Un exemple de panier bioculturel de La Mauve : pommes, laitue, concombres, confiture et… film en format DVD! Ce film est Avant les rues, un long-métrage tourné en langue atikamekw par la réalisatrice québécoise Chloé Leriche.

Un peu de culture dans le panier bio

Imaginez trouver au milieu des légumes que contient votre panier bio hebdomadaire un disque, une photo, un film ou des billets de spectacle. La coopérative La Mauve et une chercheuse de l’Université Laval lancent ce projet de panier surnommé «bioculturel».

C’est une idée à la fois si simple et si surprenante qu’on se demande pourquoi personne n’y a songé avant. Dans la livraison de son panier bio personnalisable (qui renferme une sélection d’aliments fournis par des agriculteurs de Bellechasse), La Mauve ajoute un «produit» culturel une à deux fois par mois. Des objets et œuvres «inédits, faits par des artistes d’ici», promet-on.

D’où vient ce concept? «C’est pour montrer qu’on peut être plusieurs choses à la fois, explique Laetitia Rascle Beaumel, candidate au doctorat à l’Université Laval et instigatrice du projet. Moi, par exemple, j’ai un diplôme d’agricultrice, je suis auteure aussi, je suis maman de trois enfants et je suis chercheuse. Ce projet sert à montrer tout le potentiel de gens.»

Une trentaine de partenaires

Pour obtenir une idée plus nette de ce que les clients de La Mauve peuvent s’attendre à recevoir, il suffit de jeter un œil parmi la trentaine de partenaires liés au projet : la maison d’édition Alto, le festival Québec en toutes lettres, le diffuseur nomade JokerJoker, le studio de photo La Chambre Noire, le groupe de musique Les Chercheurs d’Or, l’artiste multidisciplinaire Émile Vigneault, l’auteur Mattia Scarpulla, la céramiste Caroline Pavan, entre autres. Une trentaine d’agriculteurs s’ajoutent au groupe.


« Ce sont deux grandes solitudes qui se rencontrent enfin, l’agriculture et la culture »
Caroline Hamel, directrice de La Mauve

«Ce sont deux grandes solitudes qui se rencontrent enfin, l’agriculture et la culture», indique Caroline Hamel, directrice de La Mauve. Cet organisme de Saint-Vallier, dans Bellechasse, est une entreprise d’économie sociale spécialisée dans le développement et la mise en marché de produits locaux et biologiques depuis 17 ans.

Aucun objectif chiffré n’est lié à ce projet. Le but est de proposer des «alternatives à la culture générale d’aujourd’hui, faire connaître La Mauve et créer quelque chose de durable». «On n’a pas forcément envie que ça flambe d‘un coup et que ça démarre au quart de tour, ajoute Mme Rascle Beaumel. Ce qu’on veut, c’est de la durabilité. Ce sont des gens qui connaissent leurs artistes locaux et les agriculteurs sur leur territoire. Et que ça progresse.»

Comment ça fonctionne?

Pour obtenir le panier bioculturel (chaque semaine l’été, aux deux semaines l’hiver), les futurs clients doivent s’inscrire sur le site Web lamauve.com. On y trouve un choix de six paniers personnalisables dont le prix varie de 35 $ à 80 $ par semaine. Il faut ajouter 30 $ par mois pour mettre la main sur les œuvres. Leur valeur dépasse les 30 $ grâce à des ententes avec les fournisseurs, assure Mme Hamel.

Des substitutions sont permises, autant au chapitre de la bouffe qu’au chapitre artistique. L’horaire de livraison et les points de chute à Québec, à Lévis, en Beauce et ailleurs sont disponibles en ligne. Avec Caroline Grégoire

Info : lamauve.com ou @cooplamauve sur Facebook.

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