Plein air

La fin de sept ans d'aventures

Je signe aujourd’hui pour Le Soleil ma dernière chronique plein air. Après 15 ans à œuvrer au sein de votre quotidien préféré, dont sept ans à vous partager ma passion pour l’aventure, j’ai décidé récemment de tourner la page pour voir quels autres défis professionnels la vie me réserve. Parce que l’existence est l’ultime aventure, je me devais de faire ce grand saut dans l’inconnu pour aller découvrir d’autres horizons. Question de conclure en beauté, je vous propose de revenir sur quelques moments marquants, rencontres mémorables et autres anecdotes de la chronique plein air.

***

MARIO ET MÉLANIE AU SOMMET

J’ai encore un souvenir vibrant de ce moment intime dans l’immense dôme d’expédition pendant le Double défi des deux Mario. Sur les glaces du lac Saint-Jean en février 2017, les organisateurs Mario Cantin et Mario Bilodeau nous partageaient leur motivation à s’impliquer pour la fondation Sur la pointe des pieds, organisme qui vient en aide aux jeunes touchés par le cancer grâce à l’aventure thérapeutique.

Plein air

Des vêtements Arc'teryx à emprunter gratuitement

BLOGUE / Voilà une façon différente de faire les choses. Convaincu que l'essayer, c'est l'adopter, le fabricant canadien Arc'teryx propose désormais le prêt gratuit de certains de ses produits à sa boutique de Montréal.

Le concept est simple: à la boutique Arc'teryx de la rue Sainte-Catherine, l'Espace de prêts attend les aventuriers et aventurières curieux de tester différents produits pour trois jours sans frais. 

Une version allongée et locale de ce qui est souvent proposé par les fabricants dans les événements plein air et autres festivals d'aventure. C'est d'ailleurs de là qu'Arc'teryx a eu l'idée, après avoir observé la popularité des espaces temporaires d'emprunts aux événements comme le Arc'teryx Climbing Academy et le Arc'teryx Alpine Academy.

Pour l'ouverture de son Espace de prêts, la boutique de Montréal mettra à la disposition des «testeurs» des manteaux dédiés aux sports de glisse (Sentinel LT pour femme, Sabre pour homme), un format de sac à dos alpin (Alpha FL 30), des souliers imper-respirants de course en sentier (Norvan LD GTX pour elle et lui) et des gants de ski (Sabre).

«Nous voulions offrir aux communautés sportives l’opportunité de tester de nouveaux produits afin de les inspirer à vivre de nouvelles aventures. Autant les gens qui connaissent peu la marque, que les fans finis seront ravis de pouvoir essayer de nouveaux produits et équipements», a expliqué dans un communiqué Stephanie Jamieson, gestionnaire du marketing de détail chez Arc'teryx.

Achat ou non par la suite, peu importe.

D'ici le 14 janvier, pour souligner l'initiative, un écusson en édition limitée qui représente la boutique de Montréal sera remis aux participants et participantes.

Sur les réseaux sociaux, l'expérience se partagera avec les mots-clics #arcteryxmontreal et #gearlibrary.

Plein air

Un client survit à un vol de deltaplane... sans être attaché [VIDÉO]

BLOGUE / Déjà qu'un premier vol en deltaplane demande de bons nerfs, imaginez alors quand l'envolée tourne au cauchemar une fois dans les airs, parce que votre guide ne vous a pas attaché à l'aile!

À peine croyable, mais c'est bien ce qui est arrivé à l'Américain Chris Gurksy en Suisse. À sa première journée là-bas, le touriste a décidé de s'offrir un vol en tandem. Une première qu'il n'oubliera pas de sitôt!

Car étonnamment, Gurksy a survécu pour raconter sa mésaventure! 

Et tout est filmé pendant les 2 minutes 14 secondes — vous verrez, chaque seconde compte dans cette situation.

Vue plus de sept millions de fois jusqu'ici, la vidéo montée par le Floridien décrit de manière très zen et détaillée le cauchemar qu'il est en train de vivre.

On a beau savoir qu'il survit, il est impossible de regarder les images sans avoir le pouls qui s'accélère et les paumes qui deviennent moites.

Auriez-vous pu tenir tout ce temps?

Plein air

Produits torturés par des grizzlys déterminés

BLOGUE / Sacs en Spectra, contenants à nourriture, poubelles et glacières à l'épreuve des ours... C'est toujours étonnant quand il est question de produits qui doivent résister aux grands carnassiers de la forêt: comment les manufacturiers font-ils pour réellement savoir si ça fonctionne? Découvrez Randy Gravatt et sa bande de «testeurs» aux griffes et crocs effilés!

Au Montana, le Grizzly & Wolf Discovery Center met en effet quelques-uns de ses pensionnaires au service de l'industrie de l'aventure et du plein air.

Ainsi, quand vient le temps de déterminer si des équipements sont assez solides pour mériter la certification «résistant aux ours», c'est là que ça se passe. 

Dans l'enclos, Randy Gravatt, le coordonnateur aux tests de contenants, appâte et met à la disposition de ses bêtes la toute dernière création à mettre à l'épreuve. Le défi? Celle-ci doit résister pendant une heure aux assauts d'ours grizzly de 600 lb.

En action, sept ours qui ont été amenés à une vie en captivité après avoir eu accès à de la nourriture humaine. «Ils ne peuvent plus vivre dans la nature», explique Randy Gravatt au sujet de ses protégés.

Plein air

Incroyable duel glacial à travers l'Antarctique

BLOGUE / Imaginez les chances: vous planifiez minutieusement une tentative pour devenir la première personne à traverser l'Antarctique en solitaire par votre propre force, puis peu de temps avant le début de votre aventure, vous découvrez qu'un autre explorateur polaire sera là au même moment avec la même ambition.

C'est exactement ce qui est arrivé à Louis Rudd, un capitaine de l'armée anglaise âgé de 49 ans. Peu de temps avant de se lancer dans son aventure extrême, il a appris qu'un aventurier américain de 33 ans, Colin O’Brady, avait le même objectif que lui.

Débarqués au même moment en Antarctique il y a quelques jours, les deux explorateurs polaires sont actuellement en course pour un parcours d'environ 1500 km entre les plateformes de Ronne et de Ross.  

Le premier qui arrivera à destination, si tel est le cas après environ 65 jours seul à batailler contre les éléments, sera reconnu éternellement comme le premier être humain à avoir réussi l'exploit, en solo et par ses propres moyens — sans cerf-volant traction ou tout autre forme d'aide à la propulsion. 

C'est un des derniers grands exploits qui restent encore à prendre sur le continent blanc. Un défi extraordinaire qui résiste aux explorateurs polaires depuis 100 ans.

Pour celui qui arrivera second, s'il parvient à destination également, ce sera l'ingrat sort réservé à ceux qui finissent deuxième...

Plein air

«Skiing The Mealy»: voyage sur les sommets d'un étonnant Labrador

BLOGUE / L'hiver dernier, des gars du collectif Estski.ca avaient frappé l'imaginaire des skieurs d'aventure en réalisant un voyage exploratoire dans les spectaculaires monts Mealy, au Labrador. Désormais diffusé en ligne, le film qui raconte le périple fait véritablement rêver.

Je vous avais raconté au printemps dernier le voyage des boys, six véritables passionnés de ski et de montagnes vierges.

Du voyage, Émile Dontigny a réalisé Skiing The Mealy, avec la collaboration à la caméra de son collègue Charles Bernier. Le duo fait partie du collectif de skieurs The Loners, des créateurs de contenu en montagne.

Le film nous transporte au coeur de la majestueuse chaîne de montagnes du Labrador, véritable Far Est du ski à proximité de Happy Valley-Goose Bay, village au cœur du Labrador à plus de 1100  km au nord-est de Baie-Comeau.

Oubliez ici les cascades sur les planches, les sauts de falaise et les pentes ultraraides qui donnent sur un escarpement mortel. Skiing The Mealy nous propose plutôt un voyage esthétique, voir poétique, de l'aventure en montagne.

À partir de Québec, le court-métrage nous amène graduellement dans l'univers étonnant des Mealy, où la bande de copains enchaîne les premières descentes avant de retourner sous la tente le soir venu. 

Un périple dépaysant à souhait... mais pourtant si près de chez nous!

Adepte de ski ou non, vous apprécierez assurément le visionnement et découvrirez des nouveaux horizons loin des sentiers battus.

Bon voyage!

Plein air

Kai Jones: skier comme un pro avant d'être un ado

BLOGUE / «Je me demande toujours jusqu'où je peux me pousser, mais sans faire peur à ma mère.» Voilà le genre de chose qu'on entend rarement dans un film de ski extrême. Mais quand le héros a seulement 11 ans, les préoccupations de l'athlète en action sur les pentes sont bien différentes...

Le kid est Kai Jones, aujourd'hui âgé de 12 ans. Une sensation du freeski depuis qu'il a chaussé les planches, ou presque, à l'âge de deux ans.

Fils du réputé Todd Jones, réalisateur et cofondateur de l'entreprise de films d'aventure Teton Gravity Research (TGR), Kai a déjà des commanditaires majeurs (Quicksilver, Atomic, Smith, entre autres) et des segments sur YouTube — notamment — qui cartonnent.

Plein air

Revivez la meilleure journée à vie du grimpeur Alex Honnold

BLOGUE / Vous vous souvenez de la meilleure journée de votre vie? Pour le grimpeur Alex Honnold, c'est facile de s'en souvenir. Le 3 juin 2017, l'Américain réalisait un rêve qu'il chérissait depuis presque 10 ans: l'ascension en solo intégral — sans corde ni autre forme de protection en cas de chute — de la mythique paroi du El Capitan, au parc national Yosemite en Californie.

À l'époque, je vous avais parlé de l'exploit de Honnold, que plusieurs observateurs considèrent comme l'ultime ascension en solo. Une première qui repoussait les limites de l'imagination et qui risque de ne pas être répétée avant longtemps, si jamais elle l'est.

Le film sorti récemment, Free Solo, raconte cette journée exceptionnelle et le parcours du populaire grimpeur pour arriver à envisager — et réussir! — la difficile ascension sans filet de la paroi granitique de près de 1000 mètres.

Diffusée récemment en ligne, la conférence TED d'Alex Honnold (ci-dessus) présente à la première personne et sans filtre la dangereuse ascension.

«Ça semble effrayant? Oui, ce l'est. Et c'est pourquoi j'ai passé tant d'années à rêver de grimper en solo El Cap sans le faire. Mais le jour où la vidéo a été prise, ça n'était pas du tout épeurant. C'était aussi confortable et naturel qu'une marche dans un parc, ce que la plupart des gens faisait à Yosemite ce jour là», explique candidement Honnold à son auditoire, après la présentation d'un passage délicat durant l'ascension, à environ 600 mètres du sol.

L'athlète d'exception explique alors comment un solo précédent avait mené à son désir de réussir avec une maîtrise complète ses ascensions futures, sans rien laisser au hasard. 

Car pourtant plus facile — et évidemment réussie! — sa grimpe sans corde en 2008 sur le Half Dome, toujours à Yosemite, avait bien failli tourner à la catastrophe...

«Je ne savais pas comment me préparer pour un potentiel solo intégral. Alors j'ai décidé d'éviter la préparation et de juste y aller pour vivre une aventure. Je me disais que j'élèverais mon niveau pour l'occasion. Évidemment, sans surprise, ce n'était pas la meilleure stratégie», poursuit le grimpeur dans son allocution.

Heureusement, après s'être «perdu» sur la paroi du Half Dome en 2008 sans aucune sécurité, Honnold a appris la leçon.

En plus de l'entraînement physique, le grimpeur a notamment utilisé la visualisation pour maîtriser ses émotions.

«Le doute est le précurseur de la peur. Et je savais que je ne pouvais vivre mon moment parfait si j'avais peur. Je devais faire de la visualisation et des répétitions assez souvent pour enlever tous les doutes», précise Honnold.

On connaît la suite... 

Une journée parfaite dans le quotidien peu ordinaire du grimpeur.

Le temps de sa présentation TED, Alex Honnold nous laisse ainsi entrer dans sa tête, dans son univers. Une vision de l'aventure et du risque marquée par une étonnante humilité. 

Comme si l'extraordinaire, seul à 1000 mètres au-dessus du sol, était presque banal.

Plein air

Courses CRYO: traverser le lac Saint-Jean... en courant!

BLOGUE / Voilà un tout nouveau défi pour les amateurs de course à pied qui n'ont pas froid aux yeux. Traverser sur 32 km le lac Saint-Jean entre Péribonka et Roberval, en plein coeur de l'hiver.

C'est l'idée un peu folle derrière les courses CRYO, de la fondation Sur la pointe de pieds.

Après un test avec une douzaine de coureurs triés sur le volet l'an dernier, la fondation — qui se spécialise dans l'aventure thérapeutique pour aider des jeunes atteints du cancer ou en rémission — espère maintenant réunir 150 coureurs pour son nouveau défi caritatif qui est organisé le 23 février prochain.

Plein air

BLACKYAK Khillari: le manteau le plus léger de la terre

BLOGUE / La prétention du fabricant sud-coréen BLACKYAK n'est pas des moindres: il fabrique le manteau complet contre les intempéries le plus léger sur la planète.

À 71 grammes pour la taille medium et à peine plus gros qu'une orange dans la main, le manteau Khillari (anciennement appelé Emergency) coupe le vent totalement, est 100% imperméable et possède un capuchon.

Difficile de faire plus avec moins!

Pour arriver à fabriquer pareille merveille, BLACKYAK tire avantage du Dyneema, la fibre textile la plus résistante qui soit. Pour le même poids, le Dyneema serait en effet de 10 à 15 fois plus résistant que l'acier.

Une fibre légère, pratiquement impossible à couper et qui ne s'étire pas. Elle est notamment utilisée dans la fabrication de sangles pour l'escalade, de gréements et de voiles pour le nautisme, ou encore d'équipements de sécurité où la résistance à l'abrasion et aux coupures est essentielle.

De par sa nature et confection (20% polyéthylène et 80% polyester), le Dyneema n'est pas coloré, ce qui donne le look plutôt particulier du Khillari. 

Pratiquement transparent, sans poche et avec uniquement une demi-fermeture à glissière à l'avant, le manteau présente un aspect utilitaire qu'il faut savoir apprécier...