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Joël Robuchon, une influence déterminante pour Jean-Luc Boulay

Le chef et copropriétaire du Saint-Amour, Jean-Luc Boulay, rend hommage au «génie» du chef français Joël Robuchon, décédé lundi à l’âge de 73 ans, le décrivant comme une figure déterminante qui l’a «beaucoup influencé» dans sa cuisine.

«La dernière fois que je l’ai rencontré, c’était en mars dernier, à Macao, au Congrès des maîtres cuisiniers. J’ai eu un choc : on aurait dit qu’il avait vieilli de 10 ans en un an, il avait maigri et avait l’air malade… Je me doutais qu’il se passait quelque chose, mais j’ignorais qu’il avait le cancer», signale le chef Boulay, d'origine française.

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Les techniques du maître Robuchon, chef le plus étoilé au monde, ont grandement influencé le jeune Jean-Luc Boulay, qui n’avait que 23 ans lorsqu’il a ouvert le réputé restaurant Saint-Amour dans le Vieux-Québec. «Je faisais des stages chaque année à Paris pour me perfectionner, j’ai appris ses techniques à l’École [de gastronomie] Lenôtre, une pour les entrées et une pour les poissons sur assiette… J’ai tous ses livres, il m’a beaucoup influencé dans ma cuisine.»

Le chef Boulay retiendra de Joël Robuchon sa technique hors du commun, sa minutie, ses créations élégantes et épurées dans l’assiette, ses combinaisons de saveurs. Selon lui, la purée de pommes de terre façon Robuchon demeure inégalée : «Lorsqu’il l’a mise au point, en France, il a su mettre la pomme de terre à l’avant-plan, lui donner une noblesse qu’elle n’avait pas, car elle était associée à la cuisine des pauvres.» La combinaison «chou-fleur et caviar» du maître Robuchon a aussi séduit M. Boulay, qui l’a reproduite maintes fois en cuisine.

Joël Robuchon «a tout raflé, c’était un génie, un perfectionniste hors du commun, qui était aussi très sévère en cuisine, très dur». Son influence est internationale, rappelle le chef. Le légendaire maître français a ouvert au fil des ans plusieurs Atelier Joël Robuchon dans le monde : Tokyo, Paris, Las Vegas, New York, Londres, Hong Kong, Taipei… Sans oublier Montréal, en 2016, dans le Casino de Montréal. C’est le chef Éric Gonzalez qui tient la barre du restaurant et y perpétue l’héritage de Joël Robuchon.

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Décès du chef français Joël Robuchon

GENÈVE — Joël Robuchon, ce chef qui a chamboulé l’univers pompeux de la haute gastronomie française avec une simple purée de pommes de terre, s’est éteint lundi, à Genève, à l’âge de 73 ans.

Sa carrière en fut une de superlatifs : nommé parmi les meilleurs ouvriers de France en 1976, sacré cuisinier du siècle en 1990 et titulaire, pendant des années, du plus grand nombre d’étoiles Michelin au monde.

Une porte-parole de M. Robuchon a confirmé sa mort des suites d’un cancer à la chaîne de télévision française BFM et au journal Le Figaro, un peu plus de six mois après la mort d’un autre grand chef français, Paul Bocuse.

Empire de restaurants

Joël Robuchon était reconnu pour son innovation constante et son approche ludique des fourneaux — une révélation pour le monde guindé de la cuisine française. Il a construit un empire de restaurants à travers le monde, de Paris à Tokyo, en passant par Las Vegas et même Montréal.

«Décrire Joël Robuchon comme un chef, c’est un peu comme qualifier Pablo Picasso de peintre, Luciano Pavarotti de chanteur, Frédéric Chopin de pianiste», a écrit Patricia Wells dans son livre L’Atelier de Joël Robuchon.

«On se souviendra sans aucun doute de Joël Robuchon comme l’artiste ayant le plus influencé le monde de la cuisine au XXe siècle.»

Bien qu’il n’était pas étranger au raffinement, en tant que grand amateur de truffes et de caviar, ses mets étaient plus souvent décrits comme simples. Il prônait l’utilisation de seulement trois ou quatre ingrédients dans la plupart de ses plats pour toujours mettre en valeur — et ne surtout pas masquer — leurs saveurs.

Restaurants

Vos endroits préférés pour le brunch

Plusieurs lecteurs nous on fait part de leurs adresses favorites pour savourer un bon déjeuner ou brunch. Le Soleil vous présente ici leurs suggestions.

Le Cosmos

Avec trois adresses à Québec (Sainte-Foy, Grande Allée, Lebourgneuf) et une à Lévis, Le Cosmos offre de copieux déjeuners tous les jours jusqu'à 14h, même en semaine. Suggéré par Cathy Nolan, Le Cosmos propose un très vaste choix, tant pour les palais salés que sucrés. Bols, crêpes, assiettes classiques avec œufs, pizza ensoleillée, omelettes, bénédictines, cassolettes, sandwichs déjeuner, grande variété de jus maison... et le café est inclus! Mention spéciale aux pommes de terre sautées avec bacon et oignons, franchement délicieuses. Pour info : lecosmos.com

Chez Rioux et Pettigrew
Un «restaurant sympathique avec un menu plutôt découverte dans une ambiance d’époque», écrit Fernand Maheu. Situé sur la rue Saint-Paul, dans le Vieux-Port, Chez Rioux et Pettigrew — Restaurant Le Quai 19 propose plusieurs choix de plats salés ou sucrés, incluant café et amuse-bouche. Par exemple : sandwich fondant au fromage coulant du terroir, bénédictine au saumon fumé maison, ceviche de poisson et fruits de mer, poêlée de champignons, pain doré brioché… les descriptions complètes du menu sur le site donnent l’eau à la bouche! Les samedis et dimanches de 9h30 à 14h. Info : chezriouxetpettigrew.com
Note : M. Maheu suggère aussi le Café au temps perdu sur la rue Myrand (cafeautempsperdu.com), ainsi que le Café du marché sur le chemin du Fleuve, à Lévis (cafedumarche.ca)

Régal

Kerrmess: réinventer les douceurs glacées

Avec la chaleur des dernières semaines, nul doute que les endroits offrant des douceurs glacées sont fort prisés! Ouvert depuis la mi-juillet, Kerrmess propose aux gens de passage dans le secteur de place Royale et du Petit Champlain des produits glacés originaux pour rafraîchir une clientèle avide de découvertes.

Loin d’une crèmerie traditionnelle, Kerrmess — éclosion sucrée, une entité du Groupe La Tanière, propose des créations faites à partir de produits locaux «qui viennent tous de producteurs dans un rayon de deux heures [de route] ou moins de Québec», indique fièrement le chef François-Emmanuel Nicol, idéateur du projet. 

On oublie donc les glaces à la vanille ou au chocolat! «Récemment, on a eu un petit garçon qui pleurait parce qu’il n’y avait pas de crème glacée au chocolat… on lui a fait goûter notre glace à la framboise et il a retrouvé le sourire en disant que c’est ça qu’il voulait», raconte M. Nicol en riant.

Pour la clientèle, il y a un volet découverte puisqu’il est possible de goûter avant de choisir. Avec des glaces aux saveurs de verveine, mélilot, tagette (des plantes), framboise et rose, camerise, argousier, griotte (des petits fruits), popcorn, érable ou fromage blanc, certaines peuvent en effet surprendre!

Le mélilot, par exem­ple, a «un goût qui ressemble à la vanille, à la noix de coco aussi», signale le chef Nicol, qui était jusqu’à tout récemment à la barre du restaurant Légende. Il prend maintenant les commandes des cuisines de La Tanière3, qui doit ouvrir à l’automne.

C’est le chef pâtissier Jérémy Billy, qui œuvrait aussi à Légende, qui se charge de la production pour Kerrmess et élabore de nouveaux produits. En plus des glaces, le menu comprend des «piesicles», une pointe de tarte glacée à l’argousier meringué, à l’érable ou au fromage. On retrouve aussi des popsicles à base de sorbet ou gelato, des verrines à base de crème glacée molle et des sandwichs glacés avec choix de biscuit (érable ou canneberges séchées et avoine) et de saveur pour le parfait glacé au centre.

Des desserts glacés complètent l’offre, qui changera au fil des saisons (et de la température)! M. Billy pointe l’entremets glacé praliné, aux saveurs de caramel, mélilot et noisettes. «Le praliné est fait maison, à partir de noisettes de Cap-Tourmente, de l’entreprise Les Amandes du Québec», indique le chef pâtissier, révélant que ce praliné maison pourrait éventuellement se retrouver sur les tablettes de Kerrmess.

Toutes les douceurs glacées proposées par Kerrmess peuvent être personnalisées en y ajoutant les garnitures de son choix. Des enrobages — à base d’algues, pour que ça «colle» — au cassis de Monna & Filles, à l’argousier de Portneuf, à la framboise, à l’érable du Domaine Small dans Lotbinière, au caramel maison… et des ajouts sucrés tels meringue au gingembre, cake à l’érable ou à la camerise (ce dernier à l’apparence de mousse), fruits frais, popcorn ou guimauve à l’érable, lichen cristallisé (surprenant!), pâte de fruits au bleuet, granola maison, etc.

Fait à noter : toutes les cuillères de dégustation sont en bois, dans un souci de diminuer l’usage du plastique.

La Capitale

Réouverture du Toast! après six mois d’inactivité

Après six mois d’inactivé, dus à l’incendie du 18 décembre, le restaurant Toast! rouvre ses portes dans un décor repensé mettant en valeur le cachet du Vieux-Québec.

Les deux propriétaires du restaurant Toast! , situé sur la rue Sault-au-Matelot, Stéphane D’Anjou et le chef Christian Lemelin avaient le sourire, lundi midi, à quelques heures de recevoir leurs premiers clients dans la nouvelle salle à manger. 

«On était tellement désolé de tout ce qui se passait. Désolé des réservations qu’on n’allait pas pouvoir honorer. On a essayé de rediriger les clients pour qu’ils célèbrent Noël et leur party», explique M. Lemelin, qui ressent un grand bonheur après tous ces mois d’angoisse et de défis.

Pénurie de main-d’œuvre

La plus grande crainte pour les deux propriétaires était de ne pas retrouver leurs employés et leurs clients.

Affaires

Pénurie de main-d'oeuvre: Chez Jules ferme pendant une journée

Alors que le Festival d’été de Québec bat son plein et que la capitale est envahie par les touristes, un restaurant du Vieux-Québec fermera ses portes pour une journée vendredi.

Au restaurant Chez Jules, ce n’est pas les clients qui manquent, mais le personnel.

Et les braves salariés qui tiennent le fort sont à bout de souffle.

«J’ai tout simplement décidé de leur accorder un congé», explique Marc-Antoine Doré, le copropriétaire de Couillard, Fils et Compagnie, l’entreprise à qui appartient le restaurant de la rue Sainte-Anne.

«Cette journée-là, ils ne recevront pas un appel à la maison pour leur demander de venir remplacer au pied levé des collègues qui ont tout bonnement choisi de ne pas se pointer au travail. 

Une situation qui se produit trop souvent et qui tape sur les nerfs de ceux et celles qui sont toujours au poste et qui ne disent jamais un mot plus haut que l’autre.»

Cette journée-là, le restaurateur sait qu’il va perdre des sous. Quelques milliers de dollars. C’est le prix à payer, selon lui, pour permettre à sa quarantaine de travailleurs de refaire leurs forces.

Il n’écarte pas la possibilité de répéter l’expérience dans les semaines à venir s’il le faut.

Aussi copropriétaire de plusieurs commerces, Marc-Antoine Doré ne se souvient pas du jour au cours duquel il a pu compter sur tout son personnel. «Il manque toujours quelqu’un.»

Et le recrutement est un exercice pénible.

«Récemment, j’avais réservé une partie de mon après-midi pour rencontrer cinq candidats afin de pourvoir des postes de plongeur. Un seul s’est pointé à l’entrevue. C’est désespérant», déplore M. Doré. C’est sans compter ceux et celles qui sont embauchés et qui font rapidement faux bond à leur nouvel employeur.

Marc-Antoine Doré entend les gérants d’estrade qui affirment que les restaurateurs sont les victimes de leurs malheurs parce qu’ils s’obstinent à offrir de bas salaires à leurs employés. «Chez nous, les frais de main-d’oeuvre composent 41 % de nos coûts. Ailleurs, ça tourne souvent aux alentours de 30 à 33%. Écoutez, je donne tout ce que je peux à mes employés.»

Avec son coup d’éclat, le copropriétaire de Chez Jules espère attirer l’attention des politiciens afin qu’ils abattent les règles bureaucratiques abusives concernant le recours aux travailleurs immigrants et qu’ils repoussent la rentrée dans les écoles afin que les commerçants puissent compter sur la main-d’oeuvre nécessaire pendant la durée de la saison touristique.

Le partage des pourboires, une solution?

Au restaurant Chic-Alors, dans l’arrondissement de Sainte-Foy–Sillery–Cap-Rouge, la directrice peine surtout à trouver des plongeurs. «C’est exigeant. C’est difficile. Il fait chaud et ça va vite.»

«Dès que je reçois un CV, je passe immédiatement le candidat en entrevue. S’il fait l’affaire, je lui propose immédiatement un emploi. Je ne peux pas me permettre de le perdre aux mains d’un autre employeur», expose Mélissa Boily.

Chic-Alors n’a pas eu à fermer ses portes temporairement en raison de la pénurie de personnel. «L’automne dernier, nous avons vécu une situation exceptionnelle et nous avons été obligés de fermer des sections.»

«En général, nous nous tirons assez bien d’affaire. Nous avons une politique qui permet une rotation des tâches entre les serveurs et les cuisiniers. C’est apprécié par notre monde. Ainsi, les livreurs et les cuisiniers se partagent les pourboires. Ceci évite souvent le mécontentement des gens qui travaillent dans les cuisines et qui n’ont pas accès aux pourboires», explique Mélissa Boily.

Télévision

Andrée-Ann, l’heureuse troisième des «Chefs!»

Andrée-Ann Lachance est aux anges. Pas seulement parce qu’elle est chef d’équipe au Ciel! Bistro-Bar tournant, le restaurant aérien de l’hôtel Le Concorde Québec, mais aussi parce que la jeune femme de 28 ans ne s’imaginait jamais se rendre en finale des «Chefs!», diffusée lundi sur ICI Radio-Canada Télé. «Ça fait seulement quatre ans que je suis en restauration. Contrairement aux autres, je n’ai jamais fait de cuisine gastronomique», confie-t-elle au Soleil, enchantée de l’expérience.

Arrivée bonne troisième, la seule femme à se rendre en finale a malheureusement été éliminée après les entrées, selon un règlement un peu ingrat de la compétition. «Ça aurait été intéressant que les juges goûtent à l’ensemble des plats», déplore-t-elle.

Restaurants

Le Laurie Raphaël ferme à Montréal, le comptoir La Serre fait des petits à Québec

En fin de journée mardi, le Groupe Laurie Raphaël annonçait la fermeture, en septembre, de son restaurant installé dans l’hôtel Le Germain Montréal. Du même souffle, l’entreprise révélait ouvrir un deuxième comptoir La Serre à la Pyramide de Sainte-Foy, en août, et une troisième succursale d’ici la fin de l’année.

«Notre bail termine le 30 septembre. Nous avons également su que Le Germain Montréal ferait de grandes rénovations et fermerait d’octobre à mai 2019», explique Suzanne Gagnon, cheffe de la direction du Groupe Laurie Raphaël, en entrevue téléphonique. Après consultation, l’entreprise familiale qu’elle a cofondée avec son conjoint, le chef de renom Daniel Vézina, a décidé de concentrer ses énergies sur la maison mère et le comptoir santé La Serre dans le Vieux-Port de Québec et de faire évoluer la marque dans la capitale.

«C’est une décision d’affaires», poursuit Suzanne Gagnon, en ajoutant que les 35 employés de la métropole ont appris la nouvelle en après-midi. La direction salue leur «dévouement exemplaire» et assure offrir son soutien dans la recherche d’emploi.

«On a l’intention de mettre une belle boucle dorée sur la fermeture et de faire ça avec la même passion et la même énergie que nous avons déployée dans les 11 dernières années.» La cofondatrice rappelle qu’elle et son conjoint parcourent l’autoroute 20 entre Québec et Montréal depuis tout ce temps, en plus de cumuler d’autres projets.

Leurs enfants, Raphaël et Laurie-Alex, devenus associés respectivement en 2013 et en 2017, sont par ailleurs installés dans la région de Québec et ont envie d’y poursuivre leur développement, mentionne leur mère.

Faire «popper» La Serre

Le Soleil écrivait cet automne que le comptoir santé prêt-à-manger et prêt-à-apporter La Serre ferait «des petits» en 2018. Mais aucun emplacement n’avait encore transpiré.  On sait maintenant que la Pyramide de Sainte-Foy accueillera dans deux mois sa succursale de jus frais, muffins, salades et petits repas. 

Avec plus de 60 000 étudiants alentour et une clientèle «qui faisait des détours pour venir chercher nos chips de kale et nos boules énergétiques» dans le Vieux-Port, le Groupe Laurie Raphaël tenait à desservir ce secteur.

Deux ou trois autres scénarios sont à l’étude pour ouvrir une troisième adresse d’ici le 31 décembre. «On va voir ce qui se présente et ce qui est le plus cohérent avec notre marque», indique Suzanne Gagnon.

En 2016, La Serre se greffait au restaurant Laurie Raphaël de Québec, situé coin Dalhousie et quai Saint-André. L’établissement lancé en 1991 avait alors subi d’importantes rénovations et passait de 70 à 30 places. Une façon d’offrir une expérience gastronomique rehaussée et de faire de la place au petit nouveau. «Ça fait deux ans qu’on le met au point, et là, on se sent prêt à le faire popper», illustre Suzanne Gagnon.

L'actuel comptoir La Serre, qui partage la cuisine centrale du Laurie Raphaël Québec pour sa production, aura bientôt le champ libre le midi. Après la Fête nationale, la grande table n'ouvrira plus qu'en soirée, sept soirs par semaine durant l'été et cinq soirs par semaine durant l'hiver. 

En plus du volet restauration, l’entreprise a fait savoir que le chef Daniel Vézina poursuivra son partenariat avec Air Transat et ses projets «avec les médias». Sans pouvoir dire si l’émission Les chefs! coanimée par son conjoint reviendra l’an prochain, Suzanne Gagnon parle d’une «belle saison», conclue lundi soir avec le couronnement d’Antoine Baillargeon.

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LE GROUPE GERMAIN INVESTIT 20 MILLIONS $ À MONTRÉAL

L’hôtelier québécois Groupe Germain Hôtels annonce la rénovation de son Hôtel Le Germain situé au centre-ville de Montréal. Il s'agit d'un investissement de 20 millions $. «Cette transformation majeure permettra à l’Hôtel Le Germain Montréal de rehausser l’expérience de nos invités, en plus de demeurer compétitif devant le formidable essor dont nous sommes présentement témoins dans l’industrie hôtelière à Montréal», a indiqué Christiane Germain, cofondatrice et coprésidente de Groupe Germain Hôtels. «Le projet comprendra des travaux de réfection tant niveau du bâtiment extérieur qu’à l’intérieur de l’hôtel. L'établissement arborera une devanture coiffée d’une splendide marquise extérieure alors que son lobby, son restaurant et son bar seront entièrement réaménagés. L’édifice ayant été construit en 1967, la revitalisation des chambres sera inspirée des années soixante-dix en guise d’hommage à cette période iconique», décrit l'hôtelier dans un comminiqué de presse. Le Soleil

Affaires

Les parents peuvent maintenant boire sur une terrasse avec des enfants jusqu’à 22h

QUÉBEC - Il est maintenant possible d’acheter de la bière dans les dépanneurs dès 7 h du matin ou, pour des parents, de siroter un verre de vin sur une terrasse avec leurs enfants mineurs jusqu’à 22 h.

C’est ce que permet le projet de loi 170 adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale, mardi.

Cette pièce législative simplifie le régime de permis d’alcool et devrait faciliter la vie des établissements et des consommateurs, comme le demandaient depuis des années les restaurateurs.

Le gouvernement se prive ainsi d’une partie des revenus provenant de l’émission des permis, une somme non chiffrée, mais selon lui, il s’agit en quelque sorte d’un investissement en faveur de l’industrie de la restauration.

En effet, le régime actuel interdisait aux parents de se trouver sur une terrasse avec leurs enfants mineurs après 20 h. Ou encore, autre exemple, des pêcheurs qui partaient en excursion ne pouvaient acheter de l’alcool avant 8 h dans les épiceries ou dépanneurs.

Le projet de loi permet aussi:

-la consommation d’alcool dans un restaurant sans commander de repas;

-la consommation de boissons alcoolisées dans les aires communes d’un établissement d’hébergement, comme le lobby d’un hôtel;

-la préparation à l’avance des consommations en prévision d’un fort achalandage;

-la mise en place d’un permis saisonnier dont la valeur sera modulée en fonction de la durée, ce qui permettrait par exemple à des clubs de golf ou des pourvoiries d’épargner;

-l’instauration d’un permis de livraison, pour que des restaurants puissent non seulement livrer leurs repas, mais aussi les boissons alcoolisées qui apparaissent sur leur menu;

-une formation sur la consommation responsable serait prévue pour les propriétaires ou directeurs des établissements.

En février dernier, l’organisme de prévention Éduc’alcool s’était opposé au dépôt du projet de loi 170, estimant que le gouvernement avait capitulé devant le lobby des restaurateurs.

Dans un communiqué, le directeur général de l’organisme, Hubert Sacy, avait affirmé que le projet de loi constituait un refus délibéré et conscient de tenir compte de la sécurité routière et de la sécurité publique.

Note aux lecteurs: Ceci est une version corrigée. La version précédente indiquait que boire sur une terrasse avec des enfants est permis jusqu’à 23h, alors que c’est plutôt jusqu’à 22h.

Restaurants

Le Café Krieghoff sur Maguire ferme ses portes

La succursale du Café Krieghoff située sur l’avenue Maguire fermera ses portes à 16h dimanche, la propriétaire Kathy Rioux étant déçue de l’achalandage huit mois après son ouverture.

«C’est une décision d’affaires. L’achalandage n’était pas au rendez-vous et quand on est dans les affaires, on ne veut pas s’embourber. J’ai décidé de me concentrer sur ce qui fonctionne, c’est-à-dire le Café Krieghoff de la rue Cartier qui est en place depuis 40 ans», a expliqué Mme Rioux, indiquant que le Krieghoff de Cartier n’était aucunement en danger.

Mme Rioux insiste également pour dire que, contrairement à d’autres établissements, ce n’est pas la pénurie de main-d’oeuvre dans la restauration qui a eu raison du Krieghoff sur Maguire.

Personne sans emploi

«Nous avons tout ce qu’il faut en matière d’employés. D’ailleurs, certains seront relocalisés sur Cartier alors que tous les autres ont déjà trouvé du travail ailleurs. D’autres restaurants ont été très heureux de les accueillir», précise-t-elle, fière de ne laisser personne sans emploi. 

Alors que plusieurs commerçants de l’avenue Maguire déplorent la présence de parcomètres qui nuiraient à l’achalandage, Mme Rioux a refusé de mettre cette fermeture uniquement sur le dos de ces gobe-sous.

«Ça va bien au-delà des parcomètres... Je ne veux pas dénigrer Maguire, c’est une super belle rue avec de beaux commerces, mais il faut que ça lève. J’ai tout essayé : des soirées jazz, des déjeuners et des brunchs durant le Carnaval, j’ai fait venir le Père Noël, mais une fois les activités terminées, l’endroit se vidait. Contrairement à Cartier où ça bouge beaucoup, ici, c’est davantage un quartier résidentiel», analyse la propriétaire.

Pas généralisé

Même s’il a qualifié l’annonce de «triste nouvelle», Patrick Lemaire, directeur général de la Société de développement commercial (SDC) de l’avenue Maguire, a tenu à préciser que la fermeture de Krieghoff n’était pas le portrait généralisé de la restauration dans le secteur.

«À l’heure actuelle, j’ai parlé à plusieurs propriétaires de restaurants et la dernière année a été très bonne, notamment pour Pizzeria NO.900, le Montego, Tapas & Liège et Bagel Maguire. Il y a même un nouveau restaurant portugais, Lio Festa, qui s’en vient et qui croit beaucoup à Maguire», indique-t-il.

Le projet immobilier et commercial d’Immostar inspire aussi beaucoup la SDC. «On parle d’un «mix» avec des condos haut de gamme et des commerces en bas. Maguire a vraiment repris sa vitesse de croisière. Je sais aussi que le local du Café Krieghoff pourrait être très prisé puisque le propriétaire discute déjà avec un commerce qui pourrait être intéressé», poursuit M. Lemaire.

Par ailleurs, la propriétaire du Café Castelo, qui possède aussi des établissements sur Maguire et Cartier, estime elle aussi que les affaires sont bonnes sur l’avenue Maguire. «Ça fait 21 ans qu’on est sur Maguire et 16 ans sur Cartier et on ne voit aucune différence entre la clientèle des deux commerces. Ce sont des gens qui recherchent la qualité. On a aussi de plus en plus de jeunes familles et d’étudiants, donc non, on ne sent pas que la clientèle de l’avenue Maguire est vieillissante», a déclaré Mme Anya Okuka.

«C’est dommage pour le Krieghoff, mais nous, au contraire, on adore Maguire et Cartier et les affaires vont bien dans les deux établissements», conclut-elle.