«La ville de Burnie, vue de notre balcon.»

Partir vivre... en Tasmanie

Ils viennent du Québec, mais sont partis vivre aux quatre coins du monde. Pour le travail, par amour, pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Le Mag vous les présente et vous décrit leur quotidien. Tranches de vie.

NOM : David McKeown
ÂGE : 32 ans
PROFESSION : «En ce moment, spécialiste marketing chez Caterpillar Underground Mining. J’ai aussi travaillé comme représentant publicitaire pour le journal local et comme vendeur de téléphones cellulaires en arrivant.»

Trajectoire

«J’ai vécu dans la région de Québec la plus grande partie de ma vie. J’ai été marié et j’avais un bon emploi au gouvernement du Québec. Après ma séparation, j’ai eu envie de repartir à neuf. Quand ma nouvelle conjointe australienne, venue apprendre le français, a dû repartir en Australie pour terminer ses études, notre relation a continué “à distance”, jusqu’à ce que je la rejoigne. En 2017, juste avant que je déménage, elle a trouvé un emploi en Tasmanie, où nous vivons aujourd’hui.» 

Raison

«J’ai suivi l’amour à l’étranger. J’ai quitté juste avant mes 30 ans pour pouvoir obtenir un Working Holiday Visa (un programme vacances-travail), ce qui me permettait de vivre en Australie un an sans trop d’obligations. Après la première année, nous avons entamé les démarches menant à une résidence permanente.»

Journée de randonnée à Cradle Mountain

Le plus dur à apprivoiser…

«Vivre en anglais a d’abord été difficile. Bien que j’ai appris l’anglais très jeune, le parler tous les jours a été un défi. De plus, l’accent australien, surtout en Tasmanie, est très différent de l’accent canadien/américain auquel j’étais habitué.»

Aujourd’hui, je vis comme Un Australien parce que...

«C’est un pays extraordinaire, à la fois très similaire au Canada et très différent. Les gens sont plus relax et tout le monde s’appelle par son prénom, ce qui fait vraiment partie de la mateship culture. La nourriture est aussi excellente et le café est sensationnel.»

«Le bout du monde, Arthur River, à deux heures de la maison.»

Je mange...

«Beaucoup! Tout comme la culture, la nourriture est à la fois semblable et différente. On peut manger des fruits et des légumes frais pratiquement toute l’année et la Tasmanie est particulièrement reconnue pour ses fruits de mer. Une particularité culinaire que j’aime beaucoup est le pâté aux pétoncles (scallop pie). Alors que les pétoncles sont un met de luxe presque partout, ils étaient très communs en Tasmanie au point où les habitants les font cuire dans une sauce au curry et en font des pâtés. On déjeune aussi très bien ici (œufs frais, purée d’avocats, saumon fumé, excellent café), et on peut facilement trouver des marchés publics.»

Déjeuner tasmanien! Œufs bénédictine et saumon fumé à chaud.

J’habite...

«À Burnie, au nord-ouest de la Tasmanie. C’est une ancienne ville industrielle qui se convertit tranquillement au tourisme après la disparition de l’usine de pâtes et papiers et des emplois manufacturiers reliés. C’est à une heure et demie de vol de Melbourne ou à quatre heures de route de Hobart, et tout près de plusieurs parcs nationaux, dont l’incroyable Cradle Mountain. Le climat est semblable à celui de la côte ouest-canadienne ou américaine (au nord), donc un maximum de 30 degrés en été et rarement sous zéro en hiver.»

Je m’ennuie...

«Surtout de ma famille et de mes amis, mais relativement peu du reste. J’aimerais parfois avoir un vrai mois d’hiver et des montagnes un peu plus hautes pour pouvoir skier. Sinon, il y a même de bons restaurants de poutine en Tasmanie (ouverts par des Canadiens), donc à part la sauce St-Hubert, j’ai presque tout ce que je veux pour manger.»

«Une journée au travail, quand on visite une mine!»

Je reste branché au Québec en...

«Parlant à ma famille sur Skype et à mes amis sur Messenger et Facebook. Je lis les nouvelles à l’occasion pour voir ce qui se passe, mais je ne m’ennuie vraiment pas de la grande majorité des débats publics québécois!»

Un bon coup de ma ville d’adoption que je rapporterais au Québec...

«La plupart des transports en commun en Australie (qui sont malheureusement presque inexistants à Burnie) fonctionnent avec un principe de «Tap On, Tap Off», ce qui fait que l’on paie la distance parcourue plutôt qu’un tarif fixe. Le tramway est d’ailleurs gratuit au centre-ville de Melbourne, on y voit donc beaucoup moins d’automobiles.»

«Un vrai diable de Tasmanie! Celui-ci a grandi dans une population de remplacement en captivité, à l’abri des tumeurs faciales qui déciment la population sauvage.»

*****

Écrivez-nous!

Vous avez envie de nous raconter votre vie à l'extérieur du Québec? Écrivez-nous à lemag@lesoleil.com, nous pourrions vous fournir notre questionnaire.

Récits d'expatriés

Partir vivre... en Suisse

Ils viennent du Québec, mais sont partis vivre aux quatre coins du monde. Pour le travail, par amour, pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Le Mag vous les présente et vous décrit leur quotidien. Cette semaine, situation inusitée, ce sont des jumeaux qui vous racontent leur parcours d’expatriés. Tranches de vie.

NOM : Louis et René Matte

ÂGE : 47 ans

Récits d'expatriés

Partir vivre... au Qatar

Ils viennent du Québec, mais sont partis vivre aux quatre coins du monde. Pour le travail, par amour, pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Le Mag vous les présente et vous décrit leur quotidien. Tranches de vie.

NOM : Samuel Genest

ÂGE : 27 ans

Récits d'expatriés

Partir vivre... en Israël

Ils viennent du Québec, mais sont partis vivre aux quatre coins du monde. Pour le travail, par amour, pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Le Mag vous les présente et vous décrit leur quotidien. Tranches de vie.

Nom : Anaïs Marcoux

Âge : 27 ans

Profession : «Au Québec, j’étais infirmière clinicienne en maternité et chirurgie gynécologique. Ici, je prends soin de la maison, j’étudie l’hébreu et je fais de la photographie.»

Récits d'expatriés

Partir vivre... au pied des Alpes

Ils viennent du Québec, mais sont partis vivre aux quatre coins du monde. Pour le travail, par amour, pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Le Mag vous les présente et vous décrit leur quotidien. Tranches de vie.

Nom : Nathalie Verville
Âge : 54 ans
Profession : formatrice en langues

Récits d'expatriés

Mélanie au pays du long nuage blanc

Ils viennent du Québec, mais sont partis vivre aux quatre coins du monde. Pour le travail, par amour, pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Le Mag vous les présente et vous décrit leur quotidien. Tranches de vie.

NOM: Mélanie Duplain

ÂGE: 45 ans

PROFESSION: «Technicienne forestière de formation, je suis maman à la maison pour le moment. Je travaille notre petit lopin de terre pour être plus autosuffisant.»

Récits d'expatriés

Marie-Claude Gignac, la Québécoise de Neuch

Ils viennent du Québec, mais sont partis vivre aux quatre coins du monde. Pour le travail, par amour, pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Le Mag vous les présente et vous décrit leur quotidien. Tranches de vie.

NOM: Marie-Claude Gignac

ÂGE: 47 ans

PROFESSION: comédienne et costumière/accessoiriste

Récits d'expatriés

David Langlois, expert en bionique à Reykjavík

Ils viennent du Québec, mais sont partis vivre aux quatre coins du monde. Pour le travail, par amour, pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Le Mag vous les présente et vous décrit leur quotidien. Tranches de vie.

Nom : David Langlois

Âge : 42 ans

Profession : Ingénieur en mécanique, directeur en recherche et développement – Solutions Bioniques chez Össur

Trajectoire 

«Ma conjointe et moi avons quitté Saint-Jacques-de-Leeds, en Chaudière-Appalaches, début 2010 pour nous installer en Islande. Nous habitons maintenant la banlieue de Reykjavík, la capitale islandaise.» 

Raison

«En 2009, alors que je travaillais chez Victhom Bionique Humaine, à Saint-Augustin-de-Desmaures, la compagnie a décidé de se départir du volet recherche et développement en application prothétique. 

Össur, le partenaire commercial de Victhom, s’est porté acquéreur des opérations et de la propriété intellectuelle relié au Power Knee, une prothèse de genou motorisée sur laquelle je travaillais comme leader technique. Össur, qui s’apprêtait à commercialiser le Power Knee, désirait poursuivre ce projet et m’a offert de me joindre à leur équipe de recherche et développement à Reykjavík, en Islande. 

Ma conjointe et moi avons décidé de tenter l’aventure, elle aussi chez Össur, dans un autre département. En février 2010, deux semaines après avoir terminé chez Victhom Bionique Humaine, nous sommes partis pour l’Islande.» 

Récits d'expatriés

Une deuxième fois à Paris, pour Philippe Laramée

Ils viennent du Québec, mais sont partis vivre aux quatre coins du monde. Pour le travail, par amour, pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Le Mag vous les présente et vous décrit leur quotidien. Tranches de vie.

Nom : Philippe Laramée

Âge : 40 ans

Profession : Directeur international, affaires économiques et gouvernementales aux Laboratoires Pierre Fabre

Trajectoire

«J’ai quitté  ma ville natale, Saint-Jean-Chrysostome (Lévis), pour aller faire un doctorat en chiropratique à l’Université du Québec, à Trois-Rivières. J’ai ensuite travaillé à Montréal, tout en faisant une maîtrise en épidémiologie et en économie de la santé à la faculté de pharmacie de l’Université de Montréal. 

J’ai délaissé la chiropratique et après un passage au sein d’un laboratoire pharmaceutique dans la métropole, j’ai eu l’opportunité de déménager à Londres, en Angleterre, pour travailler au Royal College of Physicians comme économiste de la santé pour le gouvernement anglais. 

J’ai ensuite travaillé cinq ans à Paris pour un laboratoire pharmaceutique, tout en faisant un doctorat à l’Université de Lyon en gestion des systèmes de santé à l’international. 

Je suis rentré au Canada pour un emploi dans une institution gouvernementale en gestion des soins de santé. 

Puis je suis reparti vivre à Paris il y a environ un an et demi. Je fais autoriser le paiement de nouvelles thérapies haut de gamme pour le traitement du cancer par les autorités publiques à l’international.» 

Récits d'expatriés

Marie Catherine Marchand, prof de français à Kansas City

Ils viennent du Québec, mais sont partis vivre aux quatre coins du monde. Pour le travail, par amour, pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Le Mag vous les présente et vous décrit leur quotidien. Tranches de vie.

Nom : Marie Catherine Marchand

Âge : 39 ans

Profession : professeur de deuxième année à l’Académie Lafayette, école d’immersion française 

Trajectoire 

«Je suis partie de Pont-Rouge pour aller m’installer à Kansas City, Missouri, en 2004.»

Récits d'expatriés

Home sweet home à Bridport, pour Stéphane Frigon

Ils viennent du Québec, mais sont partis vivre aux quatre coins du monde. Pour le travail, par amour, pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Le Mag vous les présente et vous décrit leur quotidien. Tranches de vie.

Nom : Stéphane Frigon

Âge : 47 ans

Profession : chef cuisinier chez Martin’s Bar & Restaurant et investisseur immobilier

Récits d'expatriés

Récits d'expatriés: Jean-François Gagné a cassé la glace suédoise

Ils viennent du Québec, mais sont partis vivre aux quatre coins du monde. Pour le travail, par amour, pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Le Mag vous les présente et vous décrit leur quotidien. Tranches de vie.

NOM : Jean-François Gagné

ÂGE : 33 ans

PROFESSION : Concepteur de jeux vidéo senior

Trajectoire  

«J’ai commencé ma carrière dans l’industrie du jeu vidéo en novembre 2005 à Québec. En 2012, alors que je travaillais pour Ubisoft, j’ai été envoyé en mission, pendant quelques mois, à Malmö, en Suède. Rapidement, je suis tombé en amour avec le pays et je savais que j’y retournerais un jour. En 2018, j’ai proposé mes services à plusieurs compagnies dans le monde et je me suis retrouvé à Stockholm. J’ai eu le choix entre la Californie, l’Angleterre et la Suède, que j’ai choisie parce que je voulais y revivre et cette fois, pour de bon.»

Récits d'expatriés

Marie-Lou Lefrançois, Smithereen, à travers montagnes, lacs et animaux

Ils viennent du Québec, mais sont partis vivre aux quatre coins du monde. Pour le travail, par amour, pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Le Mag vous les présente et vous décrit leur quotidien. Tranches de vie.

Nom : Marie-Lou Lefrançois

Âge : 39 ans

Profession : Ingénieure et planificatrice forestière pour le gouvernement de la Colombie-Britannique 

Récits d'expatriés

Claude Grégoire, entre un manoir polonais et un appartement allemand

Ils viennent du Québec, mais sont partis vivre aux quatre coins du monde. Pour le travail, par amour, pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Le Mag vous les présente et vous décrit leur quotidien. Tranches de vie.

NOM : Claude Grégoire

ÂGE : 65 ans

Profession : «La liste est longue! Je n’ai jamais eu un seul emploi depuis presque 30 ans. Je travaille dans le domaine de la mode comme personal shopper, je suis professeur de cuisine et designer d’intérieur. Avec mon mari, j’ai une compagnie d’architecture du paysage, pour laquelle je m’occupe des relations publiques. Je suis également photographe. Je prépare une exposition de photos prises en Chine et j’ai un contrat pour photographier une ferme dans le nord de la Pologne, avec ses occupants et les plats qui y sont cuisinés.»

Trajectoire

«Le 27 décembre 2002, rue Sainte-Catherine, à Montréal, j’ai rencontré un Polonais en vacances. Ce fut le coup foudre! Et le début de ma vie entre Montréal et Varsovie. Deux ans plus tard, nous avons décidé de partir pour Hong Kong, puis pour Beijing. Après nos six années en Asie, nous nous sommes établis en Pologne, puis nous avons pris un appartement à Berlin il y a quatre ans. Mon mari, Mirek, vit entre la Pologne, l’Allemagne et la Russie, où il travaille régulièrement. Je vis aujourd’hui à Berlin les trois quarts de mon temps et en Pologne le quart restant.» 

Récits d'expatriés

Thé, «tube», boulot à Londres pour Caroline Ferland

Ils viennent du Québec, mais sont partis vivre aux quatre coins du monde. Pour le travail, par amour, pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Le Mag vous les présente et vous décrit leur quotidien. Tranches de vie.

NOM :  Caroline Ferland

ÂGE :  50 ans

PROFESSION :  Avocate, chef de la conformité pour l’entreprise de produits de tabac British American Tobacco, présente dans plus de 180 pays, avec plus de 60 000 employés à travers le monde.  

Le Mag

Nouvelle série: récits d'expatriés

Ils viennent du Québec, mais sont partis vivre aux quatre coins du monde. Pour le travail, par amour, pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Aujourd’hui et au fil des prochaines semaines, Le Mag vous les présente et vous décrit leur quotidien. Tranches de vie.

LE RÊVE CALIFORNIEN

NOM : Geneviève Chayer

ÂGE : 39 ans

PROFESSION : Recruteuse de cadres chez Pinterest