Marc Allard
Le Soleil
Marc Allard
Avec ma blonde et mes enfants, on s’est fait une liste de quatre questions quotidiennes pour nous rappeler comment rester sains d’esprit pendant le confinement.
Avec ma blonde et mes enfants, on s’est fait une liste de quatre questions quotidiennes pour nous rappeler comment rester sains d’esprit pendant le confinement.

Quatre questions pour ne pas devenir fou en confinement

CHRONIQUE / On a beau se dire que «ça va bien aller» et coller des arcs-en-ciel dans nos fenêtres, la crise de la COVID-19 est éprouvante.

On est cloîtré à la maison. On ne peut plus socialiser et bouger comment avant. On travaille avec les enfants qui se picossent en arrière-plan. Et on peut facilement passer nos journées devant des écrans à angoisser sur l’évolution de la pandémie ou à se comparer à nos amis Facebook qui ont l’air tellement épanouis malgré tout.

Avec ma blonde et mes enfants, on s’est fait une liste de quatre questions quotidiennes pour nous rappeler comment rester sains d’esprit pendant le confinement. Les voici.

Qui ai-je appelé? 

Le confinement nous empêche de voir nos familles, nos amis et nos collègues — sauf si on les croise par hasard l’autre côté de la rue. Ces jours-ci, personne n’est à l’abri de l’isolement social, notamment les 1,2 million de Québécois qui vivent seuls. Or, des scientifiques ont établi que l’isolement social nous fait courir le même genre de risque pour notre santé que si on fumait jusqu’à 15 cigarettes par jour.

C’est le temps où jamais de se servir du téléphone. Au moins une fois par jour, on prend l’appareil — ou Skype, Zoom ou Facetime —, et on appelle nos proches, mais aussi des gens avec qui on n’a pas parlé depuis longtemps. Un ami m’a dit : «je n’ai jamais parlé autant au téléphone». Pourquoi pas vous? Qui sait, vous rétablirez peut-être même le contact avec de vieux amis. 

De quelle façon ai-je bougé?

Le gym est fermé, les enfants ne peuvent plus aller dans les modules de jeux, on ne peut même pas jouer au hockey dans la ruelle. La tentation de faire la patate sur le divan est forte. Mauvaise idée : selon l’Organisation mondiale de la santé, la sédentarité renforce toutes les causes de mortalité, double le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète et d’obésité et augmente les risques de dépression et d’anxiété, entre autres. 

Malgré le confinement, il reste plein de façons de bouger. Idéalement, allez dehors — le contact avec la nature fait du bien. Marchez, courez, faites du vélo. Mais respectez vos deux mètres de distance. Sinon, faites une petite routine d’exercices à la maison, du yoga en ligne ou pelletez la neige qui reste dans votre entrée — n’importe quoi qui fait pomper votre cœur. 

Qu’est-ce que j’ai réalisé? 

Un Tweet que j’ai lu récemment d’un humoriste américain : «Il est important de garder un semblant de routine quotidienne dans ces moments difficiles, donc je vais regarder mon téléphone, me masturber, ne pas sortir, et parfois prendre une guitare et la reposer immédiatement». C’est un des paradoxes de l’être humain : notre instinct de conservation de l’énergie tend à l’oisiveté, mais on est plus heureux quand on est occupé. 

Alors, si vous vous retrouvez avec beaucoup de temps libre à la maison, vaut mieux se fixer au moins un objectif pour la journée. Aujourd’hui, je vais repiquer mes semis. Aujourd’hui, je vais faire du pain. Aujourd’hui, je vais réparer mon vélo. C’est plus exigeant que de regarder une série sur Netflix, mais beaucoup plus satisfaisait. 

Comment ai-je relaxé? 

Ah non, j’ai des symptômes, est-ce que j’ai contracté la COVID-19? Combien de temps va durer le confinement? Comment vais-je survivre au télétravail avec les enfants à la maison? La crise du coronavirus est un pipeline de stress. Or, une surexposition au cortisol — l’hormone du stress — peut malmener notre corps : problèmes digestifs, maux de tête, problèmes de concentration, sommeil perturbé, anxiété, dépression. 

D’où la nécessité d’apprendre à relaxer. En la matière, un de vos meilleurs alliés est la respiration profonde. C’est un moyen éprouvé de se calmer le système nerveux. Inspirez par le nez en comptant jusqu’à quatre, puis expirez jusqu’à six. Sinon, évadez-vous : lisez, regardez un film, écoutez de la musique. On ne peut pas toujours être productif.