Pour la réussite de son «potluck», la communication, de part et d’autre, reste la clé.

Pour un «potluck» réussi

Les réunions familiales des Fêtes sont derrière nous… mais a-t-on réussi à voir tous les êtres chers avec qui on aurait aimé passer une soirée et partager un bon repas? Pour ceux qui ont du «rattrapage» à faire, ou qui souhaitent simplement se rassembler entre amis, la formule du repas-partage est une bonne option… qui demande tout de même un minimum de planification!

Communément appelé potluck, le repas-partage est une alternative tout indiquée au repas de groupe au restaurant, sans pour autant surcharger les hôtes qui reçoivent chez eux. Une formule plus décontractée, donc, souvent moins dure sur le portefeuille et plus aisée avec les enfants.

Histoire de ne pas se retrouver avec cinq desserts, une salade et aucun mets principal, le potluck réussi demande une certaine organisation : on désigne une personne responsable — normalement l’hôte —, qui fera le suivi avec chacun pour convenir de leur contribution.

Repas ou buffet?

Tout d’abord, optera-t-on pour un repas assis avec services ou plutôt un buffet? Pour un grand groupe, la deuxième option est à privilégier pour simplifier le déroulement de la soirée. «Tout dépend du nombre de personnes qu’on peut asseoir autour de la table. Faire deux tablées, ce n’est pas idéal parce que les gens ne mangent pas en même temps. Mieux vaut donc opter pour la formule buffet», signale la spécialiste en étiquette et protocole Danielle Roberge.

Il faudra alors s’assurer d’avoir un nombre de chaises suffisantes pour tous. Et de la vaisselle qui «se tient» pour manger sur ses genoux. «Essayer de couper quelque chose dans une assiette en carton, ce n’est pas évident!» note Mme Roberge, qui privilégie la vaisselle véritable, quitte à demander à une ou deux personnes d’en apporter pour en avoir suffisamment. En plus, cela réduit le volume de déchets, une considération environnementale qui tient à cœur à bien des gens.

Déléguer

L’hôte assume le rôle de coordonnateur et établit le menu. C’est cette personne qui choisit la façon de faire, par exemple en laissant les invités faire leurs suggestions, ou encore en soumettant des choix — salades (pâtes, légumes), mets de viande, mets végétarien, bouchées, fromages, dessert, etc.

Cette option est la plus efficace, selon Mme Roberge, puisqu’elle permet à chacun de choisir ce qu’il apportera selon ses forces… et tant pis pour ceux qui répondent à la dernière minute! On prendra garde toutefois à ne rien imposer.

Sur le site de Trois fois par jour, Marilou partage son «truc infaillible» pour déterminer qui fait quoi : déléguer selon la personnalité. On évitera donc de confier des bouchées ou une entrée à l’éternel «retardataire», alors que le «foodie» passionné de cuisine sera honoré de concocter le plat principal et prendra sa tâche très au sérieux. Le «lunatique», qui se perd en cuisine, s’acquittera bien d’une contribution qui ne nécessite pas de cuisson et qui se prépare avec peu d’ingrédients. Quant à la «grand-mère dans l’âme», qui adore faire manger le monde et remplir les assiettes, mieux vaut la mettre en charge de la finale : le dessert!

Logistique et bienséance

Un ou deux jours avant l’événement, l’hôte confirme à tous (par courriel) l’heure à laquelle ils sont attendus. Étant donné que tout le monde contribue au repas, faut-il tout de même prévoir un cadeau d’hôte? Oui, indique Danielle Roberge. «Un cadeau d’hôte ou d’hôtesse va de soi, car cette personne contribue davantage par son accueil : le ménage de la maison, la table à dresser, la vaisselle à fournir… Une bouteille de vin se donne bien, mais il faut se rappeler qu’un cadeau, c’est pour la personne qui le reçoit et il ne faut pas s’attendre à ce qu’elle le partage», signale la fondatrice de Parlons étiquette et service client. 

L’hôte s’assurera aussi de faire de la place dans le frigo pour les plats, de vider le lave-vaisselle avant l’arrivée des invités et de mettre à leur disposition le four et le micro-ondes — «pour réchauffer, mais pas pour que les gens cuisinent sur place. Le but, c’est de garder ça simple». 

Se pose la fameuse question des portions : s’il y a une quinzaine de personnes, on fera une salade de pâtes pour environ le tiers des convives (en considérant qu’il y a d’autres accompagnements et qu’il ne s’agit donc pas de portions entières). Et que faire des restants? «D’emblée, on offre la nourriture qui reste à l’hôte. Ce n’est que si [il ou elle] refuse qu’on la ramènera», note Mme Roberge.

Restrictions

De part et d’autre, la communication demeure la clé : l’hôte doit s’enquérir des possibles allergies et restrictions alimentaires des invités, mais ces derniers ont également la responsabilité d’aviser s’ils ont des contraintes. «Il faut essayer d’avoir de tout. Une personne végétalienne ou une autre qui a un régime cétogène amènera un mets qu’elle peut manger. Elle pourra prévoir un petit complément pour elle si elle croit qu’il n’y aura pas assez d’options qui lui conviennent», souligne Mme Roberge. L’hôte peut se donner le choix de compléter le menu s’il y a un vide à combler, ou pourquoi pas offrir l’apéro!

***

RECETTES

Vous planifiez un potluck? Le Soleil vous propose des recettes chouchous qui pourraient vous inspirer.

BOULETTES SAUCE AIGRE-DOUCE 

Recette suggérée par Nina Ouellette (Les collègues qui les ont goûtées lui en parlent encore!)

Donne 4 portions

Ingrédients

1 lb bœuf haché

7 biscuits soda émiettés

1/3 tasse lait évaporé

1 tasse ketchup

1/2 tasse sauce chili

1 c. à table moutarde en poudre

2 gousses d’ail hachées très finement

1/2 tasse eau

2 c. à table sauce Worcestershire

2 gouttes tabasco

Sel et poivre

Préparation

Préchauffer le four à 325 °F.

Dans un bol, mélanger le bœuf haché, les biscuits soda et le lait évaporé. Saler et poivrer. Façonner la préparation en boulettes d’environ 1 à 1 1/2 po (environ 16 boulettes). Réserver.

Dans un autre bol, mélanger le ketchup, la sauce chili, la moutarde, l’ail et l’eau. Assaisonner avec la sauce Worcestershire et le tabasco.

Déposer les boulettes dans un plat allant au four, puis les arroser de sauce.

Couvrir et cuire au four 1h30.

Suggestion : servir avec du riz, des nouilles aux œufs ou des pommes de terre.

Source : Recettes du Québec, par Manon Dessureault

***

BOUCHÉES AUX CREVETTES

Recette suggérée par Alexandra Perron (Des bouchées de ma belle-maman, Josette Lafontaine, un classique de la Gaspésie)

Ingrédients

10 onces de crevettes égouttées et émiettées

1/2 tasse de céleri haché finement 

1 oignon vert haché finement 

1/2 à 3/4 tasse de mayonnaise au goût 

2 c. à thé de jus de citron

1/4 c. à thé de poivre

2 boîtes de 24 coquilles (croustades) de marque Siljans

Préparation

Bien mélanger les six premiers ingrédients pour faire la garniture. Réfrigérer. 

Répartir le mélange dans les coquilles juste avant de servir, pour ne pas les détremper. 

Variation : remplacer les crevettes par du homard frais, émincé. Tout aussi excellent!

***

BOUCHÉES DE PROSCIUTTO À LA DATTE

Recette suggérée par Raphaëlle Plante (Un succès dans ma famille!)

(donne 12 bouchées)

Ingrédients

125 ml (1/2 tasse) de mascarpone

1 échalote française, ciselée

Sel et poivre du moulin

6 grosses dattes fraîches (Medjool), dénoyautées et coupées en deux dans le sens de la longueur

60 ml (1/4 tasse) pistaches broyées finement

6 tranches de prosciutto, coupées en deux dans le sens de la longueur

12 feuilles de roquette ou d’épinard (facultatif)

Préparation

Mélanger le mascarpone, l’échalote et les pistaches. Assaisonner.

Répartir ce mélange dans les demi-dattes.

Enrouler les dattes farcies dans les demi-tranches de prosciutto.

Déposer les bouchées dans un plat allant au four. Faire griller deux minutes à 220°C (425°F) ou jusqu’à ce que le prosciutto soit légèrement croustillant. Laisser tiédir.

Enrouler les bouchées dans les feuilles de roquette ou d’épinard et servir aussitôt.