Martin et Etienne Ethier, le duo père-fils derrière Titi Sapin, lors d’une récente distribution d’arbres à Montréal.

Voir grandir son sapin de Noël «adoptif»

Imaginez adopter un petit sapin vivant en pot pendant les Fêtes, le retourner dans sa sapinière en janvier pour le récupérer — et le voir grandir — aux Noëls suivants. C’est l’idée écolo que propose Titi Sapin, une jeune entreprise menée par un duo père-fils qui s’amène à Québec pour la première fois.

Titi Sapin, c’est l’entreprise de Martin Ethier et de son fiston Etienne, 6 ans, surnommé Titi. Leur sympathique projet de faire «adopter» des sapins est né il y a trois ans.

«Moi, je fais du houblon biologique, donc j’ai toujours un mode de pensée écolo. On cherchait quelque chose pour s’occuper l’hiver, puisque le houblon, c’est essentiellement pendant la période estivale. Mon fils et moi, on s’est creusé la tête un peu et on a abouti sur cette idée : pourquoi ne pas cultiver de petits sapins!» lance le Montréalais qui a installé ses opérations à Franklin, en Montérégie.

Chaque saison froide depuis trois hivers, les deux complices livrent leurs petits sapins à temps pour les Fêtes. À Québec, ce sera ce dimanche 1er décembre, de 14h à 18h, dans le stationnement du supermarché IGA Deschênes (255, chemin Sainte-Foy).

Quand les Fêtes seront terminées, les clients pourront rapporter leur sapin (à Québec, ce sera au même endroit, le 19 janvier, de 15h à 17h). «On les ramène ensuite au pays des petits sapins et on en prend soin pour eux pendant toute l’année.».

Il sera ensuite possible de retrouver chaque année le même arbre grâce à un numéro d’identification. On peut ainsi voir grandir son sapin adoptif d’une année à l’autre, «comme s’il faisait parti de la famille». Il est aussi possible de garder l’arbre en pots pendant plusieurs années ou de le replanter soi-même.


« C’est notre façon d’apporter de nouvelles solutions écologiques et de contribuer au reboisement »
Martin Ethier, de Titi Sapin

Le prix d’une adoption : 19,99 $ (avant taxes), plus une consigne de 20 $ remboursée quand les gens ramènent l’arbre en bon état. Ceux qui décident de garder l’arbre peuvent récupérer 10 $ de consigne en rapportant le pot.
Les intéressés doivent contacter Titi Sapin immédiatement via leur événement Facebook.

Etienne Ethier

«C’est notre façon d’apporter de nouvelles solutions écologiques et de contribuer au reboisement. On pense que les gens, même ceux qui nous les ramènent, finiront par leur trouver éventuellement un endroit où en profiter quand ils seront trop grands», explique M. Ethier.

Des sapins d’extérieur seulement
Chaque nouveau sapin est âgé de cinq ans et fait un peu plus de 60 centimètres de hauteur (deux pieds, incluant le pot). Aucun arbre n’est taillé pour avoir la forme conique d’un sapin traditionnel. «Ultimement, ils seront reboisés. Alors, on ne taille pas pour que l’arbre puisse se développer naturellement, comme ça se passe dans la nature.»

Le sapin est vivant, en hibernation, et doit par conséquent être gardé à l’extérieur. Dans un salon, il finirait par sécher et mourir. «On peut le placer sur un perron, un balcon, dans une cour ou une entrée pour accueillir les visiteurs.» Il peut être décoré sans problème.

Pour l’intérieur, Etienne a donc songé à un concept de «branches de Noël». Son père et lui récupèrent des branches d’élagage, les fixent dans une bûche réutilisable et en font un bouquet qui recrée l’allure d’un arbre. Ce produit sera aussi vendu lors du passage de Titi Sapin à Québec.

Info : houblonsfranklin.com/titi-sapin et @titisapin sur Facebook.