Le Pub du Parvis s’installera dans les locaux du défunt Shack, au milieu du chantier de la route de l’Église.

Sainte-Foy: nouveau Pub du Parvis dans l'ancien Shack

Le Pub du Parvis de Saint-Roch aura très bientôt un petit frère à Sainte-Foy. Un nouveau restaurant, semblable à son aîné, ouvrira ses portes autour du 21 septembre dans les locaux du défunt Shack, sur la route de l’Église, et ce, malgré le lourd chantier routier.

«C’était tout naturel de s’installer là. On est devant une église [l’ancienne église Saint-Denys-du-Plateau devenue aujourd’hui la bibliothèque Monique-Corriveau], et il y a Parvis dans notre nom. Alors c’est parfait!», s’exclame Carl Desruisseaux, président de Groupe Top Resto.

Au-delà du nom, l’endroit s’accompagne pour l’instant d’un casse-tête sous la forme de travaux routiers qui irritent de nombreux commerçants. Ces mêmes travaux avaient poussé le propriétaire du Shack, Mathieu Girard, à annoncer sur Facebook qu’il mettait la clef sous la porte après 24 ans d'existence, le 19 juillet.

Depuis, un débat fait rage entre la Ville de Québec et ces commerçants. Ces derniers réclament une compensation financière pour faire contrepoids à la baisse des revenus causée par ce chantier de 13,6 millions $ entre le chemin des Quatre-Bourgeois et le boulevard Hochelaga. Lundi, le maire de Québec Régis Labeaume a confirmé qu'il évaluait la possibilité de mettre sur pied un plan de compensation, mais que rien n'est garanti.

À LIRE AUSSI
• Labeaume ouvert à une compensation, mais...
Une compensation financière bientôt?
Aux commerçants de s'adapter dit Rémy Normand

Le Pub du Parvis de la rue Saint-Joseph, dans Saint-Roch.

M. Desruisseaux se dit conscient des conditions qui l’attendent. Mais il ne s’en inquiète pas outre mesure. «On est au courant de tout ce qui se passe, évidemment. Mais d’ici notre ouverture, le trottoir et la rue de notre côté devraient être terminés. On peut vivre avec ça, explique-t-il. On n’a que 12 mois à attendre d’ici à ce que les travaux et le paysagement soient terminés. Une fois que tout sera fait, on a confiance que ça va bien marcher.»

Ce projet évalué à «plusieurs centaines de milliers de dollars» s’est rapidement mis en branle. De la fermeture du Shack à la mi-juillet jusqu’à maintenant, peu de temps s’est écoulé. Les rénovations (qui pourraient coûter à elles seules près de 300 000 $) sont déjà amorcées. La cuisine est en voie d'être refaite.

«Un pub de proximité»

Depuis un moment déjà, le Groupe Top Resto met les bouchées doubles pour devenir un joueur d’envergure à Québec. Dans les derniers 18 mois environ, l’entreprise a ouvert le pub anglais London Jack (Saint-Roch), la taverne italienne Birra & Basta (Saint-Roch) et la distillerie La Maison Livernois (Vieux-Québec). Et Sainte-Foy était dans sa mire.

À LIRE AUSSI : Groupe Top Resto veut devenir un joueur d'envergure à Québec

«Sainte-Foy s’est beaucoup développé et a des restaurants signature extraordinaires, de grosses bannières à volume, précise M. Desruisseaux. Mais nous voulons nous distinguer avec un pub de proximité où le gars de la construction pourra aller dîner en jeans, puis ramener sa blonde pour une belle soirée, avec de l’ambiance et de la nourriture de qualité à bon prix. Et la présence des étudiants de l’université est un match naturel avec notre style.»


« Nous voulons nous distinguer avec un pub de proximité où le gars de la construction pourra aller dîner en jeans, puis ramener sa blonde pour une belle soirée, avec de l’ambiance et de la nourriture de qualité à bon prix »
Carl Desruisseaux, président du Groupe Top Resto

Pas question de changer la recette gagnante du Pub du Parvis, promet-on. Le menu sera le même. Les promotions seront «synchronisées» entre les deux adresses. Et la déco rustique de pub sera respectée. Le Shack avait d’ailleurs effectué des rénovations dans ce style quelque temps avant sa fermeture. On assure qu’on réservera une «petite surprise» à la clientèle en reprenant quelques éléments pour faire un clin d’œil au défunt resto. On devrait compter près de 200 places à l'intérieur, puis une centaine sur la terrasse.

«L’ancien propriétaire a fermé ses portes dans les circonstances qu’on connaît. C’est dommage, parce que c’était un endroit qu’on appréciait. Oui, c’est une opportunité d’affaire pour nous, mais on doit beaucoup à l’ancien proprio. C’est lui qui nous ouvre la porte et nous permet de faire ça.»

Pas question de changer le menu du futur Pub du Parvis, promet-on.

«En mode expansion»

M. Desruisseaux confirme que Groupe Top Resto — qu’il dirige avec son associé Marc-Antoine Beauchesne — est «en mode expansion». Le Soleil révélait en février que des contacts avaient même été établis pour développer des franchises à Montréal, à Sherbrooke, à Chicoutimi de même qu’aux États-Unis et à Toronto.

Mais pour l’instant, rien à annoncer, assure l’homme d’affaires. La prudence reste de mise. «On a plein d’opportunités ici et ailleurs au Québec. On veut grandir, mais on reste prudent, pour être sûr de travailler avec les bonnes personnes. Car je n’arriverais à rien si ce n’était de la qualité de mon équipe.»