La clientèle pourra s’attabler au comptoir ou sur des banquettes de velours bleu royal — certaines sont encastrées sous de hautes arches pouvant accueillir quatre personnes.
La clientèle pourra s’attabler au comptoir ou sur des banquettes de velours bleu royal — certaines sont encastrées sous de hautes arches pouvant accueillir quatre personnes.

Un «bistro d’altitude» au sommet du Jules-Dallaire

Raphaëlle Plante
Raphaëlle Plante
Le Soleil
Un nouveau restaurant verra le jour fin septembre au 17e étage du Complexe Jules-Dallaire, sur le boulevard Laurier. Tout comme son voisin le SkySpa, BULLE bistro d’altitude offrira une vue sans pareille de la ville, cette fois vers le nord-ouest avec couchers de soleil sur les Laurentides en toile de fond. 

L’établissement, dont la signature visuelle représente d’ailleurs le soleil couchant, pourra accueillir jusqu’à 70 clients — une cinquantaine en respectant les règles de distanciation en vigueur, signale l’entrepreneur Sébastien Goulet. 

«Ce sera un restaurant plus intime, chaleureux, où les chefs vont travailler devant les gens», ajoute M. Goulet, associé dans ce projet avec Tchad Khalil, avec qui il est également propriétaire d’un restaurant Shaker à Saint-Hyacinthe. 

Étant aussi actionnaire du SkySpa, Sébastien Goulet a eu l’opportunité de récupérer l’espace auparavant occupé par le bistro du spa pour en faire un projet entièrement distinct. «Normalement, on n’aurait pas pu faire un restaurant au 17e étage en raison des restrictions imposées par la Ville, mais on avait un droit acquis pour ce local comme on garde les mêmes dimensions», explique le restaurateur, qui a aussi été des années à la barre du Beaugarte.

Les usages commerciaux sont en effet normalement limités aux quatre premier étages de l’édifice Jules-Dallaire, confirme le porte-parole de la Ville de Québec David O’Brien.

Dans la section ouverte au fond, on aperçoit Zeus, dieu du ciel dans la mythologie grecque.

Décor

Pas moins d’un million de dollars ont été investis dans BULLE, dont le design intérieur est signé Hatem+d. Pièce maîtresse des lieux : une immense hotte au-dessus de la cuisine ouverte, qui sera sertie d’écailles cuivrées. La clientèle pourra s’attabler au comptoir ou sur des banquettes de velours bleu royal — certaines sont encastrées sous de hautes arches pouvant accueillir quatre personnes. Dans la section ouverte au fond, on aperçoit Zeus, dieu du ciel dans la mythologie grecque, qui rappelle à ses visiteurs qu’ils se trouvent à cette altitude un peu plus près de son royaume.

À l’entrée, un vaste cellier caractérise aussi les lieux — la carte des vins est d’ailleurs élaborée par le sommelier et chroniqueur Philippe Lapeyrie et comprendra, bien sûr, plusieurs choix de bulles.  

Pièce maîtresse des lieux : une immense hotte au-dessus de la cuisine ouverte, qui sera sertie d’écailles cuivrées.

Au menu

Le chef exécutif Charles Papineau, qui indique avoir travaillé notamment dans les cuisines de l’ancien Panache, du Laurie Raphaël, de l’Échaudé et récemment du Shaker, signe un «menu fraîcheur tout en finesse». Il comprendra un menu fixe à la carte ainsi que des plats à l’ardoise faisant la part belle aux produits du terroir et de saison. On pourra retrouver par exemple un risotto aux champignons, un tartare, du canard, de la terrine de foie gras, un carpaccio de boeuf, mais aussi des salades et plats végétariens. Plateau de fruits de mer, bar à huîtres à l’année et assiette de charcuteries seront également proposés, ajoute M. Papineau, qui s’approvisionnera notamment auprès des Pêcheries Raymond Desbois.

Le chef indique que les amateurs de desserts ne seront pas en reste grâce à l’expertise d’un chef pâtissier européen qui mettra la touche finale à ses créations à la table des convives.

Tant Sébastien Goulet que Charles Papineau insistent sur le fait que la facture ne sera pas trop salée pour autant. «On veut vraiment que ce soit accessible, que quelqu’un puisse venir manger ici pour une quarantaine de dollars. Mais c’est sûr que quelqu’un qui souhaite s’éclater pourra le faire aussi», mentionne M. Goulet.

Les associés Sébastien Goulet et Tchad Khalil en compagnie du chef Charles Papineau (à droite)

BULLE bistro d’altitude ouvrira d’abord tous les soirs, normalement dès la fin septembre, puis les midis en semaine peu de temps après l’ouverture, indique Sébastien Goulet. Misant beaucoup sur la clientèle d’affaires, les propriétaires étudient la possibilité d’y offrir des déjeuners éventuellement. 

M. Goulet confie que lui et son associé travaillent déjà à exporter le concept de BULLE ailleurs en province, et même dans les environs de Québec. Mais pour la vue, c’est dans Sainte-Foy qu’il faut aller...

Info : @BULLEbistrodaltitude sur Facebook et bullebistro.com

La vue est l'incontestable vedette de l'endroit.
Pas moins d’un million de dollars ont été investis dans BULLE, dont le design intérieur est signé Hatem+d.