La vue sur le fleuve est magnifique lors de la descente en luge au Massif. C’est un après l’autre que les lugeurs empruntent la courbe à 180 degrés située dans la deuxième portion de la piste de luge.

Défier le Massif à la luge

Neige en quantité, vue imprenable sur le fleuve, défier le Massif de Petite-Rivière-Saint-François à la luge s’avère une expérience qui sort des sentiers battus.

Avec une accumulation de 82 centimètres en quatre jours, les conditions étaient parfaites pour tester ce sport de glisse trop peu connu.

Paradis pour la raquette ou le ski alpin, le Massif ouvre son domaine pour expérimenter la luge depuis huit ans.

Cette expérience nous a attirés lors d’un récent séjour hivernal dans Charlevoix.

L’ascension se fait en chenillette, le « Cat-Luge » jusqu’au mont Liguori, adjacent au Massif.

Avec nos seules bottes dans la neige pour ralentir et la force de notre poids pour se diriger, le défi de partir d’un sommet et descendre sur 7,5 kilomètres est attirant.

Une certaine frénésie est palpable pour notre groupe au départ sur un bolide des neiges qu’à peu près personne d’entre nous n’a expérimenté.

Quelques consignes de sécurité d’usage, on enfile casque et lunettes de ski, puis on se lance sur la piste enneigée.

La guide pave la voie, mais elle sera vite rattrapée par des lugeurs d’un jour.

Deux autres guides veillent sur le groupe, une au centre, alors que l’autre ferme la marche pour intervenir en cas de pépin.

Activité qui s’avère une belle expérience pour les gens que la vitesse n’effraie pas. La descente comporte une bonne dose de sensations fortes. Les enfants sont acceptés à partir de dix ans, mais un encadrement est nécessaire s’ils sont le moindrement craintifs.

De notre côté, nous avons opté pour la stratégie du train soit « à la queue leu luge » pour utiliser le « vocabuluge » développé au Massif.

À cinq, le convoi prend rapidement de la vitesse et se met vite à tanguer. La sélection naturelle fait rapidement son œuvre pour casser la file de lugeurs.

Si l’on est insécurisé au départ, il devient assez facile de se sentir à l’aise sur ce traîneau fait de bois avec ses patins en fibre de verre.

Les chutes de neige des derniers jours limitaient la vitesse, mais la luge peut atteindre des vitesses élevées selon les conditions.

À chaque courbe, les indications sont claires de ralentir avant de la négocier... sinon c’est la sortie de piste.

Et là, gare aux autres lugeurs qui suivent et surtout à la luge qui poursuit sa route sans son pilote.

À trois endroits au cours de la descente... il faut monter.

Chocolat chaud, bouillon de légumes sont offerts au refuge de la vieille peau à mi-montagne en attendant tous les participants à cette randonnée de luge.

Maintenant à l’aise sur la luge dans la deuxième section, on prend plus de vitesse dans les courbes jusqu’au virage à 180 degrés du Belvédère que l’on prendra un à un.

À flanc de montagne, c’est à cet endroit que la vue sur le fleuve gelé est la plus belle.

Les bosses de la piste demeurent des obstacles qui se chargent de nous faire dévier vers les côtés de la piste.

À la fin de la descente, on rejoint une piste de ski du Massif en direction des gondoles qui nous ramènent au sommet.

Une activité d’environ deux heures que j’aurai bien prolongée et même recommencée. Mais une seule descente est prévue.

Un 45 $ bien investi pour les adeptes de la glisse qui veulent défier le Massif d’une autre façon que par le ski.

Mais les places sont limitées, alors une réservation est nécessaire afin de pouvoir vivre cette expérience « hallucinante » de la luge de montagne dans l’un des décors les plus spectaculaires de Charlevoix.