Myriam Bouchard
Le Quotidien
Myriam Bouchard

Le vagin sous la loupe

CHRONIQUE / Le vagin, le connaissez-vous vraiment de A à Z ? Propriétaire ou non, puisqu’il y a toujours lieu d’en apprendre davantage sur l’organe sexuel féminin, je me joins aux auteures du livre V pour vagin, tout savoir de A à Z, Alyssa Dweck, gynécologue, et Robin Westen, journaliste américaine spécialisée en santé, pour vous informer, voire vous éduquer, sur cette voûte pleine de surprises !

Organe interne

Fort souvent confondu avec la vulve ou les organes génitaux externes, tant dans sa description, dans le cadre de l’hygiène ou dans un contexte sexuel, le terme « vagin » est régulièrement usé à mauvais escient. N’importe quelle planche anatomique vous prouvera, chers lecteurs, que le vagin se retrouve à l’intérieur du corps.

On ne lave pas son vagin, mais bien sa vulve, au même titre qu’on lave sa bouche, et non sa gorge.

On ne caresse pas le vagin, mais bien le clitoris ou les lèvres. La pénétration est de mise.

On ne « cache » pas son vagin à l’aide de sous-vêtements ou en croisant les jambes. On couvre simplement son entrejambe.

Zone érogène ?

Le vagin, source d’excitation sexuelle ? C’est selon ! En fait, bien que ce fameux Freud ait prétendu que « l’orgasme clitoridien était superficiel et immature alors que l’orgasme vaginal obtenu durant la pénétration était authentique et mature », il apparaît évident aujourd’hui qu’il était dans le champ !

La romancière Megan Hart illustre davantage l’orgasme féminin comme étant une chose bien fragile dépendant autant de son esprit que de son clitoris !

L’ascension au septième ciel est possible, voire réelle, via la stimulation vaginale. Mais l’orgasme vaginal dépend aussi de la zone érogène primaire, le cerveau, et d’un préambule minimal, les préliminaires, pour titiller des centaines d’autres zones érogènes.

Pertes

Le vagin produit beaucoup de pertes, qu’il faudrait célébrer au quotidien. En effet, en gardant la région humide, les pertes témoignent d’une bonne santé vaginale, sauf si leur quantité dépasse votre normalité.

Bien que muni de sa propre collection de bactéries, le vagin demeure sensible, pour ne pas dire fragile.

Sa flore peut effectivement être mise en péril. Les mycoses, les vaginites, les vaginoses et les infections transmises sexuellement en témoignent.

De ce fait, il faut y aller « tout doux » avec ce dernier, tant dans les soins de propreté, le choix des vêtements, l’épilation, l’hygiène de vie que dans les comportements sexuels.

Assèchement

Impossible de passer outre à la sécheresse vaginale. Souvent attribuée aux périodes entourant la ménopause, sachez qu’à tout âge, les femmes vivront possiblement un jour ou l’autre les aléas d’un vagin sec.

Manque d’excitation momentané, fluctuations hormonales, prise de contraception, prise de médication, désintérêt sexuel, trouble de la libido, problèmes conjugaux, pathologies diverses : des raisons expliquant cette traversée désertique, en voulez-vous, en voilà !

De l’utilisation du lubrifiant à la consultation médicale en passant par la rencontre chez la sexologue, il y a aussi une multitude de solutions.

Au même titre que l’ensemble des organes du corps humain, le vagin comporte aussi son lot de spécificités et de fonctions.

Pour en savoir encore plus, je vous invite, autant Mesdames que Messieurs, à lire sur le sujet !

Bonne lecture !