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Paris, Berlin et Bruxelles en accéléré
Récits d'expatriés
Paris, Berlin et Bruxelles en accéléré
Depuis cet automne, nous racontons le quotidien de Québécois partis vivre aux quatre coins du monde. Pour le travail, par amour, pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Cette semaine, pour son anniversaire, Le Mag vous présente trois portraits plutôt qu’un. Et fait un retour à Paris et à Berlin, des villes déjà présentées, mais décrites par de nouveaux expatriés. Tranches de vie en accéléré.
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Trip de famille au pays de la BD pour Annie Thériault

Récits d'expatriés

Trip de famille au pays de la BD pour Annie Thériault

Alexandra Perron
Alexandra Perron
Le Soleil
NOM : Annie Thériault ÂGE : 37 ans PROFESSION : Maman à la maison depuis l’expatriation

Trajectoire

«Après avoir terminé l’université, obtenu de bons emplois, acheté une maison, fondé une famille avec trois belles cocottes, nous nous sommes demandé : “Quelle est la prochaine étape?” Trop jeunes pour la retraite, nous avons voulu vivre une nouvelle aventure.»

Annie Thériault lors du festival de la BD annuel

«Mon mari a posé sa candidature pour un poste d’auditeur dans une organisation internationale à Bruxelles. Il n’a fallu qu’un essai pour que la porte s’ouvre. Après quelques mois d’attente, de questionnements, de doutes, de rêves, nous avons décidé de sauter. Quelle belle décision! Nous vivons en Belgique avec nos trois filles depuis plus d’un an et demi et on tripe, dans tous les sens du terme.

La routine de la vie existe ici aussi. Mon mari travaille. Les filles vont à l’école belge et participent à des activités extrascolaires. On apprivoise les façons de faire du pays et son système administratif.

Mais il est tellement plus facile de sauter dans un train, dans un avion ou même dans la voiture pour aller visiter un autre pays! En moins de deux heures de voiture, nous pouvons atteindre les frontières avec la France, le Luxembourg, l’Allemagne et les Pays-Bas. Depuis notre arrivée sur ce continent, nous avons d’ailleurs visité 18 pays!»


« Depuis notre arrivée sur ce continent, nous avons visité 18 pays »
Annie Thériault

«Même s’il est difficile d’être loin de nos proches, nous ne regrettons rien. Nous en apprenons tellement sur nous-mêmes, sur les autres. Les leçons d’histoire sont très concrètes et beaucoup plus passionnantes ici. C’est un beau cadeau de la vie et une grande ouverture sur le monde.»

Aujourd’hui, je vis comme une Bruxelloise parce que...

«Nous avons pris l’habitude de faire des apéros entre amis avec de bonnes bières belges. Les filles vont à l’école en trottinette tous les jours, même aux mois de janvier et de février! Nous habitons au pays des Schtroumpfs et des BD. Nous adorons les fameuses frites belges. En conduisant, nous laissons la priorité à droite et nous sommes des experts des ronds-points.»

Les filles avec le Grand Schtroumpf, à la Foire du livre

Un bon coup de ma ville d’adoption que je rapporterais au Québec...

«Clairement le chocolat belge, les gaufres de Bruxelles et les gaufres de Liège… des délices à consommer avec modération!»

Une gaufre de Bruxelles
La tour Eiffel au quotidien pour Isabelle Longpré

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La tour Eiffel au quotidien pour Isabelle Longpré

Alexandra Perron
Alexandra Perron
Le Soleil
NOM : Isabelle Longpré ÂGE : 52 ans, «bientôt 53» PROFESSION : Directrice au développement international – Europe pour Groupe Voyages Québec

Trajectoire

«Née à Magog, dans les Cantons-de-l’Est, je rêvais déjà très jeune de partir de la maison et de voyager à force de voir mes parents le faire, même avec 10 enfants. J’ai fait mes études en gestion hôtelière et restauration à Montréal et en 1994, je suis partie rejoindre une de mes sœurs en Suisse… où j’ai eu la piqûre du voyage. De retour au Québec, je me suis dit qu’en travaillant pour des entreprises touristiques, je pourrais réaliser mon rêve.

Mon pays de prédilection est la France, pour la beauté des paysages et l’accessibilité frontalière. On fait 50 kilomètres en voiture et, si on n’est pas dans un autre pays, on a l’impression d’y être tellement les régions sont particulières.

Mais la vraie raison qui m’a amenée à vivre en permanence en France, c’est un beau garçon que j’ai rencontré aux Fêtes de la Nouvelle-France et qui a posé ses yeux bleu profond sur moi en août 2014. Je l’ai rejoint à Bordeaux. Puis nous venons d’emménager à Paris, dans le 15e arrondissement. Il n’y a pas une journée qui passe sans que je prenne la tour Eiffel en photo!»

«Il n’y a pas une journée qui passe sans que je prenne la tour Eiffel en photo!»

Aujourd’hui, je vis comme une Parisienne parce que...

«Je marche beaucoup, je prends le métro et le RER. Je bois du café sur les terrasses, même l’hiver, et je cours les happy hours, bien entendu. Je suis Parisienne parce que j’aime l’architecture magnifique et grandiose que cette ville offre à la vue, sa diversité culturelle, ses épiceries ouvertes 7 jours sur 7 et ses marchés publics. Je vis comme une Parisienne, mais soyez assurés que je ne perdrai jamais mon accent, ça c’est clair, c’est ma marque de commerce!»

«J’aime les épiceries ouvertes 7 jours sur 7 et les marchés publics.»

Un bon coup de ma ville d’adoption que je rapporterais au Québec...

«Pour que mer et montagnes soient à proximité, on devrait adopter les TGV. C’est ce que j’aimerais qu’il y ait au Québec.»

Johanne Roseberry: l’Allemagne avec deux valises et un bébé

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Johanne Roseberry: l’Allemagne avec deux valises et un bébé

Alexandra Perron
Alexandra Perron
Le Soleil
NOM : Johanne Roseberry ÂGE : 53 ans PROFESSION : au Québec, animatrice de radio, à Berlin, organisatrice en chef dans un bureau d’ingénierie

Trajectoire

«Qui prend mari prend pays, dit le vieux proverbe. Fraîchement mariée, j’ai quitté la région des Etchemins pour m’installer à Berlin en 1993, avec deux valises et un bébé de deux mois. Avec mon billet d’avion aller simple, je laissais derrière moi un début de carrière en animation et journalisme radiophonique. À ce moment de ma vie, ma jeune famille comptait plus qu’une carrière pour moi. Trois ans plus tard, l’arrivée d’un deuxième enfant a consolidé mon choix de les voir grandir à Berlin.

L’année 2019 sera toutefois marquée par un mini-retour au Québec. Je prendrai un congé sabbatique de quatre mois cet été pour m’établir à Québec, y vivre et y travailler afin de tester si un retour permanent est réaliste après une absence d’un quart de siècle. Je suis à la recherche d’un emploi estival, à mon âge! C’est assez ironique ayant à Berlin un travail très en vue.»

Aujourd’hui, je vis comme une Berlinoise parce que...

«Je me promène dans une ville à multiples facettes : Berlin l’historique, Berlin la moderne, Berlin la traditionnelle, Berlin la flyée, Berlin la cultivée. Je profite des événements sociaux et culturels et des festivals d’une capitale européenne. À moins de deux heures de vol d’avion, je suis en Italie, en France ou en Irlande pour un week-end!»

«Je me promène dans une ville à multiples facettes : Berlin l’historique, Berlin la moderne, Berlin la traditionnelle, Berlin la flyée, Berlin la cultivée.»

«Comme 85 % des Berlinois, j’habite en appartement. Ayant une ex-belle-famille bavaroise, j’adore les repas et les desserts classiques de cette région du pays.»

Un bon coup de ma ville d’adoption que je rapporterais au Québec...

«L’Autobahn où, contrairement à la croyance populaire, il y a effectivement des limites de vitesse aux endroits stratégiques comme les sorties, les entrées et les courbes dangereuses. Les infrastructures de transport en commun, efficaces et modernes. Et une bonne boulangerie, avec quelques-unes des 200 variétés de pain répertoriées au pays.»