Restaurants

Le Laurie Raphaël ferme à Montréal, le comptoir La Serre fait des petits à Québec

En fin de journée mardi, le Groupe Laurie Raphaël annonçait la fermeture, en septembre, de son restaurant installé dans l’hôtel Le Germain Montréal. Du même souffle, l’entreprise révélait ouvrir un deuxième comptoir La Serre à la Pyramide de Sainte-Foy, en août, et une troisième succursale d’ici la fin de l’année.

«Notre bail termine le 30 septembre. Nous avons également su que Le Germain Montréal ferait de grandes rénovations et fermerait d’octobre à mai 2019», explique Suzanne Gagnon, cheffe de la direction du Groupe Laurie Raphaël, en entrevue téléphonique. Après consultation, l’entreprise familiale qu’elle a cofondée avec son conjoint, le chef de renom Daniel Vézina, a décidé de concentrer ses énergies sur la maison mère et le comptoir santé La Serre dans le Vieux-Port de Québec et de faire évoluer la marque dans la capitale.

«C’est une décision d’affaires», poursuit Suzanne Gagnon, en ajoutant que les 35 employés de la métropole ont appris la nouvelle en après-midi. La direction salue leur «dévouement exemplaire» et assure offrir son soutien dans la recherche d’emploi.

«On a l’intention de mettre une belle boucle dorée sur la fermeture et de faire ça avec la même passion et la même énergie que nous avons déployée dans les 11 dernières années.» La cofondatrice rappelle qu’elle et son conjoint parcourent l’autoroute 20 entre Québec et Montréal depuis tout ce temps, en plus de cumuler d’autres projets.

Leurs enfants, Raphaël et Laurie-Alex, devenus associés respectivement en 2013 et en 2017, sont par ailleurs installés dans la région de Québec et ont envie d’y poursuivre leur développement, mentionne leur mère.

Faire «popper» La Serre

Le Soleil écrivait cet automne que le comptoir santé prêt-à-manger et prêt-à-apporter La Serre ferait «des petits» en 2018. Mais aucun emplacement n’avait encore transpiré.  On sait maintenant que la Pyramide de Sainte-Foy accueillera dans deux mois sa succursale de jus frais, muffins, salades et petits repas. 

Avec plus de 60 000 étudiants alentour et une clientèle «qui faisait des détours pour venir chercher nos chips de kale et nos boules énergétiques» dans le Vieux-Port, le Groupe Laurie Raphaël tenait à desservir ce secteur.

Deux ou trois autres scénarios sont à l’étude pour ouvrir une troisième adresse d’ici le 31 décembre. «On va voir ce qui se présente et ce qui est le plus cohérent avec notre marque», indique Suzanne Gagnon.

En 2016, La Serre se greffait au restaurant Laurie Raphaël de Québec, situé coin Dalhousie et quai Saint-André. L’établissement lancé en 1991 avait alors subi d’importantes rénovations et passait de 70 à 30 places. Une façon d’offrir une expérience gastronomique rehaussée et de faire de la place au petit nouveau. «Ça fait deux ans qu’on le met au point, et là, on se sent prêt à le faire popper», illustre Suzanne Gagnon.

L'actuel comptoir La Serre, qui partage la cuisine centrale du Laurie Raphaël Québec pour sa production, aura bientôt le champ libre le midi. Après la Fête nationale, la grande table n'ouvrira plus qu'en soirée, sept soirs par semaine durant l'été et cinq soirs par semaine durant l'hiver. 

En plus du volet restauration, l’entreprise a fait savoir que le chef Daniel Vézina poursuivra son partenariat avec Air Transat et ses projets «avec les médias». Sans pouvoir dire si l’émission Les chefs! coanimée par son conjoint reviendra l’an prochain, Suzanne Gagnon parle d’une «belle saison», conclue lundi soir avec le couronnement d’Antoine Baillargeon.

***

LE GROUPE GERMAIN INVESTIT 20 MILLIONS $ À MONTRÉAL

L’hôtelier québécois Groupe Germain Hôtels annonce la rénovation de son Hôtel Le Germain situé au centre-ville de Montréal. Il s'agit d'un investissement de 20 millions $. «Cette transformation majeure permettra à l’Hôtel Le Germain Montréal de rehausser l’expérience de nos invités, en plus de demeurer compétitif devant le formidable essor dont nous sommes présentement témoins dans l’industrie hôtelière à Montréal», a indiqué Christiane Germain, cofondatrice et coprésidente de Groupe Germain Hôtels. «Le projet comprendra des travaux de réfection tant niveau du bâtiment extérieur qu’à l’intérieur de l’hôtel. L'établissement arborera une devanture coiffée d’une splendide marquise extérieure alors que son lobby, son restaurant et son bar seront entièrement réaménagés. L’édifice ayant été construit en 1967, la revitalisation des chambres sera inspirée des années soixante-dix en guise d’hommage à cette période iconique», décrit l'hôtelier dans un comminiqué de presse. Le Soleil

Affaires

Les parents peuvent maintenant boire sur une terrasse avec des enfants jusqu’à 22h

QUÉBEC - Il est maintenant possible d’acheter de la bière dans les dépanneurs dès 7 h du matin ou, pour des parents, de siroter un verre de vin sur une terrasse avec leurs enfants mineurs jusqu’à 22 h.

C’est ce que permet le projet de loi 170 adopté à l’unanimité par l’Assemblée nationale, mardi.

Cette pièce législative simplifie le régime de permis d’alcool et devrait faciliter la vie des établissements et des consommateurs, comme le demandaient depuis des années les restaurateurs.

Le gouvernement se prive ainsi d’une partie des revenus provenant de l’émission des permis, une somme non chiffrée, mais selon lui, il s’agit en quelque sorte d’un investissement en faveur de l’industrie de la restauration.

En effet, le régime actuel interdisait aux parents de se trouver sur une terrasse avec leurs enfants mineurs après 20 h. Ou encore, autre exemple, des pêcheurs qui partaient en excursion ne pouvaient acheter de l’alcool avant 8 h dans les épiceries ou dépanneurs.

Le projet de loi permet aussi:

-la consommation d’alcool dans un restaurant sans commander de repas;

-la consommation de boissons alcoolisées dans les aires communes d’un établissement d’hébergement, comme le lobby d’un hôtel;

-la préparation à l’avance des consommations en prévision d’un fort achalandage;

-la mise en place d’un permis saisonnier dont la valeur sera modulée en fonction de la durée, ce qui permettrait par exemple à des clubs de golf ou des pourvoiries d’épargner;

-l’instauration d’un permis de livraison, pour que des restaurants puissent non seulement livrer leurs repas, mais aussi les boissons alcoolisées qui apparaissent sur leur menu;

-une formation sur la consommation responsable serait prévue pour les propriétaires ou directeurs des établissements.

En février dernier, l’organisme de prévention Éduc’alcool s’était opposé au dépôt du projet de loi 170, estimant que le gouvernement avait capitulé devant le lobby des restaurateurs.

Dans un communiqué, le directeur général de l’organisme, Hubert Sacy, avait affirmé que le projet de loi constituait un refus délibéré et conscient de tenir compte de la sécurité routière et de la sécurité publique.

Note aux lecteurs: Ceci est une version corrigée. La version précédente indiquait que boire sur une terrasse avec des enfants est permis jusqu’à 23h, alors que c’est plutôt jusqu’à 22h.

Restaurants

Le Café Krieghoff sur Maguire ferme ses portes

La succursale du Café Krieghoff située sur l’avenue Maguire fermera ses portes à 16h dimanche, la propriétaire Kathy Rioux étant déçue de l’achalandage huit mois après son ouverture.

«C’est une décision d’affaires. L’achalandage n’était pas au rendez-vous et quand on est dans les affaires, on ne veut pas s’embourber. J’ai décidé de me concentrer sur ce qui fonctionne, c’est-à-dire le Café Krieghoff de la rue Cartier qui est en place depuis 40 ans», a expliqué Mme Rioux, indiquant que le Krieghoff de Cartier n’était aucunement en danger.

Mme Rioux insiste également pour dire que, contrairement à d’autres établissements, ce n’est pas la pénurie de main-d’oeuvre dans la restauration qui a eu raison du Krieghoff sur Maguire.

Personne sans emploi

«Nous avons tout ce qu’il faut en matière d’employés. D’ailleurs, certains seront relocalisés sur Cartier alors que tous les autres ont déjà trouvé du travail ailleurs. D’autres restaurants ont été très heureux de les accueillir», précise-t-elle, fière de ne laisser personne sans emploi. 

Alors que plusieurs commerçants de l’avenue Maguire déplorent la présence de parcomètres qui nuiraient à l’achalandage, Mme Rioux a refusé de mettre cette fermeture uniquement sur le dos de ces gobe-sous.

«Ça va bien au-delà des parcomètres... Je ne veux pas dénigrer Maguire, c’est une super belle rue avec de beaux commerces, mais il faut que ça lève. J’ai tout essayé : des soirées jazz, des déjeuners et des brunchs durant le Carnaval, j’ai fait venir le Père Noël, mais une fois les activités terminées, l’endroit se vidait. Contrairement à Cartier où ça bouge beaucoup, ici, c’est davantage un quartier résidentiel», analyse la propriétaire.

Pas généralisé

Même s’il a qualifié l’annonce de «triste nouvelle», Patrick Lemaire, directeur général de la Société de développement commercial (SDC) de l’avenue Maguire, a tenu à préciser que la fermeture de Krieghoff n’était pas le portrait généralisé de la restauration dans le secteur.

«À l’heure actuelle, j’ai parlé à plusieurs propriétaires de restaurants et la dernière année a été très bonne, notamment pour Pizzeria NO.900, le Montego, Tapas & Liège et Bagel Maguire. Il y a même un nouveau restaurant portugais, Lio Festa, qui s’en vient et qui croit beaucoup à Maguire», indique-t-il.

Le projet immobilier et commercial d’Immostar inspire aussi beaucoup la SDC. «On parle d’un «mix» avec des condos haut de gamme et des commerces en bas. Maguire a vraiment repris sa vitesse de croisière. Je sais aussi que le local du Café Krieghoff pourrait être très prisé puisque le propriétaire discute déjà avec un commerce qui pourrait être intéressé», poursuit M. Lemaire.

Par ailleurs, la propriétaire du Café Castelo, qui possède aussi des établissements sur Maguire et Cartier, estime elle aussi que les affaires sont bonnes sur l’avenue Maguire. «Ça fait 21 ans qu’on est sur Maguire et 16 ans sur Cartier et on ne voit aucune différence entre la clientèle des deux commerces. Ce sont des gens qui recherchent la qualité. On a aussi de plus en plus de jeunes familles et d’étudiants, donc non, on ne sent pas que la clientèle de l’avenue Maguire est vieillissante», a déclaré Mme Anya Okuka.

«C’est dommage pour le Krieghoff, mais nous, au contraire, on adore Maguire et Cartier et les affaires vont bien dans les deux établissements», conclut-elle.

Restaurants

La Tanière renaîtra à la place Royale

Ce n’est pas sous une, mais bien trois enseignes — La Tanière, L’Orygine et Kerrmess — que la Tanière rouvrira ses portes, après quatre ans de dormance, à l’été et l’automne, déplaçant du même coup ses activités à la place Royale.

Table cinq diamants située dans le rang Saint-Ange jusqu’à sa fermeture en 2014, La Tanière et ses deux autres nouvelles entités seront abritées dans le même complexe où prenait anciennement place les Voûtes du Cavour. L’Orygine et Kerrmess ouvriront leurs portes en juillet, alors que La Tanière suivra à l’automne.

De nouveaux visages seront aux commandes des cuisines des trois enseignes. Le chef François-Emmanuel Nicol, qui participait à l’émission Les chefs! en 2017, aura la mission de faire revivre la mythique cuisine de La Tanière, fondée par Laurier Therrien et Chantale Miclette en 1977, puis reprise par Frédéric Laplante et Karen Therrien, de 2002 à 2014.

Une visite à La Tanière nécessitera une réservation préalable, à un mois d’avis, sur Internet. On y promet une immersion dans «un univers méconnu hors norme et avant-gardiste où l’expérience sensorielle laissera place aux essences de notre sol».

Bistro organique

La jeune cheffe Sabrina Lemay dirigera quant à elle L’Orygine. On dit du nouveau bistro organique qu’il «respirera la simplicité et la fraîcheur avec ses plats créatifs inspirés d’un mode de vie moderne».

Finalement, l’«éclosion sucrée» Kerrmess fera appel au côté ludique de ses clients avec ses «sucreries aussi décadentes qu’éclatées». Au lieu des traditionnels classiques chocolatés et vanillés, son menu proposera, au gré des saisons, des gâteries à base de nouveaux parfums tels que la camerise, le sapin et le poivre des dunes.

«Nous sommes extrêmement heureux de dévoiler ce projet d’envergure sur lequel nous travaillons concrètement depuis plusieurs mois, mais qui mijote dans les têtes de Karen et moi depuis plusieurs années! C’est important pour nous de répondre aux besoins et aux demandes de nos clients, mais également de faire preuve de leadership et d’avant-garde sur la scène gastronomique», a commenté le chef propriétaire du Groupe La Tanière, Frédéric Laplante.

Le duo Roxan Bourdelais et Philippe Veilleux, qui a fait sa marque au Ritz-Carlton à Montréal, assurera la direction de la restauration du Groupe La Tanière.

En région

Le combat de la cheffe St-Pierre

RIMOUSKI — Derrière la femme extravertie, rieuse et d’un dynamisme à en donner le tournis, la cheffe Colombe St-Pierre livre un âpre combat pour une cuisine identitaire québécoise, bien ancrée dans sa région. Établie dans le secteur du Bic, à Rimouski, la copropriétaire du restaurant gastronomique Chez Saint-Pierre revendique une meilleure accessibilité aux produits régionaux. Parcours atypique d’une battante sacrée cheffe de l’année au premier gala des Lauriers.

Rencontrée dans son antre, la colorée restauratrice m’accueille à bras ouverts en me serrant dans ses bras comme une vieille amie. Depuis son apparition à l’émission Tout le monde en parle, dimanche, le téléphone ne dérougit pas. Sa boîte vocale déborde. C’est du jamais-vu à cette période de l’année. Les réservations rentrent déjà pour juin et juillet. «Les gens me demandent d’où je sors, dit-elle en riant. Ça fait pourtant 15 ans que j’ai mon restaurant!» Réputée parmi les meilleurs chefs au monde, la quadragénaire garde néanmoins la tête froide et son naturel attachant.

Même si elle n’en est pas à sa première récompense, Colombe St-Pierre ressent une grande fierté d’avoir remporté le grand prix lors du gala des Lauriers de la gastronomie québécoise, qui s’est déroulé à Mont­réal le 16 avril. «J’ai travaillé hyper fort, mais je ne demandais rien, précise-t-elle bien humblement. Je n’ai jamais attendu les reconnaissances. J’étais déjà contente d’être nominée. Mais, depuis deux ans, je vois combien les professionnels de l’industrie sont avec moi. La reconnaissance de mes pairs et le fait d’être reconnue parmi mes mentors comme Normand Laprise, c’est tellement énergisant et rassurant! C’est un amas d’amour! Ce qu’on reconnaissait aussi, ce soir-là, c’était l’identité gastronomique québécoise. C’est cool pour la région.»

L’héritage de ses aïeules

Lorsqu’elle est montée sur scène pour recevoir son prix, la jeune cheffe en a profité pour livrer son message. «La difficulté financière des chefs, il ne faut pas s’en cacher, déplore-t-elle. Quand tu as envie de faire de la cuisine identitaire, c’est un chemin semé d’embûches. Ça coûte cher. L’accessibilité aux produits, c’est le gros problème. On a besoin d’aide, si on veut que ça continue. Les consommateurs et les gouvernements doivent se donner une vision, un projet de société.» Selon elle, il faudrait développer un certain «chauvinisme alimentaire».

Née le 26 octobre 1977, Colombe est la seule fille d’une famille de trois enfants. Le père, Daniel, étant gardien de phare, la famille vivait sur l’île Bicquette, dans l’estuaire du Saint-Laurent. L’hiver, la famille résidait dans le 3e Rang du Bic. «J’ai eu tellement d’amour, se souvient-elle. Ma mère était tellement présente, amoureuse, pragmatique et cartésienne. Tandis que mon père, c’était l’artiste, le livre ouvert.»

La Capitale

Tourlou, Stéphanie Bois-Houde!

L’œil bleu et vif, la bouclette insolente, notre collègue et amie Stéphanie Bois-Houde n’est plus. La critique gastronomique du Soleil a été emportée par une longue maladie le 20 avril, à seulement 47 ans.

Vous l’avez suivie dans nos pages pendant 16 ans pour découvrir une nouvelle adresse gourmande ou réessayer un restaurant établi. Elle est partie aussi discrètement qu’elle visitait les petites et grandes tables de la capitale, réservées sous des noms d’emprunt, comme Sophie Tremblay.

Ceux qui l’accompagnaient dans sa quête épicurienne, «l’ami(e)», «l’homme», «fiston», ont pu remarquer sa rigueur. Le calepin caché sous la nappe. Les notes prises à la dérobée. Elle pigeait dans toutes les assiettes pour déceler la subtilité des arômes, évaluer l’onctuosité d’une sauce, relever un manque de sel.

Jamais son sens critique ne l’a quittée. Il fallait l’entendre débattre avec la nutritionniste de l’hôpital qui lui proposait un grilled cheese. «Quand on connaît ceux de Chez Boulay, avec le pain moelleux et le fromage qui dégouline partout, non merci!»

Dans Le Soleil, elle saupoudrait ses critiques hebdomadaires de références à un film ou à une chanson, appréciait ou non la musique ambiante, décrivait avec précision et couleur les décors, jaugeait le service, la gentillesse, l’efficacité, se permettait quelques conseils pratiques et constructifs. 

Dans son guide Solutions Restos, publié en 2008 (Éditions La Presse), elle remercie sa mère, qui lui a vite cédé sa cuisine et a été son «premier cobaye». Sa grand-mère, qui lui a transmis son «goût du bon, du chic et du beau». Et Carmella, une voisine et la mère de ses amies, qui lui a appris à cuisiner italien lorsqu’elle était enfant.

Stéphanie a été nourrie par une autre grande passion dans sa vie. Sans le savoir, vous l’avez sans doute déjà croisée au cinéma Le Clap. Comme adjointe à la programmation, rédactrice en chef du magazine ou simple cinéphile, assise dans l’obscurité.

Elle a aussi consacré ses dernières années à créer des expositions à la Bibliothèque de l’Université Laval. Ses collègues et elle ont fait (re)découvrir les origines du film noir, l’émission Femme d’aujourd’hui, diffusée de 1965 à 1982 à l’antenne de Radio-Canada, et quelques pièces des réserves de l’Université Laval à travers un cabinet de curiosités… dont un spécimen très rare d’orignal albinos, abattu par Aimé Imbeault en Abitibi, et empaillé par Holt Renfrew en 1949!

Son humour, ses réparties, son bon goût, sa plume, sa culture et sa compagnie nous manquent déjà énormément. Toute l’équipe du Soleil offre ses pensées et ses sincères condoléances à son mari, aussi un collègue, Gilles Carignan, à son fils Xavier, aux membres de sa famille et à ses nombreux amis. 

Comme tu disais souvent, Steph : «Allô, ici la Terre!» M’entends-tu? Bise et bon voyage, ma belle amie.

LIRE AUSSI : Le Guide Restos Québec 2011: pour le plaisir de (bien!) manger

+

Restaurants

Une taverne irlandaise dans Limoilou

La taverne irlandaise Le Trèfle, située rue Ontario Est à Mont­réal, fait des petits. Deux nouvelles succursales verront le jour en 2018, soit à Verdun d’ici peu et à Québec à l’automne, dans le quartier Limoilou.

«C’est un pub de quartier, on y va par coup de cœur pour l’emplacement», indique le comédien Rémi-Pierre Paquin, associé dans le projet, qui a déjà habité à Québec. Le Trèfle sera situé dans un nouvel immeuble en construction sur la 3e Avenue, à la hauteur de la 7e Rue — là où se trouvait auparavant Fourrures Falardeau.

La taverne pourra accueillir près de 100 personnes et aura «une devanture en bois avec de grandes fenêtres qui s’ouvrent sur une belle terrasse», révèle M. Paquin. «Ce sera une “vieille taverne” dans ce sens qu’on va utiliser de vieux matériaux. Il y aura un grand bar, des boiseries. On veut que ce soit organique, avec une âme.»

On y trouvera bien sûr à boire : une centaine de sortes de bières et environ le même nombre de whisky, scotch et bourbon, 32 lignes de bière en fût — «des classiques irlandais et des microbrasseries québécoises» — sans oublier des vins et cocktails.

Le Trèfle se démarque aussi par son offre dans l’assiette : «on a un menu élaboré, une cuisine plus l’fun que la cuisine de pub. [À Montréal] on a ben du monde qui ont d’abord commencé à triper sur la bouffe. On a des plats à l’ardoise, un menu d’été… On offre une cuisine irlandaise, mais sans être puriste. À Québec, on va partir avec notre menu best of de Mont­réal et on verra.» Des brunchs seront offerts les fins de semaine, et il reste à voir si un menu midi sera éventuellement proposé.

Autre point à ne pas négliger : l’ambiance. «On va mettre de la bonne musique! Je passe pas mal de temps à faire des listes de lectures pour que l’ambiance soit bonne. C’est tellement important!» signale M. Paquin. Et ceux qui aiment veiller tard pourront en profiter jusqu’à 3h du matin. Pour les curieux : facebook.com/letreflehochelaga

La Capitale

Cuisine de rue: Saint-Roch dans la mire

Les propriétaires de camions-restaurants souhaitent pouvoir s’installer sur la rue Saint-Hélène près du parc Jean-Paul L’Allier. Ainsi, le concept de «cuisine de rue» prendrait tout son sens, soutient l’un d’eux.

Les quatre participants à la seconde année du projet pilote ont déposé mercredi leur menu pour le prochain été aux représentants de la Ville de Québec. Le propriétaire de La Zèbre mobile du Côtes-à-Côtes, Nicolas Lavigne, affirme que les camions doivent avoir le droit de stationner au centre-ville, sans quoi le projet n’a rien de la cuisine de rue.

«Nous avons déposé cette demande et nous avons senti de l’ouverture. Je suis confiant. C’est le principe du projet pilote. Nous devons tester la formule en ville», explique-t-il.

En 2017, les camions étaient essentiellement confinés à des parcs en banlieue (la base de plein air de Sainte-Foy, le parc de la plage Jacques-Cartier, le secteur de l’étang de la Côte, dans Beauport, le domaine Maizerets et le parc Victoria). 

Succès mitigé pour cette première expérience. Tellement, que seulement quatre des sept camions retenus au départ ont terminé le projet à l’automne. Les consommateurs n’étaient pas toujours au rendez-vous même si les restaurateurs roulants annonçaient leur présence. De plus, les camions étaient souvent absents à cause de leur participation à des événements privés et dans des festivals, beaucoup plus rentables.

Pour cette seconde année, la Ville a accepté de bonifier le projet de diverses façons. Mais pour M. Lavigne, il manquait toujours l’élément essentiel de la «rue». Il a réitéré jeudi ce qu’il avait déjà confié au Soleil. «Dans la démarche du projet pilote, on doit en profiter pour essayer certains sites plus près du centre-ville. C’est en faisant un essai qu’on va pouvoir tirer des conclusions.»

Il dit comprendre les craintes de certains restaurateurs, mais considère les camions-restaurants comme une offre complémentaire plutôt que comme des concurrents aux établissements qui ont pignon sur rue. 

M. Lavigne envisage d’un bon œil l’ajout de la rue Saint-Hélène. Pour lui, c’est un endroit idéal, situé un peu en marge des artères commerciales, entre deux espaces verts, le parc Jean-Paul L’Allier et Place de l’Université du Québec. Il croit que ça pourrait encourager d’autres propriétaires d’un camion-restaurant à participer à la seconde année du projet lorsque la Ville lancera, possiblement en avril, un nouvel appel d’intérêt.

Les restaurateurs lorgnaient également le parc John Muhn près de la Barberie et un autre, dans le secteur du marché public de Sainte-Foy.

Questionné en marche d’une séance du conseil de la Communauté métropolitaine de Québec vendredi, le maire Régis Labeaume n’a pas voulu commenter l’intérêt des restaurateurs pour le jardin Jean-Paul L’Allier.

Restaurants

Un sommelier des ligues majeures à Québec Exquis!

Avec comme thème les vins du Languedoc, le festival Québec Exquis!, qui aura lieu du 17 au 29 avril, a su marquer le coup en invitant le meilleur sommelier du Québec en 2017, Pier-Alexis Soulière, l’un des deux seuls Québécois à faire partie de la très sélecte Court of Master Sommeliers.

«Le Languedoc est la région la plus excitante du monde, la plus diversifiée et où l’on retrouve parmi les meilleurs jeunes producteurs capables de faire des choses extraordinaires», a lancé M. Soulière lors du dévoilement de la programmation de Québec Exquis! au Musée national des beaux-arts du Québec, mardi. Le sommelier participera entre autres à la dégustation signature du 26 avril pour souligner le 125e anniversaire du Château Frontenac.

Né à Saint-Pierre-Baptiste et ayant grandi à Plessisville, au Centre-du-Québec, Pierre-Alexis Soulière en a fait du chemin durant la décennie qui a suivi son admission à l’École hôtelière de la Capitale en 2007. Il a ensuite été diplômé de l’Institut du tourisme et de l’hôtellerie du Québec, puis de l’Université du Vin de Suze-la-Rousse, en France. Embauché au Dinner by Heston Blumenthal de Londres en 2011, il est passé par New York et Sydney avant d’être embauché au restaurant Manresa du chef David Kinch à Los Gatos, en Californie, où il travaillait jusqu’à il y a quelques mois.

Actualités

Plusieurs tables de Québec en nomination au premier gala Les Lauriers

Les Lauriers de la gastronomie québécoise ont fait connaître leurs nominations en vue de leur premier gala, qui se déroulera à Montréal, le 16 avril. Plusieurs tables de Québec, dont Battuto et Initiale, se retrouvent parmi les 90 finalistes de l'industrie.

Une «brigade» de 1000 professionnels issus de tous les métiers de la gastronomique québécoise — chefs, propriétaires, serveurs, sommeliers, mixologues, artisans, médias — ont été appelés à se prononcer sur les meilleurs de l'industrie dans 15 catégories différentes. Le résultat de la consultation a été dévoilée, mardi.

Parmi les nommés, plusieurs acteurs de la scène gastronomique de Québec ont reçu une accolade.

Table vedette de la capitale, le Battuto est cité dans la catégorie du restaurant de l'année. Son copropriétaire Paul Croteau, lui, est en lice pour le titre de chef pâtissier de l'année.

Autre incontournable de la gastronomie à Québec, Initiale se retrouve sur les rangs à titre de restaurant de l'année, alors que sa copropriétaire Rolande Leclerc est en nomination pour la qualité de son service en salle.

Deux chefs évoluant sur le territoire desservi par Le Soleil, Colombe St-Pierre (Chez St-Pierre, Le Bic) et Frédéric Laplante (Légende par la Tanière, Québec), ont en outre été salués par des nominations dans la catégorie du chef de l'année.

Les sommeliers du Clocher penché Marc Lamarre (sommelier de l'année et service en salle) et du Voisin Pascaline Gouin (révélation de l'année), les pâtissières de La Planque Ann-Rika Martin (révélation de l'année) et de Gaël Vidricaire Pâtisseries Gaël Vidricaire (chef pâtissier de l'année), Québec Exquis! (événement de l'année), ainsi que les copropriétaires Anne et Catherine Monna de Cassis Monna et Filles (artisans de l'année et prix du tourisme gourmand) ont aussi été sélectionnés.

Prix Lauriers du public

Un jury de six personnes présidé par le chef du Château Frontenac Stéphane Modat et la «brigade» des Lauriers détermineront les gagnants qui seront dévoilés lors d'une soirée de gala animée par Christian Bégin, le 16 avril.

Un Prix Lauriers du public sera également décerné à la suite d'un vote qui se tiendra sur les sites lapresse.ca et lauriers.ca, ainsi que sur La Presse+, jusqu'au 31 mars. Parmi les personnalités en nomination: le chef du Laurie Raphaël Daniel Vézina.