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Partir vivre en République dominicaine: soleil, surf et macramé

Raphaëlle Plante
Raphaëlle Plante
Le Soleil
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Ils viennent du Québec, mais sont partis vivre aux quatre coins du globe. Pour le travail, par amour ou juste pour voir si l’herbe y est plus verte. Le Mag présente ces expatriés qui acceptent de raconter leur nouvelle vie à l’autre bout du monde.

Nom : Elizabeth Landry
Âge : 39 ans
Profession : agente de bord pour Air Transat
Ville d’origine : Sainte-Marie de Beauce
Ville d’adoption : Cabarete, République dominicaine
Partie depuis : janvier 2019 — je faisais mes vols et je revenais à Cabarete. Installée sans déplacement depuis le 13 mars 2020. 

Ma trajectoire…
«En janvier 2019, un ami m’informe qu’il va passer une semaine à Cabarete. Je décide de me joindre à lui. Il est reparti et moi j’y suis restée un mois! Comme un coup de foudre. J’avais trouvé l’endroit où j’avais le goût de vivre. En tant qu’agente de bord, je pouvais me permettre de m’installer où bon me semblait. Un an plus tôt, j’avais vendu tout ce que j’avais au Québec car je sentais que je n’allais pas y vivre et qu’un condo, meubles et autres m’enlevaient ma liberté. Ça m’a pris du temps pour le réaliser, mais ce qui me rend heureuse est la mer, alors il me fallait respecter ce besoin. Dès que je le pouvais, je partais quelque part près de l’océan. Un jour, j’allais bien trouver ce chez-moi que je cherchais tant... J’ai été la première surprise qu’il se situe en République dominicaine.»

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Elizabeth a effectué son dernier vol en tant qu’agente de bord le 12 mars 2020.
«Je vis à Playa Encuentro, dans un joli studio avec vue sur la mer.»

La raison de mon départ…
«Mon dernier vol en tant qu’agente de bord fut le 12 mars 2020. Un aller-retour à Punta Cana. Le lendemain, quand j’ai vu que les frontières allaient fermer, j’ai sauté dans un avion en direction de Puerto Plata. Pour moi, ce n’était plus une question. Ma maison était ici à Cabarete. De plus, je partageais maintenant ma vie avec Victor, le plus beau et gentil des Dominicains!» 

Le plus dur à apprivoiser... 
«Leur notion du temps! Lorsque mon copain me dit par exemple «ya voy», pour moi cela veut dire «je m’en viens à l’instant», alors qu’il peut prendre une heure de plus à arriver. Il s’arrête quelque part pour parler à un ami et il ne voit pas le temps passer. Les Dominicains, généralement, n’arrivent pas à être ponctuels. Le temps ne veut rien dire et c’est très difficile de s’ajuster, surtout pour moi, agente de bord, toujours à l’heure! Aussi, j’ai assez de difficulté à m’habituer à leur manière de conduire sur la route. Ils sont imprudents, vont trop vite, klaxonnent pour un rien. Je me suis acheté un scooter pour pouvoir me promener à ma guise, mais j’ai toujours un peu peur alors je ne vais pas trop loin.» 

Une journée typique pour Elizabeth commence normalement par du surf.
«J’ai appris à tisser des décorations en macramé lorsque nous étions en quarantaine.»

Je vis comme une Dominicaine…
«Je n’ai pas l’impression d’être une Dominicaine même si j’y vis. Je suis plutôt la Québécoise qui a décidé de choisir un pays qui lui convient mieux, que ce soit côté température, activités sportives, coût de la vie, mais aussi le manque de lois qui des fois fait vraiment du bien. Ici, on ne se prend pas la tête pour un rien...»

Je mange... 
«Je cuisine beaucoup des plats du Québec. Comme je n’ai pas de four, je me suis procuré une mijoteuse. C’est fou ce qu’on peut faire avec ça! Mon copain est en charge des fruits et moi du reste. Il a un œil pour les fruits frais alors que moi je les achète toujours trop mûrs ou pas assez!»

«Ma maison est désormais ici, à Cabarete.»
Elizabeth partage aujourd’hui sa vie avec Victor, «le plus beau et gentil des Dominicains».

J’habite... 
«À Playa Encuentro, situé à 5 minutes du centre de Cabarete. C’est un quartier résidentiel qui promet et qui donne sur la plage de Encuentro, une plage pour surfer. Je vis dans un joli studio avec vue sur la mer. Mon propriétaire est Québécois alors je ne suis pas dépaysée tant que ça!»

Je m’ennuie...
«De beaucoup de choses! D’abord de l’eau. Ici nous buvons de l’eau purifiée sans minéraux et son goût est fade. Comme je suis une gourmande, je m’ennuie aussi de nos épiceries. Des fois, je dois faire trois endroits différents pour trouver un ingrédient et ça, c’est s’il existe ici. Je m’ennuie des étagères remplies de produits variés. Je m’ennuie aussi d’aller dans une librairie où il y a des livres en français que je pourrais me procurer. J’ai tellement le goût de lire un bon livre sur la plage, mais il n’y a aucun endroit ici pour acheter des livres et je n’aime pas lire sur un Kindle, mais peut-être que je n’aurai pas le choix…»

Elizabeth s’occupe notamment en participant à des marchés locaux où elle propose divers produits dénichés à travers le monde.

Le secret le mieux gardé de mon pays d’adoption… 
«Avant de vivre à Cabarete, je ne connaissais le pays que par les tout-inclus. Pour moi, la République dominicaine, c’était Punta Cana... alors que, vraiment, ce pays est idéal pour voyager de façon indépendante hors des tout-inclus. Vous pouvez louer une voiture, il y a plein de petits hôtels mignons et comme il y a beaucoup d’étrangers, on est pas si dépaysé que cela côté offres de restaurants, etc.»

Comment je passe le temps…
«Je commence normalement ma journée en surfant. Je travaille aussi sur mon blogue où je partage ces temps-ci ma vie en République. Je m’occupe aussi avec ma boutique en ligne au Québec et celle que j’ai ici en participant à des marchés locaux. Dans ma boutique mobile, j’offre mes romans, des produits dénichés à travers le monde (que j’avais trouvés lorsque je volais) ainsi que des décorations en macramé que j’ai appris à tisser lorsque nous étions en quarantaine. Disons que le temps passe vite!»

Pour me suivre...
lhotessedelair.com
boutiqueflywithme.com

«Ça m’a pris du temps pour le réaliser, mais ce qui me rend heureuse c’est la mer.»

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