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Un trésor de 65 000 $ caché au sommet de l'Everest

BLOGUE / Au moment où la saison des ascensions à l'Everest tire à sa fin, les rares grimpeurs qui tentent encore d'atteindre le sommet doivent garder l'oeil ouvert. Un trésor a été caché quelque part tout en haut de la cime de 8848 mètres récemment, soit un «porte-monnaie» contenant 500 000 jetons de la cryptomonnaie ASKT, qui seraient évalués à 50 000 $US (près de 65 000 $CAN).

Cette étonnante chasse au trésor est un coup publicitaire du réseau social ASKfm pour lancer sa nouvelle cryptomonnaie. 

En partenariat avec une équipe principalement ukrainienne, l'entreprise Web californienne a demandé au leader d'un groupe d'aventuriers, Taras Pozdnii, de cacher au sommet un précieux «porte-monnaie» Ledger (une sorte de petit disque dur sécurisé), renfermant 500 000 jetons.

Le 14 mai, Pozdnii a atteint le toit du monde avec Seven Summits Treks Outfitters et aurait accompli sa mission, enfouissant la petite boîte blanche dans la neige, sous l'un des nombreux drapeaux qui jonchent le sommet. On peut d'ailleurs le voir dans la vidéo ci-haut.

Reste maintenant à savoir quand un alpiniste épuisé et victorieux retrouvera la boîte. Quand on sait l'effort nécessaire pour atteindre le sommet de l'Everest et combien le temps est compté dans l'air raréfié de la «zone de la mort», on peut certainement douter que bien des alpinistes se risqueront à fouiller la neige du toit du monde dans l'espoir de trouver cette obscure cryptomonnaie...

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SPOT X et inReach Mini: de nouvelles étoiles à surveiller

De plus en plus accessibles et utilisés, les communicateurs par satellites font désormais partie de l’arsenal des aventuriers bien préparés, aussi bien pour les urgences que pour rester en contact loin des réseaux cellulaires. Tout récemment, les fabricants Garmin et SPOT ont repoussé les limites technologiques avec de tout nouveaux appareils qui se distinguent particulièrement.

SPOT X

Ça faisait un moment que SPOT ne nous avait pas présenté du nouveau. L’entreprise qui a grandement aidé à démocratiser l’usage de communicateurs satellitaires frappe fort avec la sortie très prochaine de son modèle SPOT X. 

À première vue, ce qui se démarque, c’est le clavier complet. Outre sa couleur orangée caractéristique à SPOT, l’appareil ressemble à un BlackBerry des belles années. 

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Parfaire l’art du surf à pagaie

TROIS-RIVIÈRES — C’est l’un des attraits qui rendent le surf à pagaie si populaire. La simplicité qui fait que pratiquement n’importe qui peut se lancer sur l’eau, une pagaie à la main, debout sur sa planche. Rapidement, un débutant maîtrise les déplacements et s’amuse avec une certaine confiance. Sauf qu’il suffit d’en faire le moindrement pour constater que le « stand up paddle » (SUP) est un art plus complexe qu’il n’en paraît…

Un constat que fait au quotidien la formatrice et propriétaire de Station Flots, Marie-Jeanne Lévesque. Si la jeune femme se réjouit de l’intérêt grandissant pour le surf à pagaie chez Monsieur et Madame Tout-le-monde, elle fait remarquer comment l’apprentissage de quelques techniques plus avancées ajoute grandement au plaisir de pratiquer le sport.

Nous étions donc récemment sous la supervision de Marie-Jeanne, du côté de Trois-Rivières au Club Multivoile 4 saisons. L’un des terrains de jeu de l’instructrice de métier basée sur la Rive-Sud de Montréal, adepte de surf à pagaie depuis une douzaine d’années, soit bien avant que la popularité du sport explose dans la province.

Bien habillés pour aller à l’eau en cette belle journée printanière, nous avions à notre disposition l’imposant lac Saint-Pierre, ce vaste élargissement du fleuve Saint-Laurent. Sans vent ni vague, le plan d’eau était quasiment trop docile à première vue. Il était parfait cependant pour cette clinique de SUP qui menait à la certification habiletés avancées — eau calme de Pagaie Canada.

Deuxième niveau en SUP sur les huit offerts par l’organisation qui structure les sports de pagaie au pays, il est aussi celui qui sert de porte d’entrée vers ceux dédiés à la rivière, au surf et à la longue randonnée. Un passage obligé qui fait prendre conscience de la diversité dans la pratique du SUP.

Sécurité, équipements, précautions d’usage avant de prendre le large, techniques de propulsion, techniques de virages, jeux de pieds, aperçu des appuis… le programme nous fait rapidement réaliser tout ce qu’il y a à savoir. Et à maîtriser!

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Psicobloc: le gros «splash» de l'été en escalade

BLOGUE / Assurément, l'événement sera un gros succès cet été. Imaginez l'élite de l'escalade réunie le temps d'une compétition spectaculaire où l'action se déroule sur un impressionnant mur de plus de 17 mètres de haut, se déversant au-dessus d'un piscine. Mesdames et messieurs, attention, le phénomène Psicobloc s'amène à Montréal...

Mise en place annuellement depuis 2013 au bassin olympique de Park City, en Utah, la série Psicobloc Masters est l'idée de la légende de l'escalade Chris Sharma.

Au programme, du solo au-dessus d'un bassin d'eau profonde pour protéger des chutes. En format duel, les grimpeurs s'exécutent sans autre forme de protection sur le mur de 16,7 mètres de haut et déversant... sur 8,5 mètres! Le premier en haut passe à la ronde suivante, et ainsi de suite.

La compétition d'escalade unique en son genre fera son apparition au Canada pour la première fois la fin de semaine du 23 au 25 août, au Parc Jean-Drapeau.

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L'incroyable traversée des Alpes du Red Bull Der Lange Weg

BLOGUE / Au départ, l'idée était de voir ce que pouvait faire un groupe de skieurs-alpinistes de premier plan avec des équipements et l'entraînement modernes, face à un record vieux de 1971. Une traversée des Alpes à ski et à pied, de Vienne à Nice, complétée à l'époque en 41 jours.

Sur la ligne de départ le 17 mars dernier, Bernhard Hug, David Wallmann, Philipp Reiter, Janelle Smiley, Mark Smiley, Tamara Lunger et Núria Picas. Un groupe d'athlètes internationaux, prêts à s'attaquer ensemble au record détenu par les Autrichiens Robert Kittl, Klaus Hoi, Hansjörg Farbmacher et Hans Mariacher.

Au programme, du ski en montagne (environ 70% du temps) autant à la montée qu'à la descente, sinon des passages à pied quand la glisse était impossible.

Une «petite» balade de 1721 km et de 90 000 mètres de dénivelé positif à travers les Alpes que cinq des aventuriers auront réalisé en 36 jours. Lunger et Picas seront malheureusement contraintes à l'abandon en cours de route, après des blessures.

Il faut dire que la traversée était pour le moins exigeante. Car au-delà des difficultés techniques d'une pareille aventure en montagne, il y avait cet incroyable rythme à soutenir, jour après jour.

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La commis d'épicerie qui domine l’Everest

WEST HARTFORD, Conn. — Accaparée par ses deux filles et son emploi chez l’épicier Whole Foods, Lhakpa Sherpa n’a tout simplement pas le temps de s’entraîner pour gravir le mont Everest. Mais qu’à cela ne tienne: elle a déjà atteint le sommet huit fois et espère recommencer au cours des prochaines semaines.

La Népalaise de 44 ans détient le record du monde du nombre d’ascensions réussies par une femme et elle compte revisiter le toit du monde sous peu.

«Mon corps sait que je suis déjà montée aussi haut. C’est comme un ordinateur. Il s’adapte très rapidement. Mon corps connaît la haute altitude. Il s’en souvient», affirme-t-elle.

Lhakpa Sherpa est reconnue par le Livre des Records Guinness et elle est bien connue dans le monde de l’alpinisme, mais mis à part ses exploits, elle mène une vie plutôt modeste au Connecticut, où elle a déménagé en 2002 avec son mari, lui aussi un alpiniste de renom, dont elle est aujourd’hui séparée.

Elle se lève habituellement à 6h pour accompagner ses filles de 11 et 16 ans à l’école. Puis, parce qu’elle ne sait pas conduire, elle marche environ trois kilomètres jusqu’à son emploi, où elle lave la vaisselle et sort les déchets.

«On n’imaginerait pas qu’elle a escaladé l’Everest si on ne la connaît pas et si on ne lui en parle pas, souligne son patron chez Whole Foods, Dan Furtado. C’est la personne la plus humble que je connaisse et son éthique de travail est époustouflante.»

Lhakpa dit qu’elle aurait aimé devenir médecin ou pilote de ligne, mais les filles de la communauté ethnique sherpa dans laquelle elle a grandi avec ses quatre frères et sept soeurs n’avaient pas accès à l’école.

Sans éducation formelle, elle a travaillé au Connecticut comme femme de ménage, commis dans un dépanneur et plongeuse pour permettre à ses filles et à son fils d’avoir une meilleure vie aux États-Unis, explique-t-elle.

«Mon loyer est dispendieux ici, poursuit-elle. Mais c’est ici qu’on trouve les meilleures écoles.»

Une affaire d’hommes

Lhakpa explique avoir l’habitude de surmonter les défis. On décourageait les filles sherpas de pratiquer l’alpinisme, mais elle avait la tête dure et voulait aider les hommes de sa famille à transporter des biens jusqu’au camp de base de l’Everest.

Devenir alpiniste a été plus ardu, se souvient-elle, surtout après que la première Népalaise à avoir rejoint le sommet, Pasang Lhamu Sherpa, eut perdu la vie en redescendant, en 1993.

Lhakpa Sherpa et quatre autres femmes ont convaincu le gouvernement de leur accorder un permis en 2000. Elle est devenue la première Népalaise à atteindre le sommet et à en revenir vivante.

Trois sherpas qui travaillent comme guides se partagent le record de 21 ascensions réussies. Deux d’entre eux sont retraités, mais le troisième, Kami Rita, a récemment dit à l’Associated Press qu’il tenterait bientôt une 22e conquête.

L’Américaine Anne Parmenter a accompagné Lhakpa lors d’une expédition malheureuse en 2004. Cette ascension a été marquée par de multiples problèmes, y compris une violente altercation physique entre Lhakpa et son ex-mari qui a laissé la femme inconsciente.

Mme Parmenter est impressionnée par les obstacles physiques et mentaux que Lhakpa a été en mesure de surmonter.

«Elle jouit clairement d’une physiologie exceptionnelle qui lui permet de vivre ici, de ne pas s’entraîner, d’y retourner et de s’adapter très rapidement à cet environnement de haute altitude, explique-t-elle. Elle peut faire ça, fonctionner, et être très forte.»

«Je voulais montrer qu’une femme peut faire le travail d’un homme, indique Lhakpa. Il n’y a pas de différence quand on escalade une montagne. Je grimpe pour toutes les femmes.»

Lhakpa admet avoir certaines craintes quand elle grimpe, comme de savoir qui s’occuperait de ses filles si elle avait un accident sur l’Everest. Elle se trouvait dans un camp en 2015 lorsqu’un séisme a provoqué des avalanches qui ont fait 19 morts sur les flancs de la montagne. Sa fille Shiny affirme que sa soeur et elle ont dû patienter une semaine avant d’apprendre que leur mère était saine et sauve.

Le K2 l’an prochain

Lhakpa Sherpa économise chaque année le coût d’un billet d’avion aller-retour vers le Népal et elle se joint à une expédition organisée par un de ses frères. Cette année, ils guideront une cinquantaine de personnes, surtout des Européens, vers le sommet de la montagne. L’an prochain, elle compte s’attaquer au K2 — le deuxième sommet de la planète — pour la première fois.

Mais cette année, pour la première fois, elle profite d’une commandite de l'entreprise américaine Black Diamond, un fabricant de produits de plein air qui lui fournit de l’équipement et une aide financière.

«Tout dans sa vie démontre que les mots “je ne peux pas” ne font pas partie de son vocabulaire», souligne un représentant de l’entreprise, Chris Parket.

Lhakpa a aussi été saluée le mois dernier par sa ville adoptive de West Hartford, qui l’a proclamée «reine du mont Everest».

Mais aux yeux de plusieurs de ses collègues, elle est simplement Lhakpa.

«Je n’ai pas besoin d’être célèbre, assure-t-elle. Je veux continuer à pratiquer mon sport. Si je ne le fais pas, je me sens fatiguée. Je veux repousser mes limites.»

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Perdez-vous dans l'immensité du vide californien avec «Two Nineteen Forty Four»

BLOGUE / Certains exploits dans les discipline de l'aventure sont difficiles à mettre en perspective. Notamment en escalade, où les records sont souvent intangibles pour le commun des mortels. Grimper le mythique Nose sur El Capitan, au parc national de Yosemite, en 2h19:44 ça ressemble à quoi? Maintenant, il est possible d'en avoir une impressionnante idée...

Dans un film de sept minutes et 18 secondes, le photographe Tristan Greszko nous fait revivre en accéléré l'ascension record du Nose réalisé par Brad Gobright et Jim Reynolds en octobre 2017.

Après 11 tentatives sur la légendaire voie de granite du géant californien, Gobright et Reynolds touchaient le sommet en 2h19:44, d'où le titre du film Two Nineteen Forty Four. Ils amélioraient ce qui semblait déjà intouchable, soit la marque de Hans Florine et d'Alex Honnold datant de 2012. Le duo de professionnels avait gravit les quelques 1000 mètres du Nose en 2h23:46. 

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Ski au Labrador: à la conquête du Far Est

Sur la photo, un imposant massif enneigé et de tout petits skieurs qui avancent en file. Un impressionnant panorama qui fait tout de suite penser à l’Alaska ou au Yukon. Pourtant, ce territoire de rêve pour les skieurs d’aventure est bien plus près du Québec qu’il n’en paraît. Bienvenue aux monts Mealy, Labrador, étonnants joyaux du Far Est canadien.

Adepte de ski de montagne et fondateur du collectif Estski.ca, Thomas Thiery avait les Mealy sur son radar depuis deux ans. Un terrain de jeu qui n’existait seulement que sur ses cartes topographiques et imagé par quelques rares photos dénichées sur Internet quand le Français d’origine s’y est intéressé. C’est finalement à la fin de l’été dernier que la grande aventure au Labrador a pris son élan.

Une nouvelle frontière à découvrir qui correspondait tout à fait à la mission que s’est donnée Estski, soit celle de mettre en valeur l’Est nord-américain comme territoire pour le ski. Si bien qu’en mars, après un hiver à se préparer et à planifier l’aventure, Thomas Thiery se retrouvait en route avec cinq compagnons.

Du voyage, les partenaires d’Estski Olivier Dion et Mathieu Martel, de même qu’Émile Dontigny et Charles Bernier, du collectif de skieurs The Loners, des créateurs de contenu en montagne. Pour compléter, le guide professionnel Jean-Philippe Poulin s’est joint au groupe à la dernière minute, après un désistement qui libérait une place. Un groupe aux talents diversifiés, basé un peu partout au Québec.

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Grimper l'Everest une fois, deux fois... 22 fois!

BLOGUE / Avec le retour du printemps, c'est la saison des ascensions sur l'Everest qui débute. Et cette année, un grimpeur népalais, Kami Rita Sherpa, risque de se retrouver au sommet. Au propre comme au figuré. Seul avec une 22e ascension du toit du monde à son actif, un record.

La première fois où l'aventurier a foulé le sommet du géant de 8848 mètres, c'était en 1994. Depuis, il a multiplié les séjours sur la montagne pour accompagner des clients commerciaux. Kami Rita, 48 ans, est actuellement au boulot pour une compagnie d'aventure américaine.

Le record actuel de 21 ascensions est détenu par trois Népalais: Apa Sherpa, Phurba Tashi Sherpa et Kami Rita Sherpa.

En comparaison, la marque pour un grimpeur non tibétains ou népalais est de 15, détenue par l'Américain Dave Hahn.

Déterminé et confiant, Kami Rita Sherpa veut même porter la marque à 25 avant de prendre sa retraite. Pour le plaisir de grimper, mais surtout «pour faire l'histoire», a-t-il raconté à la BBC.

Un record qui sera l'affaire seule de Kami Rita Sherpa, alors que ses deux compatriotes avec qui il partage l'actuelle marque sont désormais à la retraite.

Si tout va comme prévu, le Sherpa devrait atteindre le toit du monde le 29 mai à partir du côté népalais, le jour même du 65e anniversaire de la toute première ascension de l'Everest.

Une façon de rendre hommage à Sir Edmund Hillary et Tenzing Norgay Sherpa. Vingt-deux fois plutôt qu'une.

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Ski au Nunavik et au Labrador: suivez le guide!

BLOGUE / Au moment où le ski d'aventure a comme jamais le vent dans les voiles au Québec, certains adeptes repoussent les frontières de leur terrain de jeu. C'est le cas de Jacob Laliberté et de Bruno-Pierre Couture, qui ont décidé de partager le fruit de leurs explorations avec le guide pour skier au Nunavik et au Labrador.

Bien de leur temps, les deux jeunes aventuriers ont choisi de créer le guide Nunavik & Labrador backcountry skiing en format application mobile. Une façon de faire qui permettra de bonifier l'ouvrage avec le temps, les commentaires et les découvertes à venir.

«On sait déjà que la version papier serait appréciée, mais notre but c'était de faire en sorte qu'on ne puisse pas perdre les informations et ajouter de l'information au fur et à mesure», raconte Bruno-Pierre.

Le guide de métier et participant à l'expédition Projet Karibu en 2014, Bruno-Pierre a passé pas mal de temps dans le nord du Québec et au Labrador. Un plaisir à skier du terrain exclusif qu'il tenait à partager, malgré les contraintes et difficultés à skier dans une région aussi éloignée.

Le guide bilingue est disponible en téléchargement payant sur l'application Rakkup. Pour 19,99$, les utilisateurs ont accès à un an de mises à jour intégrées.