Costaudes équerres

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Costaudes équerres

HORS PISTES / L’ennui avec les parcours les plus intéressants, c’est qu’il n’existe pratiquement jamais de manière agréable de s’y rendre.

Prenez les Équerres. Une boucle aux abords de la rivière Jacques-Cartier, qui comprend quelques bosses fameuses, mais où l’on est constamment récompensé par des paysages sublimes formant une ribambelle de cartes postales vivantes.

Pour s’y rendre, la route 371 qui relie Stoneham à Tewkesbury est réservée aux routiers d’expérience (ça monte, le trafic est rapide et l’accotement possède l’extraordinaire capacité de se volatiliser, tout comme le pavage d’ailleurs). L’autre porte d’accès est au sud : le boulevard Valcartier. L’accotement y est passable, mais inégal, et le trafic intimidant. 

Si, contrairement à moi, vos loisirs ne passent pas nécessairement par le titillement de votre pulsion de mort, déplacez-vous jusqu’à ce parcours en voiture.

Se contenter du beau

En stationnant à la chapelle de Tewkesbury, à l’extrémité nord, ou au Village Vacances Valcartier, au sud, vous pourrez vous délecter d’un parcours de 35 km sur ces fameuses équerres : nom évoquant les virages serrés et les pentes abruptes qui caractérisent la route 371 (5e Avenue) et le chemin Richmond qui forment une boucle surmontée d’un segment aller-retour entre ces pôles. 

Le gain d’élévation étant assez costaud (plus de 400 m), assurez-vous que votre vélo possède les braquets (vitesses) pour parvenir en haut sans y laisser vos jambes, vos poumons ou votre dignité. Prenez votre temps et ne vous laissez par intimider par ces montées, pour la plupart situées dans la portion aller-retour du parcours : voyez-les comme le tribut dont vous devez vous acquitter afin de profiter d’un des plus beaux territoires de la région. 

Dans tous les sens

Si vous craignez de ne pas avoir les jambes pour conclure par les plus punitives de ces grimpes, débutez par le sud (Saint-Gabriel), et empruntez la 5e Avenue (qui est aussi la 371, à l’est de la rivière). Le pavage n’y est pas trop mal, même neuf par endroits, et le tracé très sinueux égayera ce début de balade. Poursuivez ensuite tout droit jusqu’à la chapelle (non sans avoir souffert les trois principales montées), puis revenez sur vos pas (en vous grisant des descentes). 

Le décor dans cette portion aller-retour est splendide. Le soleil y dit «yo» aux montagnes qui s’élèvent au nord-ouest d’une rivière que l’on peut parfois presque toucher en se penchant. 

Le tour du lac Saint-Joseph : une topographie du plaisir

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Le tour du lac Saint-Joseph : une topographie du plaisir

HORS-PISTES  / Le lac n’est jamais calé lorsque je m’y rends en début de saison. La lumière est crue, la canopée encore inexistante, mais c’est le genre de terrain que j’adore car ses quelque 300 m de dénivelé positif répartis sur un peu moins de 30 km de rouleaux bitumés constituent un excellent parcours d’entraînement si on souhaite pousser la machine, le plus souvent à l’abri du vent.

Et si on cherche une balade exigeante sans être éreintante, on sera également servi : suffit d’ajuster sa vitesse.

Je m’y rends rarement sans y croiser plusieurs membres de la confrérie – ou sororité – du lycra; une indéniable popularité qui tient à trois choses : sa proximité de la ville, la qualité du terrain et la faible densité du trafic automobile.

Mettons les choses au clair : la proximité est relative. De chez moi (en ville), le parcours total représente une centaine de kilomètres. Mais je fais partie d’une secte de rouleurs qui cumulent la distance parcourue comme on se procurait autrefois des indulgences : par de longs pèlerinages et la mortification qu’induit l’effort excessif.

Il existe cependant plusieurs manières d’accéder au lac Saint-Joseph sans s’y rendre à vélo. Soit en s’y dégotant un stationnement sur place (attention : la municipalité de Fossambault-sur-le-Lac interdit de laisser sa voiture dans les rues), ou alors en ajoutant une dizaine de kilomètres au parcours pour faire un aller-retour bien plat par la vélopiste Jacques-Cartier/Portneuf depuis Shannon. Le segment est peu fréquenté, entièrement boisé et sa surface en poussière de pierre est d’excellente qualité.

Peu importe de quelle manière j’accède au lac (par la route, depuis Sainte-Catherine, ou la piste cyclable), j’emprunte presque toujours le passage de ladite vélopiste qui relie le stationnement de la station Duchesnay et la route de Fossambault. La route de Duchesnay, qu’elle permet d’éviter, est mal entretenue et le trafic lourd y est intimidant, même pour un routier expérimenté.

Avec le « centre-ville » de Sainte-Catherine, c’est le seul endroit passant du secteur. Le reste du tour, même la fin de semaine, demeure assez détendu.

Gaspésie à vélo : rangez les sacoches. Prêt ? Pédalez !

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Gaspésie à vélo : rangez les sacoches. Prêt ? Pédalez !

La Gaspésie à vélo n’est pas réservée qu’aux amateurs de cyclotourisme, tant s’en faut ! Dans les chemins de traverse, sur route ou sur les plages, cette région a de quoi plaire à tous les types de cyclistes, y a constaté Vélo Mag.

La Matanie : paradis du vélo de gravelle ?

Qu’est-ce que je regrette de ne pas avoir emporté mon vélo de garnotte ! À peine ai-je pédalé quelques kilomètres sur les routes 100 % asphaltées d’une boucle d’environ 110 km reliant Matane, Sayabec et Baie-des-Sables que je constate mon erreur. C’est que dans La Matanie et la vallée de la Matapédia, les chemins graveleux ou cahoteux sont rois. Dès mon départ sur la route 195 en direction de Sayabec (prononcer « sé-bec »), j’en croise un certain nombre qui mènent droit à de paisibles hameaux de quelques centaines d’habitants. L’escapade en sera ponctuée tout du long.

Les incontournables pour rehausser son vélo de gravelle

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Les incontournables pour rehausser son vélo de gravelle

À l’achat d’un vélo de gravelle neuf, certains éléments sont à considérer pour améliorer votre monture et ceux-ci ne sont pas nécessairement inclus. Les plus obsessifs d’entre vous prendront plaisir à personnaliser leur vélo avec ces quelques composantes supplémentaires.

Guidon évasé Specialized Hover Alloy

Surélevé de 15 mm, avec un angle de 12 degrés, il offre une meilleure stabilité dans les sentiers accidentés.

Guidoline Fizik Terra Bondcush Tacky

Sa matière rembourrée absorbe mieux les chocs. Sa texture est non glissante et les coloris se fondent bien dans la forêt.

Roues Mavic Allroad

Six paires de roues destinées à la pratique tout-terrain : tubeless ready, alu ou carbone.

Vélo: gravelmania 2020

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Vélo: gravelmania 2020

Johanna Baumgartner s’est laisse embarquer par la vague du vélo de gravelle. Elle partage pour  nous sa passion.

J’ai un terrible aveu à vous faire. Cette année, je quitte ma clique de route, j’ai été contaminée par le virus de la gravelmania. En 2020, j’investis dans un seul vélo capable de m’accompagner dans toutes mes aventures. Vous l’aurez compris, le vélo de gravelle est capable de répondre à pas mal d’envies. 

Goûter à cette tendance, c’est ouvrir les portes d’un monde fait de gros pneus, de pauses café dans le bois et de tenues décontractées... Bienvenue dans le fabuleux monde de la garnotte ! 

Portrait d'un vélo de gravelle

Voici ce qui caractérise généralement un vélo de gravelle :

Une géométrie repensée

Enfant illégitime d’un vélo de cyclocross et d’un vélo de montagne, le vélo de gravelle présente des bases allongées et un poste de direction rehaussé de façon à ce que vous soyez à la fois stable sur les terrains accidentés et confortable sur de longues distances.

Des pneus plus volumineux

À l’achat de votre nouveau vélo, vérifiez que celui-ci puisse accueillir des pneus allant au moins jusqu’à 40 mm pour des roues de 700c et jusqu’à 50 mm pour des roues de 650b. Choisissez-les de préférence en version tubeless pour mieux jouer avec la pression.

Goodyear | Connector | 

  • Ce pneu est capable de s’adapter à tous les terrains.
  • 700 X 40 mm, 477 g

WTB | Venture | 

  • Lui aussi est polyvalent, avec en prime un gros volume.
  • 650b X 47 mm, 555 g

Plus de points de fixation

Les fabricants prévoient maintenant des œillets à des endroits insoupçonnés. Il y a les classiques pour les bidons, mais on en trouve aussi sur la fourche, sous le tube diagonal, sur le tube horizontal et même quelquefois sur les haubans… Ils facilitent la fixation des systèmes de transport des bagages en plus des sacs flexibles et imperméables qu’on peut placer à différents endroits : sur le tube supérieur pour la pochette accueillant cellulaire et barres d’énergie, sous la selle, sous le tube supérieur et même à votre guidon.


Garnotte et caoutchouc

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Garnotte et caoutchouc

Avez-vous déjà entendu l’expression «vélo de garnotte» (ou gravel bike) ? Ce type de vélo existe déjà depuis six ans, mais il gagne en popularité chaque année. Jacques Sennéchael, rédacteur en chef de Vélo Mag, nous explique l’engouement pour cette pratique. En complément, il nous indique les étapes à suivre en cas de crevaison… car personne n’est à l’abri de ce petit inconvénient!

À ne pas confondre avec le «fat bike», spécialement conçu pour rouler sur la neige, le vélo de garnotte s’apprête aussi bien sur les chemins de montagne que sur les routes asphaltées. Toutes les pièces ont été repensées pour conférer une position plus confortable au cycliste : 

- Une géométrie révisée pour offrir une meilleure aisance où que vous alliez

- Des pneus plus volumineux pour faciliter la circulation et éviter les risques de crevaison 

- Des freins à disque, considérés plus efficaces, peu importe les conditions météorologiques

- Des axes traversants pour rendre les roues plus rigides et centrer efficacement les disques des freins

- Des points de fixation additionnels pour accrocher bagages et sacs

Toutes ces améliorations en font le «vélo idéal pour partir à l’aventure», selon le rédacteur en chef de Vélo Mag. «Les gens sont tannés des contraintes du vélo de route. Ils ont envie de rouler dans différents endroits. Ils veulent découvrir de nouveaux chemins l’esprit en paix en sachant que leur vélo peut y aller», estime-t-il. Cette pratique à laquelle même les débutants peuvent s’adonner prend de l’ampleur dans la province. «Actuellement, c’est la pratique de vélo qui connaît le plus de développement», ajoute-t-il. La région de Charlevoix a d’ailleurs accueilli en 2019 le premier Grinduro canadien, une course mondiale célébrant le vélo de garnotte.

Le prix minimum de base, autour des 1000 $, est toutefois plus élevé qu’un vélo hybride, mais c’est un investissement qui vaut la peine. Sa taille est plus robuste et ses pneus plus gros, ce qui évite les risques de crevaison. «Ça permet d’explorer et de sortir des sentiers battus sans craindre un souci mécanique», soutient M. Sennéchael.

Réparation de crevaison 101

Un pneu crevé sur un vélo est toujours désagréable, mais la réparation peut s’effectuer très facilement si on a les bons outils : deux à trois démonte-pneus, une chambre à air et une mini pompe à vélo. «Ces outils tiennent tous dans une poche arrière, vous n’avez donc pas besoin de traîner votre boîte à outils», assure M. Sennéchael. Voici les étapes à suivre:

  1. Repérer le trou
  2. Enlever la chambre à air défectueuse. (Avant d’installer la nouvelle chambre à air,  M. Sennéchael conseille de trouver la raison qui a provoqué la crevaison.)
  3. Installer la nouvelle chambre à air
  4. Regonfler le pneu à l’aide de la pompe à vélo
  5. Repartir !

Pour les inexpérimentés, M. Sennéchael conseille de se pratiquer à enlever et à remettre la chambre à air. La répétition de l’exercice permettra aux cyclistes débutants d’être plus en confiance lorsque la crevaison impromptue surviendra.


Assistance électrique: le vélo de route entre dans la danse

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Assistance électrique: le vélo de route entre dans la danse

Pendant des années, tel le village gaulois d’Astérix, les fabricants de vélos de route ont résisté à l’écrasante vague d’assistance électrique qui a envahi le reste de l’industrie. Mais 2020 semble l’année où ils succombent à la tendance. Pourquoi tant de résistance ? État des lieux de cette nouvelle famille en pleine croissance.

Le routier classique est réfractaire au changement, et les freins à disque encore boudés en sont un excellent exemple. L’assistance au pédalage est perçue par certains comme de la tricherie, voire du dopage (mécanique). On sait que le cycliste sur route a une relation assez tumultueuse avec cette notion… 

Quoi qu’on en pense, les vélos de route à assistance électrique (VAE) sont en voie de changer le paysage des vélos à guidon cintré. Au-delà de la performance, le facteur plaisir est assurément présent. Les chicanes entre « avec moteur » et « sans moteur » sont déjà dépassées. La vague ne peut que grandir, augmentant du même coup la pratique cycliste. La preuve : de grandes figures du cyclisme d’élite endossent leur utilisation. Thomas Voeckler a créé un Gran Fondo où les VAE sont les bienvenus (lui-même en pilotait un) et Julian Alaphilippe a chevauché un de ces vélos lors d’une journée de repos du Tour de France.  

Après tout, le VAE offre bien des avantages. Non seulement il est tout aussi possible de s’entraîner à haute intensité, mais certains terrains de jeux deviennent accessibles à ceux qui ne pouvaient qu’en rêver. En clair, deux personnes ayant des capacités différentes peuvent partager une expérience cycliste commune. Les fabricants l’ont bien compris et clament haut et fort que ces nouveaux produits s’adressent à de vrais cyclistes. Specialized personnalise même l’utilisateur : « C’est vous en plus rapide. »

Rouler l’esprit tranquille

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Rouler l’esprit tranquille

Avant de partir en vélo, plusieurs vérifications s’imposent pour rouler l’esprit en paix. Jacques Sennéchael, rédacteur en chef de Vélo Mag, nous donne ses conseils.

La pression des pneus

«Les gens roulent souvent avec une pression inadéquate», affirme M. Sennéchael, mais c’est un petit deux minutes d’ajustement qui pourrait rendre votre randonnée plus agréable.» Normalement, la pression de gonflage minimum et maximum conseillée est indiquée sur le flanc du pneu. Si vous prévoyez pédaler sur un parcours cabossé, ajustez la pression minimale, le pneu sera ainsi plus mou afin d’augmenter votre confort. Si au contraire, vous prévoyez rouler sur une route lisse, ajustez la pression au maximum pour durcir le pneu. 

Un bon cadenas

Si on prévoit s’arrêter en cours de route, un bon cadenas est indispensable. «Il n’y a aucun cadenas d’inviolable, mais au-delà de 30 $, cet achat offre déjà une meilleure garantie», estime M. Sennéchael. La façon d’attacher son vélo est simple : choisissez un poteau sécuritaire pour y attacher la partie principale du vélo avec la roue avant. «Plus l’ensemble du vélo est attaché, moins il y a de risque», assure le rédacteur en chef de Vélo Mag.

Vêtements appropriés

Des vêtements qui sèchent vite, protègent du soleil et sont confortables, voici les trois critères à prioriser lors de leurs achats. Un investissement dans un cuissard de qualité est d’autant plus utile, «car celui-ci apporte plus de confort, surtout pour les longues sorties», conseille M. Sennéchael.

Le casque

Le casque peut être une cause d’inconfort pour plusieurs. Il y a toutefois des trucs pour le diminuer. Vérifiez le poids et l’aération du casque en question. Assurez-vous aussi qu’il est à la bonne taille après ajustement. Après l’avoir mis, bougez votre tête de haut en bas et de gauche à droite. Si le casque se déplace de plus de 2 cm, vous pouvez réajuster les courroies ou choisir un casque plus petit. S’il existe des points de pressions qui dérangent, vous pouvez, le cas échéant, ajouter ou enlever des coussinets. 

La hauteur de selle

«Quand la selle est trop basse, on pédale en canard et répéter ce mauvais mouvement peut devenir douloureux. Quand elle est trop haute, on pédale sur la pointe des pieds et ce n’est pas plus confortable, précise M. Sennéchal, d’où l’importance de bien l’ajuster.» Il suggère également de faire attention à ce que la tige de la selle soit assez resserrée afin d’éviter qu’elle descende pendant que vous roulez.

La mécanique de base

En cas de crevaison, ou pour de simples ajustements et réparations, un coffre à outils portatif est un indispensable pour les cyclistes avertis. «On peut trimballer le minimum de mécanique et ça tient dans une petite pochette. Avec ça, on peut presque tout réparer», confirme M. Sennéchael.

La chaîne

Avec l’utilisation, votre chaîne aura tendance à s’user et à craquer. Pour l’entretien, M. Sennéchael rappelle de passer un chiffon imbibé d’huile sur la chaîne de temps en temps.

Inséparables, même à vélo

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Inséparables, même à vélo

Réal Dostie et Jocelyne Blais sont inséparables, même à vélo. Ce couple de retraités de Sherbrooke circule en tandem depuis 20 ans.

C’est une question d’harmonie dans la vie conjugale, lance M. Dostie, un homme à la longue barbe blanche.

« Quand tu fais du vélo à deux, il y en a toujours un qui va moins vite que l’autre. Généralement, le plus rapide doit attendre», explique-t-il, sans préciser qui des deux a moins de vélocité. «Avec un tandem, nous n’avons pas  ce problème.»

«Là, nous pédalons ensemble à la même vitesse. C’est une vraie activité de couple!»

Réal Dostie avait prévu le coup il y a 20 ans quand il s’était procuré ce vélo deux places. La bécane devait pouvoir évoluer dans le temps. «J’ai acheté un tandem avec un très bon cadre», se souvient l’homme de 71 ans.

«Comme ça, nous avons pu changer les composantes qui roulent quand elles sont trop usées. C’est un vélo qui porte bien et sur lequel le vent à moins d’emprise. Comme tu es deux sur le vélo, il est plus pesant. Nous avons déjà atteint 90 kilomètres/heure dans une descente…»

Le couple Dostie-Blais a voyagé à plusieurs endroits au Québec et aussi aux États-Unis. On privilégie les pistes cyclables et les routes moins achalandées. Il se souvient d’une randonnée de cyclotourisme qui les avait menés de l’autre côté de la frontière, pour revenir par la Montérégie, il y a quelques années. 

«Nous avions notre équipement avec nous sur nos vélos. Nous cherchions des campings, mais ils ne sont pas tous adaptés pour les cyclistes. Nous nous retrouvions entre deux motorisés avec notre petite tente à terre», se remémore-t-il.

«De nos jours, plusieurs terrains de camping sont mieux adaptés pour les cyclistes.»

Aujourd’hui, les randonnées sont moins longues, mais on prend plus le temps de savourer chaque kilomètre, enchaîne-t-il. 

«Nous allons moins loin. Et on fait moins de camping aussi. Mais on prend le temps. Le temps de regarder et de sentir. Nous arrêtons dans une épicerie et nous faisons un petit pique-nique. Nous sommes devenus des contemplatifs!»

«Il y a l’âge. Nous sommes plus à l’écoute de notre corps. Je me souviens d’avoir subi un coup de chaleur. Il faisait très chaud et nous étions à Magog. Il nous restait 30 ou 35 kilomètres à parcourir. Et il y a des côtes…»

Réal Dostie réclame qu’on aménage plus de pistes cyclables sur le territoire. Il verrait d’un bon œil la réalisation de la piste cyclable qui relierait Sherbrooke à Saint-Joseph-de-Coleraine. Rappelons que le tronçon de 94 kilomètres, sur une ancienne voie ferrée, partirait du Marché de la Gare de Sherbrooke en passant par Ascot Corner, East Angus, Dudswell, Weedon et Disraeli pour aller s’arrêter au sentier des trois-monts à Saint-Joseph-de-Coleraine. On apprenait l’an dernier que les retombées annuelles seraient de 7 M$, selon les promoteurs.

«Ça serait une bonne idée pour la région. Mais nous sommes déjà bien équipés. On peut aller à partir de Sherbrooke à Montréal sur un bord et à Québec sur l’autre», analyse-t-il.

«Les temps ont changé. Quand nous avons commencé à faire du vélo sur les pistes cyclables au Québec, il fallait payer sa vignette.»

Enfin, s’il avait un conseil à formuler aux autorités, M. Dostie suggérerait qu’on asphalte systématiquement les accotements des routes. On donnerait plus de place aux cyclistes pour rouler sans être sur la chaussée et on protégerait le pavage contre les poids lourds de la route.

Comment trouver le vélo de ses rêves

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Comment trouver le vélo de ses rêves

Alors que la saison estivale est sur le point de commencer, plusieurs Québécois aimeraient s’adonner à la pratique du vélo, soit pour s’initier, soit pour simplement changer leur vieille «bécane». Jacques Sennéchael, rédacteur en chef de Vélo Mag, nous conseille sur les questions à se poser avant d’effectuer cet achat.

«De quoi ai-je besoin?»

C’est la première question que tout éventuel acheteur devrait se poser. Avant de mettre les pieds dans un magasin de vélo, un travail d’introspection est préconisé. Quelle pratique du vélo m’intéresse? Le vélo de route, de montagne, de ville, de pistes ou de cyclotourisme? Une fois notre choix effectué, cela réduit instantanément nos options.

M. Sennéchael suggère ensuite d’affiner nos critères afin d’éliminer d’autres options. Par exemple, veut-on encourager un produit fabriqué localement? Quelle esthétique désire-t-on? Et bien sûr, quel est notre budget? Il recommande d’ailleurs de toujours se réserver un montant pour «les à-côtés indispensables», tels que le cadenas, le casque, la mécanique de base et les vêtements appropriés.

«Plus on rajoute de critères, plus les choix de vélos vont se réduire», d’où la technique de l’entonnoir préconisée par M. Sennéchael.

Une fois dans la boutique

Il déconseille l’achat d’un vélo dans les quincailleries. Il suggère plutôt de choisir une boutique de vélo ou un magasin spécialisé dans les activités de plein air. Les vendeurs auront plus d’expertise pour vous conseiller et vous guider. «Ils prendront également le temps d’ajuster la hauteur de la selle et le guidon à votre taille», ajoute M. Sennéchael.

Aussi, n’hésitez pas à demander d’essayer les vélos en «démo» afin d’avoir une idée plus précise. Certains fabricants organisent même des journées «démo» où il est possible d’en louer un pour la journée. «Ça ne coûte rien d’essayer. Ce sont des petits avantages qu’on ne connaît pas forcément, mais qui peuvent nous aider», poursuit-il.

Le prix minimal à débourser pour un (bon) vélo hybride neuf varie entre 500 et 600 $. Malgré son coût élevé, il assure que contrairement à une voiture, un vélo, s’il est bien entretenu, a moins besoin de réparations, donc de frais à débourser par la suite.

Acheter neuf ou usagé?

L’avantage principal de se procurer un vélo usagé est au niveau du prix, confirme M. Sennéchael. Même s’il affirme qu’on trouve d’excellentes occasions de vélos usagés, il recommande de bien vérifier toutes les pièces du vélo en question.

Est-ce que les pneus sont secs? Ce qui signifierait que le vélo a été inutilisé pendant longtemps. Est-ce que les pneus sont usés? Est-ce que la chaîne est rouillée et craque? Est-ce que le passage des vitesses se passe bien? Est-ce que le pédalier est fluide? Quand je tourne les roues, est-ce qu’elles sont droites?

«Parfois, ce sont des vélos que les pièces n’ont pas la même durée de vie qu’un vélo neuf. Mais ça peut être une bonne alternative si on n’est pas attaché au dernier détail à la mode», conclut M. Sennéchael.

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Cinq conseils avant de se lancer

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Cinq conseils avant de se lancer

Les premiers kilomètres à vélo peuvent être déterminants pour la poursuite d’une saison longue et plaisante sur deux roues. Pour ce faire, vaut mieux être bien préparé. Voici quelques conseils à observer.

Idéalement, vaut mieux avoir fait un peu d’exercice avant la saison de vélo. Comme la marche, la raquette ou le ski de fond, histoire d’avoir fait bouger le bas du corps. Les premiers tours de pédalier seront moins pénibles.

Choisir un vélo ajusté à son gabarit et ses besoins. Trop souvent, la position du cycliste n’est pas adéquate. Par exemple, la selle est trop basse, ce qui ne permet pas une amplitude maximale du mouvement des jambes. Aussi, pourquoi choisir un vélo équipé d’amortisseurs et de pneus larges quand on ne circule que sur des pistes cyclables asphaltées et sans obstacles? Évitez de surcharger le véhicule avec des sacoches inutiles. Bien nettoyer et huiler sa chaîne pour éviter la friction en pédalant.

Les vêtements de vélo sont souvent dispendieux. Si on ne peut s’en procurer, il est préférable de choisir des vêtements de sport. Les jeans n’ont pas été inventés pour les cyclistes…

Penser à s’hydrater et à s’alimenter en fonction de l’effort. L’eau convient la plupart du temps. Pour les distances plus longues, certains préparent des recettes maison qui incorporent par exemple du sirop d’érable, un peu d’agrumes et du sel. Des noix et des fruits séchés peuvent constituer une bonne collation énergisante.

Les premières sorties seront pénibles pour le fessier. La largeur, la longueur ou le rembourrage de la selle n’y changeront rien. Le meilleur conseil? Commencer par de courtes, mais fréquentes sorties sur la bécane. Les muscles endoloris vont obtempérer…

Bonne saison! #leteseravelo  

Pistes cyclables, mode d’emploi

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Pistes cyclables, mode d’emploi

BILLET / De petites précisions avant de commencer. Je roule presque exclusivement sur deux roues sept à huit mois par année. Et comme je reste en banlieue, nous avons une auto. Et une Labrador, que je marche quotidiennement. Autrement dit, je ne suis pas un extrémiste du bicycle à pédales et suis aussi un conducteur et un piéton. Ça va? On peut démarrer? Voici des petits conseils pour tous à propos des pistes cyclables.

Respect et politesse

Respect des autres, bien sûr. Mais surtout respecter la signalisation. Me semble qu’une très grande partie des engueulades seraient évitées.

Justement : soyez polis. Tout le monde. Me crier après ou me tirer une bouteille vide (histoires vécues) à l’intersection parce que ça vous énerve d’attendre deux secondes de plus ne change pas le fait que j’ai priorité si je suis arrivé en premier. L’inverse est aussi vrai. On ne fait pas un doigt d’honneur à un automobiliste qui a priorité parce que ça vous force à ralentir...

Une saine distance

Ça ne sert à rien de pousser dans le cul des gens, ceux qui vont plus lentement ne font pas exprès. Et en vélo comme en voiture, il faut doubler à une distance raisonnable. J’ai pas le goût de recevoir vos gouttelettes, pandémie ou pas.

«Ça a du sens»

Ça peut sembler évident, mais il faut respecter le sens de la circulation sur une piste cyclable. On peut ainsi esquiver beaucoup de désagréments, dont les collisions. N’oubliez pas que les cyclistes n’ont pas l’usage exclusif de la chaussée, surtout sur les pistes multifonctionnelles. 

Beaucoup de marcheurs et de joggeurs se déplacent à contresens pour éviter de se faire rentrer dedans. Ce n’est pas une raison pour rester en plein milieu. Il n’est écrit nulle part que les cyclistes doivent se tasser — à la vitesse où ils roulent, vaut mieux conjurer les manœuvres brusques. On ne joue pas une partie de chicken — déplacez-vous sur le côté, sur le trottoir s’il y en a un, le temps de laisser passer le ou les vélos.

Parlant de trottoirs, c’est un no-no pour les vélos. Le Code de la sécurité routière proscrit d’y monter, sauf en cas d’urgence. Et ça vous évite de rentrer dans une voiture qui tourne dans une entrée (histoire vécue, je conduisais).

La vitesse

Une piste cyclable n’est pas une piste de course, même si vous avez un beau kit aérodynamique qui va avec vos vélos hors de prix. Allez-y mollo au lieu de stresser tout le monde avec vos manœuvres dangereuses. 

Prudence

On ne sait jamais. Un chien sans laisse qui fait un faux bond et bang! fracture majeure du bras (histoire vécue, par une amie). Un conducteur qui brûle une rouge et vous fait tomber en pleine face (histoire vécue, une dent en moins et un délit de fuite en prime…). Fait que portez donc un casque, ça pourra au moins vous éviter le pire! Et, surtout, soyez visibles...

Le vélo à son meilleur

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Le vélo à son meilleur

Malgré la pandémie, RAVITO Gîte & Vélo veut offrir le vélo à son meilleur en amenant les amoureux de ce sport sur les plus beaux circuits de Brome-Missisquoi et Memphrémagog. L’entreprise, fondée par le couple Karine Delage et Alexi Richer, lance une nouvelle formule communément appelée le « séjour vélo en liberté » avec le transport des bagages inclus.

« C’est quelque chose qui était déjà en demande. Mais on n’avait pas pris le temps de le développer. La pandémie a permis de libérer du temps. Les cyclistes qui veulent faire un séjour vont se sentir en sécurité de le faire en étant un peu plus dans leur bulle », détaille Karine, qui croit que cette offre se prête bien au contexte de distanciation sociale.

QC.MTB.Girls : des filles de vélo de montagne passionnées

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QC.MTB.Girls : des filles de vélo de montagne passionnées

Depuis quelques années, la popularité du vélo de montagne a grimpé en flèche. Amateurs ou professionnels sont nombreux sur les pistes du Québec. Le groupe QC.MTB.GIRLS (QMG) a vu le jour en 2016, il assiste à cette croissance depuis les premières loges.

«Le groupe était innovateur en 2016 parce qu’il n’y avait pas grand-chose à ce moment-là, à part les clubs compétitifs. Depuis, il y a tellement d’offres similaires qui se créent», raconte la fondatrice, Alexe Lacroix.

Ce groupe-là, qui a vu le jour sur Facebook d’abord, rassemble les femmes. Celles qui étaient motivées à apprendre, mais qui traînaient de la patte dans les groupes composés majoritairement d’hommes.

«Dans l’approche du vélo de montagne, c’est différent. Une fille n’apprend pas de la même façon, il y a une motivation différente. Elles ne sont pas toujours capables de suivre les gars donc elles finissent par abandonner le sport parce que c’est trop exigeant.»

Avec QMG, pas question d’abandonner. Les femmes apprennent ensemble et se motivent entre elles.

«C’est une communauté, à partir du moment que tu fais du vélo de montagne, tu fais partie de la gang. Tu as juste besoin d’un vélo et de la passion.»

Les débuts

Alexe est une ancienne athlète de compétition de vélo de descente (DH), elle se trouvait sur les lignes de départ pendant plusieurs années. En 2011, après plusieurs blessures, elle a décidé de laisser de côté les courses, mais elle était loin d’accrocher son vélo.

«Ç’a été comme un deuil, c’était une belle communauté, ça regroupait le peu de filles de sports plus extrêmes. On apprenait l’une de l’autre, je trouvais ça plate de perdre cette ambiance-là.»

L’idée d’un groupe de MTB (mountain bike) à Québec est née. Alexe remarquait déjà que de plus en plus de femmes choisissaient le vélo de montagne comme sport. Elle se retrouvait dans les pistes «moins intenses» (elle a choisi de pratiquer davantage le cross-country) et croisait de nouveaux visages.