«Mon mari Mitch, lors d’un gros swell à Snapper Rocks. Chaque année, Coolangatta accueille le Quiksilver/Roxy Pro, une compétition de la World Surf League.»

Partir vivre... en Australie

Ils viennent du Québec, mais sont partis vivre aux quatre coins du monde. Pour le travail, par amour, pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte. Le Mag vous les présente et vous décrit leur quotidien. Tranches de vie.

NOM : Élisabeth Lemieux

ÂGE : 26 ans

PROFESSION : Coordonnatrice marketing pour une compagnie australienne d’aromathérapie, ECO. Modern Essentials

Trajectoire

«J’ai grandi à Saint-Étienne-de-Lauzon, sur la Rive-Sud de la ville de Québec. J’ai déménagé à Montréal pour faire mes études en commerce à l’Université McGill. Après avoir terminé mon baccalauréat en mai 2015, je suis partie pour l’Australie.»

Élisabeth et son conjoint lors d’une promenade sur le bord de la mer, à Coolangatta.

Raison

«Je suis tombée en amour avec l’Australie lors d’un échange scolaire durant mon secondaire. J’y suis retournée quelques années plus tard, en 2014, pour une session universitaire à l’étranger. J’y suis restée huit mois. Puis tout de suite en terminant mon bac, avant de me lancer sur le marché du travail, j’ai décidé d’y retourner pour prendre quelques mois de vacances et enseigner le yoga. Trois mois seulement après mon arrivée, j’ai rencontré mon conjoint (maintenant mon mari) et j’ai laissé tomber mon billet de retour!»

Le plus dur à apprivoiser…

«La protection du soleil. Sur la Gold Coast où nous habitons, il fait soleil presque tous les jours de l’année et l’indice UV est très élevé. J’ai toujours aimé la chaleur et, venant du Québec, je ne pouvais pas me tanner du beau temps! J’ai dû apprendre à bien me protéger des rayons pour limiter les risques de dommage pour ma peau. Les Australiens sont sensibilisés aux dangers du soleil dès leur jeune âge. Le chapeau est obligatoire dans les écoles et fait partie de l’uniforme scolaire.»

Vue de Rainbow Bay

Aujourd’hui, je vis comme une Australienne parce que...

«Je porte un chapeau et des lunettes de soleil. Je me lève tôt, autour de 5h, pour aller faire une marche, surfer ou pratiquer le yoga avant d’aller travailler. Cela veut dire que je me couche tôt aussi, vers 20h30. La plupart des Australiens qui vivent sur la Gold Coast se lèvent et se couchent tôt, pour profiter amplement de l’extérieur et du mode de vie actif. J’adore aller prendre mon café le matin. Ici, les cafés sont délicieux et font partie de la culture australienne.»

Marche matinale à Rainbow Bay
«Un des nombreux nettoyages de plage dans les environs. Plastic Free Coolangatta est une initiative de mon mari et moi, pour sensibiliser la population locale à la pollution au plastique.»

Je mange...

«Une variété de repas, similaires à ce que je mangeais au Québec. Beaucoup de fruits frais et de légumes qui, ici, sont cultivés tout au long de l’année. J’adore la papaye, les ananas, les mangues et les avocats qui poussent à volonté! Nous sommes chanceux d’avoir plusieurs marchés aux alentours, où nous pouvons acheter nos produits directement des agriculteurs et éviter les emballages de plastique communs dans les épiceries!»

«Un de nos déjeuners préférés, des Acai Bowls de Little Mali, le café du coin.»

J’habite...

«Nous habitons dans un appartement sur le bord de la mer à Rainbow Bay, dans un village qui s’appelle Coolangatta, à environ 100 km au sud de Brisbane. Coolangatta est reconnu pour ses magnifiques plages et fait partie de la réserve mondiale de surf. Beaucoup d’Australiens viennent ici en vacances durant l’été et les semaines de relâche. Le reste de l’année, c’est très tranquille. On adore vivre ici.»

«Santa Surf, un événement annuel durant le temps de Fêtes. La plage est remplie de surfeurs, familles et enfants, déguisés avec des tuques de Noël.»

Je m’ennuie...

«Ma famille et mes amis me manquent, mais je parle avec mes parents plusieurs fois par semaine et avec mes amis proches, régulièrement. Je m’ennuie des Noëls blancs, des feux de foyer et de la magie de la première tombée de neige. Je m’ennuie aussi des produits locaux du Québec, comme les pommes, les fruits des champs et la tire d’érable!»

Je reste branchée au Québec en...

«Parlant régulièrement avec mes parents et mes amis. En lisant les nouvelles en ligne et en restant informée avec les réseaux sociaux. ECO. Modern Essentials, la compagnie pour laquelle je travaille, a récemment ouvert son marché au Canada et au Québec par la vente en ligne. Un nouveau défi et une nouvelle façon pour moi de rester branchée avec ce qui se passe au Québec.»

Un bon coup de ma ville d’adoption que je rapporterais au Québec...

«Les taxes et les pourboires sont inclus dans le prix de tous les produits commerciaux ainsi que dans les restaurants. C’est pratique de savoir d’emblée le prix d’un repas ou d’un nouvel achat. Il y a quatre semaines de vacances annuelles payées. Enfin, la qualité de vie est excellente, avec la possibilité de faire des activités à l’extérieur tout au long de l’année, le climat magnifique et la vie sur le bord de l’océan.»