Myriam Bouchard
photo 123rf
photo 123rf

Parlons le langage de l’amour

CHRONIQUE / Le langage de l’amour, le parlez-vous ? Celui que supposément tous les amoureux subsistant aux aléas du quotidien jasent entre eux ? Celui où riment bonne entente, bienveillance, volonté et amabilité ? Celui qui se comprend universellement, sans ambivalence ou sous-entendu ? Celui que l’autre sait décoder sans animosité ?

Puisqu’au-delà des mots, communiquer son amour pour l’autre représente aussi une option, l’écoute se voit aussi de mise. Pour se faire, il faut minimalement se comprendre.

À partir des œuvres de Gary Chapman, conseiller conjugal, conférencier, auteur publié aux éditions Leduc Pratique, explorons le cœur des cinq langages de l’amour.

Polyglotte autant qu’unilinguiste du sentiment amoureux, à vos lunettes !

Les paroles valorisantes

Des petits mots doux, en dites-vous ? Je parle de ces verbes ayant le même effet que cette tape à l’épaule confirmant au partenaire qu’il est beau, bon et capable ! Le compliment, bien que gratuit, s’avère riche à la fois en termes de valorisation et de reconnaissance.

Faire preuve d’encouragement, en voilà une stratégie exprimant le support octroyé à l’autre. Démontrer sa présence, son accord, son soutien à l’égard de ses choix, ses décisions, ses buts, ses projets actuels et futurs, une si belle façon de prouver l’importance que vous lui accordez.

Aimable, l’êtes-vous ? Plus qu’une histoire de mot. Il s’agit également d’agir. Dire « je t’aime », plutôt facile. Avoir le ton adéquat, le faciès congruent, la voix douce et mielleuse, les pupilles en forme de cœur, une autre paire de manches. Les bottines devant suivre les babines, le fait d’aimer doit également se démontrer.

Les moments de qualité

L’auteur du livre en question fait référence à rien de moins que d’offrir ce petit « bout de vie » à la personne aimée. Allouer conjugalement ne serait-ce qu’une dizaine de minutes d’attention réciproque, certainement un bon « moyen puissant de partager son amour », comme lui seul sait si bien le dire. Loin d’une question de quantité, la qualité représente la clé. À vous de jouer !

Les cadeaux

Au diable Noël, Saint-Valentin, anniversaire et tralala. Rien à voir avec ces présents aux valeurs plutôt commerciales. Il s’agit davantage de gratitude. C’est ce petit quelque chose, ce bidule, ce truc anodin prouvant que l’autre ait pensé à vous. Qu’il ait fait des efforts sans raison précise.

Tel un symbole de l’amour, que ce dernier se manifeste via la pépite d’or ou encore la peccadille importe peu. Sa signification prime.

Et que dire du don de soi. Le cadeau suprême, non ?

Les services rendus

« Il ou elle ne s’est jamais occupé (e) de moi... »

Cette doléance, combien de fois l’ai-je entendue sur les derniers milles d’un couple. Chapman compare ce faible taux d’investissement à l’effet « paillasson ». Oui, cet objet inanimé sur lequel « on marche, s’essuie les pieds, piétinons et faisons ce que nous voulons ».

L’objetisation du chéri, une réalité plutôt étrangère aux vertus de l’amour.

Rendre service peut être aussi simple que de décoller la cafetière le matin. Pourquoi ne pas s’y adonner ?

Le toucher physique

Capable de témoigner autant l’amour que la haine, celui-ci est d’une évidence formelle. Des bisous, des câlins, des étreintes, ça veut tout dire, non ?

Puisque muni d’une multitude de récepteurs, chaque corps reste différent et nécessite un répertoire de touchers uniques. Ne reste ainsi qu’à vous informer et inversement à vous affirmer sur ce qui se rapporte à vos demandes et préférences.

Et vous, votre mode de communication privilégiée reste lequel ? Parce que l’amour reste un choix, à vous de l’exprimer à votre façon.