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Le randonneur... sans jambes

BLOGUE / Incapable de suivre ses deux frères et son père en randonnée quand il était plus jeune, l'Américain Sid Smith devait se contenter de les voir partir. Des aventures impensables pour l'handicapé qu'il était, touché gravement aux pieds à cause d'une maladie génétique. Des années et une double amputation plus tard, il rattrape le temps perdu, un pas à la fois.

Dans le court documentaire 3 Sons & A King de V6 Media et diffusé par Petzl, Smith réalise enfin son rêve de gravir en compagnie de son paternel le sommet de l'Utah, le pic Kings (4123 m). Pour ajouter à l'expérience, son fils de 9 neuf ans est également du voyage.

Désormais équipé de prothèses sophistiquées, Sid Smith est capable de faire de la randonnée, même si c'est une nouvelle activité pour lui.

Un trajet de 21 km jusqu'au sommet, pour un gain en dénivelé de 1250 m.

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«Bikepacking»: le vélo comme sac à dos

Tous les cyclistes vous le diront, le vélo c’est la liberté. Mais ce sentiment peut facilement s’envoler dès qu’on ajoute vivres et bagages pour voyager. La solution? Se tourner vers l’approche «sac à dos» du cyclisme. Bienvenue dans l’univers du «bikepacking».

À partir du cyclotourisme traditionnel où les voyageurs enfourchent de robustes bécanes avec supports multiples pour y accrocher de volumineuses sacoches, une nouvelle génération de cyclistes en quête d’aventures a simplifié les choses. Question d’aller plus vite. Question d’aller plus loin.

Bien plus qu’un mot-clic populaire sur les réseaux sociaux où les vélos équipés pour le voyage sont aussi variés que spectaculaires, le #bikepacking est cette façon renouvelée d’utiliser des montures régulières pour le cyclotourisme. Notamment sur Instagram, bicyclettes haut de gamme et de performance, autant de route que de montagne, s’affichent ainsi pour inspirer et faire rêver.

Tout ça rendu possible par de nouveaux types de sacs de cadre, de selle et de guidon qui ne nécessitent aucun équipement supplémentaire pour les utiliser. Du coup, même les cadres exotiques et performants en carbone ou autres matériaux sont utilisables.

Une influence tirée directement des grandes courses longues distances en autonomie comme la World Cycle Race, la Trans Am Bike Race, la Transcontinental Race ou encore le Tour Divide. Des épreuves où l’endurance, la vitesse et l’aventure se conjuguent pendant des jours, des semaines, voir parfois des mois à travers un pays, un continent ou même le monde. De nouvelles frontières en cyclotourisme de performance.

Des courses-aventures uniques qui gagnent en prestige et en popularité auprès du grand public. Et les manufacturiers l’ont compris. Car ce qui est bon pour faire le tour du monde l’est certainement aussi pour faire ces escapades de quelques jours en autonomie avec le vélo que vous avez déjà.

Ce qui fait que d’une production très spécialisée jusqu’à récemment, les sacs de bikepacking ont maintenant la cote chez plusieurs manufacturiers, qui rivalisent d’ingéniosité et qui sont de plus en plus nombreux à en fabriquer. Résultat, il est possible de transformer assez simplement le plus vif des étalons de course en une machine à voyager.

Seul compromis, il faut être prêt à se limiter dans ce qu’on apporte. Le confort sera peut-être un peu plus rudimentaire au campement et l’approvisionnement en nourriture se fera sur la route plus régulièrement, mais le plaisir de rouler sans être un mulet surchargé compensera amplement.

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Un livre illustré pour donner le goût aux enfants de grimper

BLOGUE / Grimpeur de longue date, Olivier Roberge a voulu transmettre sa grande passion à son fils. Question de lui faire découvrir le sport en douceur et de nourrir son imaginaire, il a eu l'idée de lui trouver des histoires d'escalade. Bibliothèques, librairies... pareil livre destiné aux enfants n'existait pas. Qu'à cela ne tienne, le scénariste de métier s'est attaqué au défi. Ainsi est né le livre «Les aventures verticales de Tom et Katie».

En collaboration avec l'artiste multidisciplinaire Sandrine Bulté, qui a réalisé les illustrations, Olivier Roberge propose ainsi une série de courtes d'histoires qui visent à amener les enfants à s'intéresser à la montagne.

Les aventures verticales de Tom et Katie entraîneront les petits dans l'univers de quatre disciplines différentes de la grimpe: l'escalade intérieure, l'escalade sportive, l'escalade de bloc et l'escalade traditionnelle.

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Record de vitesse sur l'Appalachian Trail

BLOGUE / Le réputé sentier de randonnée de l'Appalachian Trail, qui s'étend de la Géorgie au Maine sur environ 3510 km, a un nouveau roi.

Plus tôt cette semaine, Karel Sabbe, un dentiste belge, a complété avec soutien la mythique randonnée en 41 jours, 7 heures et 39 minutes, éclipsant du coup la marque précédente par plus de quatre jours.

Pour y arriver, le coureur de 28 ans a tenu une moyenne quotidienne de plus de 85 km. 

Pour le commun des mortels, pareille randonnée aurait pris environ six mois...

Et contrairement à d'autres tentatives de records, Sabbe ne comptait que sur le soutien d'une poignée de collaborateurs et d'un petit budget — environ 10 000 $, billets d'avion inclus. Pour s'occuper de lui et l'approvisionner quand c'était possible, des amis et la femme de Sabbe s'occupaient des ravitaillements à bord d'un véhicule loué. 

Adepte d'ultra, Karel Sabbe s'est attaqué au record après avoir battu celui sur le Pacific Crest Trail (4280 km du Mexique au Canada) à l'été 2016. Il est d'ailleurs la première personne à détenir simultanément le «temps connu le plus rapide» (fastest known time — FKT) pour les deux sentiers nord-américains. 

Il est également le premier à passer au-dessus des 50 milles (80,5 km) de moyenne quotidienne sur l'Appalachian Trail.

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Sommeil au sommet avec le concept Nest

BLOGUE / Au moment où la popularité de la vie nomade motorisée est en explosion en cette ère de #vanlife, voici un nouveau concept de tente de toit qui risque de plaire à ceux qui cherchent simplicité et économie pour leurs aventures sur la route.

Imaginé par Sebastian Maluska, gradué de l'École cantonale d'art de Lausanne (ÉCAL), le concept Nest — ou Nid en français — est inspiré du monde de la voile. 

Deux cadres en aluminium ultralégers se déploient pour offrir aux campeurs motorisés un espace où dormir, confectionné en toile. Le tout s'installe sur le toit de n'importe quel véhicule. Le tissus est celui d'une voile de voilier.

Le but visé par Maluska pour cette tente de toit de véhicule était de créer le produit le plus simple et abordable possible.

La toile faite en voile est étanche et offre naturellement une surface confortable où dormir. Une échelle est rangée sous la structure et se déploie aisément pour grimper à bord.

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Parc régional du Poisson blanc: îles à louer pour aventuriers

NOTRE-DAME-DU-LAUS — Sur les médias sociaux, les images font rêver. Un chapelet d’îles toutes plus jolies les unes que les autres, baigné par un vaste plan d’eau parfait pour les sports de pagaie. Un attrait virtuel irrésistible qui a propulsé dans la réalité le Parc régional du Poisson blanc haut sur la liste des destinations à visiter de bien des amateurs de canot, de kayak et de surf à pagaie.

Situé à la limite ouest de la région des Laurentides, à une soixantaine de kilomètres au sud de Mont-Laurier et à la frontière avec l’Outaouais, le Parc régional du Poisson blanc est à la fois isolé et en même temps assez près de la civilisation. Suffisamment loin en forêt pour avoir ce petit côté sauvage qui dépayse, mais assez proche pour s’y rendre aisément en voiture, en environ cinq heures à partir de Québec.

Proximité du grand centre oblige, c’est d’ailleurs du côté d’Ottawa et de ses environs que viendrait la grande partie de la clientèle du Parc actuellement, nous a raconté un des souriants et serviables employés sur le terrain. Fondé officiellement en 2008, le Poisson blanc a réellement pris de l’élan à partir de 2012 au moment de l’inauguration du pavillon d’accueil baptisé Le Bastion, un impressionnant chalet en bois qui sert de centre nerveux à l’organisation.

Ce qui fait qu’au moment de planifier un séjour de stand up paddle (SUP) pour les récentes vacances estivales, les magnifiques images d’Instagram du Parc (@parcpoissonblanc) me sont revenues en tête. Sauf que ce séjour a bien failli ne jamais avoir lieu… 

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Le festival plein air Basecamp s'amène à la Vallée Bras-du-Nord

BLOGUE / Organisé afin de rejoindre et de regrouper un maximum d'amateurs d'activités de plein air, qu'importe leurs intérêts et leurs compétences, le festival Basecamp se tiendra pour une toute première fois en sol canadien, du 21 au 23 septembre prochains à la Vallée Bras-du-Nord.

Présenté par The North Face depuis deux ans à différents endroits aux États-Unis, le festival Basecamp n'avait pas encore passé la frontière. «On importe le concept au Canada», raconte avec satisfaction Loick Martel-Magnan, un des membres de l'organisation.

Au programme, du vélo de montagne, de l'escalade, du canot et du kayak, de la course en sentier, de la randonnée, sans compter la pratique du yoga et de la slackline.

Au pays, la chaîne de magasins La Cordée s'ajoute comme partenaire de présentation.

«Il existe déjà des événements pour certaines disciplines, mais nous on veut regrouper toutes les communautés de plein air. Des gens de tous les niveaux», précise Martel-Magnan. «On ne veut pas être élitiste, bien au contraire!»

Ce qui fait qu'une attention particulière est portée pour que les néophytes comme les experts y trouvent leur compte. Il sera en effet possible d'y arriver tout équipé pour s'amuser en compagnie de sportifs aguerris qui ont les même intérêts, ou encore de s'y amener pour s'initier à une nouvelle discipline, en format tout inclus.

Sports

La course Prison Break de retour en Beauce

Les amateurs de course à obstacles sont conviés au Domaine du Radar le samedi 4 août. Le fameux parcours Prison Break fait 6km de distance et offre 25 obstacles aux coureurs.

En 2017, l’évènement avait attiré plus de 10 000 personnes, ayant le même but: échapper aux centaines de gardiens de prison sur le circuit. 

Les organisateurs ont mentionné que le parcours a été adapté à l’ensemble de la clientèle. Ce défi peut convenir autant aux personnes participant pour la première fois au Prison Break, qu’à ceux qui ont traversé le parcours plus d’une fois.

Le départ sera donné le 4 août à partir de 9h du matin. Le parcours à obstacle en sera à sa sixième année d’existence en 2018. 

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Des bas cyclistes… à 6600$ la paire!

BLOGUE / Le hasard et la nature font bien les choses.

À la recherche de la fibre la plus résistante pour créer les bas cyclistes les plus évolués, la compagnie américaine DeFeet a réussi à filer et tisser la soie de l’araignée néphyle dorée (Golden Silk-Orb Weaver). 

Incroyablement solide et légère, la soie est également de l’exacte couleur du maillot jaune au Tour de France. 

DeFeet savait du coup quoi offrir à l’un de ses fidèles partenaires de l’univers cycliste, en course actuellement à travers la France.

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Le casque de ski protège... mais pas contre les traumas graves dit une étude

BLOGUE / Le Centre de recherche de l'Hôpital du Sacré-Cœur de Montréal a publié récemment une étonnante étude dans le journal «Wilderness & Environmental Medicine». Sous la loupe, le port du casque de ski qui protègerait les utilisateurs de blessures mineures... mais pas des traumas importants.

Relayée par le site spécialisé Backcountry Skiing Canada, la recherche s'étend de 2012 à 2014 dans 30 centres de ski français.

Au total, 1425 participants qui ont subi des traumas au cerveau et 1386 autres qui on été blessé plus légèrement à la tête ont été comparés à deux groupes contrôle — 2145 participants sans blessures et 40288 blessés ailleurs qu'à la tête.

Résultat de l'imposante recherche: si la hausse du port du casque chez les skieurs et planchistes réduit les le nombre total de blessures à la tête, son effet sur les risques de traumas cérébraux importants et de mort est autrement jugé «insignifiant».

Il est noté que les blessures à la tête sont la première cause de décès chez les skieurs et planchistes. Les traumas «catastrophiques» comptent de leur côté pour 3 à 15% des blessures reliées aux sports d'hiver. 

L'étude met en évidence que les participants néophytes, de moins de 16 ans, et de plus de 50 ans, sont ceux qui présentent le plus de risques de blessures à la tête. Adepte d'acrobaties dans le parc à neige? Les risques de blessures à la tête y sont plus importants que tout autre trauma.

Étonnamment, le port du casque réduirait le risque de blessures aux autres parties du corps. Selon le Dr Nicolas Bailly, dont les propos sont rapportés sur le site Inthesnow.com, «ce résultat suggère que ceux qui portent le casque prennent moins de risques que ceux qui n'ont portent pas». Ce qui est pourtant contradictoire à la croyance que le port d'un casque amène les sportifs à prendre plus de risques, se croyant davantage en sécurité, souligne le chercheur.

Pour le Dr Bailly, «cette recherche soulève d'importantes questions pour la communauté scientifique et pour les manufacturiers de casques, sur comment les produits peuvent être améliorés pour mieux protéger les sportifs des commotions».