Le chantier du restaurant doit s’amorcer en juillet pour prendre fin à temps pour les fêtes, en décembre 2019.

Un nouveau resto de 3,5 millions $ aux Galeries de la Capitale

Le Groupe Restos Plaisirs — l’entreprise derrière Cochon Dingue, Lapin Sauté, Café du monde et Jaja, entre autres — se prépare à lancer un tout nouveau restaurant, développé sur mesure pour les Galeries de la Capitale pour la coquette somme de 3,5 millions $. Quel est ce concept? Motus et bouche cousue pour l’instant, mais on promet quelque chose de complètement différent des bannières existantes. Date d’ouverture? Avant Noël.

Le restaurant sera situé dans les Galeries Gourmandes, le futur marché alimentaire qui occupera l’ancien magasin Simons. Logé dans un vaste espace de 8000 pieds carrés, il sera voisin de l’actuelle boutique Ricardo, en plus de s’installer dans l’aire située sous la coupole.

Tout ce chantier doit s’amorcer en juillet pour prendre fin à temps pour les fêtes, en décembre 2019.

Plutôt cher, un resto à 3,5 millions $? «Oui, c’est beaucoup d’argent, admet le président-directeur général de Restos Plaisirs Pierre Moreau, mais on veut le faire bien et pour longtemps.»

Bouffe et décor

Côté bouffe, on garde une aura de mystère. Mais M. Moreau promet un menu en harmonie avec les nouvelles tendances portantes. «Des aliments locaux, du végétarien, du végan, des plats à partager, etc. Notre réflexion est assez avancée, mais il nous reste à arrêter le tout, à finir le menu, à trouver un chef. Même le nom n’a pas encore été finalisé», explique-t-il au Soleil.

Côté concept, aménagement et décor, on annonce une grande terrasse extérieure l’été et une fenestration abondante. On promet surtout un endroit «très familial de jour, mais qui change d’ambiance de soir». «Nous tenions à développer un concept en harmonie avec les Galeries de la Capitale, où l’amusement et la famille ont une place importante, dit M. Moreau. Mais on veut aussi permettre à une clientèle différente de venir chez nous en soirée, aussi tard qu’ils le veulent.» En effet, une entente a été conclue avec les Galeries pour que les heures d’ouverture du resto ne soient pas limitées par celles du centre commercial.


« Des aliments locaux, du végétarien, du végan, des plats à partager, etc. Notre réflexion est assez avancée, mais il nous reste à arrêter le tout, à finir le menu, à trouver un chef. Même le nom n’a pas encore été finalisé. »
Pierre Moreau, président-directeur général de Restos Plaisirs

Dans les plans, on prévoit environ 175 places, auxquelles s’ajouteront une quarantaine d’autres sous la coupole du marché. Cette dernière servira de bar-lounge et d’aire d’attente pour les clients sur le point d’être accompagnés à leur table.

Ce sera le réputé concepteur et producteur Olivier Dufour ainsi que les designers et architectes de la firme LemayMichaud qui auront la tâche de développer «l’ambiance et l’environnement» du commerce. M. Dufour est connu notamment pour avoir créé à Québec les spectacles multimédias Le Chemin qui marche et Le Mur du son, ainsi que plusieurs autres productions du genre à l’étranger.

«Nous sommes fiers de consolider notre partenariat avec Restos Plaisirs, un leader dans l’industrie de la restauration. Nous ne pouvions espérer mieux qu’un concept créé sur mesure pour le triple ADN des Galeries de la Capitale, qui se positionnent comme LA destination mode, divertissement et restauration incontournable à Québec», a indiqué par communiqué Stéphan Landry, administrateur et directeur général du centre commercial.

Logé dans un vaste espace de 8000 pieds carrés, le futur restaurant de Restos Plaisirs sera voisin de l’actuelle boutique Ricardo, en plus d’installer un bar-lounge dans l’aire située sous la coupole.

Difficile main-d’œuvre

Il s’agira d’un 13e restaurant pour le Groupe Restos Plaisirs, en plus de deux boutiques et d’un service de traiteur. Avec 950 employés qui travaillent déjà sous sa bannière, comment l'entreprise recrutera-t-elle sa main-d’œuvre, déjà difficile à trouver dans la région, particulièrement dans le domaine de la restauration?

«Nous avons un plan stratégique qui prévoit l’ouverture de plusieurs nouveaux restaurants, mais la pénurie de main-d’œuvre nous oblige déjà à ralentir notre croissance. On pourrait en ouvrir deux, trois par année, mais on est forcés de se limiter à un», ajoute M. Moreau. Faudra accueillir de nouveaux arrivants dans l’industrie et en voler à d’autres restaurants. Pas le choix. C’est notre nouvelle réalité.»

Le futur resto devrait permettre l’embauche d’une centaine de travailleurs. Une campagne de recrutement est prévue sous peu.