Isabelle Pion
La Tribune
Isabelle Pion
À la découverte de nouveaux territoires

Sortie prendre l'air

À la découverte de nouveaux territoires

CHRONIQUE / Ce fut le coup de cœur des vacances, inattendu.

La beauté de la réserve faunique du St-Maurice nous a happés. Sans compter que sur ce territoire comptant 220 lacs, on a pu oublier (un peu) que tous les Québécois, ou presque, prenaient leurs vacances ici cet été.

Isabelle Pion
La Tribune
Isabelle Pion
Des suggestions pour profiter de l’automne

Sortie prendre l'air

Des suggestions pour profiter de l’automne

CHRONIQUE/ Avec septembre et les feuilles qui rougissent viennent les plus beaux jours pour marcher en forêt; la lumière du jour n’en est que plus belle. Le début de la Flambée des couleurs, à compter du 19 septembre dans Magog-Orford, nous donne le signal que cette grand-messe automnale va commencer.  Voici quelques suggestions pour profiter de l’automne à venir, des marches contemplatives avec les enfants aux sommets demandant un peu plus d’efforts.

Mont Owl’s Head - Estrie

C’est l’une des plus belles vues des Cantons-de-l’Est. Surtout si vous êtes, comme moi, amoureux de ces paysages où l’eau s’entremêle aux montagnes. Difficile d’avoir une vue plus saisissante du lac Memphrémagog, dans lequel on semble pouvoir se jeter directement. C’est sans compter tous les sommets que l’on peut observer autour, comme Jay Peak et Elephant. Les sentiers, des tracés allant jusqu’à cinq km, proposent un dénivelé d’environ 540 mètres et les chiens sont permis en laisse. L’accès aux sentiers de randonnée pédestre est gratuit. On peut télécharger la carte en allant sur le site : https://owlshead.com/randonnee-pedestre/.

Sentiers pédestres des 3 Monts - Chaudière-Appalaches

Ce fut l’une des belles découvertes au cours de la dernière année : Les Sentiers des 3 Monts, à Saint-Joseph de Coleraine. Les sentiers des monts Oaks et des monts Kerr traversent la réserve écologique de la Serpentine-de-Coleraine et permettent d’atteindre des sommets de 460 mètres et 494 mètres. La vue du mont Kerr est typique du paysage du coin. De là, on aperçoit les vestiges de la mine Lac d’Amiante qui longe la route 112, un paysage différent de ce que l’on voit habituellement aux points culminants. J’ai visité deux des trois sommets, ne manque qu’à ma liste le mont Caribou (558 mètres), qui offre une vue de 360 degrés sur la région. 

Différents hébergements sont aussi disponibles sur place (camping, yourtes, chalet). Comme le site est protégé, il est possible d’y randonner même pendant la saison de chasse. Les chiens ne sont toutefois pas admis.

Un village éphémère de l'Hôtel UNIQ au cœur des Jardins de Métis

Maison

Un village éphémère de l'Hôtel UNIQ au cœur des Jardins de Métis

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
Un troisième village nomade et éphémère de l'Hôtel UNIQ est installé jusqu'au 20 septembre aux Jardins de Métis, aux portes de la Gaspésie. Dix tentes Lotus ont été érigées en plein cœur du site afin d'accueillir des invités prêts à vivre l'aventure du glamping, c'est-à-dire un style d'hébergement écoresponsable offrant un compromis entre le camping, qui permet un contact privilégié avec la nature, et l'hôtellerie classique, qui assure design et confort.

Plusieurs activités sont proposées aux visiteurs pendant leur séjour afin de découvrir la région de façon originale et authentique. Pour les clients un peu las du télétravail à la maison, la maison écologique ERE des Jardins leur ouvre ses portes.

Pour réserver : hotel-uniq.com/les-jardins-de-metis

Isabelle Pion
La Tribune
Isabelle Pion
Pas d’âge pour rouler en montagne

Sortie prendre l'air

Pas d’âge pour rouler en montagne

CHRONIQUE / Lucie, six ans (presque sept!), mesurant à peine trois pommes et demie, bien concentrée sur son vélo en montagne : la photo a capté mon attention sur mon fil Facebook. J’ai ouvert grand les yeux : elle a du cran, quand même! La passion du vélo de montagne est grandissante au Québec, et les enfants n’y échappent pas. Ici et là, des installations poussent pour les aider à développer leurs habiletés.

La fillette d’un couple d’amis en est à ses premières descentes. Père et fille sont allés ensemble au mont Bellevue, notamment.

Isabelle Pion
La Tribune
Isabelle Pion
L’amour des grands remous de Mylène Paquette

Sortie prendre l'air

L’amour des grands remous de Mylène Paquette

CHRONIQUE / Ils sillonnent le Québec pour chanter, tourner ou partir à l’aventure. Cet été, découvrez les passions et les endroits coups de cœur des personnalités d’ici dans la chronique Sortie prendre l’air.

Sept ans après avoir dépassé l’horizon en traversant l’Atlantique à la rame, Mylène Paquette a gardé intact cet amour de l’eau… et des sensations fortes. L’aventurière a un faible pour le packraft.

Début juillet, elle est allée descendre la rivière Matawin en Mauricie avec l’aventurier Frédéric Dion. Le groupe comptait près d’une dizaine d’aventuriers prêts à affronter de gros rapides. 

« Je pense que c’est notre troisième voyage avec Fred sur la Matawin. L’an passé, mon chum est allé à ma place, on avait un bébé naissant. Frédéric est un guide incroyable, il est vraiment bon. Un jour on sera capables d’y aller seuls, mais pour le moment on a besoin de quelqu’un qui connaît bien la rivière. Il y a plein de choses que je n’aurais pas faites sans lui », dit celle qui a plutôt l’habitude de rapides plus petits. « C’était beau! »

Le groupe a descendu la rivière en rafting et en packraft, une sorte de radeau gonflable conçu pour les rapides, qui a l’avantage de se traîner un peu partout… et parfois même d’éviter des portages qui se seraient révélés ardus.  

« On a surfé sur les vagues… et on a chaviré », lance-t-elle en riant.  

« Depuis trois ans, on a commencé à faire du packraft. C’est du rafting à une personne. Tu ranges tout ton équipement, ton matériel de camping. Tu pars en autonomie complète. Tu peux même mettre un vélo sur le packraft et ensuite continuer en vélo. Une fois qu’il est dégonflé, il n’est pas plus gros qu’une boîte à lunch, c’est vraiment tout petit. »

L’embarcation chavire moins qu’un kayak de rivière et elle est facilement transportable. « Je me rappelle qu’il y a un bout qu’on ne voulait pas faire, il y avait une chute de 30-40 pieds. On a laissé aller le packraft et on a couru », dit-elle en se remémorant l’un de ses périples sur la rivière Matawin. 

« Mon chum et moi, on s’est acheté ça il y a deux ans et demi. On a commencé à en faire, on n’a pas encore beaucoup d’expérience. C’est pas mal notre passion d’été », dit celle qui pratique, en hiver, le canot sur glace. « J’étais enceinte la saison précédente, donc la saison dernière, j’ai fait trois courses. »

C’est son amie Marilyne Marchand qui l’a initiée à ce passe-temps.  Le couple est allé au parc d’eau vive de Valleyfield, et descendu les rapides de Lachine.

« On a essayé une soirée, et le soir même à minuit, on commandait nos packrafts. On était tellement contents! On en a acheté trois, un chaque et un pour le vélo (pour la personne qui part avec en vélo). Depuis, on y va une couple de fois par année. » 

Le couple a aussi suivi des cours de kayak de rivière.

Mylène Paquette est porte-parole du Circuit bleu, une activité de la Fondation Charles-Bruneau qui permet de faire du kayak sur le fleuve, et ambassadrice du Défi Gaia, un événement-bénéfice organisé par Village Monde. 

Dans son livre Dépasser l’horizon, Mylène Paquette raconte comment un séjour en voile sur le lac Champlain a fait naître une étincelle, ce qui allait devenir les prémisses de ce grand rêve. 

« Quand tu as accès à un cours d’eau, tu as accès à la planète, au monde entier. On oublie qu’on est vraiment relié, tout le monde sur la Terre. Ça m’avait bouleversée. »

Elle est d’ailleurs propriétaire d’un voilier. 

« On l’a pas mis à l’eau depuis deux ans parce que j’étais enceinte et parce qu’il y a trop de travaux à faire dessus », dit-elle en ajoutant que l’embarcation n’est pas tout à fait adaptée avec un enfant en bas âge. 

« Je suis plus en petit véhicule maintenant. Avant, j’avais un gros vaisseau à rames, après j’ai acheté un voilier de 25 pieds, et je suis revenue à l’essentiel avec le packraft. »

Elle a aussi suivi des cours de dériveur et en a acheté un aux Îles de la Madeleine.  

Et sur terre? « Mon chum m’a fait découvrir le vélo touring. Au départ, on voulait aller à Terre-Neuve… mais on va aller faire la petite route du Nord avec le bébé », lance-t-elle en riant.

Isabelle Pion
La Tribune
Isabelle Pion
Camper sur des terres publiques... de manière ordonnée

Sortie prendre l’air

Camper sur des terres publiques... de manière ordonnée

CHRONIQUE / Camper un peu partout, çà et là, ne me viendrait pas à l’esprit. Trop douillette pour ça, je dois l’avouer. Mais quand même : les Québécois peuvent camper gratuitement sur les terres du domaine de l’État (sans statut faunique ou sans statut de protection). Ces terres publiques occupent plus de 92 % du territoire et se retrouvent principalement au centre et au nord du Québec, selon le ministère de l’Énergie et des Ressources naturelles (MERN).

De plus en plus de MRC souhaitent encadrer ce type de camping.

Ainsi, depuis ce printemps, la MRC de Pontiac demande un permis pour camper sur ces terres se trouvant sur son territoire, afin d’encadrer les emplacements choisis et le temps de séjour. La MRC de Pontiac s’est inspirée notamment des MRC de Matawinie et de Lac-St-Jean-Est, dont les règlements prévoient des dispositions sur le camping.

J’ai parlé aux intervenants de la MRC de Pontiac en juin, alors que celle-ci venait de lancer le projet... et avant que l’on ne soit inondé d’images peu reluisantes de ces vacanciers qui campent un peu partout au Québec. Des images, disons-le, assez décourageantes merci. 

À l’origine, l’initiative visait à contrer un problème, observe Mathieu Laroche, inspecteur en bâtiment et baux de villégiature à la MRC de Pontiac.  

Avec tous les déboires que l’on a vus dans les médias, parions que le nombre de MRC intéressées pourrait augmenter.

« Ça nous aide du côté de l’occupation sans droit, ça vient simplifier le processus. Avant, n’importe qui pouvait s’installer pendant sept mois avec une roulotte », note Mathieu Laroche.

« Avant ce règlement, on n’avait pas le pouvoir de donner des constats d’infraction », souligne-t-il en précisant que cela touche l’ensemble du territoire de la MRC.

Dans le cadre de cette mesure, les gens doivent acheter un permis en se rendant sur le site de la MRC.

« En général, c’est du camping libre. Le client choisit son emplacement. Il nous fait parvenir des coordonnées GPS. On s’assure qu’il cible un endroit où il peut être. »

Par exemple, un campeur qui veut s’installer jusqu’à 30 jours doit débourser 50 $ (plus taxes), et 150 $ pour une période entre 31 et 89 jours. Pour 300 $, les gens peuvent s’installer jusqu’à 180 jours, de mai à octobre. Le règlement encadre aussi la distance entre le campement et le cours d’eau.

Comment s’assurer que les gens qui s’installeront à cet endroit ne laisseront pas trop de traces? « C’est ce qu’on va voir cette année. C’est sûr qu’on met des barèmes qu’on demande aux gens de suivre, comme les toilettes portatives. » Il faut dire que jusqu’ici, on comptait davantage sur ces terres des roulottes ou des véhicules récréatifs. 

« On a aussi un formulaire à compléter, lorsque les gens quittent l’emplacement. On demande aux gens de fournir une photo de l’état de l’emplacement une fois qu’il est libéré, pour nous donner une confirmation qu’ils l’ont laissé en bon état sans rien laisser derrière. Ça nous permet de valider que le site est bel et bien libéré et en bon état. » 

Un projet en développement

Aux yeux de la commissaire au marketing touristique de la MRC, Chantal Lair, cette façon de faire peut aussi être vue comme une opportunité touristique, alors que les campings ont plus que jamais la cote. « Il n’y a pas assez de campings dans la région, c’est très en demande par les touristes. Dans notre MRC, on a cinq ou six campings organisés, mais il manque toujours de la place. Éventuellement, j’aimerais avoir des cartes ou de l’information disponible pour les touristes qui ne connaissent pas nécessairement la localisation. Éventuellement, peut-être l’année prochaine, c’est quelque chose qu’on pourrait travailler », fait-elle valoir, en soulignant que le secteur compte plusieurs attraits pour les amateurs de plein air dans la région. Parmi eux, la rivière des Outaouais pour le rafting et le kayak, sans compter les pistes cyclables, comme le Cycloparc PPJ, qui fait environ 92 km.

Pour le moment, la grande majorité des utilisateurs sont des pêcheurs, des quadistes et des chasseurs. « On voit déjà différents types de clientèle s’informer de nous pour des emplacements où s’installer. Ça va permettre de diversifier l’offre et la demande », estime Mme Lair. 

La recherche d’endroits où dormir en camping sauvage se multiplie dans les groupes Facebook de randonneurs et de kayakistes, parions qu’ils pourraient aussi influencer positivement cette demande.

MRC de Pontiac

Isabelle Pion
La Tribune
Isabelle Pion
Réfléchir avant de partir

Sortie prendre l'air

Réfléchir avant de partir

CHRONIQUE / Ça m’a sauté aux yeux pendant la pandémie. En pleine campagne, loin des foules pourtant : la quantité de déchets qui se retrouvaient dans les fossés pendant que je courais le long de la route. En 2020, vraiment? Et puis, Dieu merci, les espaces où je vais randonner ont rouvert. Mais de quoi auront-ils l’air à la fin de l’été?

On vous en parlait dans ces pages la semaine dernière : çà et là, des municipalités se retrouvent avec des campeurs qui improvisent et des traces bien visibles de visiteurs qui sont passés par là.

L’enjeu n’est pas tant le nombre de personnes qui passent que les conduites qu’elles adoptent, précise Renée-Claude Bastien, guide en tourisme d’aventure depuis près de 20 ans. Elle est aussi formatrice de Sans trace, un programme qui vise à réduire notre empreinte écologique en plein air.

L’enseignement à ce sujet a évolué, dit-elle.

« On favorisait des petits groupes de plein air. On s’est rendu compte qu’il y a moins d’impacts à avoir un groupe de 25 personnes très bien informées et qui prennent soin de minimiser leurs impacts qu’un groupe de 10 qui n’ont aucune information et qui créent des impacts. Ça revient à l’importance de cette réflexion pour minimiser les conséquences sur le milieu naturel qu’on va visiter. »

Le mouvement Sans trace est né aux États-Unis au milieu des années 1970 avant de s’étendre ici. 

« C’est venu du fait que les gens ne respectaient pas la réglementation en plein air, en ne se doutant pas qu’elle n’est pas là pour contraindre nos libertés, mais pour protéger l’espace naturel. »

Un programme national d’éducation visant à expliquer pourquoi cette réglementation est en place. 

« Quand on sort d’un sentier, on piétine la flore, on crée des sentiers secondaires qui favorisent l’érosion du sol et on doit ensuite restreindre l’accès. Quand on dit aux gens de rester dans le sentier, ça ne les allume pas. Quand on leur explique pourquoi on demande ça, en ayant la raison, c’est plus difficile de faire l’action inverse. »

Isabelle Pion
La Tribune
Isabelle Pion
Un observatoire au jardin

Sortie prendre l'air

Un observatoire au jardin

CHRONIQUE / Bien futé qui pourrait deviner que la cour arrière de Daniel Brousseau contient… un observatoire. Pourtant, à côté du jardin luxuriant, son petit garage au toit rétractable contient quatre télescopes, en plein cœur de Sherbrooke.  

En me présentant chez lui, je m’attends à trouver une coupole, à l’image des observatoires traditionnels. Pas question d’avoir un tel aménagement, la question avait été négociée avec sa conjointe, nous dit-il en riant. 

Il nous ouvre plutôt la porte de son garage, où se cache son équipement d’astronomie, et ouvre le toit qui laisse entrevoir le ciel. Mon collègue photographe est tout aussi impressionné que moi.

Daniel Brousseau fait partie d’une vingtaine de personnes au Québec, peut-être un peu plus, qui possèdent un observatoire maison. 

Aujourd’hui à la retraite, il a conçu lui-même l’infrastructure, qu’il peut même commander à distance en hiver, grâce au second ordinateur dans la maison. Le Sherbrookois se passionne non seulement pour l’observation du ciel, mais aussi pour la photo. Un de ses clichés, qui montre une protubérance solaire en arche, se retrouve d’ailleurs au planétarium de Montréal. 

« Le soir, je vais là à 23 h, c’est tellement beau. Il n’y a pas de bruit. Les moufettes et les ratons laveurs m’accompagnent. C’est zen. Observer le ciel, c’est comme de rêver un peu et de voir qu’on est vraiment minuscules face à cette grandeur-là », dit celui qui s’est inspiré d’idées d’autres amateurs américains pour mettre sur pied l’infrastructure. Les quatre télescopes ont chacun leurs fonctions. L’astronome amateur s’intéresse à tout, des planètes aux galaxies jusqu’aux amas globulaires. « Je fais de tout; je suis spécialisé dans le solaire. » 

« La photo astronomique, c’est un défi continuel. C’est compliqué. Il faut faire de longues expositions, il faut les traiter à l’ordinateur. Il faut aimer ça. »  

Le passe-temps est né d’un cadeau de son père : ce sont de simples jumelles qui ont fait qu’il a aujourd’hui peine à détacher les yeux du ciel.  

« Ça a cliqué là et ensuite ça s’est perdu. En 1997, la comète Hale-Bopp, qui était une des très brillantes comme Neowise aujourd’hui; ça vient aux 10 ans ça. J’avais regardé ça et ça avait ranimé ma passion, ma curiosité. Je me suis joint au Club d’astronomes amateurs de Sherbrooke (CAAS). Ma blonde me dit : « C’est pas une passion, c’est une obsession. « » Celle-ci l’a d’ailleurs mené à visiter les grands observatoires dans le monde, et « les hauts lieux de l’astronomie professionnelle et amateur », au Chili comme en Angleterre. 

Malgré la pollution lumineuse, Daniel Brousseau souligne que Sherbrooke, notamment avec ses lampadaires adaptés, s’en tire plutôt bien, comme elle se retrouve dans la réserve de ciel étoilée. « J’ai des bons voisins, je les invite à observer souvent. »

Je voulais lui jaser de perséides, alors que la pluie d’étoiles filantes est attendue du 10 au 14 août.  Mais la conversation a rapidement dévié sur Neowise, cette comète dont parlent plusieurs astronomes de la province en ce moment, et qui sera visible encore pour un temps.

Bas-Saint-Laurent: Riki Bloc offre l’escalade de nouvelles falaises

Plein air

Bas-Saint-Laurent: Riki Bloc offre l’escalade de nouvelles falaises

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
La coopérative d’escalade Riki Bloc de Rimouski offre le service d’encadrement d’escalade de falaises nouvellement aménagées à la chute Neigette, au parc Beauséjour de Rimouski et ailleurs au Bas-Saint-Laurent, comme à Matane, à Saint-Cyprien près de Rivière-du-Loup et à La Pocatière.

«Ce n’est pas le potentiel qui manque, croit le directeur général de Riki Bloc, François Genin. Rimouski pourrait devenir un haut lieu de l’escalade en Amérique du Nord.»

Une formule découverte est proposée aux familles, aux amateurs de sensations fortes et aux petits grimpeurs de 8 ans et plus. Riki Bloc offre aussi des cours pour apprendre la pratique autonome de l’escalade encordée. Les guides de la coopérative sont expérimentés et brevetés par la Fédération québécoise de la montagne et de l’escalade.

Info : rikibloc.com

Vos projets pour les vacances d’été… [PHOTOS]

Le Mag

Vos projets pour les vacances d’été… [PHOTOS]

Francis Higgins
Francis Higgins
Le Soleil
Si la pandémie et le confinement nous ont appris quelque chose, c’est qu’il faut profiter des beaux jours quand ils passent. Mais avec les règles sanitaires à respecter et les voyages à oublier, la préparation des vacances se complique. C’est pourquoi Le Mag a lancé un appel à tous, dans l’espoir de trouver de l’inspiration pour nos prochaines semaines. Faire le tour du Québec? Du camping dans la cour? Du sport, du jardinage, du travail ou du repos? Voici des projets de vacances d’été de nos lecteurs…

«Pour nous, c’est la Gaspésie, comme chaque année. Nous sommes tombés en amour il y a plusieurs années avec cette belle région et, surtout, avec un petit village loin du trop grand nombre de touristes qui s’empilent ailleurs : ce merveilleux endroit est Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine. En 1999, en faisant le tour de la Gaspésie, nous avons découvert un camping dans ce beau village. Depuis ce temps, nous y retournons chaque année. Avec le confinement, nous avons eu un peu peur que le camping ne rouvre pas, mais, ô bonheur, il est ouvert grâce à une équipe de jeunes dynamiques qui se sont donné comme mission de faire rouler l’économie dans ce bel endroit. Pour nous, c’est le paradis!»
Dominique Gosselin
Shawinigan

Taquiner le poisson à la Base Plein Air Ste-Foy

Plein Air

Taquiner le poisson à la Base Plein Air Ste-Foy

Raphaëlle Plante
Raphaëlle Plante
Le Soleil
La Base Plein Air Ste-Foy ajoute la pêche sur une base régulière à sa programmation d’activités estivales. Ce sera donc l’occasion de taquiner l’achigan, la perchaude, le crapet-soleil et autres espèces sur le grand lac Laberge. 

L’endroit est «un site de choix pour pêcher après le travail, pour faire une activité différente pendant les vacances ou encore pour initier ses enfants ou ses petits-enfants à l’activité», indique Pascal Raymond, dg de Groupe Plein Air Faune qui gère la base de plein air. 

L’activité est offerte uniquement en embarcation et celle-ci est fournie et incluse dans la tarification — il n’est donc pas possible de pêcher de la rive. Les usagers doivent apporter leur canne à pêche et autres équipements, mais le permis de pêche n’est pas requis. 

La pêche est ouverte de 9h à 19h, pour des blocs de trois heures. Prix avec preuve de résidence (inclut le canot, taxes en sus) : 16 $ pour les personnes de 15 ans ou plus, 11 $ pour les enfants de 4 à 14 ans, 45 $ pour une famille de deux adultes et deux enfants (inclut deux canots). 

Pour plus d’infos et pour connaître le tarif non-résident : bpasf.com 

Isabelle Pion
La Tribune
Isabelle Pion
Nos parcs nationaux en six coups de cœur

Sortie prendre l'air

Nos parcs nationaux en six coups de cœur

CHRONIQUE / «Tu devrais nous faire un top 5 de tes parcs nationaux préférés», m’a suggéré mon collègue bourlingueur. A priori, j’en ai un peu contre les palmarès. C’est comme se faire demander quel pays on a préféré visiter : la réponse est impossible à donner. Mais l’idée a fait son chemin. La popularité qu’a connue la vente de la carte annuelle «parcs nationaux édition spéciale» (140 000 laissez-passer vendus en trois jours) m’a néanmoins donné le goût de vous partager mon amour des parcs de la province. Dans l’ordre ou dans le désordre, quelques coups de cœur.

1) Le parc du Bic, entre mer, îles et montagnes

Isabelle Pion
La Tribune
Isabelle Pion
Paul Doucet : le vélo pour découvrir le Québec

Sortie prendre l'air

Paul Doucet : le vélo pour découvrir le Québec

CHRONIQUE / Ils sillonnent le Québec pour chanter, tourner ou partir à l’aventure. Cet été, découvrez les passions et les endroits coups de cœur des personnalités d’ici dans la chronique Sortie prendre l’air.

Le sentiment de liberté totale. C’est l’un des souvenirs que conserve l’acteur Paul Doucet de ses premiers instants à vélo, qui se sont finalement transformés en passion. Un coup de cœur qui l’a amené à parcourir les quatre coins de la province comme porte-parole de la Fondation Charles-Bruneau.

« Dans l’enfance, à partir du moment où on commence à faire du vélo, il y a un sentiment de liberté qui est rattaché à ça, parce que ça te permet de t’éloigner de la maison. J’en ai fait beaucoup adolescent avec quelques chums, dont un ami français qui m’a fait découvrir le Tour de France. Jusqu’à l’âge de 16 ou 17 ans, je ne savais pas que ça existait. C’est quelque chose qui faisait partie de ses origines et qu’il connaissait très bien. Je me suis mis à suivre ça sporadiquement, avec tout l’avènement de Lance Armstrong... évidemment avant sa déchéance. C’était quand même spectaculaire ce qu’il faisait. J’avais toujours caressé ce désir d’avoir un bon vélo de route et de commencer à en faire. Je m’en suis acheté un. Pas longtemps après, j’ai eu une proposition de la Fondation Charles-Bruneau d’aller animer l’arrivée des cyclistes du tour que la fondation organise chaque année. » Il est ainsi devenu, de fil en aiguille, l’un des porte-paroles.

L’acteur qu’on a pu voir dans les récents films québécois Antigone et Les Nôtres devait en être à sa 10e participation au tour CIBC Charles-Bruneau. La 25e édition de l’événement, prévue début juillet, a toutefois été annulée en raison de la pandémie. 

Deux villes, deux rivières

Plein air

Deux villes, deux rivières

Raphaëlle Plante
Raphaëlle Plante
Le Soleil
Lieux fréquentés régulièrement par certains, mais méconnus pour d’autres, le parc linéaire de la rivière Saint-Charles et le parc des Chutes-de-la-Chaudière sont deux sites exceptionnels de part et d’autre du fleuve pour se promener en nature sans vraiment quitter la ville.

Le clou d’un visite au parc des Chutes-de-la-Chaudière, situé près des ponts dans le secteur Saint-Nicolas à Lévis, c’est évidemment... les chutes! Hautes de 35 mètres, elles offrent un spectacle saisissant aux promeneurs, qui peuvent les contempler à partir de la passerelle longue de 113 m suspendue à 23 mètres au-dessus de la rivière, ou encore à partir des nombreux belvédères disposés de part et d’autre du cours d’eau. Le débit moyen de la rivière Chaudière est de 130 mètres cubes par seconde, mais il peut atteindre 1240 m3/s en période de crue et descendre aussi bas que 11 m3/s en été, selon les informations fournies par la Ville.

Une terrasse pour lancer de la hache au soleil

Le Mag

Une terrasse pour lancer de la hache au soleil

Francis Higgins
Francis Higgins
Le Soleil
Dès que le gouvernement a levé certaines restrictions sur la pratique de sports d’extérieur, Benoit Mayer a sauté sur l’occasion. Le copropriétaire de Tomahawk Québec, installé dans les anciens locaux de La Petite Grenouille à Sainte-Foy, a aménagé six pas de tir sur sa terrasse, question de permettre aux clients de lancer de la hache au soleil.

Toutes les règles d’hygiène et de distanciation sont suivies à la lettre, assure M. Mayer. Du ruban facile à laver a été même été ajouté aux poignées des haches.

On n’accepte que les petits groupes, pas plus de deux joueurs par cible à l’heure.

À LIRE AUSSI :
On peut lancer de la hache à Québec!
Lancer des haches chez soi

«On avait hâte, parce que comme jeune compagnie, on n’avait droit à aucune aide du gouvernement», dit l’homme d’affaires.

Info : tomahawkquebec.com

Isabelle Pion
La Tribune
Isabelle Pion
Du nouveau au mont Hereford

Sortie prendre l'air

Du nouveau au mont Hereford

CHRONIQUE / Ce fut ma dernière escapade plein air avant la crise : la vue du mont Hereford sur fond de ciel bleu. Après y avoir mis les pieds en saison estivale lors d’une journée plutôt grise, j’y suis retournée au début du mois de mars tout juste avant que le Québec ne soit mis sur pause. Cette fois, c’est sous le soleil qu’on a pu découvrir la vue du haut de ce sommet de 875 mètres.

La journée était magnifique, pas trop froide, idéale pour randonner. 

L’image du décor hivernal parfait m’a habitée pendant les semaines qui ont suivi : j’étais loin de me douter que c’était le dernier sommet que j’allais grimper au cours des deux prochains mois. Je me souviens être revenue avec une envie d’explorer davantage notre territoire, que je me plais pourtant à découvrir sitôt que j’en ai la chance.  

J’ai découvert le mont Hereford, dans le secteur de East Hereford et de Saint-Herménégilde dans les Cantons-de-l’Est, pour la première fois l’été dernier et je m’étais promis d’y retourner. J’ai d’ailleurs un peu hésité avant de vous en parler; la montagne n’était pas trop achalandée quand j’y suis passée, et c’est très bien ainsi.

Pour bien profiter du week-end, on a séjourné dans l’un des pods de Mont Expérience Hereford, ces petits hébergements en forme d’arche. Princesse, j’avais évidemment choisi celui avec tous les services (électricité, eau, salle de bain!), qui offre tout le confort d’un mini-chalet. Le site offre aussi des sites de camping en période estivale.

La prochaine fois, me suis-je promis, j’en profiterai pour faire la route jusqu’à Saint-Venant-de-Paquette, ce petit village qui me donne l’impression d’être un peu ailleurs... même dans ma propre région.

Les deux fois où j’y suis allée, donc, j’ai eu l’impression que la montagne n’était pas encore assaillie par les visiteurs, même si elle est de plus en plus connue. 

Sa popularité est certainement appelée à croître.

Déjà, la construction d’un refuge l’automne dernier, à environ trois kilomètres du départ du sentier Neil-Tillotson, amène de nouveaux marcheurs, raconte le directeur général de la Forêt Hereford, Dany Senay. 

« Pour beaucoup de gens, la destination est le refuge lui-même parce qu’il est à 3,3 km (du stationnement), ça fait donc six kilomètres aller-retour. Les gens vont dîner là pour admirer la vue, elle est incroyable. » Le relais devient donc une option intéressante pour ceux et celles qui ne veulent pas gravir le sommet et marcher 12 km aller-retour.

Forêt Hereford mène un important projet de développement, lancé en 2018 avec un investissement de plus de 630 000 $, réalisé avec plusieurs partenaires financiers. Le relais refuge, inauguré l’automne dernier, permet d’accueillir pendant la journée les randonneurs, et se transforme en hébergement la nuit venue. Le sentier du cirque a été ajouté l’été dernier. 

Des nouveautés feront aussi leur apparition dans les prochaines semaines. L’organisme prévoit un tout nouvel accès via le chemin Centennial, du côté de Saint-Herménégilde, d’où partiront les sentiers des Urubus et des Géants.

« Ils montent de chaque côté du mont Hereford. Ce sera des sentiers incroyables pour les points de vue, avec les grosses roches et les falaises. Ce sont des sentiers et un stationnement que l’on aimerait ouvrir début juillet », commente le directeur de l’organisme. Deux sentiers de courte randonnée seront aussi accessibles tout près de Mont Expérience Hereford. Ils permettront d’aller observer la chute à Donat et le ruisseau Chabot. 

« Les sentiers vont être tout autour de ça, donc on va avoir des points de vue complètement différents et ils sont vraiment incroyables. C’est surprenant de les avoir si près du stationnement avec si peu d’efforts. » Un tel tronçon, pour de courtes marches, répond aux besoins des petites familles ou des citoyens qui viennent tout simplement marcher.

« Le sentier Neil-Tillotson va demeurer notre colonne vertébrale, les boucles s’y rattachent. » 

Sur trois ans et d’ici la fin de l’année 2020, ce sont quelque 20 km de sentiers de randonnée et de vélo de montagne (sous l’égide de l’organisme Circuits Frontières) qui ont et seront développés.

L’année 2020 clôt ce plan sur trois ans, mais Forêt Hereford caresse encore d’autres projets dans une seconde phase, dont ériger une tour d’observation au sommet. L’organisme souhaite aussi y aménager un court sentier pour profiter du décor des montagnes frontalières.

Isabelle Pion
La Tribune
Isabelle Pion
Le plein air comme thérapie

Sortie prendre l'air

Le plein air comme thérapie

CHRONIQUE / Jamais n’a-t-on entendu parler autant des bienfaits du plein air… que pendant cette période où son accessibilité est beaucoup plus limitée. Heureusement, depuis cette semaine, les portes du territoire québécois se rouvrent graduellement. Un peu partout, on a plaidé l’importance d’avoir accès à la nature. Parallèlement, alors que les écoles se cassaient la tête afin de trouver de la place à leurs élèves en cette ère de distanciation, des intervenants se sont fait entendre pour que l’extérieur fasse partie de la solution.

Directeur technique chez Rando Québec, Nicholas Bergeron a vu s’accumuler, comme intervenant pour l’organisme Face aux vents, des petites victoires chez des jeunes et des adultes qui jonglaient avec plusieurs défis.

Un air d’Australie dans les camps de jour

Plein air

Un air d’Australie dans les camps de jour

Francis Higgins
Francis Higgins
Le Soleil
Comme plusieurs, Jessica Fortin s’est cherchée — et trouvée — lors d’un voyage de jeunesse. Entre le cégep et l’université, «quand elle était en quête d’un sens à sa vie», elle s’est rendue en Thaïlande, en Nouvelle-Zélande puis en Australie, où elle a découvert le surf et une façon de voir le monde qu’elle rêvait d’importer à Québec. C’est cette passion qu’elle tente aujourd’hui d’enseigner aux jeunes, au milieu des eaux troubles de la pandémie.

La piqûre pour la planche et les vagues, elle l’a attrapée en 2004 au large des plages de Byron Bay, à l’est du pays-continent, près de Brisbane. «J’ai passé environ huit mois en Australie. J’ai eu un gros coup de cœur pour le surf, raconte la trentenaire de Lac-Beauport. Là-bas, il fait toujours beau et les gens sont joyeux. Ça influence beaucoup le moral. Alors, j’ai voulu garder cet état d’esprit à mon retour afin d’offrir aux gens un peu de soleil dans un contexte joyeux.»

Mme Fortin a terminé des études en kinésiologie et a lancé il y a six ans l’école de planche La Plage, dans Sainte-Foy. Il y a un an et demi, des ateliers offerts dans des écoles primaires l’ont motivée à s’impliquer davantage auprès des jeunes. Toutefois, la pandémie est venue mettre des bâtons… dans ses vagues. Ses contrats scolaires ont été annulés. Difficile de faire tourner on entreprise quand on travaille dans l’industrie non essentielle du divertissement nautique.

Garder la tête hors de l’eau

Pour initier le plus de jeunes possible à son sport favori — et du coup aider son studio à garder la tête hors de l’eau —, Mme Fortin lance le projet de «surf et SUP pour faire bouger les jeunes» (SUP pour Stand-Up Paddle, ou planche à pagaie en français) sur la plateforme de sociofinancement La Ruche. L’objectif : amasser 19 000 $ pour tenir des activités cet été dans des camps de jour et des maisons de jeunes. Tout en respectant les règles sanitaires et la distanciation sociale, bien sûr.

Un nouveau village de <em>glamping</em> nomade et éphémère en tournée au Québec

Voyages

Un nouveau village de glamping nomade et éphémère en tournée au Québec

Francis Higgins
Francis Higgins
Le Soleil
Imaginez une dizaine de grandes tentes «en forme de gousse d’ail» pousser comme des champignons dans un parc près de chez vous, pour disparaître quelques jours plus tard et poursuivre leur tournée de la province. C’est le projet de la jeune entreprise Hôtel UNIQ qui lance «un village de glamping (glamour camping ou camping de luxe) en nature nomade et éphémère». Et on promet qu’il passera par Québec cet été.

À mi-chemin entre l’hébergement d’hôtellerie et le camping, ce projet est l’idée des amies d’université Solène April et Myriam Corbeil. «On a travaillé dans le domaine à l’étranger [Chili, Espagne, Australie et Mexique], puis quand on est revenues, on a trouvé une solution pour répondre au manque d’hébergement saisonnier par moments et par endroits au Québec, sans avoir à recourir au béton. Ça n’existe pas chez nous», explique Mme April.

Cet été, dès la mi-juillet jusqu’à octobre, 10 tentes Lotus et une grande unité commune parcourront le Québec et seront installées dans quatre ou cinq villes, pour une durée de deux à trois semaines. On espère annoncer bientôt le site de Québec.

Chaque unité sera équipée d’un lit double (avec la possibilité d'ajouter un lit simple) et sera désinfectée régulièrement afin d’être sécuritaire. Des activités de yoga et de cuisine, entre autres, seront organisées pendant les séjours.

À terme, ce sont 30 unités qu’on aimerait voir partir en tournée, mais la crise de la COVID-19 a compliqué les choses cette année.

Prix : entre 100 $ et 150 $ la nuit pour occupation double. Les réservations devraient commencer d’ici un mois.

À surveiller…

Info : hotel-uniq.com

Isabelle Pion
La Tribune
Isabelle Pion
La réouverture des sentiers, un chantier complexe

Sortie prendre l'air

La réouverture des sentiers, un chantier complexe

CHRONIQUE / Je crois que l’on est quelques-uns à s’être sentis comme des enfants de quatre ans devant une aire de jeu quand Québec a annoncé mercredi la réouverture graduelle des sentiers de randonnée à compter du 20 mai. Parce que la nature a beau se contempler peu importe où l’on est, le terrain de jeu avait considérablement rétréci.

Sans les parcs nationaux, additionnés à des endroits de prédilection comme le mont Ham ou les sentiers du Parc d’environnement naturel de Sutton, les possibilités de randonnée fondaient considérablement. J’ai eu beau sourire en voyant la nouvelle, j’appréhende un peu la foule qui se ruera vers les parcs et les sentiers.

Du camping immersif pour «l’homme des bois» [VIDÉO]

Plein air

Du camping immersif pour «l’homme des bois» [VIDÉO]

Francis Higgins
Francis Higgins
Le Soleil
Un projet de camping immersif qui permettra d’imiter la vie d’homme et de femme des bois se dessine tranquillement dans Charlevoix…

L’entreprise s’appelle Territoire Charlevoix. Il s’agira d’un vaste espace (environ 2,5 km2) de «villégiature sauvage» ouvert à l’année qui comprendra cinq refuges rustiques isolés, des plateformes d’hébergement (qu’on dit «inspirées d’un concept japonais») avec abris et cuisines à flanc de montagne ainsi qu’une douzaine de sites de camping en nature, quelque part à mi-chemin entre Baie-Saint-Paul et La Malbaie (Saint-Hilarion et Sainte-Agnès pour les intimes).

«J’ai eu le goût de lancer un projet pour me faire plaisir, mais aussi pour créer quelque chose qui ferait vivre aux autres ce que je vis sur mes terres dans cette région que j’aime», dit le fondateur Yannick Cimon-Mattar, aussi directeur du service de billeterie lepointdevente.com à Québec.

Isabelle Pion
La Tribune
Isabelle Pion
Un nouveau souffle pour le tourisme d’aventure ?

Sortie prendre l'air

Un nouveau souffle pour le tourisme d’aventure ?

CHRONIQUE / L’arrière-pays, parfois difficile d’accès, pourrait-il devenir un terrain de jeu plus convoité? Le tourisme d’aventure pourrait-il connaître un nouveau souffle postpandémie? Fortement ébranlée par la crise sanitaire mondiale, l’agence Karavaniers déploie de nouveaux forfaits qui permettront de découvrir des endroits beaucoup moins explorés. L’exotisme tant recherché pourrait bien se trouver plus près de chez nous... du moins à court et moyen terme, nous dit la professeure Pascale Marcotte de l’Université Laval.

Au bout du fil, Richard Remy, président et fondateur de Karavaniers, raconte que l’idée avait fait son chemin avant la crise.

Isabelle Pion
La Tribune
Isabelle Pion
Voir le monde à vélo

Sortie prendre l'air

Voir le monde à vélo

CHRONIQUE / C’est l’une des plus belles façons de découvrir le Québec, et de redécouvrir nos propres paysages : en le parcourant à vélo. Je ne suis pas de celle qui gobe des kilomètres et des kilomètres pendant la saison estivale, mais le vélo n’est jamais bien loin, pour une sortie de quelques heures ou pendant les vacances. J’ai revisité des régions en y pédalant (allô, le Saguenay-Lac-Saint-Jean), et ça demeure un magnifique outil de contemplation, même devant les paysages vus maintes et maintes fois (Sherbrooke-North Hatley : que voulez-vous, on y revient souvent, pour ne pas dire tout le temps).

Nos régions ont plusieurs visages, et on peut les (re)découvrir de multiples façons. Prenez la grandeur des Chic-Chocs, visitées à deux reprises en période estivale... et découvertes sous un tout autre jour en plein hiver. Nos régions nous livrent les décors qu’on se donne la peine de découvrir... même si ça demande parfois un certain effort. Pour moi, l’image bucolique des Cantons-de-l’Est, c’est notamment ces vieilles maisons sur lesquelles plombe le soleil, encadrées par des arbres, juste en bordure de la piste cyclable entre Ayer’s Cliff et Stanstead. Celles des tortues qui se font bronzer, du grand héron ou du cerf qui détale à mon arrivée. Des images toutes glanées en pédalant et que je n’aurais pu voir autrement.

Profiter du spectacle de la faune

Plein air

Profiter du spectacle de la faune

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
Chronique / Randonner est l’un de mes plus grands plaisirs, atteindre un sommet en est un autre. Si, en plus, j’ai la chance d’observer quelques minutes un grand pic, un cerf de Virginie ou un orignal, le bonheur est décuplé. Ces jours-ci, je n’ai pas de grande randonnée ou de sommet en vue, mais la faune ailée, elle, continue de se donner en spectacle. Pour Julie Audet, photographe animalière, on a toujours quelque chose à observer... même dans sa cour.


« Le confinement, c’est sûr que ce n’est pas facile. On est forcé d’adapter nos modes de vie plus actifs. Ça amène un côté positif; ça nous amène à reconnecter avec l’essentiel, avec la nature autour. Ça nous force à voir les choses différemment, à changer nos perspectives. Je me fais un devoir de dire aux gens qu’on peut profiter de la nature de chez soi. » 

« De chez moi, j’ai une mangeoire. À cette période-ci, c’est le meilleur moment pour faire de l’observation. Les oiseaux sont hyper actifs parce que c’est la période de reproduction. »

Cette citoyenne de Québec a la chance de profiter d’une rivière à quelques pas de la maison, ce qui a pour effet d’attirer des visiteurs intéressants. Elle raconte, au bout du fil, avoir vu un castor passer tout bonnement près de chez elle.

Elle dénombre beaucoup d’oiseaux, des écureuils et des tamias, sans compter la présence, parfois, de marmottes, de porcs-épics et de ratons laveurs. Bref, pas mal de visiteurs susceptibles de se transformer en sujets photographiques.

Isabelle Pion
La Tribune
Isabelle Pion
Et si on levait les yeux au ciel?

Sortie prendre l'air

Et si on levait les yeux au ciel?

CHRONIQUE / C’est l’un des spectacles qui m’émerveillent le plus : lever les yeux vers le ciel étoilé et constater à quel point il brille. C’est comme un arrêt sur image dans la nuit noire, encore plus parfait dans le silence complet. Moment parfait, moment trop rare.

Et si, avec le temps libre qui se dessine, le fait d’être « pris » à la maison, on avait envie de se trouver un coin de ciel illuminé?

Isabelle Pion
La Tribune
Isabelle Pion
Courir... à défaut de randonner

Sortie prendre l’air

Courir... à défaut de randonner

CHRONIQUE / Je l’avoue : j’ai toujours détesté courir. Si un professeur d’éducation physique voulait me faire grimacer, au primaire, il n’avait qu’à m’annoncer que l’on ferait du « cross-country ». La moue était instantanée.

J’ai résisté, aussi, quand tout le monde, mais vraiment tout le monde, s’est mis au jogging. Je voyais mes ami(e)s se lancer à l’assaut des rues de leur ville et je levais les yeux au ciel. J’aurais aimé avoir la même envie. Ça ne s’est pas produit.

Oh, j’ai bien essayé. Deux ou trois semaines. C’était en 2011 (!), en prévision de longues randonnées en Argentine. Je voulais être en forme pour randonner aux abords du Fitz Roy et du Cerro Torre, en Patagonie. Je ne voulais pas trop souffrir et profiter du décor, alors j’ai décidé de m’entraîner avant de partir. Ça n’a pas duré. 

Et pourtant, ça aurait été si simple. Parfois, plutôt que de prendre la voiture pour aller grimper une montagne, j’aurais juste pu enfiler mes espadrilles et partir. 

Et puis, il y a eu la pandémie. Un horizon sans voyage? Passe encore : je peux toujours voir le bon côté des choses avec mon empreinte carbone réduite. J’ai toutefois senti mon optimisme faiblir lorsque la Sépaq a annoncé qu’elle fermait ses parcs et ses sentiers, secondée par une foule d’organisations. Une bonne partie de mon terrain de jeu venait de disparaître. 

J’ai accusé le coup quelques secondes en pensant à tous ses sommets que je ne pourrais pas gravir… Mais y a-t-il quelque chose à redire quand c’est une question de santé publique? Peut-on se plaindre quand on est en santé et qu’on a encore un emploi? Nope, comme dirait ma filleule de 17 ans. 

Le Québec ferme mais la nature s’éveille, que je vous écrivais récemment. Ça demeure vrai. Alors j’ai décidé de me mettre à courir. Pour sortir de la maison, pour garder la forme, pour prendre l’air.

Là où je me suis terrée, les ruisseaux poursuivent leur course, les bernaches enjolivent le décor. La distanciation sociale n’est pas un enjeu. 

Courir n’est pas si pire, finalement. Au moment d’écrire ces lignes, c’est toujours permis.

Néophyte en cette matière tout comme moi?

J’ai demandé quelques conseils à Isabelle Roy, une coureuse sherbrookoise qui parcourt en moyenne 1500 km par année. Chaque semaine, elle court en moyenne 35 km, mais ce chiffre s’intensifie et grimpe à quelque 60-70 km à l’approche d’un marathon. 

D’abord, avoir de bons souliers : il est bien de se faire aiguiller par un spécialiste.

Un nouvel atelier de réparation et de recyclage de vélos dans Limoilou

Le Mag

Un nouvel atelier de réparation et de recyclage de vélos dans Limoilou

Francis Higgins
Francis Higgins
Le Soleil
C’est en se heurtant à de longues listes d’attente pour faire réparer son vélo que Steven Gignac, avec son associé Guillaume Bérubé, a décidé de lancer son propre atelier de réparation et de récupération de bicyclettes dans Limoilou. Les comparses ont alors lancé leur commerce au nom sans équivoque de J’répare ton vélo.

Ils font de la mécanique de base et de l’entretien, offrent un service de réparation mobile à proximité et tentent de détourner le plus de bicycles possible du dépotoir.

«On fait la cueillette chez les gens, on récupère les pièces et les cadres. On les réutilise et on les vend à bas prix», dit M. Gignac.

Adresse : 1575, avenue de Niverville, à Québec (dans le sous-sol de M. Gignac), à deux coups de pédale du Domaine de Maizerets.

Info : @jreparetonvelo sur Facebook

Plus de places de camping cet été

Plein air

Plus de places de camping cet été

Francis Higgins
Francis Higgins
Le Soleil
Ceux qui planifient leurs vacances d’été dans les parcs de la Sépaq pourront compter sur des espaces de camping supplémentaires.

• Dans les Hautes-Gorges-de-la-Rivière-Malbaie (Charlevoix), 10 nouvelles unités du modèle de prêt-à-camper Étoile seront installées dans la section Le Cran, en plus de 36 nouvelles places de camping (19 avec un service, 17 sans service). 

• Au camping Port-Daniel (Gaspésie), ce seront 2 nouvelles Étoiles. 

• Enfin, dans le parc national de Frontenac (au sud de Thetford Mines), 3 unités seront construites au camping Baie-Sauvage. 

• C'est sans compter Camp de Touage, un camping neuf de 36 places au bord du lac Saint-Jean. 

Prix : à partir de 109 $ la nuit (basse saison, accès en sus).

Info : sepaq.com

Fêter les 125 ans du parc des Laurentides

Plein air

Fêter les 125 ans du parc des Laurentides

Francis Higgins
Francis Higgins
Le Soleil

Il y a 125 ans (en 1895!), le gouvernement du Québec créait le parc des parc des Laurentides, un territoire désormais préservé qui rassemblait la réserve faunique des Laurentides, le parc national de la Jacques-Cartier, le parc national des Grands-Jardins et la Forêt Montmorency, tous près de la grande région de Québec.

Pour souligner cet anniversaire, la Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) tiendra une foule d’activités durant toute l’année 2020.

Au programme : pêche, lancement de livres, conférences, formations, inauguration de nouveaux sites, etc.

Info et programmation : sepaq.com/rf/lau