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Restaurants

Un goût de Tunisie à Lévis

Un resto fait flotter depuis peu sur Lévis les arômes des cuisines de Tunisie et de la Méditerranée. Ouvert à l’automne, Brika propose des plats inspirés de nombreux pays entourant la «Grande Bleue» : outre la Tunisie, le Liban, l'Égypte, l'Algérie, le Maroc, l'Italie, la France, etc.

La spécialité : la brika (aussi appelée brik), une pâte phyllo faite maison farcie d’une purée de pommes de terre, d’échalotes, de câpres, d’épices, de viande (le «classique» se fait avec du thon), de fromages et d’un œuf cuit au goût.

«Chez nous, c’est comme la poutine ici. C’est connu, toujours bon et on en mange n’importe quand!» dit le patron Anis Haddaji, un Tunisien débarqué au Québec il y a six ans.

C’est sa conjointe Neyla (ensemble, ils sont parents de cinq enfants) qui tient les rênes des fourneaux.

Adresse : 38, route du Président-Kennedy (près des Promenades de Lévis).

Info : @Brika.food sur Facebook

Alimentation

Apprendre la pâtisserie à la Tanière3

Tant qu’à compter dans ses rangs le chef pâtissier de l’année à Québec, pourquoi ne pas en profiter pour le transformer en professeur? C’est ce que fait le Groupe La Tanière avec son chef pâtissier Jérémy Billy, qui offre désormais des cours de pâtisserie dans les locaux du restaurant Tanière3.

«On ne sort pas de ce cours avec un diplôme, mais on a au moins le plaisir de voir l’envers du décor et de démystifier la pâtisserie», dit Karen Therrien, associée dans le Groupe La Tanière.

Ces ateliers d’un minimum de deux heures sont proposés du mercredi au samedi, en avant-midi. Prix : 80 $ par personne, dans des groupes d’au moins six «élèves». Et chacun rentre chez lui avec son «œuvre».

Réservation obligatoire.

Info : 418 872-4386

Restaurants

Le réputé restaurant Bocuse rétrogradé d'une étoile Michelin

COLLONGES-AU-MONT-D’OR — Le Guide Michelin, bible de la gastronomie, a fait sensation en rétrogradant le restaurant Bocuse, fleuron de la cuisine française traditionnelle à l’influence planétaire, qui a perdu sa très prisée troisième étoile.

Le «pape» de la gastronomie française, décédé il y a deux ans, détenait ces trois étoiles depuis 1965 sans discontinuer, un record, dans son célèbre restaurant près de Lyon (centre-est).

L’aura du chef était allée bien au-delà des frontières françaises, grâce notamment à la création des Bocuse d’Or, le plus grand concours mondial de chefs lancé en 1987 par Paul Bocuse.

«Monsieur Paul», comme il était affectueusement connu, se définissait comme «un adepte de la cuisine traditionnelle». «J’aime le beurre, la crème, le vin» et pas «les petits pois coupés en quatre», assurait-il dans  le livre Paul Bocuse, le feu sacré.

Pour le Guide Michelin, dont l’édition 2020 ne devait être révélée que le 27 janvier, «la qualité de l’établissement demeure excellente, mais plus au niveau d’un trois étoiles». Son patron, Gwendal Poullennec, s’est rendu jeudi dans l’établissement de Collonges-au-Mont-d’Or pour informer le restaurant de sa décision.

«Bien que bouleversés par le jugement des inspecteurs, il y a une chose que nous souhaitons ne jamais perdre, c’est l’âme de Monsieur Paul», a réagi dans un communiqué la famille Bocuse et l’équipe du restaurant qui font valoir leur démarche de modernisation.

«Pathétique»

Certains critiques disaient déjà bien avant le décès du chef à 91 ans en 2018 que l’Auberge du Pont de Collonges (le nom véritable du restaurant) n’était plus à la hauteur et des guides gastronomiques le classent uniquement dans la catégorie «institution», à défaut de le noter.

Mais toucher au monument de la cuisine française, un an après la rétrogradation par Michelin du chef Marc Veyrat — qui s’oppose vigoureusement à cette décision depuis — a aussitôt commencé à faire polémique.

Restaurants

MNBAQ: Restos Plaisirs prend la relève de Marie-Chantal Lepage

Le Groupe Restos Plaisirs reprendra les rênes des fourneaux du Musée national des beaux-arts du Québec après le départ de la réputée chef Marie-Chantal Lepage, au printemps. Toutefois, pas question d’installer un Cochon dingue au MNBAQ. Ce sont plutôt des plans de nouveaux bistros qui sont à l’étude.

On apprenait jeudi que Mme Lepage avait remis son tablier après cinq années comme gestionnaire des espaces de restauration et du service de traiteur de l’institution muséale. Son règne à la tête du Tempéra, du Restaurant Signé MC Lepage et du café-sandwicherie prendra fin le 31 mars 2020. «Je quitte le musée avec le sentiment d’avoir relevé de grands défis et d’avoir laissé un héritage gastronomique dans ce lieu d’exception», avait-elle déclaré par communiqué.

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Déjà à l’automne dernier, le MNBAQ lançait un appel d’offres pour lui trouver un remplaçant. Parmi la dizaine de «restaurateurs chevronnés» invités à soumettre leur candidature, c’est le Groupe Restos Plaisirs (qui possède les bannières Cochon Dingue, Lapin Sauté, Café du monde, Le Ciel! et Madame Chose, notamment) qui a été choisi pour assurer la relève. L’entente de cinq ans a été paraphée la semaine dernière. L’entreprise de 1000 employés gérera les restos ainsi que le service de traiteur du musée, qui accueille en moyenne 175 événements par année.

L’hypothèse bistro

S’il est acquis que les noms des actuels restos seront changés, rien sur les menus ou l'identité des établissements ne peut être dévoilé. Il reste au moins deux mois de travail avant des annonces en ce sens.

On promet néanmoins un «renouvellement de l’offre des aires alimentaires» ainsi que «différentes formules revisitées de restauration qui satisferont toutes les envies». «Nous aurons des concepts exclusifs au musée, pas de bannières de Restos Plaisirs. La probabilité, c’est qu’on risque d’aller vers une formule de bistro urbain au pavillon Lassonde, avec une formule davantage bistronomique au pavillon central. Donc, deux points de service qui auraient des factures très différentes et complémentaires, indique François Duchesne, directeur des communications et du marketing au MNBAQ. L’hypothèse sur laquelle on travaille serait de fusionner le café du [pavillon Charles-]Baillargé avec le resto du Lassonde. Le bistro urbain aurait aussi un comptoir avec pignon sur rue sur la Grande Allée. Mais rien de tout ça n’est définitif. Ça va se concrétiser au printemps.»

Collé sur le musée

D’ici des annonces au mois de mai, on brainstorm, assure Pierre Moreau, pdg du Groupe Restos Plaisirs. «Quand [Restos Plaisirs] a développé Madame Chose aux Galeries de la Capitale, on s’est assuré de comprendre l’ADN des Galeries pour bien y vivre. Alors ici, on réfléchit à des idées collées à l’art, à l’histoire du musée, au fait que c’est une institution locale. Je peux déjà vous dire que ce sera très locavore. J’aimerais qu’un jour les gens disent : “on va aller manger là et après on ira voir l’exposition”», affirme-t-il.

Ce dernier estime que la terrasse du pavillon central est «l’une des plus belles en ville, encore trop méconnue». Un atout sur lequel miser. «Plusieurs grandes villes nord-américaines ont réussi, avec les années, à trouver des formules pour que les restaurants de musée deviennent plus qu’un service d’alimentation, mais une destination en soi. Avec Marie-Chantal, le musée a amorcé cette démarche. Maintenant, on veut voir si on peut amener ça à un autre niveau», dit-il.

Restaurants

Brasserie générale: les ailes du désir

CRITIQUE / Tout a commencé par une splendide fin de journée d’été. David et moi étions allés boire une pinte ou deux dans la salle inondée de soleil de la Brasserie générale, qui a succédé au Louénok dans un bâtiment neuf près de l’Hôpital de l’Enfant-Jésus. L’endroit était bondé de joyeux adeptes du 5 à 7, la bière était bonne, le service plus qu’aimable, et pour combler un petit creux, nous avions commandé des ailes de canard général Tao et sésame. La première bouchée avait failli nous jeter en bas de nos tabourets. Notre voisin de comptoir, qui se léchait les doigts après avoir terminé la même entrée, nous avait glissé : «C’est quelque chose, hein?» En effet, ça l’était.

Je m’étais alors juré qu’on reviendrait pour un souper en bonne et due forme. J’avais mené ma petite enquête, et découvert que le chef de ce pub, Jason Aubut, provenait des cuisines du Patente et Machin — il a depuis été remplacé par Jossimar Portacarrero.

La vie étant ce qu’elle est, ça aura pris six mois avant que j’y remette les pieds, dans un tout autre cadre : neige, noirceur installée dès 16h30 et salle quasi déserte, hormis notre tablée de six. En ce samedi soir suspendu entre Noël et le jour de l’An, l’une des serveuses semblait d’ailleurs n’avoir qu’une envie : rentrer chez elle.

Des hauts, des bas

Des plaisirs à boire, brassés maison ou non, il y en a ici tout un éventail. Bière de glace à la cerise, stout, IPA, brown ale au café, bitter et autres sûres composent une carte consistante, bonifiée par des spiritueux québécois et des shooters à la bière. Mes comparses ont bien aimé leur Ïzy, une session IPA rafraîchissante, mais ma Pignon sur rue (une saison houblonnée au Galaxy) manquait de cette acidité qui appelle irrésistiblement la gorgée suivante.

Côté bouffe, burgers (végé ou non), côtes levées et poutine côtoient un fish’n’chips, des tartares et un cassoulet convenant parfaitement à la météo. Sans oublier les ailes... Il fallait les commander de nouveau, savoureux souvenir oblige. Petite déception : elles étaient un brin sèches, moins bien nappées de cette incroyable sauce sucrée vinaigrée qui leur donnait un fini caramélisé lors de notre première rencontre. Cette fois, ce sont les arancinis, baptisés «Lingots d’orge», qui m’ont ravie. Servis avec une purée de panais et faits à base d’orgeotto plutôt que de risotto, ils contenaient champignons, oignons et tartufata, et leur coque était frite à la perfection. Un peu plus de fromage pour plus d’onctuosité, et ils auraient été impeccables.

Même si nous n’étions pas plus qu’une dizaine de clients, l’attente de nos plats principaux a été plus que longue. Le burger de David en a souffert : son séjour prolongé sous le réchaud a durci son pain brioché. Mis à part ce défaut, il était fort réussi, avec sa galette de bœuf tendre, son oignon français, sa relish de poivrons rôtis, sa mayo au cari et sa salade de chou. Les frites étaient bonnes, mais peu nombreuses et tièdes (un commentaire sur leur température nous a d’ailleurs valu un rabais sur notre facture, une attention appréciée).

Contenant une saucisse de porc à la bière S.I.R. Popov confectionnée par les Délices de Charlevoix, mon cassoulet était satisfaisant, ses vedettes demeurant ses tranches de flanc de porc au riche goût d’anis et de sirop d’érable. Puisque j’adore le poulet frit, j’en avais commandé un pilon en extra; pas mal, mais son absence de panure le classe plutôt dans la catégorie poulet rôti.

Il n’y avait qu’un dessert au menu — une tarte aux pommes —, nous étions trois à en vouloir, il ne restait qu’une part, nous l’avons partagée, et c’était très bien comme ça car elle n’était pas particulièrement digne de mention.

Bref, ce fut un souper en montagnes russes. Les petits défauts des plats sont pardonnables : ils ne relèvent pas d’une conception ratée, mais de quelques failles dans l’exécution — j’ai d’ailleurs appris plus tard que le chef est en voyage pour quelques semaines; les choses sont probablement fort différentes quand il est en cuisine. C’est surtout le service, lent et pas toujours sympathique, qui a plombé notre humeur. Disons que ça sentait la soirée où le cœur n’y était pas trop. Tout le monde a ses mauvais jours. Les restos aussi.

Restaurants

Un nouveau restaurant de «tapas indiens» à Québec

Un curieux animal est sur le point de naître dans le quartier Saint-Roch, à Québec : Éléphant, un croisement entre un restaurant et un «speakeasy», qui se fera volontairement discret et qui proposera un menu de tapas… d’origine indienne!

C’est quelque part sur la rue de la Couronne que le duo formé par Alexandre Morin (propriétaire de Laurentien Buvette Gourmande) et Darryl Masih (chef et propriétaire du traiteur indien Curry! Curry!) installera son nouveau concept de resto de 45 places assises, sur réservation seulement. Un «endroit petit, mais chaleureux où l’on pourra faire vivre une expérience à tout le monde et qui va sortir du lot», selon M. Morin.

L’ouverture est prévue au début d’avril 2020.

«De l’indien avec une twist»

D’abord, la bouffe. Éléphant proposera des plats d’influence indienne et un peu de style sud-asiatique, sous forme de tapas et d’assiettes à partager. De recettes traditionnelles revisitées, apprêtées de manière originale, dit-on. Le menu reste à finaliser et pourra varier au fil des mois, mais on peut déjà promettre du poulet au beurre…

«Cette idée vient de loin. J’ai la chance de voyager beaucoup et de faire des recherches sur les recettes et les nouvelles tendances. On fait déjà de la cuisine locale au Laurentien. Le marché des restos asiatiques est vraiment saturé dans Saint-Roch. Les pizzérias et restaurants italiens aussi. La seule cuisine qu’on n’avait pas, c’est l’indienne», explique M. Morin.

C’est en consultant M. Masih, un Torontois qui habite maintenant Québec et dont les parents sont Indiens, que cette alliance d'affaires et culinaire s’est forgée. «Je voulais savoir si mes orientations étaient bonnes, alors il était la personne toute désignée. Il a tellement tripé sur le projet qu’il a accepté d’embarquer avec moi. On a chacun notre background, on est vraiment complémentaires.»

Restaurants

La chef Marie-Chantal Lepage quitte le MNBAQ

La chef Marie-Chantal Lepage a tranché : elle ne renouvelle pas son contrat au Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ) à titre de gestionnaire des espaces de restauration et du service de traiteur.

Au moment de négocier un second mandat d’une durée de cinq ans, elle a «longuement réfléchi aux diverses opportunités qui s’offraient à elle», affirme-t-on par communiqué, avant de finalement choisir de remettre son tablier. Son règne à la tête du Tempéra, du Restaurant Signé MC Lepage et du café-sandwicherie prendra fin le 31 mars 2020.

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«Ce fut un immense privilège de diriger l’ensemble de la restauration du MNBAQ et d’avoir participé au lancement du magnifique pavillon Pierre Lassonde. Ce sont des années intenses et mémorables! Je suis fière d’avoir réalisé plus de 1000 banquets, dont plusieurs événements d’envergure à saveur philanthropique et corporatifs», explique-t-elle par communiqué. 

«Il y a eu les grandioses célébrations d’inauguration du Pavillon Pierre-Lassonde, les événements majeurs liés à la Fondation du Musée national des beaux-arts du Québec et les inoubliables banquets. Je quitte le musée avec le sentiment d’avoir relevé de grands défis et d’avoir laissé un héritage gastronomique dans ce lieu d’exception», ajoute-t-elle.

Reste à voir où la passion de la cuisine mènera Mme Lepage pour la suite des choses. Et ce qui viendra combler ce vide alimentaire au MNBAQ. À suivre…

Info : signemclepage.com

Alimentation

Une halle gastronomique de 24 millions $ à Sainte-Foy cet automne [PHOTOS]

Un projet de halle gastronomique de 24 millions $ ouvrira ses portes — et ses étals — à l’automne 2020 à Sainte-Foy. Le projet baptisé «Le District Gourmet» prévoit rassembler une vingtaine de commerces, dont des restaurants, un marché d’alimentation, une école culinaire, des artisans, des brasseurs et des chefs de renom, promet-on.

Après le Grand Marché dans Limoilou et les Galeries gourmandes aux Galeries de la capitale, voilà que s’ajoute à Québec une halle alimentaire du groupe Capwood, qui sera intégrée au cœur du projet immobilier QG Sainte-Foy. Situé sur la route de l’Église à l’angle du chemin des Quatre-Bourgeois, le District Gourmet semble destiné à devenir le voisin du futur Marché public de Sainte-Foy. Reste à voir si les deux offres seront complémentaires ou si elles se feront compétition.

À LIRE : Le Marché public de Sainte-Foy construit pour 3,6 M$

Restaurants

Nouveau chef en cuisine pour Le Griendel

Le Griendel, brasserie artisanale du quartier Saint-Sauveur, accueille un nouveau chef en cuisine en ce début d’année. Yanick Verreault, anciennement chef du Cendrillon dans Limoilou, prend le poste occupé par Raphaël Laroche qui, lui, part à l’aventure en Amérique latine.

Pour compléter l’offre de la vingtaine de lignes de fûts, le chef Verreault reverra le menu de la brasserie, toujours en proposant «une bouffe de pub pleinement assumée», indique Martin Parrot, copropriétaire du Griendel. 

Aux plats décontractés et réconfortants mettant la bière en vedette, s’ajouteront de plus en plus de charcuteries maison, la «marque de commerce» du nouveau chef. 

Du côté du Cendrillon, c’est l’ancien sous-chef Benoit Lacourse, affectueusement surnommé Bear, qui prend la relève. «Nous prônons la famille», a fait savoir la direction.

Régal et restos

Les 10 nouveaux restos de 2019

En cette fin d’année, Le Soleil fait un petit retour sur les nouveaux restos qui ont fait leur apparition dans la capitale en 2019. Pour essayer… ou y retourner!

(NOTE : On ne saurait évidemment passer sous silence l’ouverture de l’année dans la capitale, soit la renaissance de la mythique Tanière dans le Vieux-Québec! C’est pourquoi cet événement se retrouve dans notre revue des «coups de cœur Mag» de l’année.)

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Restaurants

Chaz, renaître et grandir

CRITIQUE / Ouvert depuis juillet, le Chaz de l’avenue Maguire ramène à la vie une institution de la fin des années 80. Mais rassurez-vous : rien n’y goûte le réchauffé. Au contraire.

Êtes-vous de ceux qui ont connu les belles années du Chaz où, m’a-t-on dit, on mangeait et festoyait dans l’allégresse vers la fin des années 80? Pas moi; j’avais environ 10 ans et me régalais plutôt au Saint-Hubert.

Régal

Éric Lessard, chef pâtissier du Saint-Amour: artiste en résidence

Artiste dans l’âme, le chef pâtissier Éric Lessard aime laisser aller sa créativité pour élaborer de véritables œuvres éphémères, appelées à disparaître de quelques coups de fourchette pour délecter la clientèle du Saint-Amour.

Pour les Fêtes, le chef émérite — qualifié de «véritable prodige de la pâtisserie» par la regrettée critique du Soleil Stéphanie Bois-Houde — propose une nouvelle carte de desserts ainsi qu’une exclusivité pour Noël et la veille du Jour de l’An (24, 25 et 31 décembre). Il s’agit d’une «pomme de pin» chocolatée à l’épinette avec un cœur aux petits fruits des champs. «Jean-Luc [Boulay] avait déniché le moule l’an dernier et ça a été un coup de cœur», indique Éric Lessard en faisant référence au chef-propriétaire du Saint-Amour, avec qui il travaille depuis maintenant 16 ans et demi. 

Aussi au menu de cette période de célébrations, une… chandelle! C’est que le chef Lessard aime bien s’amuser avec des trompe-l’œil, comme cette pomme qu’il avait jusqu’à récemment au menu (mousse et cœur à la pomme poêlée, crumble aux amandes et épices, sorbet Granny Smith). La chandelle est constituée d’une mousseline au miel, d’un cœur au sureau et d’un sablé à la caméline, le tout recouvert de chocolat blanc qui imite la cire à s’y méprendre — à la vue, mais certainement pas au goût!

Restaurants

El Sòtano, le nouveau bar clandestin mexicain du Tequila Lounge

Un nouveau bar clandestin de Québec ramènera ses clients dans le Mexique de l’après-révolution des années 1920. Les propriétaires du restaurant Tequila Lounge, passionnées de culture mexicaine et maîtres tequilas Ariane Robitaille et Carolina B. Escobar se préparent à lancer l’El Sòtano.

Où? Grande question! Le Tequila Lounge est situé au 643, rue Saint-Joseph Est, dans le quartier Saint-Roch. Et sótano signifie sous-sol en espagnol. Voilà pour les indices. Pour le reste, il vous faudra trouver seul…

Pour la soif, on promet une carte concentrée des «meilleurs produits d’agave choisis et importés» ainsi que des «cocktails de haute qualité et des classiques réinventés» par les mixologues Pascal Audet et Maxim Dallaire. Pour la faim, il y aura des bouchées, mais le menu — résolument mexicain — reste à déterminer.

«Les années 1920, c’est l’après-révolution, l’émancipation des femmes, le luxe et l’argent qui coule à flots, explique Mme Robitaille. C’est aussi l’une des plus belles périodes pour les artistes qui ont connu à cette époque des moments forts qui ont changé l’histoire du Mexique.»

À LIRE AUSSI : Tequila Lounge: du soleil à bas prix!

Ce petit et discret speakeasy latino, accessible par une «porte pas évidente», comptera 19 places; premiers arrivés, premier servis. Des cours de dégustation de tequilas et de mescals seront aussi offerts.

Ouverture discrète prévue d'ici la fin de l’année.

Info : @ElSotanoQuebec sur Facebook

Restaurants

Nouvelle fragrance chez… Eggsquis

Plutôt que l’odeur des crêpes, des œufs et du bacon, attendez-vous à humer de la mandarine, de l’orange et de la vanille lors de votre prochaine visite chez Eggsquis. Pour fêter son 25e anniversaire, la chaîne de restos à déjeuners lance une fragrance — baptisée L’Eggsquise — qu’elle diffuse maintenant dans ses salles à manger de Québec.

Une sorte de «logo olfactif», dit-on.

«L’odorat est le sens le plus puissant, car 75 % de nos émotions sont associées à des odeurs. Nous souhaitons faire vivre aux clients une expérience différente à l’aide d’une empreinte olfactive et associer leur visite à une émotion positive qui laisse de bons souvenirs», a expliqué par communiqué Christine Chamberland-Beaudoin, présidente d’Élixir Marketing Olfactif, qui a conçu la fragrance (qu’on assure hypoallergène et sécuritaire).

Info : eggsquis.com

Le Mag

La Ninkasi Simple Malt brasse des affaires à Saint-Lambert

Depuis l’été, on cherchait l’endroit sur la Rive-Sud où la Ninkasi Simple Malt prévoyait discrètement s’installer. La réponse est tombée cette semaine : le bar-microbrasserie louera l’ancien presbytère de Saint-Lambert de Lauzon, en Chaudière-Appalaches.

Situé à une vingtaine de minutes des ponts, cet édifice bâti en 1926 compte deux étages, un vaste «grenier» qui sera transformé en salle de spectacles ainsi que d’immenses terrains à l’avant et à l’arrière — au bord de la rivière Chaudière — pour bâtir des terrasses et tenir des soirées BBQ. 

«C’est vraiment très beau comme endroit, fait de bois naturel, avec de très beaux arbres autour, dit Mathieu Cloutier, principal opérateur de la Ninkasi. Sur place, on fera un peu de brassage local de bières. Et on prévoit ouvrir dans 12 mois, en décembre 2020.»

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Un projet d’environ 50 000 $ juste pour le resto-bar. On n’ouvrira que le rez-de-chaussée la première année.

Des artistes en arts visuels y seront exposés. Un jardin communautaire sera aménagé à proximité pour laisser une place aux organismes qui occupait jusqu’ici le presbytère.

Adresse : 1265, rue des Érables, à Saint-Lambert.

Info : laninkasi.ca

Alimentation

Le Royaume de la tarte déménage bientôt

Le Royaume de la tarte quittera bientôt l’avenue des Oblats qu’elle occupe depuis 1960 pour installer ses rouleaux à pâte sur le boulevard Charest… 450 mètres plus loin.

«Mon loyer était extrêmement cher, mais je voulais absolument rester dans Saint-Sauveur», explique Marie-Pierre Simard, propriétaire du commerce de desserts depuis avril 2018. L’ancienne animatrice de radio a donc acheté l’immeuble du 553, boulevard Charest Ouest (à l’angle de la rue Saint-Luc), qui aurait abrité un poste de police à l’époque.

On prévoit une ouverture au début de mars ou d’avril 2020, selon la progression des rénovations

Que ceux qui ont la dent sucrée se rassurent, on n’en profitera pas pour modifier les recettes. «On va garder la base, parce que je l’adore. Je ne changerai jamais la pâte, les gâteaux, ni les tartes à la noix de coco. Mais on va mieux faire rayonner notre marque auprès de ma génération des moins de 50 ans. Il faut se refaire connaître parce qu’il manque un petit quelque chose», analyse la femme d'affaires.

Machine à crème molle et bar à toasts

On prévoit donc améliorer l’image du magasin, peindre en blanc les briques à l’extérieur, installer un «gros logo» et de belles vitrines, entre autres.

«On veut que les gens puissent venir s’asseoir pour manger une pointe de tarte. On va ajouter une machine à crème molle et un bar à toasts. On pourra s’arrêter le matin pour acheter un café et deux toasts qu’on fera griller nous-mêmes et garnira avec ce tout qu’on veut, dont nos cretons maison. On m’a déjà dit que la police devait autrefois surveiller les files d’attente devant le Royaume de la tarte quand les clients venaient chercher leurs desserts du temps des Fêtes, c’est mon objectif que ça redevienne comme ça!» dit Mme Simard, qui entend miser sur les réseaux sociaux pour apporter davantage de visibilité à son entreprise.

À suivre.

Info : royaumedelatarte.com, @Royaumedelatarte sur Facebook et @leroyaumedelatarte sur Instagram

Restaurants

Señor Sombrero: ¡Qué calor, Beauport!

CRITIQUE / En décembre, on cherche la chaleur. Et on en trouve amplement au Señor Sombrero, autant dans la salle que dans l’assiette.

Trêve de buvettes et de nouvelles adresses branchées: pour cette avant-dernière critique de 2019, j’avais envie de sortir des quartiers centraux (enfin, direz-vous). Mais surtout de visiter un resto établi depuis longtemps, reconnu pour sa constance, et loin du buzz du moment. En allant chez mon optométriste récemment, je suis passée pour une énième fois devant la maison canadienne ancestrale qui abrite le Señor Sombrero, un peu en retrait de l’avenue Royale. Pourquoi donc n’y avais-je jamais mis les pieds, moi qui ne suis pas du genre à dédaigner un taco? J’avais trouvé ma prochaine destination.

Ouvert depuis 2006, mais appartenant depuis 2011 à Hugo Rosas — qui y fut d’abord employé —, ce resto semble une place propice au party, comme je l’ai constaté en furetant sur sa page Facebook, où une vidéo filmée en novembre montre un claviériste installé dans un coin, chantant Aline avec les clients qui s’époumonent, ravis de se charger des chœurs.

Le mercredi soir où je m’y suis rendue avec David, c’était plus tranquille; pas de musicien ni de salle pleine à craquer, ce qui faisait notre affaire puisque nous n’étions pas tellement d’humeur festive. Ça arrive.

L’ambiance n’en était pas moins chaleureuse, grâce à la déco colorée et aux guirlandes lumineuses accrochées un peu partout. Une musique latine apportait son lot de soleil, tout comme le sourire d’Hugo, qui assure un service très efficace. Lorsqu’il avait deux minutes, le proprio allait rejoindre sa famille attablée près de l’entrée, pour rigoler des explorations de la petite dernière et discuter un peu. Dans ce cocon bienveillant, nous avons vite retrouvé notre bonne humeur.

Restaurants

Un nouveau service de traiteur signé La Tanière [PHOTOS]

Comme si le Groupe La Tanière manquait de projets, voilà qu’il lance un service de traiteur!

En vérité, l’entreprise — qui possède les réputées adresses Légende, Tanière3, L’Orygine et Kerrmess — a lancé ce projet en catimini il y a un moment, mais commence à peine à le publiciser. Autant les particuliers que les entreprises peuvent commander boîtes à lunch, bouchées cocktails et menus trois à sept services, à se faire livrer à la maison ou à récupérer au comptoir.

Le menu n’est pas celui des restos primés, mais a tout de même été confectionné dans les cuisines de L’Orygine par Sabrina Lemay et par Jérémy Billy, récemment sacrés chef cuisinière et chef pâtissier de l’année pour la région de Québec.

«C’est toujours notre ADN, donc des produits du Québec adaptés pour tous les goûts : poisson, viande, végétalien, végétarien. Nos menus sont très distinctifs de l’ensemble de l’œuvre des traiteurs sur le marché, à l’image de nos commerces», dit Karen Therrien, associée dans le Groupe La Tanière.

Info et commande : 418 872-4386, info@restaurantlateniere.com ou groupelataniere.com

Restaurants

Soirée gastronomique et intime pour le réveillon du jour de l’An

Le tout nouveau Kebec club privé propose un menu unique pour célébrer le passage à la nouvelle année.

Le 31 décembre, dès 19h, une soirée gastronomique incluant apéritif, bouchées, 10 services, accords de vin et digestif en mettra plein les papilles à la dizaine de convives qui prendront place à la grande table des chefs Cassandre Osterroth et Pierre-Olivier Pelletier.

Oursin, ris de veau, bœuf Wagyu, foie gras, bûche kébecoise ne sont que quelques exemples au menu — trop long à détailler ici, mais qu’on peut consulter sur la page Facebook @Kebecclubprive.

Prix unique de 250 $ par personne, incluant taxes et pourboire.

Réservation au 819 342-2030 ou par courriel au kebecclubprive@gmail.com

Pour info: kebecclubprive.ca

Restaurants

La brasserie Les Mordus ouvre dans le Clarendon [VIDÉO]

La nouvelle brasserie de l’Hôtel Clarendon a accueilli ses premiers clients mercredi. «On est prêts, bon appétit à tous», a lancé Jacques Gauthier, l’un des trois associés de ce nouveau restaurant, Les Mordus.

Cette nouvelle destination gourmande dont la spécialité se tourne vers les poissons et fruits de mer présente un menu avec des plats faits maison à 90 % avec des produits majoritairement locaux, venant du Québec ou du Canada. 

On revisite surtout les classiques, le chef Stéphane Racine conseille d’essayer le fish and chips de Fred Stanton, cuisinier britannique qui a fait notamment ses classes auprès de nul autre que Gordon Ramsay. Le plat est d’ailleurs servi avec de la purée de poireaux, c’est comme ça que l’on dégusterait un «vrai» fish and chips.

Pour la boisson, on recommande d’abord le cocktail signature, le Bloody mordu, fait avec un clamato maison et du gin St. Laurent, aromatisé aux algues.

«Une vague de curiosité»

«Le but du concept c’est de faire découvrir aux gens de nouvelles variétés, leur permettre de connaître de nouveaux produits. Une vague de curiosité, c’est ça qu’on vise. Les clients repartent à la maison avec un nouveau goût», exprime le chef.

Le restaurant au décor maritime comprend 125 places et une quinzaine de personnes de plus assises au bar. Les trois mordus de la restauration, Jacques Gauthier, Martine Plante et Emmanuelle Villa, ont uni leur expertise pour signer ce nouveau concept, un projet totalisant 1,5 million $. 

Dès jeudi, Les Mordus serviront déjeuner, dîner et souper. On y retrouvera aussi des classiques — œufs, patates, bacon —, mais toujours avec une touche toute spéciale provenant de la mer. 

Restaurants

Trois chefs du Groupe La Tanière se distinguent

Trois chefs du Groupe La Tanière ont brillé, dimanche, alors que la Société des chefs, cuisiniers et pâtissiers du Québec (SCCPQ) remettait ses prix annuels pour la région et l’est de la province lors d’un brunch qui s’est tenu au Grand Marché.

Ainsi, la chef copropriétaire du bistro L’Orygine, Sabrina Lemay, a été sacrée chef cuisinière de l’année pour la région de Québec. Mme Lemay, dont l’établissement faisant partie du Groupe La Tanière a reçu la prestigieuse cote quatre diamants CAA-AAA il y a à peine un mois, était en nomination aux côtés de Nikolas Couture (Louise Taverne & Bar à vin), Julien Masia (ARVI) et Philippe Castel (Résidence Le Saint-Patrick). 

Le chef pâtissier du Groupe La Tanière, Jérémy Billy, a quant à lui remporté le titre de chef pâtissier de l’année pour la région. C’est donc M. Billy qui a récolté le plus de votes de ses pairs membres de la SCCPQ, qui devaient choisir entre lui, Joël Lahon (Fairmont Le Château Frontenac), Philippe Petrazzini (Petrazzini Artisan Pâtissier) et Olivier Tribut (École hôtelière de la Capitale).

Le prix Urs-Abrecht, remis à un membre de la SCCPQ qui s’est distingué au cours de sa carrière, a été décerné au chef-propriétaire du Groupe La Tanière, Frédéric Laplante. D’abord chef du restaurant La Tanière sur le rang Saint-Ange, près de Saint-Augustin-de-Desmaures, M. Laplante a depuis été derrière le restaurant Légende, puis de la renaissance de Tanière3 à place Royale, où se trouvent aussi le bistro L’Orygine et le comptoir de douceurs glacées Kerrmess. Il a su transmettre à de jeunes chefs talentueux toute sa passion et son savoir du métier, qu’il contribue à faire rayonner par son dévouement et sa contribution auprès de la relève.

L’année de Gaël Vidricaire

Régal

Noël à l'Auberge Saint-Antoine

Pour son tout premier menu de Noël en tant que chef du restaurant Chez Muffy, dans l’Auberge Saint-Antoine, Romain Devanneaux a choisi de miser sur des valeurs sûres du temps des Fêtes. Ainsi, foie gras, fruits de mer et gibier composent un repas généreux concocté par le nouveau chef et son équipe, où les légumes occupent également une place de choix.

Arrivé à la tête des cuisines de Chez Muffy début septembre, le chef Devanneaux n’était pas dépaysé pour autant: il a travaillé près de quatre ans à l’Auberge Saint-Antoine, à l’époque du Panache, sous les commandes de Julien Dumas puis de Louis Pacquelin, de 2013 à 2017. C’est donc un retour derrière les fourneaux où il a évolué à son arrivée au Québec, jusqu’à devenir sous-chef.

Entre les deux, une incursion de «huit ou neuf mois» au restaurant Initiale d’Yvan Lebrun, puis une expérience hors du commun dans une mine d’or du Nunavut, où il mitonnait des repas pour les nombreux travailleurs qui faisaient du «fly in, fly out» comme lui.

À son retour dans la capitale en 2018, Romain Devanneaux devient chef du restaurant Les Sales Gosses, dans le quartier Saint-Roch. Mais à la fin de l’été dernier, son meilleur ami, le chef pâtissier Clément Duteil qui œuvre Chez Muffy, l’informe que l’établissement cherche un nouveau chef… 

Voilà donc que le chef Devanneaux succède à Julien Ouellet, qui avait effectué la transition de l’ancien Panache à la nouvelle formule de Chez Muffy, plus accessible, qui mise sur les produits du terroir, une cuisine de saison et un approvisionnement local. Nombre de légumes et fruits proviennent du potager de l’Auberge Saint-Antoine, situé à l’île d’Orléans, où sont cultivées plus d’une trentaine de variétés différentes.

Restaurants

Galeries gourmandes: Madame Chose se dévoile [VIDÉO]

Rideau de bruine, brise odorante, chants d’oiseaux, glycine tombante... Elle n’est pas banale, l’antre de Madame Chose, nouveau restaurant des Galeries gourmandes, qui s’ouvre le 6 décembre aux Galeries de la Capitale. La mise en scène, entre funky et surannée, a été orchestrée par le concepteur et producteur Olivier Dufour, et l’expérience se fait sentir jusque dans la carte des cocktails, où l’absinthe se mêle à la crème de menthe. Présentations!

Pour ce projet de 4 millions $, le propriétaire Restos Plaisirs a donné carte blanche à Olivier Dufour, connu pour ses spectacles multimédias, dont Le Chemin qui marche, conçu pour le 400e de Québec. Si le créateur a déjà travaillé pour des restaurants intégrés à ses projets en Asie, il n’avait jamais eu autant de liberté pour un concept gastronomique. «Un fantasme!»

Toute sa vision tourne ici autour de la fantomatique Madame Chose, une «charmante vieille dame exubérante» qu’il imagine avoir parcouru le monde, survécu à tous ses maris et qui «habite juste en haut». À travers les quelque 60 haut-parleurs dissimulés un peu partout, il faut s’attendre à l’entendre marcher, draguer, demander le menu, sans jamais se dévoiler, sinon par un portrait de profil au bar.

Restaurants

Colombe St-Pierre au Gelinaz! Shuffle

RIMOUSKI — Pour la deuxième fois en carrière, Colombe St-Pierre du Restaurant Chez Saint-Pierre a, mardi, relevé le défi complètement fou du Gelinaz! Shuffle. À la différence de celui de 2015, où la cheffe de Rimouski était partie cuisiner à Stockholm durant cinq jours pendant qu’un chef parisien s’était installé dans sa cuisine du secteur du Bic, la réputée cuisinière a concocté un repas composé de huit services basé sur autant de recettes d’un chef dont elle ignorait la provenance dans le monde.

À 22h, un journaliste avait la tâche d’annoncer à la trentaine de convives du restaurant bas-laurentien ainsi qu’à la cheffe St-Pierre et sa brigade la provenance des huit plats. C’est l’autrice de ces lignes qui a eu le privilège de leur apprendre qu’ils avaient mangé des mets créés par Sung Anh de Séoul, en Corée du Sud. «Je le savais», s’est immédiatement écriée l’extravertie Colombe St-Pierre, qui avait avoué être certaine, pendant qu’elle imaginait les recettes, qu’il s’agissait assurément de recettes asiatiques, voire coréennes ou japonaises.

L’événement gastronomique international complètement déjanté, qui est considéré par certains comme le plus grand délire culinaire de la planète, se rapproche davantage de la performance artistique. Pendant un soir, 148 chefs dans 138 restaurants de 38 pays se sont échangé des recettes pigées au hasard, sans en connaître la provenance. Par souci de n’émettre aucune émission de gaz à effet de serre, le Gelinaz! Shuffle a, pour la première fois, refusé les voyages en avion, tout en n’érigeant aucune frontière. Ce sont plutôt les recettes qui ont voyagé.

La cheffe-propriétaire de Chez Saint-Pierre dit ne pas avoir trouvé le défi difficile. «J’adore les défis», a-t-elle lancé avec assurance. «Ce sont des événements qui sont construits autour de la créativité. On nous proposait des recettes, mais le but, c’était de les interpréter, d’essayer de s’inspirer d’une cuisine d’une autre culture, de la faire renaître avec nos produits, notre culture et notre interprétation de ces recettes. C’est un échange interculturel monumental. Je suis une voyageuse. Donc, ce n’est pas du tout déroutant pour moi!»

Colombe a dû modifier un peu quelques recettes à cause de la disponibilité des produits. Par exemple, elle a préféré changer le homard qui est seulement vendu en vivier en hiver par de la pieuvre et le maquereau par du thon rouge de la Baie des Chaleurs. Voici quelques exemples de plats qui ont été servis par l’équipe de Chez Saint-Pierre : pétoncle et calmar, jus émulsionné de fermentation de légumes de saison; tartelette de crevettes nordiques, mousse de beurre de homard et radis roses en brunoise; flan d’algues et soya biologique, œufs de harengs marinés à l’huile de sapin baumier, riz noir soufflé et oreilles de Judas. 

Restaurants

Buvette Écho: joyeux festin

CRITIQUE / Dans les petits plats de cette jeune buvette, on trouve beaucoup, beaucoup d’agrément. Même chose dans les verres. Voilà une adresse qu’on aura envie de visiter souvent.

C’est le rappeur Koriass qui nous «accueille» dans cette petite salle joliment vêtue de bleu profond, de laiton, de pierre et de bois clair. Son album entier rythmera la première partie de la soirée, avant de céder la place à un classique des Beastie Boys, qui nous ramène à notre secondaire. On est peut-être chez la parente et voisine de l’élégant Échaudé (ce sont les mêmes proprios), mais l’ambiance ne partage pas le même ADN. Singularisation réussie!

Ouverte il y a un an dans le local où logeait jadis le Bistro du Cap, cette buvette conviviale nous plaît dès que je nous nous y assoyons, David et moi. Signé par le chef Dominic Marcoux (Chez Boulay, Légende, L’Échaudé), le menu fluctuant est simple: six plats à partager (ou pas), dans des catégories fixes, à savoir cuit, cru, végé, dans un bouillon, sur la croûte et pâte fraîche. En prime, des planches de charcuteries et de fromages.

Côté vins, l’Écho respecte sa mission en boudant l’ordinaire avec des vins nature, oranges, des raretés et des produits d’ici. Pas de choix au verre préétablis: le serveur s’enquiert de nos goûts, puis débouche quelque chose qu’il juge dans nos cordes. Pour ma première ration, en fin renard, il me fait déguster à l’aveugle afin d’éviter tout préjugé défavorable: ce vivifiant blanc, qui rappelle le viognier, est un vidal québécois, qu’il craignait que je snobe vu sa provenance. Fort bien fait, ce Matière à discussion du Domaine du Nival, en Montérégie.

Mariages bien arrangés

Goûter les six plats étant au-dessus de nos capacités, nous tournons le dos, à contrecœur, à la joue de bœuf et au gravlax de saumon. Mais nous serons vite consolés, d’abord par le cassoulet végétarien. Dans une sauce tomatée à l’acidité tempérée par une touche sucrée baignent des haricots blancs et des morceaux de tempeh étonnamment tendres. Le roi de l’assiette est cependant le cromesquis qui trône sur tout ça, farci de purée de fruit du jacquier (dont la texture rappelle la viande) à la sauce barbecue maison, sucrée et piquante. En extra, de délicieux pickles de carottes viennent fouetter les papilles. Un plat aux saveurs d’une belle profondeur, mais surtout d’un équilibre impressionnant.

On poursuit avec une costaude soupe poulet et nouilles à l’asiatique, aux goûts bien concentrés et à la composition étudiée : dans un bouillon à base de sauce soya et gingembre se côtoient en éventail poulet effiloché, edamames, lamelles croquantes de chou nappa, carottes, nouilles soba, bébés bok choys et chips de riz. Encore ici, belle maîtrise de l’acidité et de l’assaisonnement.

Restaurants

Les Frères Toc célèbre son quart de siècle!

Le restaurant Les Frères Toc, situé au nord de Charlesbourg, souligne cet automne son 25e anniversaire.

L’établissement mise depuis ses débuts sur une ambiance conviviale et un menu généreux où tout le monde y trouve son compte: tartares, salades, fajitas, pâtes, pizzas, grillades, burgers...

Comme le restaurant abrite aussi un comptoir Yuzu Sushi, les clients attablés peuvent se laisser tenter par des makis, nigiris et pokés, notamment.

Pour ajouter à l’ambiance, de la musique live est proposée chaque semaine, du mercredi au samedi.

En cuisine, le chef Martial Abraham est aux commandes depuis plus de deux décennies, tandis que le restaurateur Gilles Ferreres est devenu propriétaire de l’établissement en 2018.

Pour info: lesfrerestoc.com

Restaurants

700 000$ amassés pour La Tablée des Chefs

Les soirées-bénéfice La Grande Tablée de Québec, Montréal et Toronto ont permis d’amasser un montant de 700 000 $ qui sera remis La Tablée des Chefs. Cet organisme a pour principale mission de nourrir les personnes dans le besoin et de développer l’éducation culinaire des jeunes à travers la province.

Dans la capitale, le souper gastronomique auquel ont pris part plus de 320 personnes issues de la communauté d’affaires de la région s’est tenu le 18 novembre au Château Frontenac. Les convives ont pu déguster un repas de six services, accompagnés d’une sélection de vins signature de la SAQ, concocté par sept chefs de renom: Benoît Poliquin (Albacore), Olivier Godbout (La Planque), Nicolas Couture (Louise Taverne & Bar à vin), Maxime Moreau (Consulat général de France à Québec), Baptiste Peupion (Fairmont Le Reine Elizabeth), Frédéric Cyr et Joël Lahon (Fairmont Le Château Frontenac).

Le Mag

Quoi de neuf en vitesse…

Le bar de Noël éphémère Miracle revient à Québec offrir ses cocktails festifs en s’installant de nouveau au café Maelstrom Saint-Roch (dans le quartier du même nom, à Québec), du 1er au 31 décembre 2019. Musique, boissons et concours de chandails laids…

Restaurants

La cinquième Galette libanaise ouvre dans Saint-Roch

La Galette libanaise descend dans la basse-ville de Québec! Après la Grande-Allée, l’avenue Maguire, le chemin Sainte-Foy et la rue Saint-Jean, le resto rapide qui continue de faire bonne figure sur le site Web de TripAdvisor s’est maintenant installé sur la rue Saint-Joseph, dans le quartier Saint-Roch.

«Ça fait longtemps que je convoitais ce quartier. ll y a une chimie incroyable sur Saint-Joseph. Mais on ne trouvait pas le local qui correspondait à nos besoins, jusqu’à maintenant», dit Tony Tannous, copropriétaire avec son frère Dory. «Le résultat final est très charmant. J’en suis très fier.»

Au-delà du menu qui reste inchangé, l’objectif «design» de cette nouvelle adresse était d’aller chercher «des traits du Liban» tout en restant «local», question de renouveler l’image de marque de la bannière.

«On a voulu quelque chose de joli, mais de simple, d’épuré, de pas prétentieux», explique M. Tannous au sujet de l’adresse qui compte une vingtaine de places assises.

Adresse : 557, rue Saint-Joseph Est (près de Benjo).

Info : lagalettelibanaise.com et @galettelibanaise sur Facebook