Plein air

Coup de pouce pour Ti-Mousse dans Brousse!

Sa passion du plein air est débordante et elle a compris depuis longtemps l’importance d’en profiter en famille. Une passion que Joanie St-Pierre tient à partager avec le plus grand nombre.

Maman de deux tout-petits d’un an et de trois ans et demie, Joanie est derrière le site Web et la page Facebook Ti-Mousse dans Brousse (TMDB), dédiés aux parents sportifs et aventuriers. Informer, inspirer, motiver. Voilà les objectifs de la sportive qui s’est lancée à temps plein dans TMDB au début de l’année. Ateliers pratiques, conférences, foires aux questions, suggestions de sorties… C’est une mine d’informations que Joanie propose à la communauté qu’elle a su bâtir au fil des dernières années.

Convaincue qu’il est possible de faire mieux et d’offrir davantage aux familles, la femme qui aura bientôt 32 ans est derrière une campagne de sociofinancement pour pousser plus loin la mission de son organisme sans but lucratif. L’objectif est notamment de pouvoir financer un club de randonnée avec bébés et de mettre en place une certification TMDB pour garantir aux familles des sites et activités qui correspondent à leurs besoins.

Au bout du fil, Joanie rappelle à quel point elle aimerait du coup normaliser l’aspect sécurité en plein air quand des enfants sont impliqués. À quel âge faut-il mettre un casque dans un chariot à vélo? Où est la limite quand vient le temps de skier en hors-piste avec des enfants? Comment s’assurer du confort de bébé en nature, selon les conditions météo? Autant de questions qui méritent d’être fouillées.

L’ancienne guide qui habite Lac-Beauport ne ménage donc aucun effort pour arriver à ses fins et est déjà en contact avec Aventure Écotourisme Québec, Sirius (secourisme en régions éloignées), la Sépaq, Avalanche Québec et certains centres hospitaliers universitaires. «On veut démocratiser l’aventure. Oui, amenez vos enfants, mais faites-le correctement.»

Il est possible de contribuer à la campagne sur le site de La Ruche jusqu’au 26 février. Pour tous les détails, visitez timoussedansbrousse.com.

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Survoler l’hiver en raquettes

Il est bien loin ce temps où le bois et la babiche étaient les matériaux de prédilection pour les raquettes. Ah, si nos ancêtres coureurs des bois nous voyaient survoler l’hiver chaussés d’aluminium et de plastique. Ils n’y comprendraient rien. Encore moins au pas de course!

Suivant l’engouement pour la course à pied, notamment celle en sentier, la raquette gagne en adeptes qui utilisent l’activité comme moyen d’entraînement. Il faut essayer!

Ce n’est pas d’hier que les fabricants de raquettes techniques développent des modèles faits pour la course à pied. Mais le choix n’a jamais été aussi grand et accessible.

Plus petites et plus légères que leurs semblables dédiées à la randonnée, les sportives des neiges sont définitivement très spécialisées. Ici, la polyvalence laisse le pas à la vitesse et au confort sur de longues distances.

À la recherche de raquettes à tout faire? Oubliez l’idée s’il est question de course. Pensez plutôt à l’achat d’une paire uniquement pour l’activité. Car s’il est possible de courir de courtes distances avec certaines raquettes de rando, celles-ci sont trop différentes des sportives pour rendre agréables de réels entraînements.  

De tailles réduites, la flottaison est minimale avec les raquettes de course. Les sorties se font alors sur des sentiers durcis, où le passage des randonneurs aura fait son oeuvre, ou encore en bordure de pistes damées mécaniquement, comme dans les centres de ski de fond qui accueillent les raquetteurs.  

Certes, il faut éviter la poudreuse profonde. Mais reste que même avec ces raquettes de petites dimensions, il est possible d’avoir du plaisir après une bordée de neige. L’effort pour le cardio n’y sera que décuplé! Car c’est ce qui frappe en premier. La course sur neige, encore plus chaussé de raquettes, ajoute au défi. Un peu comme courir sur le sable.

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Bien que sur le plat dans les sentiers du Domaine de Maizerets, impossible de conserver ma vitesse habituelle. Le pas doit être ajusté en conséquence. Le crampon qui mord dans la neige, le rebond qu’offre la raquette… les premières foulées sont étranges et nécessitent adaptation. La surface irrégulière par endroits sollicite mes réflexes de coureur de «trail». Car il faut tenir compte de la façon dont nos raquettes «absorbent» le terrain pendant la course.

Au bout d’un petit moment, le juste rythme est trouvé et on oublie pratiquement ce qui se trouve sous nos pieds. On file sur le neige simplement.

Puis, autre journée, autre sortie. Cette fois, c’est au parc linéaire de la rivière Saint-Charles que l’action reprend. En compagnie de Patrice, mon partenaire de course régulier durant l’été, nous retournons sur un de nos sentiers de prédilection, mais cette fois en raquettes.

Entre la piste damée en bordure du cours d’eau et les raccourcis en neige plus profonde, le terrain est varié. La neige qui tombe efface nos pas au fur et à mesure.

Habillés légèrement pour être confortables en course, nous ne devons pas nous arrêter trop longtemps avec le vent qui souffle. C’est aussi le défi de la raquette sportive; à l’image du ski de fond, il faut savoir trouver le juste équilibre entre confort dans l’action et chaleur. Surtout pour les pauses et les arrêts imprévus loin d’un abri.

Dans mon sac de course, une veste légère en duvet est prête à servir, isolant du froid ma bouteille d’eau en attendant. Côté chaussures, des espadrilles de course en sentier pour conditions humides — comprendre sans empeigne aérée en filet — sont parfaits, en autant qu’on n’est pas trop frileux des pieds. Avec de bons bas et des guêtres, le tour est joué.

Sinon certains souliers de «trail» avec guêtres intégrées, spécialement conçus pour l’hiver, seront à privilégier. Des mocassins modernes pour les nouveaux coureurs des bois!

Tout ça, à des années-lumière de la raquette traditionnelle. Un plaisir bien moderne à défier l’hiver de la sorte.

Ah, si nos ancêtres nous voyaient…

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Louer un motorisé comme un Airbnb!

BLOGUE / Envie d'évasion et décidé à prendre la route avec votre maison? C'est désormais plus facile que jamais avec Campanda, un service de location en ligne qui fonctionne comme Airbnb.

Du coup, autant les propriétaires de véhicules récréatifs que ceux qui cherchent à en louer un peuvent se contacter.

Du gros VR tout équipé, au vieux Westfalia classique, en passant par la roulotte, il y a possibilité de trouver de tout sur Campanda. Aux États-Unis, mais également un peu partout à travers le monde, dont au Québec.

Selon le décompte de Campanda, son offre s'étend à 42 pays et à 26 000 véhicules récréatifs.

Vous choisissez votre destination, les dates et le type de véhicule récréatif qui vous intéresse et Campanda vous présente la liste des offres possibles.

Assurances, équipements fournis, caractéristiques particulières... les détails sont clairs et le choix facile.

Des véhicules intéressants, d'autant plus que ceux proposés sont souvent des propositions uniques qui ne manquent pas de personnalité.

Oui, il y a de gros Winnebago classiques proposés, on le devine par de gros locateurs, mais également des véhicules personnalisés par de petits propriétaires privés.

Une façon pour ceux-ci de rentabiliser leur précieux investissement pendant qu'ils ne peuvent s'en servir. C'est pour eux que Campanda brille. Tout comme c'est le cas pour les logements sur Airbnb.

Un gros pick up moderne Toyota Tundra avec une cabine extensible dans la boîte pour camper? Campanda a ça.

Plutôt du genre VW Westfalia 1977 pour aller surfer à Hawaii? C'est à vous pour 200 $US par jour.

Besoin de place pour dormir à 10? Vous trouverez également...

Autant de preuves qu'il est possible d'explorer le «van life» dans toute sa variété... et en toute simplicité! 

Vos vacances de rêve sur roues sont seulement à quelques clics!

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Sauvetage héroïque sur la «montagne tueuse»

BLOGUE / C'est une histoire d'héroïsme en montagne digne d'un film. Et encore là, si le scénario était signé par Hollywood, les critiques pourraient dire que l'histoire était un peu trop exagérée...

Et pourtant, dans la réalité, l'opération de sauvetage au courant du week-end sur le Nanga Parbat (8126 m), neuvième sommet du monde, dépasse largement la fiction.

En difficulté depuis jeudi avec son compagnon de cordée sur celle que l'on surnomme «la montagne tueuse», l'alpiniste française Elisabeth Revol tentait de redescendre le Polonais Tomek Mackiewicz, atteint d'engelures, du mal des montagnes et de cécité des neiges.

Le duo venait de compléter l'ascension hivernale du géant.

Dans la descente, les choses se sont dégradées au point où Revol, 37 ans, a demandé à l'aide par téléphone satellite. Un sauvetage bien improbable était espéré...

La communauté de montagnards a cependant bien entendu l'appel. En quelques heures une levée de fonds par sociofinancement a permis d'amasser les quelques 80 000 $US nécessaires pour assurer l'envol d'un hélicoptère de l'armée pakistanaise.

Des volontaires à proximité étaient prêts à passer à l'action. Une collaboration internationale d'une rare efficacité. De l'héroïsme pur dans un environnement hostile par de véritables athlètes conscients de risquer gros pour aider des collègues grimpeurs. 

Et de la chance.

Tandis qu'Elisabeth Revol devait se résigner à poursuivre sa descente seule et abandonner son compagnon pour espérer survivre, deux alpinistes polonais de grand talent et déjà acclimatés à l'altitude faisaient le vol de 160 km entre le camp de base du K2 (8611 m) — où ils préparaient une ascension hivernale — pour les pentes du Nanga Parbat.

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La vidéo démente du skieur Candide Thovex... sans neige

BLOGUE / Le skieur Candide Thovex nous a habitués à ses vidéos complètement hallucinantes où il s'exécute sur des parcours improbables, parfois sans neige. Maître du genre, le Français vient de repousser les frontières du réel avec «Ski the World».

Dans un court film tourné comme publicité pour promouvoir la traction intégrale Quattro des véhicules du fabricant Audi — un commanditaire —, Thovex parcourt le monde dans une descente démente où il s'amuse à visiter à ski une série d'endroits emblématiques et uniques de la planète... sans jamais y voir un flocon de neige ou même une bagnole Audi.

Du désert à l'océan, en passant par la Grande Muraille de Chine ou la jungle, le dernier film de Thovex est irrésistible. Il est impossible de s'en détourner.

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La Sépaq change d'image

Après avoir cherché ces dernières années à rajeunir sa clientèle en prenant un virage famille, la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) s’offre maintenant un coup de fraîcheur visuel en dévoilant une toute nouvelle image de marque.

«Il fallait qu’on dote la Sépaq d’un nouveau logo. Plus cohérent, rassembleur. Qui pouvait susciter un sentiment de fierté plus fort. Qui était plus représentatif», a résumé en entrevue mardi le président-directeur général John MacKay.

Il est vrai que la signature propre à la Sépaq avait peu changé depuis 33 ans. L’organisation a donc décidé de travailler à l’interne sur un concept plus moderne et plus uniforme qui sera graduellement déployé sur l’ensemble de la cinquantaine d’établissements à travers le Québec.

«C’est un grand changement par rapport à la façon dont on se véhiculait sur le plan marketing et image de marque. Parce qu’on se véhiculait de façons distinctes dans nos trois réseaux, les Centres touristiques, les Réserves [fauniques] et Parcs Québec. Chacun de nos établissements avait un sigle identifié à leur réseau», a précisé John MacKay.

Un travail de refonte fait tout à l’interne par des membres de l’équipe de la Sépaq, souligne avec fierté le pdg. Il explique que le déploiement se fera sur deux ans. Une façon de faire qui ne devrait pas engendrer de grands frais pour la modernisation de l’image de la société d’État, assure-t-il.

Papeterie, affiches et autres produits signés seront progressivement remplacés selon le rythme habituel. Idem pour les véhicules qui devront être relettrés. Le changement devrait se faire selon le cycle de remplacement régulier. «On va épuiser nos stocks», assure l’ingénieur de formation, à la tête de la Sépaq depuis 2015. Au final, le dirigeant calcule à environ 75 000 $ la création de la nouvelle image, principalement en coûts de recherche.

En vert, le nouveau logo incorpore la lettre «Q», pour le territoire du Québec, à une forme de goutte d’eau ou encore de feuille, au centre, pour symboliser la nature. La forme triangulaire du bas complète la symbolique en faisant référence au camping, à l’hébergement. En noir, la police d’écriture de l’acronyme «Sépaq» a pour sa part été rafraîchie.

Plan stratégique 2017-2022

En plus de présenter aux médias la nouvelle image de la Sépaq, John MacKay a profité de l’occasion mardi pour détailler les grandes orientations que poursuivra son organisation jusqu’en 2022.

Encore et toujours, parents et enfants seront au cœur des stratégies pour les prochaines années. La gratuité pour les 17 ans et moins, l’accès sans frais à des équipements dédiés pour les familles, des programmes spéciaux pour les jeunes… autant de mesures qui ont aidé la Sépaq a augmenter l’achalandage dans ses parcs nationaux. Une fréquentation record de 7,2 millions de jours-visites a d’ailleurs été enregistrée en 2016-2017.

«Il fallait qu’on travaille sur notre relève», a estimé le directeur. John MacKay note que la réponse des familles a été à la hauteur des attentes, alors que la présence des enfants en deux ans a notamment augmenté de 46% en période estivale dans les parcs nationaux.

Conscient que le modèle familial est en changement — les familles sont plus petites, éclatées ou encore recomposées — et que la population est de plus en plus en déficit de nature, John MacKay et son équipe souhaitent poursuivre l’offensive plein air en innovant.

Nouveaux forfaits de chasse et de pêche à prix réduits, amélioration de l’accès hivernal aux parcs nationaux, diversification de l’hébergement, notamment par l’ajout de nouveaux types de prêt-à-camper, offre de nouvelles activités… les initiatives vont se multiplier pour inciter la population à aller jouer dehors.

Il faut dire que l’objectif de la Sépaq est ambitieux: dépasser 35% d’augmentation de la fréquentation d’ici 2022, en plus d’attirer 25% de nouveaux clients! Et n’y voyez pas là un geste commercial, insiste John MacKay.

Pour le grand patron de la Sépaq, plus de visiteurs indiquerait d’abord que la population est plus fière de son territoire et de ses attraits. Qu’elle serait davantage «reconnectée» à la nature.

Un contact renouvelé avec les bienfaits du grand air qu’a à cœur le pdg. «On a un rôle social. On contribue à une meilleure société…»

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CONVENTIONS COLLECTIVES: MACKAY OPTIMISTE

Depuis le 31 décembre dernier, les employés de la Sépaq se retrouvent avec leur convention collective échue. À défaut de vouloir s’avancer sur le processus de négociations en cours, John MacKay, le pdg de la société d’État, est optimiste pour la tournure des événements. «Actuellement, on est en discussion avec les syndicats et ça va très, très bien. On ne s’attend pas à des enjeux majeurs. On a une bonne relation avec nos syndicats et on aborde ça avec une attitude totalement positive.» Le directeur admet cependant qu’il se retrouve «un peu en sandwich» entre les syndicats et le conseil du Trésor, qui doit ultimement approuver la nouvelle convention. «Mais ça va bien. Autant d’un côté que de l’autre. [...] Nous ne sommes pas actuellement dans une discussion qui prête à conflit.» En haute saison à travers le réseau, la Sépaq emploie 3000 personnes.

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BRANCHÉS EN NATURE... MAIS PAS TROP

Consciente que l’on n’arrêtera pas le progrès ni l’intérêt de la population pour les outils technologiques, l’équipe de la Sépaq poursuit le développement d’applications pour bonifier l’offre dans ses établissements. Une version renouvelée de L’Explorateur Parc Parcours est en route. «L’application était un peu vieillissante…» concède John MacKay. D’autres outils devraient aussi apparaître, notamment avec de la cartographie plus spécialisée. Comme pour les pêcheurs, qui, grâce à la bathymétrie pourraient savoir précisément où sont les bons «spots» où lancer leur ligne. Puis, le réseau WiFi sera étendu davantage dans l’avenir, mais pas partout. «On veut le meilleur des deux mondes», résume le pdg de la Sépaq, qui tient à la technologie, mais aussi au calme débranché en nature.

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FIDÉLISATION AU GRAND AIR

Dans les cartons de la Sépaq, un programme de fidélisation est à l’étude. La Société d’État s’intéresse à ce qui se fait dans le domaine. Une façon de récompenser les habitués qui pourraient accumuler des points-récompenses. Des forfaits ou des nuitées pourraient, par exemple, être offerts. Le grand patron John MacKay s’attend à ce que le tout soit mis en place avant 2020. 

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Jean-Sébastien Massicotte

Expédition de rêve pour le «Dream Team» The North Face

BLOGUE // De l'exceptionnel, ils en font leur routine. Les membres de l'équipe du «Dream Team» du manufacturier The North Face viennent plus que jamais de le démontrer au terme d'un prolifique voyage de rêve en Antarctique.

Les Conrad Anker, Cedar Wright, Anna Pfaff, Alex Honnold, Jimmy Chin et Cie reviennent en effet d'une aventure exceptionnelle d'un mois à l'extrême sud pour le National Geographic. Au programme, l'exploration du secteur du Queen Maud Land, avec l'intention de gravir le plus de sommets possibles du massif Wolf's Jaw.

Plein air

Cinq Noël d'aventure

Noël avec les siens à la maison? Pas pour tout le monde. Quand l’aventure appelle, certains se retrouvent bien loin du sapin et des tourtières. En cette période des Fêtes, cinq aventuriers québécois vous racontent un 25 décembre marquant loin de chez eux.

UNE LEÇON EN CADEAU

Lydiane St-Onge: globe-trotteuse et animatrice de Lydiane autour du monde à Évasion

Lydiane St-Onge l’avoue d’emblée: son Noël de l’an passé est marquant, mais pour les mauvaises raisons. «Ce n’était pas glorieux… un gros fail», ricane la pétillante animatrice. Personnalité bien connue de l’univers du voyage au Québec et fort suivie sur les médias sociaux, Lydiane croyait que tout était sous contrôle quand elle a eu l’idée de surprendre son chum. «Je lui ai dit : “Arrive pas trop tard, on s’en va à l’aéroport!”» Tanné de l’hiver qui n’arrivait pas et à l’idée des soupers de Noël en série qui s’annonçaient, le couple a choisi de fuir Montréal, sans destination précise. Le plan était simple: trouver une aubaine à l’aéroport et s’arranger une fois sur place. «On voulait payer notre billet moins de 600 $, peu importe où ça nous amène.» 

Après une tournée des comptoirs des compagnies aériennes, la tâche s’annonce plus ardue que prévu. «Ce n’est pas vrai qu’on peut trouver des deals, comme ça, à l’aéroport…» Finalement, un vol qui convient est acheté pour le lendemain. Au programme, notamment surf et surf à pagaie à Puerto Vallarta, au Mexique. 

Jean-Sébastien Massicotte

Trump déclenche la furie de la planète plein air

BLOGUE // La marmite était sur le feu depuis déjà un moment. Le président américain Donald Trump avait annoncé il y a quelque temps son intention de réduire les aires protégées des monuments nationaux Bears Ears et de Grand Staircase-Escalante, en Utah. Confirmée lundi, la nouvelle a enclenché un mouvement de protestation sur la planète plein air. Retour sur une crise qui ne fait que commencer...

Sous prétexte de redonner aux Américains l'accès aux terres publiques, Donald Trump a réduit ainsi au total de deux millions d'acres les zones de protection accordées par ses prédécesseurs — notamment Barack Obama — aux deux aires naturelles.

Pour Bears Ears, c'est une réduction 85% de sa superficie d'origine. Quant à Grand Staircase-Escalante, c'est près de la moitié de la zone de protection qui s'envole.

Il suffit de suivre un peu l'actualité du côté de l'industrie du plein air et de l'aventure pour constater que la décision a l'allure d'un affront, tandis que les géants comme Patagonia, The North Face, REI, Arc'teryx, Keen et Cie se mobilisent. Athlètes et autres influenceurs d'importance font de même. La réaction est d'une force qu'on a rarement vue récemment.

So what's the big deal? comme on dit chez nos amis au sud de la frontière.

C'est que Trump étant Trump, il ne dévoile pas toute la vérité quand il assure vouloir rendre aux résidents de l'Utah leurs terres. En fait, selon les observateurs qui dénoncent la décision, en réduisant la taille de Bears Ears et de Grand Staircase-Escalante, Trump ne redonne pas un meilleur accès à la population aux zones naturelles ainsi «libérées».

En effet, les seuls qui pourront y tirer un avantage sont ceux qui peuvent désormais y effectuer de l'exploitation minière, forestière et gazière. Autant d'activités qui redeviennent permises... Et tant pis pour la protection de cette nature de l'Ouest sauvage et de ses artéfacts autochtones uniques et fragiles qu'elle possède.

C'est un débat qui perdure depuis fort longtemps, comme on peut le constater dans le reportage ci-dessous de CNN.

 

Jean-Sébastien Massicotte

Sauter d'une falaise pour atterrir... dans un avion!

BLOGUE // C'est assurément la chose la plus folle que vous verrez cette semaine. Probablement même ce mois-ci. Et on en parlera encore l'an prochain...

Deux athlètes Red Bull ont tenté — et réussi! — l'impensable. Sauter en wingsuit du haut d'une paroi en montagne pour voler jusqu'à un avion plus bas, avant d'entrer dans la carlingue par une porte laissée ouverte sur le côté.

Une cible de 158 cm par 125 cm!

La description de la cascade est assez ahurissante. Alors imaginez la vidéo! À peine croyable!