Sexologie

L’univers masturbatoire

COURRIER D'UNE LECTRICE / Bonjour, Lorsque le temps vous le permettra, j’aimerais avoir votre point de vue sur ce que mon conjoint m’a dit. [...] Il m’a informé qu’il se masturbait chaque soir dans le salon devant de la pornographie. Puisque nous faisons déjà l’amour de deux à quatre fois les jours de semaine et de quatre à cinq fois ceux du week-end, dites-moi si je m’en fais pour rien ? Les avis sur le Web divergeant énormément. Je suis mal avec tout ça et je ne sais pas trop comment réagir. Est-ce normal, abusif, addictif ?

CHRONIQUE / Cette question vient à point pour boucler ma série d’articles traitant de la pornographie. Merci à vous, Madame !

Pourquoi ? J’en conviendrai, votre état d’âme est fort louable devant cette confidence digne d’un jardin plus que secret. L’univers masturbatoire étant l’une des sphères individuelles des plus privées, ma première réflexion tend certainement à comprendre ce à quoi rime cette révélation. Pourquoi le dire ? Était-ce un aveu ? Une transmission banale d’informations ? Un cri d’alarme ? Une réponse à une question ?

Sexologie

Mon conjoint a de la difficulté à éjaculer

COURRIER D'UNE LECTRICE / J’ai un nouveau conjoint et sexuellement, je n’ai rien à dire. Par contre, lors de nos ébats sexuels, je dirais que trois fois sur quatre, il a de la « difficulté » à éjaculer. Pourtant [...], il est amplement capable de le faire lorsqu’il se masturbe. Il arrive quelquefois qu’après avoir eu mon orgasme, il soit tout près d’avoir le sien bien qu’il ne réussisse pas à jouir. Il me dit qu’il ne s’agit pas de moi, que ça lui est toujours arrivé. Nous avons quand même de belles relations sexuelles, mais je dois avouer que ça me perturbe un peu...

CHRONIQUE / Bonjour à vous, madame. D’être « perturbée un peu », pour reprendre vos mots, en voici une réalité plus que probable lorsqu’un ou une partenaire présente quelques difficultés que ce soit d’ordre sexuel.

Pas responsable

La remise en question risque sans doute d’être l’un des premiers réflexes pour la plupart. Dans ce présent cas, bien qu’il soit louable que vous portiez un regard sur vous comme étant potentiellement « responsable-un-tant-soit-peu » de cette éjaculation qui tarde à venir – ou pas –, sachez que vous êtes dans l’erreur ! C’est d’ailleurs ce que votre gentleman vous dit et redira. Vous ne faites pas partie de l’équation, madame !

Sexologie

Parler de sexualité avec son enfant

CHRONIQUE / Parce que ceci vient également avec le mandat de père et mère, je vous le demande : offrez-vous de l’éducation à la sexualité à votre progéniture ? La grande question ! Bien que « monsieur-madame-les-enseignants-infirmiers-travailleurs-sociaux » assurent depuis l’automne 2018 des contenus dans le cadre scolaire, vous restez certainement les premiers concernés. De ce fait, remplissez-vous, chers parents, le rôle qui vous est attribué, soit d’apprendre à vos enfants les notions relatives à ce sujet ô combien anguleux pour plus d’un ? Quoi dire ? Comment s’y prendre ? Quel sujet aborder ? Quand commencer ? Toutes des interrogations louables pour le commun des mortels qui ne sont pas sexologues. Ceci dit, puisque je vous déclare aujourd’hui principal « pédagogue sexologique » pour vos petits et grands, voici quelques pistes à suivre.

Un bon modèle

Aussi simple que cela puisse paraître, voici la fonction minimale que je vous attribue. Être un bon modèle, c’est plus difficile que vous pourriez le croire. La sexualité étant davantage ce que l’individu est, et non ce qu’il fait le samedi soir dans sa chambre à coucher, soyez une référence positive. Vos faits et gestes, attitudes, propos, valeurs, croyances et convictions indiquent, consciemment ou non, les normes que votre enfant emmagasine tel un gage de vérité absolue.

Sexologie

Pornographie magnifiée

CHRONIQUE/ Je l’ai souvent dit ! Bien que « faite pour le monde », divertissante les soirs de grande veillée, pratique pour réveiller les libidos endormies ou encore utile comme support visuel occasionnel, la pornographie comporte son lot d’oublis et de supercheries, pour ne pas dire de menteries. Le saviez-vous ?

Avec son apanage de scénarios utopiques, d’acteurs aux allures quasi caricaturales, de prouesses surhumaines, d’orgasmes fracassants au simple effleurement, de femmes détrempées et de mâles alpha, comprenez qu’à force de visionnements répétitifs, certains ont fini par y croire dur comme fer – sans mauvais jeu de mots.

Sexologie

Un week-end avec ou sans sexe

CHRONIQUE / À vous le week-end! Exit les obligations, la famille et les guenilles; ces trois jours sont pour vous. Carpe diem! Hôtel, magasinage, resto, massage; la vie vous appartient, histoire enfin de faire le plein. Ceci dit, qui dit vendredi, samedi et dimanche entre amoureux dit parfois aussi souci.

Oui! Comme celui de vouloir, voire de prévoir, des rapprochements. Devant cette réalité me vient l’envie de vous demander si vous êtes de ceux qui, à l’idée même de traverser le Parc ou pourquoi pas le continent, sentez cette pression, cette nécessité et cette responsabilité d’avoir à faire l’amour avec votre bien-aimé?

Sexologie

Êtes-vous un bon parti?

CHRONIQUE / Qui fait bien l’amour ? Oui, je vous demande si vous êtes l’une de ces personnes que l’on peut qualifier de bon amant ou encore de bonne maîtresse. Je suis de l’école voulant que chaque individu soit responsable de sa propre satisfaction sexuelle, qu’il suffit de demander, de nommer et d’enseigner pour l’obtention de ses volontés. Mais je me dois de m’ajuster. Il semblerait qu’effectivement, il y ait des magiciens, des meilleurs que d’autres pour transmettre les vertus qu’exigent ces fameux rapports sexuels. Est-ce de vous qu’il est question ?

« Ce mec baise comme un Dieu ! »

Sexologie

Pornographie nécessaire

CHRONIQUE / «Bonjour, je suis anxieuse à mes heures et j’ai aussi un trouble obsessif. Depuis mon diagnostic, en 2010, je suis médicamentée. D’abord, c’était un peu, puis afin de stabiliser le tout, la recette a doublé. Ces précieux médicaments, je ne voudrais plus m’en passer. Ma vie est si simple depuis.

«Mais, puisqu’il y a toujours deux côtés à une médaille, ma tête va bien, mais mon vagin un peu moins! Un des effets secondaires de mon médicament est de diminuer ma lubrification, tout en m’empêchant de vivre l’orgasme. Rien de très agréable. [...]  

Avec le temps, mon conjoint et moi avons trouvé une solution: la pornographie. [...] 

Le sacrilège!

Chaque fois qu’on fait l’amour, je questionne mon homme à savoir si ça le dérange d’écouter un «petit film », comme on les appelle. Je me sens coupable! Mon amoureux est tellement beau, patient, affectueux. Je n’ai aucune raison de ne pas avoir envie, ou de ne pas être capable d’avoir d’orgasme sincèrement, si ce n’est que d’une pilule rose et grise! 

Je me demande alors pourquoi mon rapport à la pornographie est si négatif?

Je m’appelle Johanne, j’ai 41 ans et j’aime la pornographie. Dans les faits, si j’avais le choix, est-ce que j’en consommerais? Peut-être bien que oui. […] Est-ce si grave? »

Sexologie

En amour sans libido

CHRONIQUE / « Ce n’est pas que je n’ai pas de libido en général. C’est plutôt que je n’ai pas de libido pour toi, mon amour ! »

La voici, cette douche froide que certains tardent à reconnaître, dans une position comme dans l’autre. Il y a effectivement des couples où tout va bien. Oui, tout va pour le mieux, et pas seulement qu’en apparence. Ils s’entendent à merveille. Le temps passé ensemble est fabuleux. Les atomes sont crochus. Les intérêts sont partagés. Le plaisir n’est plus à obtenir. La famille fourmille.

Sexologie

Au diable la conformité!

LA QUESTION / Bonjour Myriam. Je parcours régulièrement vos articles sur la sexualité qui m’éclairent sur beaucoup de sujets. Pourriez-vous aborder le cas des hommes qui aiment porter de la lingerie féminine ou qui sont attirés par cet accessoire de séduction, mais qui n’osent pas franchir le pas ? Cordialement, Monsieur.

LA RÉPONSE /

Bonjour à vous, Monsieur.

Cette année 2019 où l’on ne se laisse plus rien imposer en termes de sexualité m’amène d’emblée à vous poser cette grande question. Cette préférence que vous me nommez, est-elle une problématique en soi ?