Domaine Les Bromes

Les futures régions viticoles du Québec

CHRONIQUE / En novembre dernier, les vignerons du Québec obtenaient enfin leur Indication Géographique Protégée. Ne s’assoyant pas sur leurs sarments, ils procèdent déjà à l’identification de leurs régions viticoles. Ils sont loin d’être nés pour un petit vin, ces vignerons!

Nadia Fournier, auteure du Guide du Vin, mène ce projet depuis un an avec l’appui d’un géologue, d’une pédologue, ainsi que d’une agronome et du MAPAQ. Ils travaillent à définir des régions viticoles, à l’intérieur de l’IGP, qui seront appelées à évoluer et à se multiplier au rythme du développement du vignoble québécois.

« Ce projet ne vise pas à créer des IGP régionales. Si un jour, des vignerons se mettent ensemble dans 5, 10, 20 ans pour aller chercher une IGP, tant mieux », mentionne Matthieu Beauchemin, membre du CA du CVQ et vigneron au Domaine du Nival. En effet, des appellations d’origine contrôlée et des indications géographiques se créent, se scindent, s’agrandissent, se redéfinissent et disparaissent chaque année dans le monde. Le changement climatique en cours se révèlera d’ailleurs un puissant moteur de réforme dans les millésimes à venir.

Ce découpage est né du besoin de communiquer l’ADN du vignoble québécois auprès des professionnels et amateurs de vin, mais aussi de la nécessité d’établir une crédibilité auprès de ce public habitué à la structure de la France et de l’Italie. Il vise donc à identifier géographiquement les principaux noyaux viticoles et régions viticoles « naturelles », et non à soumettre les vignerons à des obligations quant aux cépages à planter ou au style de vin à produire.

Pour ce faire, Nadia et son équipe se sont inspirées de jeunes régions viticoles — l’Ontario, la Colombie-Britannique, New York — et de vétéranes, entre autres, de la France qui a divisé ses régions d’après ses massifs montagneux et ses cours d’eau.

Pour définir les terroirs d’ici, les chargés de projet sont remontés aux grands bouleversements géologiques de glaciation, de déglaciation et de transgression et régression marines. Ces événements ayant érodé les montagnes, arraché, remanié, puis déposé de la roche un peu partout sur le Québec, en plus de laisser sur leur passage différents dépôts marins, fluviatiles, glaciaires et autres.

Des données techniques, ils en ont amassées et analysées pour accomplir ce travail de caractérisation! Sur le climat, la géologie et la pédologie, avec l’aide du MAPAQ et d’Agriculture Canada. Une tâche colossale sur une IGP qui est pratiquement plus grande que la France!

Alors, ces régions? Pour le moment, les vignerons en sont à valider les propositions soumises. Comme aucune des régions n’est uniforme au niveau des sols et du climat, il pourrait y avoir matière à discussion. « On est vraiment dans le compromis, au niveau macro, sinon, il y aurait autant de régions qu’il y a de vignobles », explique Nadia. Néanmoins, elles respecteront les agglomérations naturelles des vignobles, sans pour autant respecter les régions touristiques.

Le cas français lui-même démontre qu’il est impossible de former des régions parfaitement homogènes. « Le Sud-Ouest est une courtepointe géologique. Et que dire des cépages. Idem en Bourgogne. L’idée est de définir de grandes régions pour que les vignerons communiquent ensemble. Ça se veut un projet rassembleur », souligne Nadia. Bien entendu, certaines régions se sont révélées plus évidentes que d’autres. « L’île d’Orléans, c’est difficilement débattable! » lance Evelyne Barriault, agronome spécialisée en viti et pomiculture pour le MAPAQ.

Liqueur de gin et sirop d’érable, Le Réduit de Léo,
Les Subversifs 33 $
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Si on ne peut vivre le printemps, autant le boire! Voilà que cette liqueur de gin et sirop d’érable, autrefois baptisée Piger Henricus, renaît sous une nouvelle dénomination et une étiquette toute fraîche. Une combinaison originale d’un réduit d’érable pur et du Gin Marie-Victorin, qui tire son origine d’une tradition bien de chez nous voulant que le bouilleur ajoute un peu de gin dans son verre de réduit si sa qualité est satisfaisante. La proposition est délicatement épicée, sucrée juste ce qu’il faut et délicieusement printanière. Un ingrédient qui donnera un goût du Québec à n’importe quel cocktail!

Vinho verde 2016, Monologo Arinto p24,
A&D Wines 20,60 $ 
• 13861053 • 13 % • 5,2 g/l •

Alexandre et Diana Gomes (A & D!) ont repris les rênes de ce domaine du Minho, dans le Vinho Verde au Portugal, en 2015. Depuis, le vignoble est en conversion biologique et a obtenu sa certification végane. Produit dans une démarche peu interventionniste, ce 100 % arinto a fait une légère macération pelliculaire. Il n’a rien à voir avec certains de ses congénères génériques, gazéifiés et sucrés. Aromatique à souhait, il est sec, ample et rafraîchissant. Vous voilà devant un vinho verde de caractère et de gastronomie!