Le chef Patrick Dubé, le pdg du Groupe Restos Plaisirs Pierre Moreau, le directeur marketing Martin Roy et le concepteur Olivier Dufour ont dévoilé jeudi les couleurs du nouveau restaurant.

Madame Chose s’installe aux Galeries de la Capitale [VIDÉO]

Ça y est, on en sait un peu plus sur le nouveau locataire qui s’installera dans l’espace de l’ancien Simons aux Galeries de la Capitale. Il faudrait plutôt dire la locataire, car c’est sous l’égide de Madame Chose que sera aménagé le nouveau restaurant du Groupe Restos Plaisirs (GRP).

On savait déjà que les propriétaires des Cochon Dingue, Paris Grill et Café du Monde préparaient un concept éclaté dans un grand espace au bout des Galeries Gourmande, le nouveau marché alimentaire qui doit ouvrir ses portes cet automne dans le centre commercial de Lebourgneuf. Le concepteur Olivier Dufour a dévoilé jeudi le nom du restaurant et l’idée générale développée pour ce nouvel établissement.

«Madame Chose, elle a parcouru le monde, elle a connu toutes les époques, elle a été de tous les grands événements de l’histoire, elle a survécu à tous ses maris, et de chacun d’eux elle est restée amoureuse. Madame Chose, c’est une vieille dame pétillante, exubérante, c’est une épicurienne folle passionnée par tous les plaisirs de la vie. Libre, créative, elle sculpte son univers à sa façon, créant autour d’elle un écrin de beauté, de saveurs et d’amour», a décrit Olivier Dufour, dans une envolée aux accents fantaisistes.

175 places

Dans le plus concret, Martin Roy, directeur marketing associé chez GRP, nous a appris que les différentes zones du restaurant de 175 places seront articulées comme autant de lieux du domaine de Madame Chose. Un bar, l’Orée, sera aménagé sous la coupole au centre des galeries gourmandes. On pourra y consommer cocktails et mocktails, et attendre au besoin qu’une place se libère dans le restaurant. L’entrée elle-même du restaurant sera aménagée en forme de «sentier immersif» pour faire entrer les convives dans le monde du personnage. 

La partie centrale du restaurant a été désignée comme la clairière, «là où il fait toujours soleil», alors qu’une partie plus intime sera désignée comme le jardin, où l’on devrait manger entouré d’une végétation luxuriante. La section bar à l’intérieur du restaurant, l’Étang, sera animée plus tard en soirée, et deviendra une vitrine pour les produits québécois, nous a-t-on dit. 

Quant à la cuisine elle-même, le chef Patrick Dubé a dit être encore en création. «Madame Chose, c’est mon patron, il faut toujours que je négocie avec elle», a-t-il dit, avec une pointe d’humour. «Ça va être spectaculaire, c’est une cuisine qui va être moderne. On va travailler beaucoup sur les légumes, leur texture. Avec toutes les allergies et les modes, on n’a pas le choix de s’adapter, alors on va faire autant du végétarien, du végétalien, du cétogène, on va faire une cuisine moderne, cuisson sous vide à la juste température, on va travailler avec toute la modernité de ce que la restauration a à apporter au Québec.» L’accent sera aussi mis sur les produits locaux, bios et écoresponsables, avec des plats offerts en différents formats pour favoriser le partage et la découverte. 

En entrevue, Pierre Moreau, pdg du Groupe Restos Plaisirs, a mentionné que l’offre resterait abordable et accessible pour la clientèle familiale qui fréquente les Galeries de la Capitale. Il a comparé les prix à ceux que l’on retrouve au Paris Grill et au Café du Monde. 

L’aménagement du restaurant, en collaboration avec la firme LemayMichaud, est chiffré à 3,5 millions $. L’ouverture est toujours prévue pour décembre. «On devrait être en mesure d’offrir un beau cadeau de Noël aux gens de Québec», a-t-il lancé. 

À la recherche d’employés

La nouvelle proposition du Groupe Restos Plaisirs, qui se veut théâtrale et créative, apparaît pour le moins ambitieuse dans le marché de Québec. «Ce restaurant-là, pour nous, c’est vraiment le début d’une nouvelle époque», a annoncé Pierre Moreau, en conférence de presse. «Oui, c’est très ambitieux, mais on pense que c’est le futur de la restauration. Il faut faire de la restauration différemment. Pour attirer la main-d’œuvre, il faut que tu aies un produit excitant, pas juste pour les clients, mais aussi pour les employés qui vont y travailler», a-t-il souligné.

Madame Chose est donc à la recherche de près de 100 employés. Le pdg pense pouvoir recruter à l’interne un noyau expérimenté, mais devra dénicher d’autres employés prêts à faire rouler le restaurant ouvert presque toute l’année, offrant des déjeuners la fin de semaine et ouvert jusqu’à tard en soirée. Olivier Dufour pense que le «casting» des employés sera important dans la réussite du projet. Les serveurs ne seront pas des comédiens, insiste-t-il, mais on espère trouver des gens passionnés qui auront envie de rendre vivant le concept de Madame Chose. 

Pour Pierre Moreau, ce nouveau restaurant signifie aussi la fin d’une transformation complète de l’entreprise, qui s’est échelonnée sur plusieurs années. GRP est passé d’un propriétaire unique à une entreprise détenue par une équipe de 17 gestionnaires actionnaires. «Il fallait assurer la pérennité de l’entreprise», a-t-il expliqué. 

Il s’agit aussi d’une formule plus fluide et flexible, qui a l’avantage de laisser entrevoir aux nouveaux employés la possibilité de monter les échelons et d’accéder à la gestion de l’entreprise un jour. «Avec l’enjeu de la main-d’œuvre, si tu veux retenir le talent, le salaire c’est une chose, mais de savoir qu’il y a une partie de ton entreprise qui t’appartient, ça aussi je pense que ça peut être très enrichissant», a-t-il soutenu.