Garmin InReach SE+ (500 $) et InReach Explorer+ (590 $), garmin.ca et roadpost.ca

Testés… et appréciés

En terrain d’aventure, les bons produits se font oublier, tandis que les mauvais s’illustrent pour les mauvaises raisons. Au fil des derniers mois, certains équipements se sont fait une place de choix dans mon sac à dos. Lumière sur quelques incontournables qui devraient plaire aux aventuriers exigeants.

Garmin inReach Explorer+: parler avec les étoiles

Depuis les débuts de mon utilisation des premières versions du communicateur inReach, en 2012, je ne cesse de m’étonner de l’efficacité de l’appareil qui permet d’échanger par textos et d’appeler au besoin les services d’urgence, loin de tous réseaux, grâce aux satellites. C’est simple, fiable et quand même assez abordable pour avoir l’esprit en paix loin de la civilisation. 

Désormais fabriqué par Garmin qui a racheté DeLorme en 2016, le inReach SE+ et Explorer+ (la version incorporant la fonction GPS) sont de nouvelles moutures améliorées. Les habitués des GPS Garmin reconnaîtront la qualité de fabrication et la prise en main du nouveau boîtier, tandis que ceux qui ont utilisé le inReach auparavant se sentiront en terrain de connaissance avec le logiciel intégré, toujours aussi intuitif et efficace. 

Après quelques mois avec l’Explorer+*, j’apprécie l’écran agrandi et les touches plus nombreuses qui simplifient et accélèrent la navigation. En particulier lorsque les communications se font directement de l’appareil, sans passer par l’intermédiaire d’un téléphone intelligent, d’un iPod ou d’un iPad, par l’application mobile Earthmate. Certes, cela rend le boîtier du Garmin Explorer+ est un peu plus volumineux, mais à peine. Amélioration à souligner, l’appareil est désormais doté d’un logiciel en français. 

Seul bémol à noter, la pile semble un peu plus sensible au froid que pour la version précédente. En effet, si mon ancien InReach SE n’a jamais bronché… jusqu’à -36 °C sur le lac Saint-Jean, le nouvel Explorer+ m’a abandonné dans Charlevoix à près de -30 °C. Rien, cependant, qu’un petit moment au chaud n’a su corriger. Il faut donc mieux le protéger par très grands froids, bien à l’abri sous les vêtements.

Outdoor Technology Kodiak Mini 2.0: surplus d’énergie en format mini

Outdoor Technology Kodiak Mini 2.0 (34 $), outdoortechnology.com

Grâce à sa gaine caoutchoutée qui le rend étanche et résistant aux chocs, le chargeur USB Outdoor Technology Kodiak Mini 2.0, d’une capacité de 2600 mAh, saura vous accompagner partout. D’autant plus que sa taille réduite — moins qu’un demi-paquet de cartes — et son poids plume en font certainement l’un des plus petits du genre sur le marché. Évidemment, avec sa capacité de 2600 mAh, le Kodiak Mini 2.0 servira surtout au dépannage en attendant de vous rendre à la prise de courant la plus proche. Assez pour au moins une charge de la plupart des cellulaires. Téléphones et caméras GoPro pourront ainsi revivre pour terminer votre sortie de randonnée ou votre entraînement. À vélo ou à la course à pied, le Mini 2.0 est suffisamment compact pour être transporté sans difficulté dans la poche du maillot ou la veste. En bonus, le chargeur peut servir de lampe de dépannage grâce à ces cinq DEL puissants. 

Jaybird X3: liberté musicale

Jaybird X3 (160 $), jaybirdsport.com

Quiconque s’entraîne pour la peine constate assez vite à quel point de bons écouteurs sont nécessaires. Après des années à me battre avec le fil des miens, j’ai décidé le printemps passé de me libérer en achetant les écouteurs Bluetooth Jaybird X3. Jumelés avec mon iPhone, ils me permettent de profiter de ma musique — et des appels — pendant huit heures malgré une pile intégrée miniature. C’est d’ailleurs la grande qualité des X3, qui se font vite oublier par leur confort et leur légèreté. Résistant à la sueur, les écouteurs Jaybird sont faits pour en prendre. Seule déception, j’aimerais que les X3 soient plus puissants du côté des basses. Car si l’application mobile Jaybird est appréciée pour personnaliser nos préférences d’auditeurs, elle ne corrige pas tout. Question de préférence personnelle…

Picture Keeper Connect: souvenirs mobiles bien archivés

Picture Keeper Connect (à partir de 72 $ sur amazon.ca), picturekeeper.com

Rien n’est plus frustrant que de manquer d’espace sur son appareil mobile quand on est loin de la maison. Ou encore de perdre des images. S’il existe de nombreuses solutions pour les amateurs de photographie, à commencer par l’utilisation d’espace sur le Web, la clé USB Picture Keeper Connect* est une autre option à considérer. Ultra légère et compacte, elle se connecte à vos appareils Android ou iOS pour pouvoir y transférer vos photos et vidéos. À partir de l’application mobile de Picture Keeper, vos fichiers sélectionnés sont alors sauvegardés. Nul besoin d’une connexion à Internet pour le transfert. Ce qui est l’idéal pour le voyage ou encore loin des réseaux mobiles, en pleine nature. Une fois sur la clé USB, les images sont ensuite accessibles aisément sur un ordinateur. C’est aussi simple que ça! Le tout en trois formats : 16 Go, 32 Go et 64 Go.

À noter qu’au fil des saisons, certaines compagnies me fournissent du matériel à mettre à l’essai, sans aucune obligation d’en faire la critique ou non. Les produits fournis par des entreprises sont identifiés ici par un astérisque (*).

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DE L'ISOLATION POUR L'ACTION

L’élan pour l’isolation active a pris du temps à se mettre en branle. Mais alors que la plupart des grands fabricants de vêtements de plein air on désormais intégré le concept à leurs gammes, la révolution peut commencer. 

Il y a eu le Gore-Tex, le softshell… maintenant c’est au tour des vêtements isolants, mais ultra respirants, à devenir des incontournables dans la garde-robe des aventuriers. Le principe est simple: le manteau est constitué d’un tissu extérieur souple et extensible, doté d’un apprêt déperlant. Une fibre synthétique sert ensuite d’isolant. Au final, le vêtement très perméable à l’air évite de surchauffer dans l’action, tout en assurant une bonne chaleur quand le rythme diminue. Du coup, cela signifie moins de vêtements à mettre et à enlever durant la journée. 

Patagonia Nano-Air (à partir de 239$), patagonia.ca

Et ça marche très, très bien. J’ai porté la première version du Nano-Air de Patagonia — la compagnie qui a lancé le concept d’isolant actif en 2014 — dans diverses conditions. La régulation de la température se fait aisément, comme si l’on avait toujours la bonne épaisseur de vêtement sur le dos. Presque magique!

Arc’teryx Proton (à partir de 350$), arcteryx.com

Depuis, Arc’teryx a proposé sa gamme Proton (AR et LT) avec la même philosophie. Pour avoir testé depuis l’hiver dernier les deux versions du Proton*, ce sont les manteaux de mon arsenal qui reviennent le plus souvent. Comme manteau seul ou encore comme couche intermédiaire, le Proton permet d’éviter la surchauffe sur une vaste plage de température, qu’importe l’intensité, ou presque.

The North Face Ventrix (à partir de 270$), thenorthface.com

Preuve que le concept d’isolation active est là pour rester, le géant The North Face a lui aussi présenté sa version avec la série Ventrix. Même genre de vêtements techniques destinés à l’action, mais cette fois TNF a innové en ajoutant des perforations à l’isolant synthétique. Résultat: en mouvement, les sportifs se retrouvent avec un vêtement qui respire davantage parce qu’il est étiré et que de nombreux trous s’ouvrent. À l’arrêt, les petites ouvertures internes se referment et la chaleur est ainsi mieux conservée.

À votre tour d’essayer!

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SIX ANS DE GRAND AIR

Il y a exactement six ans aujourd’hui, le blogue plein air voyait le jour sur le site Web du Soleil. Le lendemain, la première chronique plein air était publiée dans les pages de votre quotidien préféré. Depuis ce 22 novembre 2011, je ne compte plus les expériences et découvertes que j’ai vécues au fil des sujets que j’ai pu vous raconter. J’ai eu la chance d’échanger avec une tonne de personnes fascinantes et passionnées sur le terrain. J’ai notamment pu constater avec bonheur combien le milieu de l’aventure se développe et à quel point le monde du plein air au Québec est tissé serré. J’ai toujours pu compter sur des patrons qui me font confiance et qui n’ont pas peur d’oser, même si parfois les projets semblent un peu fous! Merci à vous tous! Mais avant tout, cela ne serait rien sans vous, précieux lecteurs. Merci d’être là, dans nos pages comme sur le Web, fidèles à l’aventure!