotion deux pour un sur une chambre régulière. Le tout inclus, lui, avec trois repas et des activités au choix, à partir de 999 $ la nuit, en occupation double... sera offert à partir du 31 juillet. Un minimum de deux nuits est exigé et le deux pour un ne s’applique pas dans ce cas. 

En matière d’expérience, c’est sans doute la première fois que je me suis permis le même état d’esprit, au Québec, que j’aurais en découvrant un autre coin du monde. Les étoiles s’alignaient pour l’aventure, des éléments de surprise et de découverte. 

Malgré la prise de température et le port du masque obligatoires à l’entrée de l’hôtel, on remarque surtout le décor somptueux et l’atmosphère pas du tout prétentieuse de l’établissement. Les employés, polis, souriants sous le masque, interagissent avec une dose de raffinement, sans déborder. C’est que leur entraînement commence par deux jours sur l’histoire du château et l’apprentissage des interactions avec les clients. 

L’histoire du château, d’ailleurs, est à la fois fascinante et méconnue, en commençant par la boîte aux lettres dorée visible près des ascenseurs. On raconte avoir découvert une carte postale datée de la Deuxième Guerre mondiale coincée dans une chute à lettres entre deux étages. Un soldat aurait écrit à sa copine pour lui dire qu’il la marierait au retour de la guerre. La destinataire de la lettre n’a jamais été retrouvée, mais l’histoire a inspiré la télésérie coréenne Goblin, attirant son lot de touristes de l’Asie. 

Dans l’histoire moins anecdotique, on ignore peut-être que le Château, qui a toujours été un hôtel, a été construit par le Canadien Pacifique et inauguré en 1893, et qu’il appartient désormais à Ivanhoé Cambridge, la branche immobilière de la Caisse de dépôt et placement du Québec. Les rappels du train sont d’ailleurs visibles partout dans la décoration du restaurant Le Sam, de la forme des chaises, clin d’œil aux locomotives, aux mains courantes le long des murs. 

En se promenant dans les quelque 12 kilomètres de couloirs, on tombera peut-être sur le mur des célébrités ayant défilé au Château. On peut penser à la reine Élizabeth II, venue à Québec alors qu’elle n’était encore que princesse, ou au président Franklin D. Roosevelt et aux premiers ministres Winston Churchill et Lyon MacKenzie King, venus pour les Conférences de Québec pour discuter stratégie en 1943 et 1944. Plus récemment, Céline Dion, Leonardo DiCaprio et Steven Spielberg ne sont que quelques clients ayant séjourné dans l’hôtel. Et oui, le nom du quotidien Le Soleil a aussi été trouvé au Château...

Maxime Aubin rapporte par ailleurs que chaque chambre est unique en raison de la vue qu’elle offre et de son aménagement intérieur. Et la vue, avouons-le, est imbattable si on s’aventure dans les hauteurs.

En ce qui me concerne, la Château a su me tirer de mon quotidien et me faire oublier un instant le confinement auquel nous nous sommes soumis cet hiver.

Vin, gastronomie et visite historique

Les acheteurs du forfait tout inclus pourront entre autres choisir un repas dans n’importe quel restaurant du Château. Au Champlain, où le chef Stéphane Modat, nommé chef de l’année en 2019, propose un menu chasse et un menu pêche, le repas constitue une bonne façon de souligner le début ou la fin des vacances avec une gâterie. Même après la mise en bouche, la truite mouchetée, l’esturgeon du lac Saint-Louis et le doré du lac Saint-Pierre, il restera de la place pour le filet de flétan de la Gaspésie, présenté comme un point d’orgue savoureux. Quand on pense qu’on n’en peut plus, la tarte tatin aux fraises nous achève avec son goût de ciel. Vraiment!

À noter que la décoration du restaurant vaut à elle seule un arrêt, entre autres pour sa sculpture représentant la profondeur du Saint-Laurent, entre Montréal et Québec, et son caribou portant lui aussi le masque. 

Isabelle Pion
La Tribune
Isabelle Pion
Réfléchir avant de partir

Sortie prendre l'air

Réfléchir avant de partir

CHRONIQUE / Ça m’a sauté aux yeux pendant la pandémie. En pleine campagne, loin des foules pourtant : la quantité de déchets qui se retrouvaient dans les fossés pendant que je courais le long de la route. En 2020, vraiment? Et puis, Dieu merci, les espaces où je vais randonner ont rouvert. Mais de quoi auront-ils l’air à la fin de l’été?

On vous en parlait dans ces pages la semaine dernière : çà et là, des municipalités se retrouvent avec des campeurs qui improvisent et des traces bien visibles de visiteurs qui sont passés par là.

L’enjeu n’est pas tant le nombre de personnes qui passent que les conduites qu’elles adoptent, précise Renée-Claude Bastien, guide en tourisme d’aventure depuis près de 20 ans. Elle est aussi formatrice de Sans trace, un programme qui vise à réduire notre empreinte écologique en plein air.

L’enseignement à ce sujet a évolué, dit-elle.

« On favorisait des petits groupes de plein air. On s’est rendu compte qu’il y a moins d’impacts à avoir un groupe de 25 personnes très bien informées et qui prennent soin de minimiser leurs impacts qu’un groupe de 10 qui n’ont aucune information et qui créent des impacts. Ça revient à l’importance de cette réflexion pour minimiser les conséquences sur le milieu naturel qu’on va visiter. »

Le mouvement Sans trace est né aux États-Unis au milieu des années 1970 avant de s’étendre ici. 

« C’est venu du fait que les gens ne respectaient pas la réglementation en plein air, en ne se doutant pas qu’elle n’est pas là pour contraindre nos libertés, mais pour protéger l’espace naturel. »

Un programme national d’éducation visant à expliquer pourquoi cette réglementation est en place. 

« Quand on sort d’un sentier, on piétine la flore, on crée des sentiers secondaires qui favorisent l’érosion du sol et on doit ensuite restreindre l’accès. Quand on dit aux gens de rester dans le sentier, ça ne les allume pas. Quand on leur explique pourquoi on demande ça, en ayant la raison, c’est plus difficile de faire l’action inverse. »

Vos projets pour les vacances d’été… [PHOTOS]

Le Mag

Vos projets pour les vacances d’été… [PHOTOS]

Francis Higgins
Francis Higgins
Le Soleil
Si la pandémie et le confinement nous ont appris quelque chose, c’est qu’il faut profiter des beaux jours quand ils passent. Mais avec les règles sanitaires à respecter et les voyages à oublier, la préparation des vacances se complique. C’est pourquoi Le Mag a lancé un appel à tous, dans l’espoir de trouver de l’inspiration pour nos prochaines semaines. Faire le tour du Québec? Du camping dans la cour? Du sport, du jardinage, du travail ou du repos? Voici des projets de vacances d’été de nos lecteurs…

«Pour nous, c’est la Gaspésie, comme chaque année. Nous sommes tombés en amour il y a plusieurs années avec cette belle région et, surtout, avec un petit village loin du trop grand nombre de touristes qui s’empilent ailleurs : ce merveilleux endroit est Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine. En 1999, en faisant le tour de la Gaspésie, nous avons découvert un camping dans ce beau village. Depuis ce temps, nous y retournons chaque année. Avec le confinement, nous avons eu un peu peur que le camping ne rouvre pas, mais, ô bonheur, il est ouvert grâce à une équipe de jeunes dynamiques qui se sont donné comme mission de faire rouler l’économie dans ce bel endroit. Pour nous, c’est le paradis!»
Dominique Gosselin
Shawinigan

Une tournée gourmande à Saint-Élie-de-Caxton

Voyages

Une tournée gourmande à Saint-Élie-de-Caxton

Sophie Grenier-Héroux
Sophie Grenier-Héroux
Le Soleil
On se rend à Saint-Élie-de-Caxton depuis des années pour se nourrir l’imaginaire d’histoires et de légendes, mais on peut aussi s’y poser pour se remplir la panse par mille et un plaisirs gourmands. Du matin au soir, ce village de la Mauricie vous offre de quoi faire les meilleures tablées.

5h05
Le jour est à peine levé. Le village silencieux est encore plongé dans un doux sommeil. Comme une veilleuse, la lumière de la boulangerie Croûte que croûte scintille depuis le crépuscule. À l’intérieur, le boulanger et copropriétaire Vincent Vogelé façonne les pains du jour avec son apprenti Sébastien Gauthier. Leur synchronicité est belle à voir. Au rythme de la radio qui siffle en boucle les actualités du jour et du cliquetis de la balance, Vincent veille à ce que tout soit au même poids, de la même forme. Comme un chef d’orchestre, il veut de la précision et une qualité égale à tous coups. Chef d’orchestre? On pourrait dire magicien! En moins de temps qu’il n’en faut pour l’écrire, les miches se forment, les fougasses s’étirent, les baguettes s’allongent. Au final, une dizaine de variétés de pains auront poussé dans cet antre on ne peut plus chaleureux.

Se cherchant un métier de bouche qui saurait lui faire faire le saut de la ville à la campagne avec sa douce, Isabelle Héroux, Vincent s’est rappelé le père d’un ami qui faisait de la boulange. Instinctivement, il a su que c’était sans doute là, entre les sacs de farine et les fours qui ne dérougissent jamais, que se trouvait la clé du bonheur. Dix ans plus tard, la renommée et la qualité de leurs pains dépassent les frontières de Saint-Élie et la passion ne manque pas.

L’horloge indique 6h30 alors que le four laisse sortir les premières baguettes dorées. L’odeur chatouille les narines. Dans le ciel, la lune nous fait un dernier clin d’œil. Le jour sera bon.

La boulangerie Croûte que croûte
2440, avenue Principale

Jonathan Custeau
La Tribune
Jonathan Custeau
Des grands espaces de Tadoussac à Mingan

Le Boulingueur

Des grands espaces de Tadoussac à Mingan

CHRONIQUE / Si l’absence d’événements et de festivals fait mal aux régions du sud du Québec, la Côte-Nord, elle, n’a pas eu à adapter autant ses produits touristiques pour l’été 2020. Les grands espaces, le spectacle des baleines et le grand air frais auront les mêmes propriétés, COVID ou pas.

Mine de rien, la Côte-Nord, c’est Tadoussac, Sept-Îles, Baie-Comeau, Natashquan et l’île d’Anticosti, soit 21 % du territoire du Québec. Avec ses 1300 kilomètres de côte, il y a de quoi se payer tout un roadtrip. Même que ceux qui se rendront au bout de la route de Natashquan pourront se procurer un autocollant avec lequel ils pourront se photographier. À l’enjeu, un séjour à Anticosti qui sera distribué parmi les aventuriers ayant visité la patrie de Gilles Vigneault. 

Si pour certains la Côte-Nord se divise en théorie en deux régions touristiques, Duplessis et Manicouagan, Mario Leblanc, directeur général de Tourisme Côte-Nord, assure que la fusion n’est qu’une question de temps. C’est d’ailleurs lui qui a accepté de vanter sa région, cette semaine, en précisant que la plupart des attraits nord-côtiers sont ouverts cet été. Certaines expériences autochtones sont fermées au public.

Bien entendu, avant de prendre le large, assurez-vous de suivre les directives de la Santé publique et vérifiez que les lieux que vous souhaitez visiter sont ouverts et disposés à vous recevoir. 

Q Quelles sont les attractions les plus visitées sur la Côte-Nord?

R Les deux principaux attraits sont situés aux deux extrémités de la route, soit le Centre d’interprétation des mammifères marins de Tadoussac et l’archipel de Mingan, à Havre-Saint-Pierre. Il y a huit heures de voiture entre les deux, sur la thématique de la Route des baleines. On peut en voir partout, si on est patient un peu.

À Tadoussac, la nouvelle exposition du centre d’interprétation ouvre le 19 juillet. On y trouve des squelettes bien préservés et l’histoire de naufrages de baleines, entre autres. Les experts que nous avons entendus quand une baleine a été aperçue à Montréal provenaient de là. 

Il y a aussi le parc marin du Saguenay, qui est en partie sur notre territoire.

Bhoutan: au royaume du bonheur

Ailleurs

Bhoutan: au royaume du bonheur

Richard Germain
Richard Germain
Collaboration spéciale
J’adore voyager. Et, plus que jamais, cette période de confinement qui nous est imposée laisse davantage de place à nos rêves pour de prochaines destinations encore inconnues. Parce qu’on le sait, une des grandes joies de se transporter ailleurs est avant tout l’anticipation de la découverte et du plaisir. Maintenant, cap sur le royaume du bonheur!

De toutes les destinations de la planète, le Bhoutan, dernière monarchie bouddhiste enclavée entre l’Inde et la Chine, entretient plus que jamais sa réputation d’être l’un des pays les plus écologiques du monde; mais aussi, le plus secret et le plus mystérieux. Aucunement pressé d’entrer dans la modernité, le Bhoutan s’est aussi fait remarquer au cours des dernières années par l’instauration de l’indice du Bonheur National Brut. Selon la volonté du roi, cet indice doit primer sur le produit intérieur brut, communément appelé le PIB. Cette démarche innovante et audacieuse sert au calcul du bien-être des Bhoutanais en priorisant le développement économique et social équitable, la sauvegarde de l’environnement et la promotion du développement durable, la préservation et la promotion des valeurs culturelles et, finalement, une gouvernance responsable. 

Isabelle Pion
La Tribune
Isabelle Pion
Nos parcs nationaux en six coups de cœur

Sortie prendre l'air

Nos parcs nationaux en six coups de cœur

CHRONIQUE / «Tu devrais nous faire un top 5 de tes parcs nationaux préférés», m’a suggéré mon collègue bourlingueur. A priori, j’en ai un peu contre les palmarès. C’est comme se faire demander quel pays on a préféré visiter : la réponse est impossible à donner. Mais l’idée a fait son chemin. La popularité qu’a connue la vente de la carte annuelle «parcs nationaux édition spéciale» (140 000 laissez-passer vendus en trois jours) m’a néanmoins donné le goût de vous partager mon amour des parcs de la province. Dans l’ordre ou dans le désordre, quelques coups de cœur.

1) Le parc du Bic, entre mer, îles et montagnes

L’Igloft, été comme hiver à Saint-Gédéon

Actualités

L’Igloft, été comme hiver à Saint-Gédéon

Eve-Marie Fortier
Eve-Marie Fortier
Le Quotidien
Les couples pourront se retrouver à Saint-Gédéon, cet été, en passant une nuit sous les étoiles à bord de l’Igloft, l’igloo et le loft des temps modernes. Le petit bâtiment flottant sur les eaux du lac Saint-Jean permet de partir à l’aventure tout en restant dans le confort, hiver comme été. Même s’il permet habituellement d’accueillir deux personnes, l’Igloft peut également être l’hôte d’une petite famille pour les parents qui désireraient y amener leurs enfants.

La coopérative Désert de glace, qui a été fondée par différents acteurs de Saint-Gédéon, a lancé la fonction estivale de l’Igloft au cours des derniers jours. Stéphan Tremblay, concepteur du projet, explique que le bâtiment en aluminium léger est conçu pour offrir des unités sur les glaces en hiver et sur l’eau en été.

Quatre destinations pour le village de <em>glamping</em> nomade

Le Mag

Quatre destinations pour le village de glamping nomade

Francis Higgins
Francis Higgins
Le Soleil
Le Soleil annonçait au printemps qu’un nouveau village de glamping nomade et éphémère ferait la tournée du Québec cet été. Un projet original de l’entreprise Hôtel UNIQ qui fera pousser 10 grandes tentes «en forme de gousse d’ail» peut-être près de chez vous. Les destinations et les dates ont été dévoilées…

Voici où et quand vous pourrez réserver vos places : au parc régional des Grandes-Rivières du lac Saint-Jean (24 juillet au 11 août), au parc régional du Lac Taureau (14 août 3 septembre), aux Jardins de Métis (9 au 20 septembre) et à la baie de Beauport (22 septembre au 12 octobre).

À LIRE : Un nouveau village de glamping nomade et éphémère en tournée au Québec

Une tente commune servira d’aire de repos et de cuisine. Du désinfectant sera disponible dans chaque unité. Il y a aura un nettoyage complet après chaque location.

Prix : 130 $ à 150 $ la nuit pour deux personnes. Minimum de deux nuitées.

Info : hotel-uniq.com

Quels sont vos projets d’été?

Le Mag

Quels sont vos projets d’été?

Francis Higgins
Francis Higgins
Le Soleil
L’été, c’est fait pour jouer, comme ont dit de grands sages. Et puisque les derniers mois n’ont pas été de tout repos, on mérite plus que jamais nos vacances!

Toutefois, les règles sanitaires, le déconfinement progressif, la fermeture des frontières et l’économie au ralenti nous forcent tous à repenser nos projets. Certains choisiront peut-être de partir moins loin ou moins longtemps. D’autres demeureront carrément à la maison.

Et vous, que ferez-vous pour vous divertir tout l’été? Le tour du Québec? Du camping dans la cour? Pratiquerez-vous un sport ou préférerez-vous le farniente?

Le Mag veut le savoir! Rédigez en quelques phrases vos projets pour l’été et transmettez-nous votre texte (accompagné de photos s’il y a lieu) par courriel à lemag@lesoleil.com. Nous en publierons une sélection.

Qui sait, peut-être que vos idées inspireront d’autres lecteurs?

Jonathan Custeau
La Tribune
Jonathan Custeau
Poutine et fromage frais au Centre-du-Québec

Le Bourlingueur

Poutine et fromage frais au Centre-du-Québec

CHRONIQUE / La plus jeune des régions touristiques du Québec, le Centre-du-Québec, demeure bien mystérieuse quand on a l’habitude de voyager dans les grandes villes. C’est que Drummondville, Victoriaville et Bécancour sont vues comme des arrêts de courte durée, quelque part dans un trajet entre Montréal et Québec.

Bien entendu qu’on pourra parler du Village québécois d’antan, qui rappellera des souvenirs aux nostalgiques de la série Entre chien et loup, ou du Festival de la poutine, qui fera relâche cette année. Mais pour quelques jours à l’extérieur des grands centres, à distance néanmoins raisonnable de Montréal, Sherbrooke, Trois-Rivières et Québec, pour ne nommer que ceux-là, on peut se payer une véritable chasse au trésor de découvertes, comme se plaît à le dire Céline Rousseau, directrice du marketing à Tourisme Centre-du-Québec. C’est elle qui a accepté de répondre à mes questions pour donner un aperçu des attractions connues et méconnues de sa région. 

Avant de jouer les touristes cet été, assurez-vous de respecter les consignes de la Santé publique et vérifiez que les attractions qui vous intéressent sont ouvertes et disposées à vous accueillir. 

Q Quelles sont les attractions les plus populaires de votre région?

Quand on veut aider les gens à positionner le Centre-du-Québec, on leur parle du Village québécois d’antan et du Festival de la poutine, à Drummondville. Le Village est ouvert toute l’année et s’adapte aux saisons ou aux événements comme l’Halloween. Mais nous avons aussi le parc Marie-Victorin, un jardin botanique de Kingsey Falls, et le Centre de la biodiversité de Bécancour. Il s’agit d’un centre d’interprétation sur la cohabitation de la faune et de la flore près du Saint-Laurent.

La région est aussi connue pour le vélo, entre autres dans le Parc linéaire des Bois-Francs, entre Tingwick et Lyster. C’est le paradis des cyclistes. Dans les plaines du Saint-Laurent, il y a peu de dénivelés. Sinon, dans les contreforts des Appalaches, on sort les mollets pour un défi plus physique. 

Isabelle Pion
La Tribune
Isabelle Pion
Paul Doucet : le vélo pour découvrir le Québec

Sortie prendre l'air

Paul Doucet : le vélo pour découvrir le Québec

CHRONIQUE / Ils sillonnent le Québec pour chanter, tourner ou partir à l’aventure. Cet été, découvrez les passions et les endroits coups de cœur des personnalités d’ici dans la chronique Sortie prendre l’air.

Le sentiment de liberté totale. C’est l’un des souvenirs que conserve l’acteur Paul Doucet de ses premiers instants à vélo, qui se sont finalement transformés en passion. Un coup de cœur qui l’a amené à parcourir les quatre coins de la province comme porte-parole de la Fondation Charles-Bruneau.

« Dans l’enfance, à partir du moment où on commence à faire du vélo, il y a un sentiment de liberté qui est rattaché à ça, parce que ça te permet de t’éloigner de la maison. J’en ai fait beaucoup adolescent avec quelques chums, dont un ami français qui m’a fait découvrir le Tour de France. Jusqu’à l’âge de 16 ou 17 ans, je ne savais pas que ça existait. C’est quelque chose qui faisait partie de ses origines et qu’il connaissait très bien. Je me suis mis à suivre ça sporadiquement, avec tout l’avènement de Lance Armstrong... évidemment avant sa déchéance. C’était quand même spectaculaire ce qu’il faisait. J’avais toujours caressé ce désir d’avoir un bon vélo de route et de commencer à en faire. Je m’en suis acheté un. Pas longtemps après, j’ai eu une proposition de la Fondation Charles-Bruneau d’aller animer l’arrivée des cyclistes du tour que la fondation organise chaque année. » Il est ainsi devenu, de fil en aiguille, l’un des porte-paroles.

L’acteur qu’on a pu voir dans les récents films québécois Antigone et Les Nôtres devait en être à sa 10e participation au tour CIBC Charles-Bruneau. La 25e édition de l’événement, prévue début juillet, a toutefois été annulée en raison de la pandémie. 

COVID-19: la nouvelle réalité des déplacements aériens

Affaires

COVID-19: la nouvelle réalité des déplacements aériens

Stephanie Levitz
La Presse Canadienne
OTTAWA —En regardant les paysages à partir de la fenêtre ovale d’un Airbus320, il est facile d’oublier à quel point la pandémie de la COVID-19 a changé nos routines.

Tout semble calme et normal quand on regarde les champs à partir de 10 000 mètres d’altitude. Mais quand les lunettes s’embuent parce qu’on porte un masque depuis qu’on a mis les pieds dans l’aéroport, le retour à la réalité se fait rapidement.

À l’aéroport d’Ottawa, des cercles ont été ajoutés à tous les deux mètres aux comptoirs d’enregistrement, aux postes de contrôle de sécurité et dans les corridors.

Puisque le trafic aérien est presque non existant, les annonces d’embarquement sont sporadiques. Ce sont plutôt les rappels de se laver les mains et de porter un masque qui reviennent fréquemment.

Dans les salles d’attente autour des portes d’embarquement, des cordons ont été ajoutés sur certains sièges pour éviter que les gens s’assoient trop près les uns des autres.

Prise de la température

Quand la file se forme pour l’embarquement, la prise de la température s’est ajoutée au processus habituel de vérification de la carte d’embarquement et de l’identité du voyageur. On doit baisser son masque brièvement pour permettre au personnel de confirmer son identité.

Les salutations du personnel de bord sont étouffées par leur masque et chaque passager reçoit une trousse avec un masque, des gants, une bouteille de désinfectant et des lingettes désinfectantes.

Il y a aussi une petite bouteille d’eau. La distanciation sociale signifie aussi qu’il n’y aura pas de service à bord.

À l’arrivée à l’aéroport Pearson de Toronto, il n’y a plus de masses de familles et d’amis attendant les voyageurs. À la sortie, la sensation de respirer un peu d’air frais est encore plus forte, alors qu’on peut enfin enlever son masque.

Ce n’est pas que la routine qui change en raison de la pandémie, mais aussi les rituels.

Si on aime regarder les écrans avec les heures de départ et arrivée des vols pour rêver un peu, les destinations sont beaucoup moins exotiques ces jours-ci. En ce jour de semaine, moins d’une dizaine de vols sont affichés, presque tous vers des villes canadiennes de la région.

Les boutiques ont aussi adapté leur offre. À travers les souvenirs habituels, on retrouve un chandail à 12,99 $ sur lequel est imprimé le message : «Je pratiquais la distanciation sociale avant que ce soit tendance».

Camping de luxe et gastronomie signés MC Lepage

Voyages

Camping de luxe et gastronomie signés MC Lepage

Raphaëlle Plante
Raphaëlle Plante
Le Soleil
La chef Marie-Chantal Lepage l’avait bien dit qu’elle avait encore des projets plein la tête! Celle dont le mandat au Musée national des beaux-arts du Québec a pris fin officiellement le 31 mars lance aujourd’hui une offre des plus originales: louer un véhicule motorisé de luxe, avec à la carte des plats concoctés par la chef.

Mme Lepage en a fait l’annonce sur sa page Facebook lundi matin et, rapidement, les messages ont commencé à fuser. «On a profité du VR dans les dernières semaines, on l’a testé pour voir ce qu’il manquait pour que l’expérience soit la meilleure possible. On a ajouté par exemple une machine à espresso, une plaque à induction pour l’extérieur ou encore une toile de l’artiste Danyelle Bachand pour que ce soit à notre goût», indique la chef au Soleil, qui s’est lancé dans ce projet avec sa conjointe.

Le véhicule récréatif, un Tioga Ranger de 32 pieds, peut accueillir jusqu’à six adultes avec un ou deux jeunes enfants, indique Mme Lepage. «Il y a un divan en cuir, une chambre fermée, une grande salle de bain avec douche, un système de cinéma maison et même un four», décrit-elle, ajoutant que ce dernier élément était recherché lors de l’achat.

C’est que Marie-Chantal Lepage propose également des plats cuisinés sous-vide pour que le camping de luxe se transpose aussi dans l’assiette. «Les gens peuvent louer le VR sans repas, mais peuvent aussi choisir de prendre les soupers seulement, ou les déjeuners, ou les trois repas par jour.»

RoadLoft, quand la <em>van life</em> vient en kit [PHOTOS & VIDÉO]

Van life

RoadLoft, quand la van life vient en kit [PHOTOS & VIDÉO]

Francis Higgins
Francis Higgins
Le Soleil
DOSSIER / La van life vous tente, mais les motorisés coûtent trop cher, les Westfalia sont toujours brisés et les roulottes sont un cauchemar à manœuvrer. La compagnie RoadLoft débarque avec sa solution : un kit amovible qui permet de convertir de façon temporaire votre minivan ordinaire en véritable autocaravane.

C’est lors d’un long voyage que Laurence Dufour et Samuel Gauthier ont attrapé la piqûre du nomadisme automobile. «En 2016, on cherchait une façon de découvrir le Canada et les États-Unis de manière économique et autonome. On était déjà de grands voyageurs, ayant parcouru beaucoup de pays en sac à dos, mais on s’est rendu compte qu’on ne connaissait pas notre propre pays», raconte Mme Dufour.

En explorant les options de transport, ils ont noté que certaines petites fourgonnettes familiales avaient une superficie intérieure comparable à celle d’un Westfalia, emblème de la van life. Le couple de Lac-Beauport a donc converti sa première van pour partir à l’aventure. Pendant huit mois, les complices ont visité le Canada jusqu’au Yukon, fait un détour en Alaska et ont descendu la côte ouest jusqu’en Californie.

Au retour, l’idée d’une entreprise qui miserait sur cette formule de voyage avait germé.

<em>Van life</em>, la vie sur la route [PHOTOS]

Van life

Van life, la vie sur la route [PHOTOS]

Francis Higgins
Francis Higgins
Le Soleil
DOSSIER / De la van life, Julien Roussin Côté est sans doute la figure de proue — ou de calandre — au Québec. Ce Montréalais bientôt quadragénaire est à la tête du magazine-boutique en ligne Go-Van, qui l’a conduit jusqu’au petit écran dans la série La belle vie avec Go-Van, diffusée sur Unis TV. Pendant un arrêt aux puits dans sa métropole native, il a accepté de laisser Le Mag jeter un coup d’œil sous le capot de son style de vie unique.

Comment avez-vous découvert la van life?

«En 2013, j’ai acheté ma première van dans le but de partir. Je suis un surfeur. Comme c’est assez difficile à faire au Québec, je devais me rendre sur la côte est américaine, au New Hampshire et dans le Maine. Alors je voulais une voiture plus confortable. Ç’a changé ma vie quand je me suis retrouvé au volant de mon premier véhicule adapté, plus flexible, qui permettait d’arrêter partout, sur le bord de la route, pour manger un sandwich et faire une sieste avant de repartir. Ç’a m’a plus rapidement. Puis j’ai découvert la van life en rencontrant des gens et en fouillant sur les réseaux sociaux. C’est ce qui m’a inspiré à lancer Go-Van en 2015.»

Quel était ce premier véhicule?

«C’était un vieux Chevrolet Vandura 1989 que j’ai beaucoup aimé qui s'appelait Billy! Malheureusement, il ne satisfaisait plus mes besoins, notamment en production vidéo. Et je ne pouvais même pas me tenir debout dedans. Alors je l’ai vendu en 2016. Mais on reste toujours un peu nostalgique de son premier véhicule.»

Trois destinations pour s’initier à la <em>van life</em>

Van life

Trois destinations pour s’initier à la van life

Francis Higgins
Francis Higgins
Le Soleil
DOSSIER / Le fondateur du magazine-boutique en ligne Go-Van, Julien Roussin Côté, a proposé au Mag trois suggestions de destinations à essayer pour découvrir les joies du nomadisme automobile. Ces endroits ont été choisis «à proximité», question de respecter les règles de la Santé publique qui ne permettent pas, au moment d'écrire ces lignes, les grandes et longues sorties au loin. Bonne visite!

› LA ROUTE DES NAVIGATEURS
Cet itinéraire de 470 km suit le tracé de la route 132 entre Baie-du-Febvre (Centre-du-Québec) et Sainte-Luce (Bas-Saint-Laurent), en passant par la région touristique de Chaudière-Appalaches. «On se rend jusqu’aux portes de la Gaspésie, dit M. Roussin Côté. Il y a plusieurs beaux campings. Près du fleuve, on se trouve du bon côté des couchers de soleil. C’est un beau premier road trip sans trop s’éloigner des grands centres.»
Info : routedesnavigateurs.ca

Antarctique: côtoyer les icebergs

Voyages

Antarctique: côtoyer les icebergs

Richard Germain
Richard Germain
Collaboration spéciale
AILLEURS / J’adore voyager. Et plus que jamais, cette période de confinement qui nous est imposée laisse davantage de place à nos rêves pour de prochaines destinations encore inconnues. Parce qu’on le sait, une des grandes joies de se transporter ailleurs est l’anticipation de la découverte et du plaisir. Au cours du mois de janvier dernier, mon rêve est devenu réalité, visiter le continent blanc… 

C’est une fois rendu là, au bout du monde, qu’on peut témoigner de la richesse et de la variété de la faune qu’on trouve en Antarctique. Et c’est aussi là qu’on a la drôle d’impression de jouer aux explorateurs en y mettant les pieds comme pour la première fois et de découvrir un lieu intact, encore inhabité, où la nature règne en maître absolu. 

J’y ai observé des baleines, des phoques et des oiseaux d’espèces les plus rares. J’ai été infiniment impressionné par ce périple, car il n’y a rien de plus exaltant que de marcher tout près de milliers de manchots, véritables symboles de l’Antarctique, et de se faufiler jour après jour à travers les îles, les icebergs et les glaciers.

Il y a de ces voyages qui marquent une vie, qui peuvent nous montrer la beauté de la terre, mais aussi sa force comme sa fragilité. L’Antarctique fait certainement partie de ceux-là.

Un nouvel outil pour trouver des auberges

Voyages

Un nouvel outil pour trouver des auberges

Francis Higgins
Francis Higgins
Le Soleil
À boire, aubergiste! C’est à peu près le nom original et approprié d’une nouvelle coopérative de solidarité qui, à terme, pourrait regrouper les 300 auberges de la Belle Province. Son nom : le Réseau québécois Aubergiste! (le «!» fait partie du nom).

Les touristes profitent désormais de l’outil de recherche et de réservation directe du réseau.

«L’auberge est un attrait touristique, une destination en soi, une vitrine du savoir-faire local et une fenêtre sur sa population. Et les aubergistes, toujours présents parce qu’ils habitent sur place, en sont l’âme. Alors on avait toutes les raisons de se regrouper», dit Nancy Lemieux, propriétaire de l’Auberge des Glacis, à L’Islet.

Le site Web est tout frais; des adresses y seront ajoutées sous peu.

Info : reseauaubergiste.com ou par téléphone sans frais au 1 877 245-2247.

Un nouveau village de <em>glamping</em> nomade et éphémère en tournée au Québec

Voyages

Un nouveau village de glamping nomade et éphémère en tournée au Québec

Francis Higgins
Francis Higgins
Le Soleil
Imaginez une dizaine de grandes tentes «en forme de gousse d’ail» pousser comme des champignons dans un parc près de chez vous, pour disparaître quelques jours plus tard et poursuivre leur tournée de la province. C’est le projet de la jeune entreprise Hôtel UNIQ qui lance «un village de glamping (glamour camping ou camping de luxe) en nature nomade et éphémère». Et on promet qu’il passera par Québec cet été.

À mi-chemin entre l’hébergement d’hôtellerie et le camping, ce projet est l’idée des amies d’université Solène April et Myriam Corbeil. «On a travaillé dans le domaine à l’étranger [Chili, Espagne, Australie et Mexique], puis quand on est revenues, on a trouvé une solution pour répondre au manque d’hébergement saisonnier par moments et par endroits au Québec, sans avoir à recourir au béton. Ça n’existe pas chez nous», explique Mme April.

Cet été, dès la mi-juillet jusqu’à octobre, 10 tentes Lotus et une grande unité commune parcourront le Québec et seront installées dans quatre ou cinq villes, pour une durée de deux à trois semaines. On espère annoncer bientôt le site de Québec.

Chaque unité sera équipée d’un lit double (avec la possibilité d'ajouter un lit simple) et sera désinfectée régulièrement afin d’être sécuritaire. Des activités de yoga et de cuisine, entre autres, seront organisées pendant les séjours.

À terme, ce sont 30 unités qu’on aimerait voir partir en tournée, mais la crise de la COVID-19 a compliqué les choses cette année.

Prix : entre 100 $ et 150 $ la nuit pour occupation double. Les réservations devraient commencer d’ici un mois.

À surveiller…

Info : hotel-uniq.com

Jonathan Custeau
La Tribune
Jonathan Custeau
Lanaudière, la carte cachée du déconfinement

Le Bourlingueur

Lanaudière, la carte cachée du déconfinement

CHRONIQUE / La région de Lanaudière compte sur une offre touristique éclatée, décentralisée, si bien qu’on arrive difficilement à la décrire en deux mots. On pense souvent à sa voisine des Laurentides quand vient le temps de parler du parc du Mont-Tremblant, en oubliant que les deux tiers du parc sont pourtant bel et bien dans Lanaudière.

Lanaudière c’est Joliette, Terrebonne, Repentigny. C’est aussi Rawdon et la municipalité voisine de Chertsey, où la Sucrerie du domaine m’a laissé un souvenir gourmand d’une montagne de victuailles toutes plus savoureuses les unes que les autres. C’est une région pour fuir les rassemblements, s’isoler en nature, s’offrir de la contemplation, ne serait-ce que sur son réseau routier qui ne compte pas d’autoroutes majeures, hormis la 40.

Jonathan Custeau
La Tribune
Jonathan Custeau
Charlevoix, roi des plus beaux villages

Le Bourlingueur

Charlevoix, roi des plus beaux villages

CHRONIQUE / Mon ami torontois n’en pouvait plus de la grande ville. « Emmène-moi quelque part où c’est calme! » qu’il a insisté. J’ai tout de suite pensé à Charlevoix, que je ne connaissais pourtant pas plus qu’il faut. Parce que le fleuve. Parce que l’immensité de la nature. Parce que tous ceux que je connais, quand ils veulent se ressourcer, ils vont dans Charlevoix.

Nous avons abouti à Boston, parce que le gars qui navigue entre les klaxons et le béton à longueur de vie, il avait peur au choc culturel s’il devait côtoyer l’immensité et le silence. Mais moi, je l’avoue, j’étais déçu de ne pas poser mes yeux d’adulte partout dans Charlevoix.

Isabelle Pion
La Tribune
Isabelle Pion
Un nouveau souffle pour le tourisme d’aventure ?

Sortie prendre l'air

Un nouveau souffle pour le tourisme d’aventure ?

CHRONIQUE / L’arrière-pays, parfois difficile d’accès, pourrait-il devenir un terrain de jeu plus convoité? Le tourisme d’aventure pourrait-il connaître un nouveau souffle postpandémie? Fortement ébranlée par la crise sanitaire mondiale, l’agence Karavaniers déploie de nouveaux forfaits qui permettront de découvrir des endroits beaucoup moins explorés. L’exotisme tant recherché pourrait bien se trouver plus près de chez nous... du moins à court et moyen terme, nous dit la professeure Pascale Marcotte de l’Université Laval.

Au bout du fil, Richard Remy, président et fondateur de Karavaniers, raconte que l’idée avait fait son chemin avant la crise.

Jonathan Custeau
La Tribune
Jonathan Custeau
Faire plus que passer en Montérégie

Le Bourlingueur

Faire plus que passer en Montérégie

CHRONIQUE / Je plaide coupable! La Montérégie, je la reconnais plus pour ses panneaux en bordure d’autoroute que pour les attraits que j’y ai visités. C’est Saint-Jean-sur-Richelieu, qui m’indique que j’approche de Montréal. C’est le complexe DIX30, aussi, où je bifurque pour me rendre à l’aéroport quand le pont Champlain et l’autoroute 15 s’annoncent congestionnés.

Mais la Montérégie, qu’on gagnerait probablement à découvrir, c’est beaucoup plus que des voies de transit vers Montréal. C’est une région d’histoire, de nature à proximité d’une métropole, et un lieu de rassemblement dans les multiples festivals forcés à la sabbatique par la COVID-19. Il suffit de penser à l’International des montgolfières, qui propose neuf soirs de spectacles et des envolées de ballons, à l’exposition agricole de Saint-Hyacinthe, la plus vieille du genre au Québec, ou aux Régates de Valleyfield.

Un tour du monde… dans son salon

Voyages

Un tour du monde… dans son salon

Francis Higgins
Francis Higgins
Le Soleil
Comme on ne peut voyager à l’étranger, le Groupe Voyages Québec a décidé d’amener l’étranger jusqu’à nous.

L’agence (dont le siège social est situé à Québec) a créé le microsite Web #Rêver le monde qui rassemble une foule de renseignements sur divers pays, des faits historiques, des photos, des cartes, etc. Pour l’instant, l’Argentine, la Guadeloupe et le Portugal sont au programme. Le Mexique, la Turquie, la Croatie et la Russie s’y ajouteront au cours des semaines prochaines.

Utile si on prépare un voyage pour l’après-COVID-19 ou si on enseigne la géographie aux enfants pendant le confinement.

Info : reverlemonde.ca

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