«Le lac d’Oeschinen [en Suisse], un coin de paradis dans les montagnes! On y a amené nos amis du Québec venus nous visiter!»
«Le lac d’Oeschinen [en Suisse], un coin de paradis dans les montagnes! On y a amené nos amis du Québec venus nous visiter!»

Partir vivre en Suisse: des randonnées et du fromage!

Francis Higgins
Francis Higgins
Le Soleil
Ils viennent du Québec, mais sont partis vivre aux quatre coins du globe. Pour le travail, par amour ou juste pour voir si l’herbe y est plus verte. Le Mag présente ces expatriés qui acceptent de raconter leur nouvelle vie à l’étranger.

Nom : Annabelle Franche
Âge : 45 ans
Profession : Coordonnatrice de projets
Ville d’origine : Gatineau
Ville d’adoption : Prilly, en Suisse
Partie depuis : décembre 2016

Ma trajectoire…
«Après une maîtrise en cinéma à l’Université de Montréal, j’ai travaillé 10 ans pour un grand distributeur de films, puis pour un laboratoire au service des distributeurs de films. Cet environnement qui bouge et évolue rapidement a fait que le changement et la flexibilité faisaient partie de mon quotidien.»

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La raison de mon départ…
«En 2016, après de longues vacances en Europe et à un point limite dans nos emplois respectifs, mon conjoint et moi avions envie d’aller voir ailleurs. Nous n’avions aucune idée fixe de l’endroit, sauf celle de ne pas aller aux États-Unis. Après quelques courriels à d’anciens collègues, mon conjoint a obtenu un poste à Lausanne, en Suisse. Parfait! La Suisse, c’est paisible et on y parle français. Un dépaysement moins grand pour les enfants!»

«Des vues emblématiques de Lausanne, avec sa cathédrale et le lac Léman.»

Le plus dur à apprivoiser…
«Les Suisses! Ils sont parfois un peu méfiants face aux étrangers… Heureusement, ils adorent le Québec et les Québécois. Mon accent les amadoue chaque fois!»

Ma plus grande surprise…
«Le bénévolat. Je m’y suis mise à mon arrivée, question de faire des rencontres, puisque je ne travaillais pas. Puis j’ai découvert tout un réseau de gens qui donnent, qui aident, qui organisent pour aider leurs prochains. Plusieurs de mes connaissances font partie d’une organisation (ou plus) qui vise à venir en aide d’une façon ou d’une autre!»

«Avec mes copines bénévoles de l’association SuperMamans, au marché de Noël d’Orbe. Une belle journée à faire des crêpes et à amasser des fonds pour notre association.»

Je vis comme une Suisse…
«Parce que la randonnée fait partie de nos sorties préférées! Presque un sport national ici, la randonnée permet de découvrir autant les montagnes que des vignobles ou des lacs cachés. De belles découvertes chaque fois!»

Je mange…
«Un mélange de mes recettes du Québec agrémentées de fromage suisse! Bien sûr, raclette, fondue au fromage, macaroni de l’armailli [NDLR : un mélange d’oignons, de pommes de terre, de lardons, de fromage et de crème qu’on verse sur des pâtes] font maintenant partie de nos menus réguliers!»

«Une tradition d’automne : la fondue au fromage au parc de Valency, à Lausanne. Un régal en bonne compagnie!»

J’habite…
«Un appartement à Prilly, une petite ville collée à Lausanne. En 10 minutes de bus, nous sommes au pied de la cathédrale et du centre-ville lausannois. Nos courses, nous les faisons à pied. Les enfants vont à pied à l’école et nous avons une vue imprenable sur les Alpes — incluant le Mont-Blanc — et le lac Léman depuis notre balcon!»

Je m’ennuie…
«De mes parents et de mes amis, surtout en cette période particulière où, même si nous voulons nous voir, on ne peut pas. Heureusement que les technologies nous permettent de garder le contact!»

Je reste branchée au Québec…
«Via mes amis, ma famille, Facebook, la musique et la lecture de romans du Québec!»

«Des montagnes et des paysages à couper le souffle dans les Grisons [un canton de l’est de la Suisse].»

Un bon coup de ma ville d’adoption que je rapporterais au Québec…
«En fait, c’est un bon coup du pays en entier : le quadrilinguisme! La Suisse a quatre langues officielles. Avec une tendance plus marquée pour l’allemand dans l’est, l’italien dans le sud et le français à l’ouest [NDLR : auxquels s’ajoute le romanche], les enfants apprennent deux langues supplémentaires à l’école et ont l’option d’en apprendre une troisième s’ils le veulent. C’est une grande richesse!»

Un bon coup du Québec que j’apporterais dans ma ville d’adoption...
«Notre star-system! Quand on connaît qui joue dans quoi, qui a quel talent, qui a réussi quoi, ça nous rapproche. Ici, outre parfois le sport, ça semble manquer!»

«L’été 2020 nous a forcés à rester en Suisse, dont on a fait le tour avec plaisir. Ici, un paysage presque désertique au col de la Flüela, à 2300 mètres d’altitude.»

Je reviendrais vivre au Québec ou pas?
«Pour l’instant, non. Les enfants sont bien intégrés au système scolaire ici et nous voulons qu’ils en profitent le plus longtemps possible. Une fois à l’université, on verra. Et puis on a encore plein de choses à découvrir de la Suisse, un pays assez petit, mais très diversifié!»

Mon pays d’adoption à l’ère de la COVID-19…
«La Suisse a réagi presque en même temps que le Québec en mars dernier avec le confinement. Certains cantons ont bien agi, d’autres moins bien, avec le résultat qu’on connaît : les cas augmentent encore, comme au Québec. Nous, on reste tranquille, nos employeurs nous font travailler de la maison. Les enfants sortent plus que nous!»

«Un tête-à-tête avec le Cervin [à 4478 mètres, le 12e sommet le plus élevé des Alpes] pour mon anniversaire!»
«Nos vacances d’été en Valais en 2017. Au programme : randonnée avec vue sur le glacier d’Aletsch!»
«Coucher de soleil hivernal vu de notre balcon!»
«Nos premières vacances au Tessin [un canton du sud de la Suisse], parmi les châteaux de Bellizona, quatre mois après notre arrivée.»

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