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Restaurants

Le restaurant iX pour Bistro ferme pour de bon, sans bruit

Le iX pour Bistro ne fera plus jamais chauffer ses fourneaux, épuisé par le «stress constant» de la performance et bousculé par la COVID-19. Le réputé et populaire restaurant de Limoilou a annoncé ce matin la fin de son règne — amorcé en 2013 — au sommet des palmarès des sites Web touristiques et dans le cœur de bien des gourmets de Québec.

On espérerait lire «Ceci n’est pas une fermeture» sur la façade du resto, comme on écrivait «Ceci n’est pas un menu» sur l’ardoise, une tournure de phrase inspirée du peintre Magritte qui servait de devise à l’endroit. Il semble que les amateurs de bonne bouffe de la capitale n’auront pas cette chance.

C’est par le truchement de sa page Facebook que le chef fondateur et copropriétaire Benoit Lemieux a annoncé la nouvelle. Plusieurs l’auront senti venir depuis la mise en vente à l’automne du commerce installé dans les locaux (qui ne payaient pas de mine) d’une ancienne pizzéria, au 1104, 18e rue à Québec.

«Certains le savent déjà , certains s’en doutent, mais l’aventure du iX pour Bistro s’est terminée. Elle a pris fin pour moi le 30 décembre [2019], une belle petite soirée avec du beau monde, comme toujours. J’ai eu l’espoir d’avoir des successeurs pour continuer le projet, mais ces espoirs se sont avérés vains. Et en ce moment de COVID-19, je considère que le moment n’est pas particulièrement propice a la vente d’un restaurant. Donc le iX disparait sans bruit, de la même manière qu’il était venu au monde. Ce fut de très belles années, je ne m’attendais pas à ça quand j’ai commencé ce projet», explique-t-il.

Stress et anxiété

Le Soleil avait évidemment contacté les proprios quand l’adresse bien connue était apparue sur un site de vente immobilière. Pas d’inquiétude, avait-on assuré. Le resto ne devait pas cesser ses activités, mais simplement changer de mains en promettant une transition en douceur vers une nouvelle administration. Ce scénario ne se sera jamais concrétisé. La quête de relève n'a pu aboutir. Ultimement, la pression a fini par être trop forte.

«Ce n’était pour moi qu’un trip passager, recommencer à jouer au restaurant, mais avec mes propres règles. Ç’a l’air que le jeu a quand même été populaire. Vous avez été très nombreux à venir jouer avec moi et avec Vincent [Ozilleau] et Laurence [Verreault] [qui ont été tour à tour copropriétaires]. Ce fut d’énormes vagues d’amour. Mais aussi un stress constant. C’est comme être en tournée, tu dois être au meilleur de ta forme à tous les soirs et donner ta meilleure performance. Ce stress et cette anxiété de performer finit par prendre le dessus sur tout le positif. C’est pour ces raisons que j’arrête le projet du iX», confie M. Lemieux.

Restaurants

Restos à domicile: manger à la maison pendant le confinement

CRITIQUE / Plutôt que de fermer pendant le confinement, des restaurants tentent pour la première fois l’aventure des plats pour emporter ou à livrer. Afin de saluer cette initiative, j’en ai testé deux: la Buvette Scott/Sardines et Louise Taverne & Bar à vin. En espérant que lorsque vous lirez ces lignes, le service sera toujours offert…

BUVETTE SCOTT/SARDINES

À ces deux adresses sœurs, les plats format entrée à base de produits frais sont la norme. La tradition se poursuit dans le court menu pour emporter, qui compte également pain maison, charcuteries, fromages, sardines en conserve ainsi que plusieurs bières et bouteilles de vin.

Quand mon chum et moi avons commandé, le vendredi 20 mars, l’équipe était encore à mettre la formule en place; on devait alors procéder par la page Facebook, méthode qui a depuis été remplacée par les commandes téléphoniques. Lorsque je suis allée chercher nos plats au Sardines vers 18h, le nombre de clients admis dans la petite salle était contrôlé.

Après des lavages de mains répétés et un refroidissement express de la bière Hors Limite, les mets étaient enfin déballés et prêts à être consommés. Enfin, presque. La bisque allait forcément devoir être réchauffée — d’ailleurs, ce serait bien de fournir des indications à ce sujet aux clients.

Quoi de neuf

Coronapocalypse... la suite

Pour du bon pain
Les boulangeries de quartier comme les succursales de Borderon et Fils demeurent ouvertes (Limoilou, Saint-Sauveur, Halles du Petit quartier et la fabrique sur l’avenue Newton), de même que Pascal le boulanger à Stoneham-et-Tewkesbury et Jeff le boulanger à Lévis — ce dernier a même créé un pain à l’effigie de la vedette de l’heure, le Dr Horacio Arruda! La Boulangerie du Lac, à Lac-Beauport, est également ouverte et offre désormais la livraison à domicile pour les résidents du secteur. C’est aussi le cas de Première Moisson, dans Lebourgneuf, qui livre maintenant à proximité de la boulangerie ou à la voiture, dans le stationnement. Les succursales de La Boîte à Pain sont cependant fermées depuis lundi dernier.

Restaurants

COVID-19: quels restos ferment?

La liste des restaurants toujours ouverts à Québec serait sans doute moins longue à faire que celle des adresses qui ferment boutique en raison de la COVID-19. Avant de vous aventurer à l’extérieur pour aller dans votre resto favori, il serait sage de jeter un coup d’œil sur la page Facebook du commerce, question de vous éviter un déplacement inutile, une amère déception et une fringale qui perdure. 

Parmi les restos qui ont préféré complètement cesser leurs activités, on trouve — dans le désordre — toutes les succursales de la chaîne Ashton, Chez Biceps BBQ, Battuto, La Planque, L’Atelier, le Saint-Amour, Laurie Raphaël, Arvi, tous les établissements du Groupe La Tanière (Légende, L’Orygine, Tanière3 et Bobu), toutes les bannières des Restos Plaisirs (sauf le Jaja du Concorde), les trois succursales de Bols et Poké, Les Botanistes, Le Trèfle (le bar irlandais qui a dû renoncé aux célébrations juste avant la Saint-Patrick!), Montego, Noctem Artisans Brasseurs, Birra & Basta, Maison Livernois, Le Clocher Penché, London Jack, Don Vegan, Cows, District Saint-Joseph, Maelstrom Saint-Roch, Eggsquis, Barbies, Pizza Royale, les cinq microbrasseries Archibald, La Baraque gourmande, Sushi à la maison, Sno Microbrasserie, etc. On en oublie évidemment de nombreux autres. Certains ferment jusqu’à la fin du mois. D’autres pour une durée indéterminée. À suivre…

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Ces listes de commerces ouverts ou fermés sont évidemment non exhaustives. Qui plus est, elles ont été préparées jeudi avant-midi avant de mettre Le Mag sous presse. Comme les choses peuvent changer rapidement, nous vous recommandons de consulter les sites Web et médias sociaux des commerces avant de vous déplacer.

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Votre commerce ferme ou votre activité est annulée ou reportée en raison de la COVID-19? Vous ouvrez un commerce, lancez un produit ou organisez un nouvel événement? Vous avez des idées ou des suggestions pour Le Mag? On veut le savoir! Écrivez-nous maintenant à lemag@lesoleil.com.

Restaurants

COVID-19: quels restos livrent?

Des restos ont choisi de maintenir leurs activités en limitant toutefois leurs services à la livraison et aux commandes à emporter. Manger en salle? Pas en ces temps de Coronapocalypse!

Ces adresses de la capitale offrent — ou se préparent à bientôt le faire — la livraison et/ou le take-out : St-Hubert, Le Cendrillon se transforme en «cendwicherie» à ramasser au comptoir, Chocolats favoris garde ses chocolateries ouvertes (mais annule son bar laitier), Louise Taverne & Bar à vin, Le Mezzé, Le Laurentien Buvette Gourmande et son futur petit cousin indien Éléphant, L’Oeufrier, L’Académie culinaire de Québec poursuit ses services de livraison de plats préparés (mais annule ses cours), Buvette Scott, Chaz, Les Viandes Bio de Charlevoix (comptoir fermé et remplacé par un service à l’auto), Cora (les salles à manger restent ouvertes, mais on suggère fortement la commande), etc. On en omet sans doute des dizaines. Encore une fois, on suggère fortement de visiter les pages Facebook pour vérifier. 

Le Mag

COVID-19: les marchés et les centres commerciaux

Le Grand marché de Québec, dans Limoilou, est jugé comme un service essentiel et poursuivra donc ses activités. Toutefois, ses heures d’ouverture ont été réduites à de 11h à 17h, tous les jours.

À noter que le restaurant Les Arrivages, la boutique Les Urbainculteurs, Sno Microbrasserie et les ateliers culinaires de La Tablée des Chefs sont exceptionnellement interrompus pour une durée indéterminée. Les centres commerciaux Laurier Québec, Place Ste-Foy, Les Galeries Chagnon et Les Galeries de la Capitale ont aussi réduit leurs heures d’ouverture. Les Galeries gourmandes restent ouvertes pour l’instant, mais les manèges du Méga Parc ont été débranchés.

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Ces listes de commerces ouverts ou fermés sont évidemment non exhaustives. Qui plus est, elles ont été préparées jeudi avant-midi avant de mettre Le Mag sous presse. Comme les choses peuvent changer rapidement, nous vous recommandons de consulter les sites Web et médias sociaux des commerces avant de vous déplacer.

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Un Chocolats Favoris à Val-Bélair

La bannière Chocolats Favoris a choisi l’emplacement de sa 10e succursale dans la capitale : en plein cœur de Val-Bélair.

Ce sera donc au 1127, boulevard Pie-XI Nord (à quelques pas de l’aréna des Deux Glaces, de l’école L’Odyssée et du parc de la Chanterelle) que les cornets de crème glacée se feront tremper à compter de la mi-mai. 

«C’est la première fois que nous faisons affaire avec un franchisé dans la région de Québec [Elsa Cousineau, Sophie Maltais et Dave Lévesque, déjà propriétaires du Yuzu Sushi voisin]. On attendait d’avoir les bonnes personnes, bien implantées dans leur secteur et qui connaissent le milieu», explique Virginie Faucher, vice-présidente au développement chez Chocolats Favoris.

Adresse : 1127, boulevard Pie-XI Nord, Val-Bélair

Info : chocolatsfavoris.com

Alimentation

Du café… et des planches de surf sur Cartier

Pas mal comme idée de lier deux passions pour lancer un commerce. Confucius n’avait-il pas dit : «Choisis un travail que tu aimes et tu n’auras pas à travailler un seul jour de ta vie»?

Alors Sami Boudaya et sa conjointe Cloé Brindamour visent dans le mille avec le Café Waves, où on pourra boire une tasse de son breuvage favori tout en magasinant des planches de surf. Ouverture prévue le 15 avril 2020 au 1169, avenue Cartier à Québec. 

«J’ai fait du surf dans mon pays natal [la Tunisie] dès ma jeunesse et ma famille adorait le café. Alors, on s’est dit qu’on allait partir un nouveau concept à Québec inspiré par nos voyages», dit M. Boudaya. 

Au menu: cafés de toutes sortes, incluant le Nomad importé de Barcelone, toasts à l’avocat, saumon et œufs, croissants, boules d’énergie, limonade, etc. 

Adresse : 1169, avenue Cartier, à Québec

Info : Café Waves sur Facebook

Restaurants

Torii Izakaya: plaisirs partagés

CRITIQUE / Malgré son nom, ce resto est beaucoup plus qu’un izakaya, ou buvette japonaise. Certains des petits plats qu’on y sert rappellent la cuisine française par leur raffinement, en plus de mettre en valeur des produits québécois. Vive le métissage!

En général, les izakayas proposent dumplings, brochettes et diverses fritures, bref, des mets simples à partager, mais non moins délicieux lorsqu’ils sont faits avec amour. S’il y a beaucoup de ça au Torii, l’équipe pousse la recherche plus loin, s’inspirant des saveurs et ingrédients japonais pour les mettre à profit dans des plats que l’on pourrait qualifier de fusion si ce terme ne renvoyait pas tant aux années 80. Suffit de jeter son dévolu sur les assiettes en rotation sur l’ardoise pour constater à quel point Alexanne Grenier (impliquée dans Bols et Poké et Pow! Ramen et anciennement du Groupe La Tanière) et son cochef, Lucas Drapeau, ont du talent et du plaisir en cuisine.

Les bonheurs du moment

C’est justement vers trois créations provisoires que nous nous sommes tournées, Annie, Bénédicte et moi, en ce vendredi soir fort occupé de la fin février. Il faut dire que, depuis l’ouverture en juillet 2018, j’avais eu l’occasion de faire connaissance avec les plats à la carte, comme les excellentes nouilles soba de sarrasin et champignons sauvages ainsi que le crab cake façon arancini.

Restaurants

Un nouveau resto vietnamien bientôt sur Saint-Jean

Le restaurant La Campagne est mort, vive le comptoir vietnamien Gao! En effet, la copropriétaire de cette nouvelle enseigne sur la rue Saint-Jean, à Québec, a lancé un grand chantier pour transformer le commerce de ses parents en un nouveau resto qui honorera les recettes de leur pays d’origine. Ouverture visée : autour du 23 mars 2020.

«On veut faire découvrir aux Québécois la cuisine la plus typiquement vietnamienne comme des soupes et des bánh mì, tout en étant adaptés à leurs goûts, explique Minh Hieu Phan. Par exemple, on veut proposer de nouvelles soupes-repas. Il y a le phô qui est bien connu, mais il y a en tellement d’autres à faire goûter qu’on veut en intégrer quelques-unes à base de poulet, de vermicelles et de nouilles, entre autres.»

C’est la volonté d’alléger l’horaire de travail de sa mère — «une réfugiée qui a été l’une des premières boat people à venir au Québec, une femme que j’admire» — qui l’a amenée à revoir le concept. Il n’y a toutefois pas de crainte à y avoir : ce seront bien les recettes de sa maman passionnée de cuisine qui seront à l’honneur sur le menu.

Il y aura un grand comptoir et un frigo rempli de repas à emporter, mais aussi une cinquantaine de places assises pour se repaître sur place.

Pour les curieux, Gao signifie grain de riz en vietnamien et s’écrit avec un point sous le a (si votre clavier collabore…)

Adresse : 555, rue Saint-Jean, dans le quartier Saint-Jean-Baptiste.

Info : Gao comptoir vietnamien sur Facebook

Alimentation

Pousses en ville à l’assaut des restos

S’il n’en tient qu’à Marie-Noëlle Gauthier Bergeron et à Martin Vézina, on trouvera de plus en plus de micropousses dans les assiettes des restaurants de Québec. Ce couple de profs de cégep devenus entrepreneurs vend ses produits dans quelques sandwicheries, mais veut élargir sa distribution en 2020.

Établie depuis l’été dans d’une pièce de leur maison de la basse-ville, leur fermette urbaine «artisanale» — baptisée Pousses en ville — produit tournesol, pois, betterave, rapini, coriandre, chou-rave rouge, kale, trèfle, moutarde, radis, etc. Des germinations parfois vendues dans des kiosques éphémères à la boulangerie Des pains sur la planche et à la boutique NousRire. 

Mais on vise de rejoindre plus de clients, de restaurateurs et, à terme, d’épiceries. 

«On a tendance à penser que les micropousses ne sont qu’un truc décoratif, mais elles ont beaucoup à offrir en termes de goût et de qualité nutritionnelle. Chaque graine contient tous les nutriments, vitamines et minéraux du futur légume», dit Mme Gauthier Bergeron. 

Prix : 4 $ pour de 40 à 75 grammes.

Info : @poussesenville sur Facebook

Restaurants

De nouveaux sushis sur Saint-Joseph

Les amateurs de sushis du quartier Saint-Roch ne seront pas déçus : une sixième succursale de L’Œil du Dragon s’installera en mars dans l’ancien local du Yuzu, au 795, rue Saint-Joseph Est, à Québec.

Éric Miller est déjà propriétaire de L’Œil du Dragon du Vieux-Lévis et de Saint-Jean-Chrysostome. Son nouveau commerce de la Rive-Nord jouira d’un permis d’alcool «vers la fin du mois de mars», dit-il.

La firme St-Joseph Design d’espaces s’est chargée du design et l’entrepreneur général Docteurs House réalise les travaux.

Ce sont les anciens employés du Yuzu qui assureront le démarrage du resto. M. Miller compte y ajouter des employés d’autres succursales pour la suite des opérations. À noter : les deux propriétaires des franchises de Saint-Nicolas, puis de Val-Bélair et Saint-Émile sont d’anciens employés de M. Miller.

Info : oeildudragon.com

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Madame Chose: plein la vue

CRITIQUE / Elle possède tout un domaine, cette Madame Chose, et c’est ce décor fouillé qui époustoufle avant tout. Côté bouffe, elle s’adapte bien aux tendances, mais certains détails restent à peaufiner chez le dernier-né du Groupe Restos Plaisirs.

Dès l’entrée, magie! Alors qu’on traverse un rideau de fumée orné de projections colorées, on oublie illico qu’on se trouve dans les Galeries de la Capitale. 

Puis, on découvre l’immense et impressionnante salle à manger divisée en diverses zones. Le regard papillonne d’un arbre énorme au tronc craquelé éclairé de l’intérieur jusqu’à la cuisine cerclée d’un grand comptoir, avant de se poser sur le bar du fond, à l’ambiance lounge, spectaculaire avec son mur de losanges en verre. 

Le serveur nous mène dans la direction opposée, sur la gauche, dans la section nommée «le jardin», la plus feutrée. Magnifique et un brin baroque, avec sa tapisserie vieillotte, ses fauteuils pivotants de velours vert d’eau et sa luxuriance de fausses plantes qui dégringolent d’un treillis au plafond. Des haut-parleurs diffusent des chants d’oiseaux; au mur, les personnages de portraits de famille en noir et blanc se succèdent dans de lents fondus. 

L’expérience immersive imaginée par le concepteur Olivier Dufour est fort réussie, et il y aurait beaucoup à dire sur le design et les nombreux clins d’œil à cette excentrique Madame Chose, qui, comme le veut le «narratif», habite à l’étage au-dessus et nous reçoit dans sa cour arrière.

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Un nouveau café Le Philtre dans Saint-Sauveur

C’est un café qui occupera le rez-de-chaussée du Saint-Sô, l’immeuble d’appartements locatifs en construction dans le quartier Saint-Sauveur, à Québec. Le commerce qui vise une ouverture le 1er mai s’appellera Le Philtre, café de spécialité, en référence au philtre d’amour de la légende qui faisait tomber l’un pour l’autre ceux qui le buvaient.

C’est en Australie que Chantal Mathieu et Jonathan Jacques sont tombés sous le charme du café. Un voyage d’un an dont ils sont revenus avec l’idée de se lancer en affaires de façon écoresponsable.

Leur cuisine ouverte offrira un menu végétarien. Le café sera fourni par Zab, récemment élu torréfacteur de l’année à Montréal. Une campagne de sociofinancement est en cours sur La Ruche. À suivre…

Adresse : 508, rue Saint-Vallier Ouest. 

Info : @lephiltrecafe sur Facebook

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Un resto de piadina italienne s’amène à Québec [PHOTOS]

La piadina? «C’est archiconnu en Italie, mais pas du tout ici. Ça remonte à l’Antiquité, les années 1300. C’était le pain des pauvres. J’ai eu la chance d’en manger énormément dans les deux années où j’ai habité là-bas. Trois, quatre midis par semaine. C’est léger, pratique, rapide et surtout très bon. Et on va en avoir chez nous maintenant!» lance Sophie Bernier. Avec son fiancé et associé Claudio Bettiga, elle se prépare à lancer son comptoir alimentaire — pertinemment nommé La Piadina — aux Galeries de la Canardière, le 9 mars 2020.

La recette de ce croisement à mi-chemin entre une pizza et un pain plat est simplissime : huile d’olive, farine, eau, crème de tartre ou bicarbonate de soude. On mélange et on cuit rapido sur la plaque.

Les possibilités de garnitures, elles, sont infinies. La piadina classique se contente de mozzarella, de prosciutto, de roquette et de tomate. Servie roulée, elle est alors appelée rotolo et se veut plus généreuse en contenu. «Mais jamais plus de quatre ingrédients, car qui dit Italie dit simplicité et fraîcheur», explique Mme Bernier.

En tout, 10 types de piadinas et 5 rotolos seront au menu de ce futur comptoir dont l’aspect devrait rappeler les restos du bord de la mer Adriatique.

Et on promet de l’excellent café. Tant qu’à avoir un conjoint barista…

À terme, on caresse même l’ambition d’ouvrir d’autres succursales et de desservir des épiceries. À suivre…

Adresse : 2485, boulevard Sainte-Anne, à Québec.

Info : @comptoirlapiadina sur Facebook

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Un nouveau look pour le Houston de Lebourgneuf

Le restaurant Houston Avenue Bar & Grill Lebourgneuf change de look et de mains!

La grilladerie a récemment été rachetée par l’homme d’affaires Thierry Ryckman, copropriétaire du Jack Saloon de la Grande Allée, à Québec. En décembre, on amorçait les travaux au Houston afin de repenser le décor et l’aménagement des lieux : on a entre autres changé les planchers, ouvert des murs, revu la déco, puis — surprise! — ajouté une piste de danse et une scène pour accueillir des musiciens.

Le nouveau chef Philippe Labrecque a par ailleurs développé un nouveau menu pour le midi. Pour souligner l’occasion, une soirée de «réouverture» sera tenue ce jeudi 20 février 2020.

Adresse  : 5700, boulevard des Galeries, à Québec.

Info : houstonresto.com

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Nina pizza napolitaine ouvre très bientôt sur la rue Saint-Jean

On l’annonçait depuis l’automne : voilà que le restaurant Nina pizza napolitaine révèle qu'il ouvrira officiellement les portes de sa nouvelle succursale de la rue Saint-Jean ce 22 février 2020.

La pizzéria installée dans Saint-Roch depuis six ans donnera donc au quartier Saint-Jean-Baptiste, à Québec, l’occasion de découvrir ses pizzas typiques de la région de Naples, en Italie, faites à partir de produits simples et, surtout, cuites au four à bois.

«On est des fans du quartier! Démographiquement, ça ressemble à ce qu’on trouve comme clientèle en basse-ville, avec les touristes et les travailleurs», disait Pénélope Lachapelle, une des cinq copropriétaires, au Mag à l'automne.

Au menu dans cette salle d’une cinquantaine de places, la même recette qui semble avoir fait son effet dans Saint-Roch.

Adresse : 764, rue Saint-Jean, à Québec.

Info : ninapizzanapolitaine.ca

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Pizzazorg, faire tout un plat d'une lasagne

CRITIQUE / Amateurs de pizza de type napolitaine, vous avez une nouvelle adresse à visiter dans Saint-Sauveur. Les autres, ne passez pas votre chemin, surtout si vous avez envie d’être renversés par… une lasagne végé.

Ce qui frappe quand on entre dans la salle à manger du Pizzazorg, après avoir emprunté un petit couloir qui la sépare de la section cueillette pour emporter, c’est l’ambiance. On le sent tout de suite : une sorte de bonne humeur effervescente règne ici, comme une fébrilité qui a envie de déborder. C’est rare, et ça fait du bien.

C’est vendredi soir, l’endroit est rempli de jeunes et moins jeunes gens qui se côtoient dans un joyeux brouhaha, sous les guirlandes de lumières blanches qui courent sur toute la longueur du plafond. La déco mérite une mention honorable. Beaucoup de noir et de bois, quelques tableaux, des coquelicots géants peints sur un mur… Un look rustique urbain, pourrait-on dire, enjolivé de nombreux détails, comme ces lattes qui dissimulent l’escalier menant à l’étage, où un salon accueillera bientôt les groupes. Des statuettes de têtes de cheval trônent ici et là, témoins de l’amour des propriétaires pour ces bêtes — d’ailleurs, le «zorg» de Pizzazorg renvoie au nom d’un cheval qu’ils chérissaient. C’est la thématique : la salle à manger se trouve dans une ancienne écurie.

Restaurants

Le nouveau resto Verre Pickl’ bientôt sur Maguire

Une poignée d’amis, de chefs et de restaurateurs de l’avenue Maguire ont décidé de s’offrir une folie et de lancer un nouveau resto… sur la même rue. Une bibitte plutôt intrigante appelée Verre Pickl’, qu’on prévoit ouvrir au plus tard à la mi-mars.

Imaginez le décor : une grande table de bois au centre d’une pièce de couleur terracotta et noire, avec du bois, des plantes et quelques «touches d’élégance» ici et là. Quatorze places assises, c’est tout. Plus deux au comptoir. Le soir, on s’assoit avec des étrangers ou on loue le resto au complet.

Pas de menu définitif pour l’instant, on y va «à l’aveugle». L’ardoise risque de changer chaque semaine, voire chaque jour, et au gré des saisons.

«On veut vraiment surprendre les gens avec ce qu’on trouve au marché le jour même, explique la copropriétaire Alexandra Romero (chef au Tapas et Liège). On veut une buvette où on peut boire et bien manger sans rien de prétentieux, quelque chose de convivial, fait maison, à la bonne franquette, parce qu’on aime ça recevoir comme si on accueillait nos amis chez nous.»

Malgré tout, on sent une ambition certaine chez l’équipe qui pilote ce projet. Et du talent. En cuisine avec Mme Romero (d’origine mexicaine, qui saupoudrera ingrédients et techniques de son pays), on trouve Jérome Gilpin (du Chaz, à deux pas, et ancien de l’Initiale) et Pierre-Alain Deschênes (Chez St-Pierre au Bic). En salle, Camille St-Laurent et Camil Lacroix (tous deux du Chaz).

Une sandwicherie de jour

Le jour, l’endroit se métamorphosera en comptoir-sandwicherie pour emporter, un manque dans le secteur, selon eux. «On adore la rue, on adore les commerces autour, on a une certaine appartenance. On le voit fleurir et grandir depuis trois ans et on veut encore contribuer à ça», ajoute Mme Romero.

Pourquoi Verre Pickl’? «Parce que le nom Vert Olive était déjà pris! Comme on adore l’acidité, les cornichons et les conserves, ça semblait bon comme nom!»

Prix : tout reste à décider, mais on prévoit de cinq à sept services au coût maximal d’environ 80 $ (avant alcool).

À suivre… 

Adresse : 1314, avenue Maguire (voisin du Canard Goulu), dans Sillery. 

Info : @verrepickl sur Facebook.

Restaurants

Légende présente son menu d’hiver

Le chef du restaurant Légende par La Tanière, Elliot Beaudoin, a lancé mardi dernier son nouveau menu d’hiver, où se côtoient notamment du flétan poêlé, sauce aux huîtres fumées, caviar et poireau fondant; de la caille grillée, piments shishito, sauce vierge et fromage cheddar Avonlea; ou encore du boudin noir, peuplier baumier, pain de maïs au charbon de betterave, betteraves noires et champignons shiitaké.

Au dessert, on propose entre autres une crème brûlée au génépi (une plante boréale) servie avec granité à la canneberge, canneberge confite et gâteau des anges.

Le lancement était aussi l’occasion de faire découvrir plusieurs cuvées d’Element Winery, domaine viticole situé dans les Fingers Lakes, au nord de l’État de New York. Ces vins d’importation privée, parmi les coups de cœur de la chef sommelière de Légende, se retrouvent à la carte du restaurant, mais aussi à celles du bistro L’Orygine et de Tanière3.

Info : restaurantlegende.com

Restaurants

Guillaume Mundviller, nouveau chef à L’intimiste

Le restaurant L’intimiste, ouvert depuis plus de 20 ans sur l’avenue Bégin dans le Vieux-Lévis, accueille depuis quelques semaines le chef Guillaume Mundviller à la barre de ses cuisines.

Le nouveau chef, formé à Québec au centre Fierbourg, a notamment œuvré durant trois ans à titre de chef exécutif du Storm Mountain Lodge de Banff, en Alberta. Il a par la suite accepté le poste de sous-chef au vignoble Mission Hill en Colombie-Britannique, où il est resté près de deux ans.

Le voilà donc de retour dans la région, où il compte «ajouter un peu de [sa] personnalité dans les mets» de L’intimiste, un incontournable dans l’univers gastronomique de la Rive-Sud.

Guillaume Mundviller entend proposer des nouveautés au menu, sans pour autant faire table rase de celui existant, signale-t-il.

Info : lintimiste.ca

Alimentation

Chez Stanley, le nouveau bar santé du gym Profil

L’an dernier, Anne-Marie Grenier a décidé de fermer Véganeville pour ouvrir son resto végétalien Don dans le Vieux-Port de Québec. Les patrons du gym Profil, un centre d’exercice pour femmes de Limoilou qui louait l’espace au Véganeville, ont décidé de lancer leur propre café-bar santé baptisé Chez Stanley.

C’est ainsi que Daniel Guimond — copropriétaire avec sa conjointe Nancy Couture — a repris le contrôle de la cuisine et du comptoir. Au menu : sandwichs, soupes, salades, smoothies, muffins, cafés, repas protéinés, mets végétariens et végétaliens, plats à emporter, etc.

À noter : pas besoin d’être membre du gym… et on sert aussi les hommes!

Adresse : 2995, 1re Avenue, dans Limoilou. Horaire : de 7h à 17h (parfois plus tard) en semaine.

Info : gymprofil.com

Restaurants

Marie-Chantal Lepage: défricher le métier

«J’ai encore beaucoup à donner à la profession, vous allez être surpris!»

C’est dans ces mots que la chef Marie-Chantal Lepage confie caresser de nouveaux projets au terme de son mandat à la tête des restaurants du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ), le 31 mars prochain. La retraite, ce n’est «pas pour tout de suite», tranche la chef qui travaille en cuisine depuis… 40 ans!

De l’énergie, Marie-Chantal Lepage en a toujours. Rencontrée par Le Soleil à la mi-janvier, elle rayonnait à l’aube d’une nouvelle étape dans sa carrière bien remplie. Quelques jours plus tôt, on apprenait que la chef ne renouvellerait pas son contrat à titre de gestionnaire des espaces de restauration et du service de traiteur du MNBAQ. «Depuis que cette “bombe” là est sortie, j’ai été inondée d’appels, de textos, de messages… tout le mon­de m’envoie quelque part!» 

Malgré quelques hypothèses soulevées par l’auteure de ces lignes, Mme Lepage indique que rien n’est encore confirmé pour la suite des choses. «Essaye pas, tu ne sauras rien!» s’esclaffe-t-elle, ravie de dire que «l’avenir est beau, prometteur», et qu’elle a reçu des «propositions emballantes». 

Avant de se lancer, elle veut «se déposer», prendre un ou deux mois de congé, «respirer le printemps» et voyager, alors qu’elle célébrera son 56e anniversaire en juin. Pour ensuite «revenir en force». 

Finir en beauté

La décision de quitter le MNBAQ est «réfléchie» et «ne s’est pas prise du jour au lendemain», signale Marie-Chantal Lepage, qui s’est fait à l’idée l’automne dernier qu’elle ne poursuivrait pas pour un autre quinquennat. «J’ai regardé mes cinq années de réalisations ici et ça me donnait un peu la chair de poule. Tabarouette, j’en ai fait! Au-delà de 1000 événements — corporatifs, pour la fondation du musée, des vernissages… Ç’a été des années vraiment intenses, où j’ai vu naître le pavillon Lassonde, qui commençait à être construit quand je suis arrivée» en 2015. Avec l’inauguration du nouveau pavillon s’ouvrait aussi le Tempéra, autre restaurant dont héritait la chef.

«J’ai l’impression que je vais avoir légué au musée une gastronomie, une fierté gastronomique, parce que la gastronomie c’est de l’art aussi. J’étais dans le bon milieu pour ça!»

Restaurants

Hobbit Bistro: briller dans la durée

CRITIQUE / Avec David Forbes à la barre de ses fourneaux depuis novembre dernier, le quadragénaire Hobbit nous invite à une fort agréable redécouverte.

Il ne déborde pas de membres, le club des restos de Québec qui ont passé le cap de la quarantaine. Le Hobbit, dans Saint-Jean-Baptiste, en fait partie, lui qui a servi ses premiers plats quelques semaines avant l’élection de René Lévesque, en 1976. C’est un résistant, cet ancien magasin de cravates devenu café-théâtre, puis resto de quartier pour gens bien nantis.

Je l’ai fréquenté le midi il y a une douzaine d’années, alors que je travaillais dans le coin, et ses brunchs me faisaient parfois sortir de mon Limoilou le dimanche. Mais je l’avoue: depuis, je l’avais un peu oublié. Voilà qu’en novembre, une annonce l’a rappelé à mon souvenir: David Forbes (anciennement aux Labours et au Cercle) quittait le Ciel!, au sommet du Concorde, pour s’y installer à titre de chef-copropriétaire. L’occasion était belle d’aller y jouer de la fourchette.

Service et repas sans fautes

C’est veille de tempête. La salle est remplie au quart, d’habitués et de touristes. Nos voisins de table, originaires de Francfort, sont bien excités par la bordée à venir. Ils en auront pour leur argent le lendemain. Mais pour le moment, le temps est doux dans la chaleureuse salle du Hobbit, toute de pierres grises et de bois — mais dont les chaises en cuir, très jolies, accusent leur âge.

Notre serveuse, Alice, est une soie. Sympathique sans trop en faire, soucieuse de notre bien-être, connaissant fort bien son menu de même que les caractéristiques des vins au verre, elle nous guidera tout au long du repas avec doigté et gentillesse.

Restaurants

Le resto Bleu Marine succède au Moine Échanson [PHOTOS]

On attendait si sagement de voir quel restaurant allait succéder au Moine Échanson pendant les Fêtes qu’on s’est fait surprendre quand Bleu Marine a lancé ses activités «en catimini» le 31 décembre. Ce nouveau bistro doublé d’un bar à vins (servis au verre) propose une cuisine «à 90 % française» sans pour autant bouder les inspirations du bout du monde, comme l’Inde, la Corée et le Texas!

Au menu, sept plats, deux desserts et une sélection de neuf vins. Car les accords vins-mets précis sont la spécialité de la maison, «une formule clé en main», explique Yann Barrette-Bouchard, copropriétaire avec Claudine Déry.

On propose, par exemple, le poulet frit à la coréenne avec le saké Bibibi. Ou encore un pétoncle géant servi sur velouté de chou-fleur et huile de ciboulette, avec un verre de Saint-Péray de Jaboulet. Et bien d'autres plats (voir photos ci-dessous).

Les restaurateurs ont choisi le secteur Saint-Jean-Baptiste, à Québec, par affection pour «sa vie de quartier, moins touristique qu’à l’intérieur des murs, et ses belles rues». «On voulait faire partie de cet écosystème», dit M. Barrette-Bouchard.

Entre fourneaux et cellier

Ce dernier et Mme Déry assurent le service et la sommellerie pendant que le chef Yann Audet et la pâtissière Marie-Christine Labrie-Dion s'occupent de la cuisine. Les assiettes-prototypes sont ainsi créées en fonction du choix du vin, un travail de va-et-vient entre les fourneaux et le cellier qui permet de peaufiner les accords.

Adresse : 585, rue Saint-Jean à Québec. Ouvert du mercredi au dimanche, de 18h à 2h.

Réservation suggérée au 418 524-7832.

Info : Facebook (ici) et Instagram (@restaurantbleumarine)

Restaurants

Un goût de Tunisie à Lévis

Un resto fait flotter depuis peu sur Lévis les arômes des cuisines de Tunisie et de la Méditerranée. Ouvert à l’automne, Brika propose des plats inspirés de nombreux pays entourant la «Grande Bleue» : outre la Tunisie, le Liban, l'Égypte, l'Algérie, le Maroc, l'Italie, la France, etc.

La spécialité : la brika (aussi appelée brik), une pâte phyllo faite maison farcie d’une purée de pommes de terre, d’échalotes, de câpres, d’épices, de viande (le «classique» se fait avec du thon), de fromages et d’un œuf cuit au goût.

«Chez nous, c’est comme la poutine ici. C’est connu, toujours bon et on en mange n’importe quand!» dit le patron Anis Haddaji, un Tunisien débarqué au Québec il y a six ans.

C’est sa conjointe Neyla (ensemble, ils sont parents de cinq enfants) qui tient les rênes des fourneaux.

Adresse : 38, route du Président-Kennedy (près des Promenades de Lévis).

Info : @Brika.food sur Facebook

Alimentation

Apprendre la pâtisserie à la Tanière3

Tant qu’à compter dans ses rangs le chef pâtissier de l’année à Québec, pourquoi ne pas en profiter pour le transformer en professeur? C’est ce que fait le Groupe La Tanière avec son chef pâtissier Jérémy Billy, qui offre désormais des cours de pâtisserie dans les locaux du restaurant Tanière3.

«On ne sort pas de ce cours avec un diplôme, mais on a au moins le plaisir de voir l’envers du décor et de démystifier la pâtisserie», dit Karen Therrien, associée dans le Groupe La Tanière.

Ces ateliers d’un minimum de deux heures sont proposés du mercredi au samedi, en avant-midi. Prix : 80 $ par personne, dans des groupes d’au moins six «élèves». Et chacun rentre chez lui avec son «œuvre».

Réservation obligatoire.

Info : 418 872-4386

Restaurants

Le réputé restaurant Bocuse rétrogradé d'une étoile Michelin

COLLONGES-AU-MONT-D’OR — Le Guide Michelin, bible de la gastronomie, a fait sensation en rétrogradant le restaurant Bocuse, fleuron de la cuisine française traditionnelle à l’influence planétaire, qui a perdu sa très prisée troisième étoile.

Le «pape» de la gastronomie française, décédé il y a deux ans, détenait ces trois étoiles depuis 1965 sans discontinuer, un record, dans son célèbre restaurant près de Lyon (centre-est).

L’aura du chef était allée bien au-delà des frontières françaises, grâce notamment à la création des Bocuse d’Or, le plus grand concours mondial de chefs lancé en 1987 par Paul Bocuse.

«Monsieur Paul», comme il était affectueusement connu, se définissait comme «un adepte de la cuisine traditionnelle». «J’aime le beurre, la crème, le vin» et pas «les petits pois coupés en quatre», assurait-il dans  le livre Paul Bocuse, le feu sacré.

Pour le Guide Michelin, dont l’édition 2020 ne devait être révélée que le 27 janvier, «la qualité de l’établissement demeure excellente, mais plus au niveau d’un trois étoiles». Son patron, Gwendal Poullennec, s’est rendu jeudi dans l’établissement de Collonges-au-Mont-d’Or pour informer le restaurant de sa décision.

«Bien que bouleversés par le jugement des inspecteurs, il y a une chose que nous souhaitons ne jamais perdre, c’est l’âme de Monsieur Paul», a réagi dans un communiqué la famille Bocuse et l’équipe du restaurant qui font valoir leur démarche de modernisation.

«Pathétique»

Certains critiques disaient déjà bien avant le décès du chef à 91 ans en 2018 que l’Auberge du Pont de Collonges (le nom véritable du restaurant) n’était plus à la hauteur et des guides gastronomiques le classent uniquement dans la catégorie «institution», à défaut de le noter.

Mais toucher au monument de la cuisine française, un an après la rétrogradation par Michelin du chef Marc Veyrat — qui s’oppose vigoureusement à cette décision depuis — a aussitôt commencé à faire polémique.

Restaurants

MNBAQ: Restos Plaisirs prend la relève de Marie-Chantal Lepage

Le Groupe Restos Plaisirs reprendra les rênes des fourneaux du Musée national des beaux-arts du Québec après le départ de la réputée chef Marie-Chantal Lepage, au printemps. Toutefois, pas question d’installer un Cochon dingue au MNBAQ. Ce sont plutôt des plans de nouveaux bistros qui sont à l’étude.

On apprenait jeudi que Mme Lepage avait remis son tablier après cinq années comme gestionnaire des espaces de restauration et du service de traiteur de l’institution muséale. Son règne à la tête du Tempéra, du Restaurant Signé MC Lepage et du café-sandwicherie prendra fin le 31 mars 2020. «Je quitte le musée avec le sentiment d’avoir relevé de grands défis et d’avoir laissé un héritage gastronomique dans ce lieu d’exception», avait-elle déclaré par communiqué.

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Déjà à l’automne dernier, le MNBAQ lançait un appel d’offres pour lui trouver un remplaçant. Parmi la dizaine de «restaurateurs chevronnés» invités à soumettre leur candidature, c’est le Groupe Restos Plaisirs (qui possède les bannières Cochon Dingue, Lapin Sauté, Café du monde, Le Ciel! et Madame Chose, notamment) qui a été choisi pour assurer la relève. L’entente de cinq ans a été paraphée la semaine dernière. L’entreprise de 1000 employés gérera les restos ainsi que le service de traiteur du musée, qui accueille en moyenne 175 événements par année.

L’hypothèse bistro

S’il est acquis que les noms des actuels restos seront changés, rien sur les menus ou l'identité des établissements ne peut être dévoilé. Il reste au moins deux mois de travail avant des annonces en ce sens.

On promet néanmoins un «renouvellement de l’offre des aires alimentaires» ainsi que «différentes formules revisitées de restauration qui satisferont toutes les envies». «Nous aurons des concepts exclusifs au musée, pas de bannières de Restos Plaisirs. La probabilité, c’est qu’on risque d’aller vers une formule de bistro urbain au pavillon Lassonde, avec une formule davantage bistronomique au pavillon central. Donc, deux points de service qui auraient des factures très différentes et complémentaires, indique François Duchesne, directeur des communications et du marketing au MNBAQ. L’hypothèse sur laquelle on travaille serait de fusionner le café du [pavillon Charles-]Baillargé avec le resto du Lassonde. Le bistro urbain aurait aussi un comptoir avec pignon sur rue sur la Grande Allée. Mais rien de tout ça n’est définitif. Ça va se concrétiser au printemps.»

Collé sur le musée

D’ici des annonces au mois de mai, on brainstorm, assure Pierre Moreau, pdg du Groupe Restos Plaisirs. «Quand [Restos Plaisirs] a développé Madame Chose aux Galeries de la Capitale, on s’est assuré de comprendre l’ADN des Galeries pour bien y vivre. Alors ici, on réfléchit à des idées collées à l’art, à l’histoire du musée, au fait que c’est une institution locale. Je peux déjà vous dire que ce sera très locavore. J’aimerais qu’un jour les gens disent : “on va aller manger là et après on ira voir l’exposition”», affirme-t-il.

Ce dernier estime que la terrasse du pavillon central est «l’une des plus belles en ville, encore trop méconnue». Un atout sur lequel miser. «Plusieurs grandes villes nord-américaines ont réussi, avec les années, à trouver des formules pour que les restaurants de musée deviennent plus qu’un service d’alimentation, mais une destination en soi. Avec Marie-Chantal, le musée a amorcé cette démarche. Maintenant, on veut voir si on peut amener ça à un autre niveau», dit-il.

Restaurants

Brasserie générale: les ailes du désir

CRITIQUE / Tout a commencé par une splendide fin de journée d’été. David et moi étions allés boire une pinte ou deux dans la salle inondée de soleil de la Brasserie générale, qui a succédé au Louénok dans un bâtiment neuf près de l’Hôpital de l’Enfant-Jésus. L’endroit était bondé de joyeux adeptes du 5 à 7, la bière était bonne, le service plus qu’aimable, et pour combler un petit creux, nous avions commandé des ailes de canard général Tao et sésame. La première bouchée avait failli nous jeter en bas de nos tabourets. Notre voisin de comptoir, qui se léchait les doigts après avoir terminé la même entrée, nous avait glissé : «C’est quelque chose, hein?» En effet, ça l’était.

Je m’étais alors juré qu’on reviendrait pour un souper en bonne et due forme. J’avais mené ma petite enquête, et découvert que le chef de ce pub, Jason Aubut, provenait des cuisines du Patente et Machin — il a depuis été remplacé par Jossimar Portacarrero.

La vie étant ce qu’elle est, ça aura pris six mois avant que j’y remette les pieds, dans un tout autre cadre : neige, noirceur installée dès 16h30 et salle quasi déserte, hormis notre tablée de six. En ce samedi soir suspendu entre Noël et le jour de l’An, l’une des serveuses semblait d’ailleurs n’avoir qu’une envie : rentrer chez elle.

Des hauts, des bas

Des plaisirs à boire, brassés maison ou non, il y en a ici tout un éventail. Bière de glace à la cerise, stout, IPA, brown ale au café, bitter et autres sûres composent une carte consistante, bonifiée par des spiritueux québécois et des shooters à la bière. Mes comparses ont bien aimé leur Ïzy, une session IPA rafraîchissante, mais ma Pignon sur rue (une saison houblonnée au Galaxy) manquait de cette acidité qui appelle irrésistiblement la gorgée suivante.

Côté bouffe, burgers (végé ou non), côtes levées et poutine côtoient un fish’n’chips, des tartares et un cassoulet convenant parfaitement à la météo. Sans oublier les ailes... Il fallait les commander de nouveau, savoureux souvenir oblige. Petite déception : elles étaient un brin sèches, moins bien nappées de cette incroyable sauce sucrée vinaigrée qui leur donnait un fini caramélisé lors de notre première rencontre. Cette fois, ce sont les arancinis, baptisés «Lingots d’orge», qui m’ont ravie. Servis avec une purée de panais et faits à base d’orgeotto plutôt que de risotto, ils contenaient champignons, oignons et tartufata, et leur coque était frite à la perfection. Un peu plus de fromage pour plus d’onctuosité, et ils auraient été impeccables.

Même si nous n’étions pas plus qu’une dizaine de clients, l’attente de nos plats principaux a été plus que longue. Le burger de David en a souffert : son séjour prolongé sous le réchaud a durci son pain brioché. Mis à part ce défaut, il était fort réussi, avec sa galette de bœuf tendre, son oignon français, sa relish de poivrons rôtis, sa mayo au cari et sa salade de chou. Les frites étaient bonnes, mais peu nombreuses et tièdes (un commentaire sur leur température nous a d’ailleurs valu un rabais sur notre facture, une attention appréciée).

Contenant une saucisse de porc à la bière S.I.R. Popov confectionnée par les Délices de Charlevoix, mon cassoulet était satisfaisant, ses vedettes demeurant ses tranches de flanc de porc au riche goût d’anis et de sirop d’érable. Puisque j’adore le poulet frit, j’en avais commandé un pilon en extra; pas mal, mais son absence de panure le classe plutôt dans la catégorie poulet rôti.

Il n’y avait qu’un dessert au menu — une tarte aux pommes —, nous étions trois à en vouloir, il ne restait qu’une part, nous l’avons partagée, et c’était très bien comme ça car elle n’était pas particulièrement digne de mention.

Bref, ce fut un souper en montagnes russes. Les petits défauts des plats sont pardonnables : ils ne relèvent pas d’une conception ratée, mais de quelques failles dans l’exécution — j’ai d’ailleurs appris plus tard que le chef est en voyage pour quelques semaines; les choses sont probablement fort différentes quand il est en cuisine. C’est surtout le service, lent et pas toujours sympathique, qui a plombé notre humeur. Disons que ça sentait la soirée où le cœur n’y était pas trop. Tout le monde a ses mauvais jours. Les restos aussi.