Le restaurant Le Veau d’Or, situé sur la rue Saint-Jean, et son voisin immédiat, la Ninkasi Simple Malt.

La Ninkasi prend la place du Veau d’Or

Pas besoin de chercher loin pour trouver quel restaurant remplacera le défunt Veau d’Or, fermé après 48 années d’existence. C’est le bar voisin, la Ninkasi Simple Malt, qui prendra la place, question d’agrandir ses locaux et de se doter d’une cuisine digne de ce nom.

En entrevue lors de son ultime journée aux fourneaux, le 31 octobre dernier, le copropriétaire du Veau d’Or Robert Bragoli s’était fait discret sur l’identité de son successeur. Tout au plus avait-on admis que des discussions étaient en cours avec un autre restaurateur. «Les papiers ne sont pas signés encore, mais on va louer le local. Je laisse le soin au prochain locataire de se faire connaître, mais ça devrait être un restaurant avec de nouvelles tendances. C’est quelqu’un de bien établi. Ça fait déjà quelques années que je discute avec cette personne en question», s’était limité à dire M. Bragoli.

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Voilà que le successeur confirme son identité au Soleil. «La Ninkasi reprend le local du Veau d’Or, qui sera intégré à notre resto. On agrandit», indique Mathieu Cloutier, principal opérateur de la Ninkasi Simple Malt. «Ça va permettre de dynamiser pas mal plus nos 5 à 7. Au Veau d’Or, les fenêtres sont magnifiques. Quand t’es assis là, t’as un super bel éclairage naturel. Le soir, t’as une vue sur les gens qui circulent dans les rues. C’est très propice à l’ambiance 4 à 9. C’est un créneau qu’on va pouvoir encore plus travailler. Et avec une cuisine complète, on pense avoir du fun

Nouvelle cuisine, nouveau menu

En effet, l’un des avantages de cet agrandissement sera la réinvention du menu. D’une kitchenette munie d’un minuscule four de comptoir, on passera à une cuisine complète. «Le menu va changer beaucoup, c’est certain. On va avoir fourneaux, fritures, plaques. Des choses qu’on n’avait même pas avant.»

À ajouter à la liste des défis, le recrutement d’un chef et une plus grosse équipe de cuisine. Pas une mince tâche dans une industrie où la quête de main-d’œuvre donne parfois des maux de tête aux restaurateurs.

«Au plus tard en avril»

À terme, les adresses du 801 et 811 rue Saint-Jean mèneront donc toutes les deux à la Ninkasi. L’objectif est d’ouvrir cette nouvelle configuration «au plus tard en avril». Pas avant, parce que beaucoup de travail reste à faire. «On ne connaît pas encore l’ampleur de la tâche parce qu’on n’a pas pris les décisions finales sur comment on va organiser tout ça», explique M. Cloutier.

Pour le moment, on consulte des experts du milieu en quête d’idées et de méthodes pour lier au mieux ces deux commerces autrefois distincts. On procédera également à des analyses de circulation de la clientèle, du bruit ambiant (la Ninkasi présente des spectacles) ainsi que du transit des bières et des assiettes.

La Ninkasi Simple Malt de la rue Saint-Jean, à Québec.

«Comment va-t-on amener la cuisine à l’étage? Quand on fait un spectacle, comment va-t-on gérer le bruit d’un côté ou de l’autre? Et la circulation des bières? Est-ce qu’on ouvre un mur ou non? Où fait-on circuler les clients? Ce sont des enjeux assez importants. En plus, il y a des contraintes au point de vue de la Ville, de la Régie des alcools et de la Régie du bâtiment, qu’on devra incorporer dans le commerce», explique M. Cloutier, qui louera son local agrandi de la famille Bragoli, toujours propriétaire de l’endroit.

Des Bragoli, d’ailleurs, l’homme d’affaires n’a que de bons mots à dire. «On est voisins depuis plus de 12 ans. On a une très bonne relation. Les Bragoli sont des gens d’affaires qui placent les relations humaines en avant de tout, alors c’était facile de développer un bon lien avec eux», conclut M. Cloutier.

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