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Annie Veillette et Pierre Lacasse à leur restaurant, le Noi Bistro
Annie Veillette et Pierre Lacasse à leur restaurant, le Noi Bistro

Partir vivre au Costa Rica: un resto sous le soleil

Raphaëlle Plante
Raphaëlle Plante
Le Soleil
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Ils viennent du Québec, mais sont partis vivre à l’autre bout du monde. Pour le travail, par amour ou juste pour voir si l’herbe y est plus verte. Le Mag présente ces expatriés qui acceptent de raconter leur nouvelle vie à l’étranger.

Nom : Annie Veillette et Pierre Lacasse
Âge : 50 et 56 ans
Profession : propriétaires d’un restaurant (auparavant cheffe cuisinière au Bistango et courtier en financement corporatif à son compte)
Ville d’origine : tous deux de Québec
Ville d’adoption : Tamarindo, Costa Rica
Partis depuis : juin 2019

Notre trajectoire…
«Nous souhaitons rester ici au Costa Rica pendant 5, 6 ans, pour ensuite voir ce que le monde peut nous offrir.»

La raison de notre départ…
«Diminuer nos charges de travail pour vivre la vie au soleil avec moins de biens, mais plus heureux au 2e étage ;) Fuir les hivers froids et humides, connaître de nouvelles cultures aussi.»

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Tamarindo vue de soir

Le plus dur à apprivoiser…
«La lenteur à laquelle les choses progressent : le style «pura vida» est plus facile quand on est touriste, être en affaires est un tout autre défi. Autre chose également : l’indifférence des gens face aux problèmes liés au travail ou de communication.»

Nous mangeons…
«Un peu de tout ici. Il n’y a pas vraiment de culture culinaire si ce n’est le gallo pinto qui est un déjeuner en soi, composé de riz et fèves noires avec œufs, plantain et fruits. De plus, il y a le casado qui mélange riz, poisson ou poulet, légumes et avocat.»

Plat typique costaricain : le <em>casado</em>, qui mélange riz, poisson ou poulet, légumes et avocat.

Nous habitons… 
«Tamarindo, dans la province du Guanacaste située sur la côte Pacifique au Costa Rica. Nous sommes à cinq heures de voiture de San José, qui est la capitale, et à une heure de Liberia, qui possède le deuxième aéroport d’importance dans le pays.»

Nous nous ennuyons… 
«De nos enfants, de notre petite-fille et de nos nombreux amis, mais Internet nous donne l’occasion de nous parler régulièrement. Nos restos préférés nous manquent un peu, mais somme toute, l’ennui n’est pas présent de façon journalière.» 

À Puerto Viejo, dans les Caraïbes

Un bon coup que nous rapporterions au Québec...
«La bonne humeur des gens : malgré tout ce qui se passe depuis un an, les gens sourient toujours. On pourrait rapporter le Pacifique, mais c’est un peu impensable!»

Un bon coup du Québec que nous apporterions ici…
«La discipline professionnelle qui manque beaucoup, le respect des heures pour un rendez-vous — quoiqu’en même temps, on vient à s’habituer à cette lenteur et, des fois, elle nous paraît tout de même sympa.»

Tamarindo vue de jour

Nous restons branchés au Québec… 

«Via Internet et nos enfants et amis. Annie est plus réseau social tandis que Pierre est plus connecté sur les nouvelles qu’il essaie tant bien que mal d’éviter, mais c’est un travail de longue haleine de vouloir éviter le tout.»

Nous parlons… 
«Couramment trois langues. Annie parle français et espagnol et un peu l’anglais tandis que Pierre maîtrise mieux le français et l’anglais et essaie de parfaire son espagnol.»

«Nos couchers de soleil quotidiens»

Le secret le mieux gardé de notre pays d’adoption…
«C’est possiblement toutes les plages isolées qui sont aussi belles les unes que les autres : chaque plage est identique, que ce soit ici à Tamarindo, plus au sud, du côté Caraïbes...»

Comment nous passons le temps…
«Nous passons le temps à notre resto et à la plage qui est à trois minutes de marche. Nous faisons aussi du yoga, jouons au golf et prenons de longues marches avec notre chien sur le sable. Nous découvrons les petits trésors du pays et surtout faisons la connaissance de gens de toutes les nationalités au resto, c’est toujours charmant de rencontrer tous et chacun si différents.»

«Notre restaurant, le Noi Bistro, à Tamarindo»

Nous reviendrions vivre au Québec ou pas?
«La question est bonne. Maintenant non, mais on ne peut dire jamais. La solution idéale est de possiblement diviser le temps pour avoir toujours les pieds au chaud, mais le Québec ne nous donne pas la perspective de pouvoir le faire car nos étés sont très courts. À moyen et long terme, on ne ferme pas les portes, mais nous sommes très émotifs de nature tous les deux donc, sait-on jamais ce que l’avenir nous réserve.»

Le club de golf où joue Pierre, à Pinilla.