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Sindy Tremblay a adopté le style rétro dans sa vie de tous les jours.
Sindy Tremblay a adopté le style rétro dans sa vie de tous les jours.

Style vintage au goût du jour! [PHOTOS]

Caroline Grégoire
Caroline Grégoire
Le Soleil
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Aujourd’hui, nous pourrions nous entretenir avec Sindy Tremblay de ce qui se fait en tendances actuelles du domaine de la mode. Le vêtement, elle le connaît, c’est son métier. De son poste de travail à la maison Simons, la designer technique s’affaire à la construction et la tombée des styles qui se retrouvent dans la collection Twik. Mais il y a plus chez elle. Loin d’être une victime de la mode, Sindy Tremblay est tombée amoureuse du vintage. Elle en a fait son style et elle ne laisse personne indifférent.

Bien qu’elle nous affirme posséder quelques vêtements de chez Simons, son image est le reflet d’une autre époque. Au quotidien, elle arbore un «look total », coiffure, maquillage et tenue vestimentaire dignes de Bettie Page. Le rêve ultime de la collectionneuse serait de faire carrière dans le vêtement rétro, comme consultante styliste pour cette époque précise. C’est une esthétique qu’elle maîtrise et connaît sur le bout de ses doigts.

Avec son petit gabarit et sa coiffure aux rouleaux, Sindy Tremblay attire les regards et les commentaires positifs. «Ah, c’est beau! Faites-vous du cinéma? Êtes-vous comédienne? Faites-vous des photos?» Cette passion a débuté il y a une dizaine d’années en regardant les émissions de brocante avec son grand-père. 

 Sindy Tremblay fait parfois ses vêtements à partir de patrons originaux.

De cet intérêt, son amoureux et elle décident de décorer leur foyer dans un style cabinet des curiosités. «99 % des choses que l’on retrouve ici sont rétro et de seconde main. À force de vivre dans un décor de ce genre, j’ai choisi de transposer sur moi. Le début est difficile et c’est un long processus de recherche. J’ai donc décidé de commencer à amasser une garde-robe. Tout se fait graduellement. J’ai commencé par collectionner les robes de nuit, et maintenant, j’ai une garde-robe pour toutes les occasions.» La belle nous précise toutefois que son choix de style de vie est purement esthétique. Bien de son temps, elle n’a rien de la femme soumise de l’époque.

Dans une pièce aménagée, on retrouve sa collection de vêtements.

Q Outre l’esthétisme, qu’est-ce qu’on retrouve dans les vêtements rétro?

R La qualité est différente. Les matières sont plus belles et la construction plus délicate. Il y a des détails que l’on ne voit plus, qui ne sont plus faits aujourd’hui, car ils sont trop chers à produire. Si c’est encore beau aujourd’hui, c’est que la qualité est là. Aujourd’hui, les matières sont plus fines et moins résistantes. Les gens me demandent ce que je cherche dans une brocante. Je me fie aux matières. À force d’acheter, on s’aperçoit que les qualités sont différentes. Ça et les couleurs. Certaines couleurs sont typiques.

Les sacs à main rétro sont des trésors à collectionner pour les amateurs. Ici se mélangent l’acétate, les perles de rocailles, le rotin et les coquillages.

Q On entend que les tailles de vêtements sont différentes, qu’en est-il?

R J’achète beaucoup pour éventuellement modifier ou réparer. Je peux le faire et ça m’aide beaucoup. Souvent, on trouve le vêtement, il est unique, mais pas à la bonne taille ou pas en bon état. Je les achète et je les ajuste. Parfois, je ne fais que simplement le revendre sur les sites de «PinUp». Il y a un groupe de personnes qui s’intéressent à ce genre de produits. Il y a des choses qui se vendent à de bons prix si elles sont en bonne condition, rares ou encore griffées de la marque d’un couturier.  

Aucun détail n’est laissé de côté, même en ce qui concerne les bijoux.

Q Et ces vêtements stylés, à quel endroit peut-on les retrouver?

Je magasine dans les brocantes en région, parfois à Montréal. Je fréquente les marchés aux puces, les friperies comme Babelou et Lucia F. à Québec, le Village des valeurs et des magasins de seconde main. À force d’y aller souvent on trouve des choses. J’y vais une fois aux deux semaines. Il y a aussi Internet et des magasins qui proposent des reproductions. Nous avons à Québec la boutique virtuelle Vintage Romance qui propose une vaste sélection de beaux vêtements neufs et d’accessoires. L’avantage, à force de collectionner ces habits, c’est que les gens me connaissent. Au marché aux puces Jean-Talon, un brocanteur me garde des trucs. J’arrive et il me sort des choses qu’il a cachées en me disant : «J’ai ça pour toi!» J’aime ça. J’achète parfois des patrons anciens et je les refais. J’ai fait des robes, des jupes. C’est long, il y a beaucoup de détails. J’utilise des tissus anciens pour ces projets.

Q Dans cette vaste garde-robe, quels sont tes coups de cœur?

R J’ai des choses que j’aime beaucoup, des manteaux des années 1940, des vêtements de chez Holt Renfrew et des ensembles provenant de chez Créations Suzanne. Certains de ces ensembles ne m’ont coûté presque rien et sont en état impeccable. Franchement, j’ai de la difficulté à trouver un vêtement préféré, je les aime tous!

Sindy achète beaucoup de vêtements, pour éventuellement modifier ou réparer.

Q Si on désire commencer ce genre de garde-robe, quels sont les essentiels?

R Les jupes crayons, les robes circulaire, des blouses, avec des nœuds et de beaux détails de finition. Une crinoline, un incontournable qui va avec la jupe circulaire. Beaucoup d’accessoires, tout est une question de détails.

Pour découvrir les trouvailles rétro de Sindy Tremblay ou pour des idées de style, on se rend sur son compte Instagram : @miss.coco.champagne 

On retrouve dans les chemisiers des détails qui ne se retrouvent plus dans la confection moderne.
Doublure en soie, détails perlés à la manche et col de fourrure pour une veste de fine laine mérinos.

Ses bonnes adresses

Une robe de laine griffée des Créations Suzanne, qui a eu pignon sur la rue Saint-Jean.