L'indéniable popularité su secteur tient à trois choses : sa proximité de la ville, la qualité du terrain et la faible densité du trafic automobile.
L'indéniable popularité su secteur tient à trois choses : sa proximité de la ville, la qualité du terrain et la faible densité du trafic automobile.

Le tour du lac Saint-Joseph : une topographie du plaisir

David Desjardins
David Desjardins
Collaboration spéciale
HORS-PISTES  / Le lac n’est jamais calé lorsque je m’y rends en début de saison. La lumière est crue, la canopée encore inexistante, mais c’est le genre de terrain que j’adore car ses quelque 300 m de dénivelé positif répartis sur un peu moins de 30 km de rouleaux bitumés constituent un excellent parcours d’entraînement si on souhaite pousser la machine, le plus souvent à l’abri du vent.

Et si on cherche une balade exigeante sans être éreintante, on sera également servi : suffit d’ajuster sa vitesse.

Je m’y rends rarement sans y croiser plusieurs membres de la confrérie – ou sororité – du lycra; une indéniable popularité qui tient à trois choses : sa proximité de la ville, la qualité du terrain et la faible densité du trafic automobile.

Mettons les choses au clair : la proximité est relative. De chez moi (en ville), le parcours total représente une centaine de kilomètres. Mais je fais partie d’une secte de rouleurs qui cumulent la distance parcourue comme on se procurait autrefois des indulgences : par de longs pèlerinages et la mortification qu’induit l’effort excessif.

Il existe cependant plusieurs manières d’accéder au lac Saint-Joseph sans s’y rendre à vélo. Soit en s’y dégotant un stationnement sur place (attention : la municipalité de Fossambault-sur-le-Lac interdit de laisser sa voiture dans les rues), ou alors en ajoutant une dizaine de kilomètres au parcours pour faire un aller-retour bien plat par la vélopiste Jacques-Cartier/Portneuf depuis Shannon. Le segment est peu fréquenté, entièrement boisé et sa surface en poussière de pierre est d’excellente qualité.

Peu importe de quelle manière j’accède au lac (par la route, depuis Sainte-Catherine, ou la piste cyclable), j’emprunte presque toujours le passage de ladite vélopiste qui relie le stationnement de la station Duchesnay et la route de Fossambault. La route de Duchesnay, qu’elle permet d’éviter, est mal entretenue et le trafic lourd y est intimidant, même pour un routier expérimenté.

Avec le « centre-ville » de Sainte-Catherine, c’est le seul endroit passant du secteur. Le reste du tour, même la fin de semaine, demeure assez détendu.

Sous le couvert, exactement

De manière générale, la surface est ici d’assez bonne qualité, un peu granuleuse sans que cela soit trop désagréable, mais rien n’est parfait et certaines sections sont plus dégradées que la moyenne.

Ce qui fait l’attrait de ce parcours, c’est son couvert végétal et l’ondulation de la route.

Lorsque le soleil plombe, on y trouve d’agréables zones d’ombre, on y longe la forêt et les « chalets » se trouvent pour la plupart éloignés de la route, ce qui donne l’impression de rouler dans un lieu qui, malgré ce que laisse croire le spectacle tapageur auquel on assiste depuis les eaux (où embarcations à moteur et devantures d’opulentes demeures de gens-riches-et-plus-ou-moins-célèbres rivalisent parfois dans une surenchère de stimulation des sens), a conservé son charme et son calme d’antan.

Quant à savoir quel sens est le plus difficile, c’est une question que personne n’a encore tout à fait résolue. Mon avis? Hormis deux montées plus costaudes, le rythme est plus facile à soutenir en sens antihoraire, les descentes vous propulsant avec efficacité vers les prochaines montées que vous abordez avec un bon élan. En sens horaire, il me semble chaque fois que les repos sont rares, les bosses plus agressives.

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RAVITOS

Il n’y a pas de dépanneur ou de restaurant digne de ce nom sur le parcours. Vous trouverez un dépanneur sur la rue Gingras, qui relie le secteur des « avenues » au tour du lac, mais son offre est rudimentaire. Mieux vaut descendre à Sainte-Catherine où les stations d’essence sont nombreuses, les épiceries aussi. Pour les meilleurs sandwichs, salades, desserts et d’excellents cafés, rendez-vous chez C Miam (dans un petit mail, rue du Torrent, entre le McDo et Pizza Paquet). Les scones et les barres crues constituent un régal qui justifie le détour, et le coût forcément plus élevé qu’au Subway de l’autre côté de la rue.

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UN NOUVEAU RENDEZ-VOUS VÉLO L’été est vélo. Et Le Soleil vous en offre plus. Il nous fait plaisir d’accueillir aujourd'hui chez nous pour toute la saison estivale la plume d’un vrai mordu de vélo, David Desjardins, chroniqueur à Vélo Mag et animateur de la balado Radio Bidon. Chaque semaine, David vous proposera une sortie, un itinéraire, un endroit où rouler dans la grande région de Québec. Retrouvez toutes ses suggestions dans la section Vélo de notre site web.