Marie-Chantal Lepage dans sa cuisine, en 2016.

MNBAQ: Restos Plaisirs prend la relève de Marie-Chantal Lepage

Le Groupe Restos Plaisirs reprendra les rênes des fourneaux du Musée national des beaux-arts du Québec après le départ de la réputée chef Marie-Chantal Lepage, au printemps. Toutefois, pas question d’installer un Cochon dingue au MNBAQ. Ce sont plutôt des plans de nouveaux bistros qui sont à l’étude.

On apprenait jeudi que Mme Lepage avait remis son tablier après cinq années comme gestionnaire des espaces de restauration et du service de traiteur de l’institution muséale. Son règne à la tête du Tempéra, du Restaurant Signé MC Lepage et du café-sandwicherie prendra fin le 31 mars 2020. «Je quitte le musée avec le sentiment d’avoir relevé de grands défis et d’avoir laissé un héritage gastronomique dans ce lieu d’exception», avait-elle déclaré par communiqué.

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Déjà à l’automne dernier, le MNBAQ lançait un appel d’offres pour lui trouver un remplaçant. Parmi la dizaine de «restaurateurs chevronnés» invités à soumettre leur candidature, c’est le Groupe Restos Plaisirs (qui possède les bannières Cochon Dingue, Lapin Sauté, Café du monde, Le Ciel! et Madame Chose, notamment) qui a été choisi pour assurer la relève. L’entente de cinq ans a été paraphée la semaine dernière. L’entreprise de 1000 employés gérera les restos ainsi que le service de traiteur du musée, qui accueille en moyenne 175 événements par année.

L’hypothèse bistro

S’il est acquis que les noms des actuels restos seront changés, rien sur les menus ou l'identité des établissements ne peut être dévoilé. Il reste au moins deux mois de travail avant des annonces en ce sens.

On promet néanmoins un «renouvellement de l’offre des aires alimentaires» ainsi que «différentes formules revisitées de restauration qui satisferont toutes les envies». «Nous aurons des concepts exclusifs au musée, pas de bannières de Restos Plaisirs. La probabilité, c’est qu’on risque d’aller vers une formule de bistro urbain au pavillon Lassonde, avec une formule davantage bistronomique au pavillon central. Donc, deux points de service qui auraient des factures très différentes et complémentaires, indique François Duchesne, directeur des communications et du marketing au MNBAQ. L’hypothèse sur laquelle on travaille serait de fusionner le café du [pavillon Charles-]Baillargé avec le resto du Lassonde. Le bistro urbain aurait aussi un comptoir avec pignon sur rue sur la Grande Allée. Mais rien de tout ça n’est définitif. Ça va se concrétiser au printemps.»

Collé sur le musée

D’ici des annonces au mois de mai, on brainstorm, assure Pierre Moreau, pdg du Groupe Restos Plaisirs. «Quand [Restos Plaisirs] a développé Madame Chose aux Galeries de la Capitale, on s’est assuré de comprendre l’ADN des Galeries pour bien y vivre. Alors ici, on réfléchit à des idées collées à l’art, à l’histoire du musée, au fait que c’est une institution locale. Je peux déjà vous dire que ce sera très locavore. J’aimerais qu’un jour les gens disent : “on va aller manger là et après on ira voir l’exposition”», affirme-t-il.

Ce dernier estime que la terrasse du pavillon central est «l’une des plus belles en ville, encore trop méconnue». Un atout sur lequel miser. «Plusieurs grandes villes nord-américaines ont réussi, avec les années, à trouver des formules pour que les restaurants de musée deviennent plus qu’un service d’alimentation, mais une destination en soi. Avec Marie-Chantal, le musée a amorcé cette démarche. Maintenant, on veut voir si on peut amener ça à un autre niveau», dit-il.

À gauche, Pierre Moreau, président-directeur général de Restos Plaisirs, et Jean-Luc Murray, directeur général du MNBAQ