La recette de Monsieur Cocktail: rhum & coke du Mexique 

Monsieur Cocktail

La recette de Monsieur Cocktail: rhum & coke du Mexique 

On parle souvent de la margarita comme du cocktail mexicain par excellence. Or, les vrais de vrais, ceux qui ont déjà partagé une bonne téquila dans un bar de Tlaquepaque ou sur les plateaux brûlants et majestueux de Jalisco ont découvert une vérité cachée : le pamplemousse est l’accord parfait avec une bonne téquila ou un bon mezcal.

En effet, on sert la plupart du temps une tranche de pamplemousse et le Sal de Gusano (le sel épicé fait de vers séchés au soleil) avec la téquila. Les notes florales et douces du pamplemousse s’accordent à merveille avec les notes végétales, salines et de sucre d’orge de ce légendaire spiritueux d’agave.

C’est pourquoi j’affirme que le paloma, traditionnellement de la téquila allongée au soda au pamplemousse avec un rim de sel, est le véritable rhum & coke du Mexique. Je vous offre ici mes deux versions préférées. Seule règle : utilisez toujours du jus de pamplemousse fraîchement pressé et non du soda au pamplemousse bourré d’arômes.

PALOMA (version 1)

  • 1,5 oz de téquila Patrón Silver
  • 1 oz de sirop de pamplemousse Monsieur Cocktail
  • 0,5 oz de jus de lime frais
  • Eau pétillante
  • Rondelle de pamplemousse (pour décorer)

PALOMA (version 2)

  • 1,5 oz de téquila El Jimador Reposado
  • 2 oz de jus de pamplemousse frais
  • 0,5 oz de jus de lime frais
  • 0,5 oz de sirop simple
  • Eau pétillante
  • Rondelle de pamplemousse (pour décorer)

Préparation
Dans un verre rempli de glace, ajoutez tous les ingrédients (sauf l’eau pétillante) et mélangez à la baguette ou à la cuillère. Complétez à l’eau pétillante. Décorez d’une rondelle de pamplemousse

Santé!

La recette de Monsieur Cocktail: pas le temps, je déménage

Monsieur Cocktail

La recette de Monsieur Cocktail: pas le temps, je déménage

Il existe des choses immuables dans la vie. Car voilà que, malgré le déconfinement et son abondance de règles, malgré la canicule qui s’est enfin essoufflée, malgré le manque de bras habituels, nous serons une grande majorité à nous faire aller les boîtes et les fameuses straps. Tassez-vous, le Québec déménage.

Bien que les «déménagés» iront vers une simplicité bienvenue grâce aux prêts-à-boire et à la bière (on vous comprend, coordonner un déménagement est déjà assez difficile comme cela!), je m’adresse ici aux ami(e)s et à la famille qui viendront vous prêter main-forte. 

Pourquoi ne pas apporter quelques verres réutilisables et un pot de sangria prête à servir chez les heureux élus que vous irez aider cette année? Il ne vous restera qu’à ajouter la bière au moment de prendre une pause. Rafraîchissante à souhait, cette sangria à la bière blanche saura redonner courage et sourire à votre équipe. Si vous vous occupez d’apporter en plus les masques, vous serez clairement le ou la nouvelle meilleure amie de votre entourage. 

La fraîcheur maltée du blé, plus costaude que le vin, s’harmonise encore mieux aux fruits à noyau, au pamplemousse et à la vanille de cette recette. À vous de plonger! 

SANGRIA À LA BIÈRE BLANCHE

  • 1 litre de bière blanche
  • 3/4 tasse de vodka
  • 1/2 tasse de sirop de pamplemousse
  • 1/4 tasse de sirop tiki
  • 1 tasse de jus de pêche ou de nectar de pêche
  • 2 tasses de limonade
  • Tranches de pamplemousse et thym frais (pour décorer)

Préparation
Ajouter tous les ingrédients, sauf la bière, dans un distributeur à bonheur (pot à limonade). Garder au réfrigérateur. Au moment de servir, remplir de glace, ajouter la bière et mélanger délicatement avec une cuillère en bois. Décorer de tranches de pamplemousse et de branches de thym frais.

Santé!

La recette de Monsieur Cocktail: popsicle par ci, popsicle par là 

Monsieur Cocktail

La recette de Monsieur Cocktail: popsicle par ci, popsicle par là 

Je sais, la tentation est forte de se rafraîchir avec un bon cocktail, encore plus s’il est solide, au bout d’un bâton, inoffensif et rafraîchissant à souhait (en plus, vous avez une main libre pour bercer bébé!)

Célébrant moi-même ma première fête des Pères, je dois vous avouer que les cocktails en popsicle sont particulièrement puissants pour ramener les adultes en enfance (parce qu’on va se le dire, nous ne sommes plus tellement crédibles avec des Mr Freeze dans les mains à 40 ans). Meilleur deal donc, pour célébrer en famille tous sur le même pied d’égalité. 

Grâce aux dernières annonces concernant le déconfinement, nous pourrons enfin vivre une fête des Pères en bonne et due forme. Ce week-end, puisque les rassemblements en famille sont à nouveau permis, je vous propose de préparer des popsicles alcoolisés et osés qui surprendront papa! Pourquoi osés? Parce que vous pouvez les déposer dans un verre avec du mousseux, et les laisser tranquillement fondre au soleil. Votre verre de bulles se transformera tranquillement en votre cocktail préféré. Et laissez-moi vous dire que la technique est délicieuse!

Papa voudra-t-il partager? Ça, c’est une autre histoire!

POPSICLE AU BOURBON ET AUX MÛRES

  • 2 oz de bourbon
  • 3 oz de sirop de gingembre Monsieur Cocktail
  • 2 tasses de mûres fraîches
  • 0,5 oz de jus de citron frais
  • 5 oz d’eau froide

POPSICLE STYLE SPRITZ (6 popsicles)

  • 2 oz de liqueur amère (Apérol, Amermelade, Spritz les îles, etc…)
  • 4 oz de sirop de pamplemousse Monsieur Cocktail
  • 2 oz de jus d’orange frais pressé
  • 1 tasse d’eau froide

Préparation
Ajouter tous les ingrédients dans un robot mélangeur et mélanger. Verser dans les moules à popsicles. Congeler pendant 12 heures. Déguster seul ou tremper dans un verre de mousseux sec.

Santé!

La recette de Monsieur Cocktail: ça flotte, un flotteur?

Monsieur Cocktail

La recette de Monsieur Cocktail: ça flotte, un flotteur?

À quand remonte votre dernière dégustation d’un bon vieux flotteur? L’invention de cette boisson adorée des enfants serait-elle antérieure à toutes les boissons gazeuses?

L’histoire semble nous conduire vers l’affirmative. En effet, très tôt au 19e siècle, les pharmaciens ajoutaient toutes sortes d’ingrédients à l’eau gazéifiée, dont la crème. On y ajoutait aussi du sirop pour l’aromatiser. Jusqu’à ce qu’en 1874 un commis du nom de James W. Tuff s’apprête à servir de la crème glacée à un client lorsque, misère, la boule tombe dans un verre d’eau gazéifiée. De cet accident serait né le fameux flotteur!

Pour qu’un flotteur soit un flotteur et non un milk shake, vous devez marier l’effervescence et la légèreté des bulles à l’onctuosité de la crème glacée. Vous pouvez en faire des versions alcoolisées si vous désirez vous aventurer dans un univers de saveurs particulièrement intéressantes.

Vous me connaissez, quand on parle d’univers de saveurs, j’affiche toujours présent! Je vous ai donc concocté deux recettes de flotteurs pour le bonheur de vos papilles, l’une avec alcool et l’autre parfaite pour les petits monstres!

FLOTTEUR AMANDES ET CHOCOLAT

  • 1 oz de whisky ou de rhum brun
  • 0,5 oz d’amaretto
  • 0,5 oz de jus d’orange
  • 2 oz d’eau pétillante
  • 2 oz de bière de gingembre ou de ginger ale
  • 2 boules de crème glacée au chocolat
  • Pirouline (pour décorer)

FLOTTEUR À LA VANILLE ET AUX PETITS FRUITS

  • 0,75 oz de grenadine du terroir Monsieur Cocktail
  • 0,25 oz de jus de citron
  • 2,5 oz d’eau pétillante
  • 2,5 oz de bière d’épinette ou de racinette
  • 3 boules de crème glacée à la vanille
  • Morceaux de gaufre (pour décorer)

Préparation
Dans un verre haut, verser les ingrédients en ordre en terminant par la crème glacée!

Santé!

La recette de Monsieur Cocktail: Sangria, quand tu me tiens… 

Monsieur Cocktail

La recette de Monsieur Cocktail: Sangria, quand tu me tiens… 

Sous une forme ou une autre, la sangria a une histoire vieille de plus de 2000 ans. À l’époque romaine, on laissait macérer des fruits et des épices dans le vin de piètre qualité. Au Québec, notre histoire d’amour avec ce cocktail est plus forte que jamais. Avec la venue du temps chaud et de notre mois de juin chéri, vous avez sans doute, comme moi, dépoussiéré votre pichet favori qui hibernait sagement dans l’armoire.

Si l’on souhaite respecter ses origines, notre sangria ne doit pas être allongée avec des jus, mais doit consister en une longue macération de fruits et d’épices dans le vin. Il serait aussi avisé de la fortifier avec un spiritueux, comme l’un de nos gins québécois favoris. 

Voici ma recette de sangria rosée préférée, à déguster sur le balcon ou le patio en laissant les dernières heures de l’après-midi s’écouler lentement comme le rythme de notre vie que l’on semble récupérer petit à petit, ces derniers temps. 

Ma suggestion finale? Utilisez un vin rosé noble, pas de la piquette. Les rosés québécois, comme le Champs de Florence, avec leur acidité particulière, font de magnifiques sangrias.

SANGRIA ROSÉE (6 portions)

  • 2 tasses de vin rosé
  • 2 oz de gin (pastille florale, fruitée ou agrumes)
  • 3 oz de sirop de licorne Monsieur Cocktail*
  • 3/4 tasse de cubes de mangue frais ou congelés
  • 1/2 tasse de fraises coupées fraîches ou congelées
  • 4 rondelles d’orange
  • Eau pétillante (si vous désirez une sangria pétillante)

Préparation
Dans un grand pichet, ajouter tous les ingrédients. Faire macérer au réfrigérateur pendant 4 heures. Au moment de servir, verser à la moitié d’une coupe à vin, remplir de glace et compléter à l’eau pétillante. Décorer avec une rondelle d’orange fraîche et des morceaux de fraises et de mangue.

*Si vous n’avez pas de sirop de licorne, remplacez par 1,5 oz de sirop simple et 1 oz de jus de citron frais.

­Note: pour une version désalcoolisée, utilisez plutôt un vin rosé sans alcool et n’ajoutez pas le gin. Respectez les mêmes étapes de macération et le tour sera joué!

­Santé!

La recette de Monsieur Cocktail: mon île adorée 

Monsieur Cocktail

La recette de Monsieur Cocktail: mon île adorée 

Comme la majorité des Québécois, j’éprouve un amour inconditionnel et une attirance quasi mystique pour la belle et enchanteresse Île d’Orléans. Son image conjure en moi un profond respect de la terre, de nos racines, de notre terroir et de notre lien avec le fleuve Saint-Laurent. Que vous soyez de Montréal, de Gatineau ou de la Gaspésie, que vous y soyez déjà allé ou non, l’île de Félix Leclerc demeure un joyau dans nos esprits.

En plus du magnifique et pittoresque petit village de Saint-Jean, des plaines époustouflantes de Saint-François, de la vue depuis la péninsule de Sainte-Pétronille ou de la sérénité du quai de Saint-Laurent, vous savez qu’il existe aussi deux sœurs exceptionnelles à Saint-Pierre, qui symbolisent à elles seules l’hospitalité de l’île : les sœurs Monna, de Cassis Monna & Filles.

Leur père Bernard Monna — liquoriste de quatrième génération — s’est établi à Saint-Pierre au début des années 1970. Depuis, ses filles cultivent le cassis et produisent une myriade de produits plus merveilleux les uns que les autres, à base de ce petit fruit exceptionnel, pour le plus grand plaisir de nos papilles. 

Je vous propose ici un Bramble revisité, un cocktail d’ordinaire fait à base de liqueur de mûres, mais que j’ai voulu vous offrir ici au goût du terroir québécois. 

Parce que tout bon cocktail renferme lui aussi un peu de poésie, je vous laisse sur les paroles de notre cher Félix : 

Le tour de l’île
Quarante-deux milles
Comme des vagues les montagnes
Les fruits sont mûrs
Dans les vergers
De mon pays

BRAMBLE AU CASSIS

  • 1,5 oz de votre gin québécois préféré (pastille fruitée ou herbacée de préférence)
  • 0,5 oz de crème de cassis Monna & Filles
  • 0,75 oz de jus de citron frais
  • 1 c. à thé de sirop d’érable (au goût)
  • Mûres ou cassis (pour décorer)

Préparation
Dans un verre rempli de glace concassée, ajouter tous les ingrédients et remuer légèrement à la cuillère ou à la baguette.­ Décorer de mûres ou de cassis.

Santé!

La recette de Monsieur Cocktail: la médecine a bien meilleur goût!

Monsieur Cocktail

La recette de Monsieur Cocktail: la médecine a bien meilleur goût!

Cela fait déjà plusieurs semaines que j’attends, tapi dans l’ombre et muni de mon verre à martini, le bon moment de vous faire connaître l’un des plus grands cocktails de tous les temps.

Un cocktail à l’histoire obscure, ou plutôt à l’histoire enflée d’alcool, d’abord utilisé comme façon de combattre le scorbut sur les bateaux de la marine anglaise. 

En effet, tous les grands historiens s’accordent sur le fait que les cocktails, bien qu’officiellement une création américaine, étaient consommés par les marins bien avant les saloons du 19e siècle. D’abord pour diluer les rations de rhum trop généreuses des membres d’équipage au 18e siècle, puis comme manière de vaincre les maladies (le jus de lime chauffé, ou cordial, étaient à ce moment recommandé sur tous les navires). 

Entre vous et moi, quelle est la meilleure façon de boire un shot de jus de lime? En le mélangeant à une portion de gin, bien sûr!

C’est ainsi qu’est né le Gimlet, comme ses cousins, le Grog et le Gin & Tonic: sur les bateaux. Pour tous ceux d’entre vous qui ont le mal de mer, ce divin cocktail est pour vous. Acide et sec, il est le compagnon idéal des barbecues d’été qui s’étirent et durant lesquels vous abusez des bonnes choses.

GIMLET (version 1)

  • 2 oz de votre gin préféré
  • 0,75 oz de jus de lime frais
  • 0,25 oz de sirop simple
  • Rondelle de lime (pour décorer)

GIMLET (version 2)

  • 2 oz de votre gin préféré
  • 0,75 oz de sirop de lime Monsieur Cocktail
  • Romarin frais (pour décorer)

Préparation 
Dans un shaker, mélanger tous les ingrédients avec de la glace. Filtrer au tamis fin dans une coupe ou un verre à martini refroidi. Décorer d’une rondelle de lime ou de romarin frais.

Santé!

La recette de Monsieur Cocktail: l’art de la limonade

Monsieur Cocktail

La recette de Monsieur Cocktail: l’art de la limonade

Pour plusieurs, l’idée d’une limonade remonte à l’enfance: sucrée à souhait, bourrée d’agents de conservation et d’acide citrique pour faire capoter nos papilles au point où elles ne comprennent pas du tout ce qui vient de se passer. Pour ma part, la limonade me rappelle les punchs fruités et congelés en conserve, mais aussi la fameuse orangeade en poudre des partys de blé d’Inde de la rentrée scolaire.

Heureusement, le temps des ti-citrons en plastique est révolu. Dans certaines cultures, la limonade est un art et il faut se tourner vers l’Amérique centrale, le Mexique et les Caraïbes pour enfin goûter à l’excellence. 

L’agua fresca (eau fraîche en espagnol) est une boisson faite de fruits et d’herbes macérées dans l’eau. On peut aussi broyer les fruits frais avec du sucre et de l’eau (l’agua fresca aux framboises, par exemple, est incroyable et conserve la pulpe du fruit). Des centaines de versions ont été développées avec le temps. Je vous propose celle-ci qui, en plus d’être rafraîchissante, est savoureuse et très légère en sucre. 

AGUA FRESCA AUX FRAISES

  • 3 oz de grenadine du terroir Monsieur Cocktail ou autre grenadine du marché
  • 8 tasses d’eau froide
  • 2 tasses de fraises coupées en cubes
  • 2 c. à soupe de lavande séchée
  • 1 tasse de menthe fraîche
  • Fleurs comestibles (optionnel, pour décorer)

Préparation

Dans un bol à punch, immerger les fraises, la menthe et la lavande dans l’eau. Couvrir et laisser reposer au réfrigérateur pendant 4 heures.
*Ajouter la grenadine et remuer. Décorer de fleurs comestibles.

* Si vous n’avez pas le temps de niaiser, balancez tout au robot-mélangeur, sauf la menthe, puis filtrez au tamis fin dans un pichet. Servez sur glace en décorant d’un bouquet de menthe fraîche.

Santé!

La recette de Monsieur Cocktail: les mamans aussi aiment le gin!

Monsieur Cocktail

La recette de Monsieur Cocktail: les mamans aussi aiment le gin!

L’origine du cocktail Clover Club est aussi impressionnante que nos magnifiques mamans. C’est pour moi une fête des Mères très particulière puisque ce sera la première de ma douce moitié, avec qui j’ai accueilli dans le monde une parfaite petite Simone.

Considérant que le Clover Club était un groupe sélect d’hommes de Philadelphie qui se réunissait régulièrement à l’Hôtel Bellevue-Stratford entre 1880 et 1920, la naissance de ce cocktail n’a absolument rien de féminin, me direz-vous. Mais il en est tout autrement une fois qu’il est porté à nos lèvres : à la fois soyeuse et onctueuse grâce à l’émulsion du blanc d’œuf, cette boisson a des notes acidulées de framboise et de citron qui transportent les botaniques de votre gin adoré. 

C’est le cocktail préféré de Maëlla, ma conjointe et nouvelle maman. Et je peux vous assurer que nous sommes du même avis : c’est le cocktail parfait pour faire plaisir aux femmes les plus importantes de votre vie. 

CLOVER CLUB

  • 2 oz de votre gin préféré (le gin québécois Violette est fameux dans cette recette)
  • 1 oz de sirop de citron Monsieur Cocktail (ou 1 oz de jus de citron et 0,75 oz de sirop simple)
  • 8 framboises fraîches
  • 1 blanc d’œuf
  • Framboises (pour décorer)

Préparation

Dans un shaker, piler les framboises dans le sirop. Ajouter le reste des ingrédients, en terminant par le blanc d’œuf, et mélanger sans glace pendant au moins 30 secondes. Ouvrir le shaker, le remplir de glace et le mélanger normalement, avec vigueur, jusqu’à ce que vous ayez froid aux doigts. Filtrer au tamis fin dans une coupe refroidie.Décorer de framboises fraîches et de sucre en poudre.

Santé!

La recette de Monsieur Cocktail: Japon, années 50, robot-mélangeur

Monsieur Cocktail

La recette de Monsieur Cocktail: Japon, années 50, robot-mélangeur

Transportons-nous à Tokyo au printemps 2013. Comme vous pouvez l’imaginer, les arbres sont en fleurs et le pays du Soleil levant nous remplit d’humilité face à la beauté du monde, avec cette neige rosée de pétale qui tombe en nous rappelant la caresse de l’été qui s’en vient. Et de ses promesses.

C’est au Japon que j’ai appris l’essentiel de mes techniques de mixologue. Parce que là-bas, ce qui importe, c’est l’essentiel : comment atteindre l’ultime version de chaque cocktail classique. Et non, avant que vous ne demandiez, l’ultime version d’un cocktail ne vient pas avec un trio de hamburger et une pizza en décoration. 

C’est au Japon, perché au tabouret des plus grands bars, que j’ai appris l’importance de la dilution. Et le secret du pourquoi du «quessé» que mes Piña Colada n’étaient jamais assez bonnes : il y a de la glace dedans, mon pauvre Pétrice.

Apparue aux alentours de 1954 à Puerto Rico, probablement au bar de l’hôtel Hilton où un barman du nom de Ramon «Monchito» Marrero Perez aurait ajouté de la crème de coco dans son cocktail à l’ananas et au rhum pour créer un des plus grands classiques de l’histoire, une vraie Piña Colada ne saurait se séparer du robot-mélangeur.

Je vous livre ici une recette peaufinée au cours des huit dernières années. Vous demanderez à votre douce moitié de vous prendre en photo à la première gorgée. Vous aurez sans nul doute la même face que j’ai eu à mon premier débarquement au Japon. Celui-là même qui semble dire que la vie, elle est belle en maudit. 

L'ULTIME PIÑA COLADA 
(Pour deux personnes)

  • 1/3 tasse de rhum blanc québécois Rosemont (ou autre rhum blanc)
  • 1,5 c. à soupe de sirop de citron Monsieur Cocktail (ou 1 c. à soupe de sirop d’érable)
  • 2 tasses d’ananas congelés, en cubes
  • 3/4 tasse de lait de coco
  • Parapluie en papier (pour décorer)

Préparation
Ajouter tous les ingrédients dans un robot-mélangeur. Broyer à haute vitesse pendant au moins 60 secondes (jusqu’à consistance homogène). Verser dans vos deux verres préférés. Décorer d’un parapluie en papier.

Santé!

La recette de Monsieur Cocktail: une plage et un cocktail, je vous prie 

Monsieur Cocktail

La recette de Monsieur Cocktail: une plage et un cocktail, je vous prie 

Suis-je le seul à qui les plans de voyage ont été foutus à l’eau cette année? On s’entend, ce sont nos fesses qui devaient être mises à l’eau, pas nos plans. Je crois que nous sommes incroyablement nombreux, parcourant dans notre tête les images d’un voyage qui n’aura pas lieu.

Or, il est à noter que les Américains ont vécu une situation semblable dans les années 30 suite à la crise économique. Se retrouvant les poches vides, la plupart des ménages ont dû composer avec les moyens du bord. Mais ce n’est pas parce que le voyage est inaccessible que nous ne pouvons plus voyager.

Tel fut l’éclair de génie d’Ernest Raymond Beaumont Gantt (connu aujourd’hui sous le pseudonyme Don the Beachcomber). C’est à cette époque, muni de quelques palmiers en plastiques et de totems ramenés de voyages, qu’il ouvre son premier restaurant-bar et lance l’ère Tiki qui s’étendra jusque dans les années 60. 

Une combinaison savante de différents rhums et de jus de fruits fraîchement pressés, l’époque Tiki nous a enseigné qu’un cocktail exotique bien fait est une admirable façon de voyager… tout en demeurant confiné. 

Voyageurs et voyageuses délaissées, je vous laisse ici la recette la plus exotique du monde (Mai Tai signifie Le meilleur, en tahitien). Vous pouvez la faire avec des rhums différents de ceux proposés, mais n’oubliez pas de remercier son inventeur, Trader Vic Bergeron, lors de votre première gorgée.

MAI TAI

  • 1,25 oz de rhum Plantation Dark
  • 1 oz de rhum Diplomatico Reserva
  • 0,5 oz de liqueur d’orange Noroi
  • 0,5 oz de sirop d’orgeat maison*
  • 0,75 oz de jus de lime
  • Lime et menthe (pour décorer)

Préparation

Dans un shaker, mélanger tous les ingrédients avec de la glace. Filtrer au tamis fin dans un verre muni d’un cube de glace. Décorer d’une tête de menthe et de la demi-lime pressée en forme de dôme.

*SIROP D'ORGEAT MAISON

  • 1 tasse de lait d’amande non sucré
  • 1 tasse de sucre blanc
  • 1/2 c. à thé d’eau de fleur d’oranger
  • 2 c. à soupe de vodka

Préparation

Faire chauffer le lait et le sucre dans une casserole. Une fois le sucre dilué, refroidir au réfrigérateur.Une fois le sirop froid, ajouter l’eau de fleur d’oranger et la vodka. Bien mélanger. Se conservera 2 mois au réfrigérateur.

Santé!

La recette de Monsieur Cocktail: le café comique

Monsieur Cocktail

La recette de Monsieur Cocktail: le café comique

L’été est à nos portes et, curieusement, je me suis surpris à ressentir une légère nostalgie de ces soirées emmitouflées dans le salon, au coin du feu. Bien que j’attends l’été avec impatience, avril me tiraille. Je me dirige à la cuisine pour me concocter un plaisir tout à fait hivernal: le café comique.

Que vous y mettiez du Saint-Crème ou de la liqueur d’orange, les fameux «cafés comiques» trônent juste à côté du mot «réconfort» dans le dictionnaire de la mixologie québécoise. Mon préféré? Le café irlandais. L’histoire de ce fabuleux cocktail remonte aux années 40, alors qu’un chef aurait décidé d’ajouter du whiskey irlandais au café des passagers en transit de la base aérienne de Foynes, en Irlande.

Mais ne vous inquiétez pas, nous n’embarquons pas dans un vol pour l’Irlande (ce serait déplacé présentement). Nous restons bien «campés» à la maison, avec un whisky et des ingrédients d’ici.

CAFÉ COMIQUE

  • 1,5 oz de whisky québécois 1769
  • 1/2 tasse de café filtre (idéalement fait en V60 ou en Chemex)
  • 1 c. à thé de sirop à Bonhomme Monsieur Cocktail
  • 1 c. à thé de sirop d’érable (ou 2 cuillères si vous n’avez pas le sirop à Bonhomme)
  • Crème Chantilly maison (pour décorer)*

    Préparation
    Dans une tasse ou une coupe chaude, verser l’alcool, les sirops puis le café. Décorer de crème Chantilly déposée délicatement sur le dessus.

CRÈME CHANTILLY MAISON

  • 1 tasse de crème 35 %
  • 3 c. à soupe de sucre en poudre (sucre à glacer)
  • 3-4 gouttes d’eau de fleur d’oranger (optionnel)

Préparation
Ajouter les ingrédients dans un pot Mason ou un shaker et mélanger vigoureusement jusqu’à consistance homogène.

Santé!

Nouvelle chronique de Monsieur Cocktail : pour l’amour de l’Amaretto

Monsieur Cocktail

Nouvelle chronique de Monsieur Cocktail : pour l’amour de l’Amaretto

Il y a toujours une dose de stress évidente qui accompagne les premières fois. Comme en ce moment, avec cette nouvelle collaboration qui m’émeut plus que tout auprès de la fantastique équipe du Soleil. Ajoutez à ce stress l’incertitude de la crise actuelle, et vous avez une première fois olé olé.

Au cours des prochaines semai­nes, je tenterai d’apporter un peu de réconfort dans votre quotidien. Des idées cocktails simples, faits d’ingrédients québécois. Le but? Augmenter la cadence de vos moments de plaisir, une denrée ô combien essentielle en ces temps de confinement. 

Nous naviguerons ensemble à travers l’histoire des cocktails, mais aussi de mes souvenirs. Et puisque nous en sommes à notre première fois, après une petite incursion dans ces pages en décembre, je me dois de vous parler d’amaretto. 

Lorsque j’étais gamin, nos célébrations de Pâques en famille se soulignaient systématiquement autour d’une partie de cartes mais surtout, d’un délice curieux: les adultes ajoutaient du lait à leur amaretto sur glace, et se lichaient les babines à chaque gorgée. 

Je ne sais pas si cela m’a prédestiné à aimer les latte ou les cocktails, mais le bon vieil amaretto sour (un sour est un cocktail apparu au XIXsiècle à base de citron, de sucre, de blanc d’œuf et d’un alcool aux choix) a toujours occupé une place particulière dans mon cœur. Je vous en propose ici une version classique, une à l’érable et une au café, puisque le temps des sucres nous manque à tous pas à peu près, et que je ne vois aucun cocktail qui puisse aussi bien souligner un brunch de Pâques en vidéoconférence.

Amaretto Sour à l’érable

  • 1,5 oz d’amaretto Avril
  • 0,5 oz de vodka White Keys
  • 0,5 oz de liqueur d’érable Noroi
  • 1 oz de jus de citron
  • 1 blanc d’œuf

Amaretto Sour au café

  • 1,5 oz d’amaretto Miele
  • 0,5 oz de whisky canadien 1769
  • 0,25 oz de liqueur de café Hywilde
  • 1 oz de jus de citron
  • 1 blanc d’œuf

Amaretto Sour Classique

  • 1,5 oz d’amaretto
  • 0,5 oz de vodka
  • 1 oz de sirop de citron Monsieur Cocktail
  • 1 blanc d’œuf
  • Traits d’amer Angostura (pour décorer)

PRÉPARATION

1) Dans un shaker, ajouter tous les ingrédients en terminant par le blanc d’œuf.

2) Mélanger vigoureusement pendant au moins 30 secondes, sans glace.

3) Ouvrer le shaker et le remplir de glace. 

4) Mélanger à nouveau.

5) Filtrer au tamis fin dans une coupe refroidie ou d’un verre muni d’un gros glaçon.

Santé!

Monsieur Cocktail: rendre heureux, un verre à la fois 

Le Mag

Monsieur Cocktail: rendre heureux, un verre à la fois 

«Le poisson ne sautera pas dans la chaloupe, il faut aller le chercher.» Ces mots de Patrice Plante reviendront à quelques reprises pendant la longue entrevue qu’il a accordée au Soleil, fin février.

Monsieur Cocktail, c’est lui. On croirait aisément aujourd’hui qu’il a la fibre d’entrepreneur depuis toujours, qu’il est un communicateur-né. Or, rien n’est plus faux. Celui qui est devenu une référence dans l’univers cocktail au Québec a parcouru une route parsemée de détours et remplie de difficiles apprentissages avant de finalement se retrouver «sur son X».

La première fois que Patrice Plante est sorti dans un bar, il avait 27 ans. Sortir de sa coquille a été rough pour le petit gars de Limoilou qui préférait dévorer des livres plutôt qu’aller au camp avec d’autres enfants. «Très jeune, j’avais une curiosité, je voulais tout savoir. Je viens d’une famille relativement modeste. Mes parents ne lisaient pas, il n’y avait pratiquement aucun livre chez nous. À 6 ans, j’ai demandé à ma mère d’aller à la bibliothèque.» Il y a passé tous ses samedis et dimanches, jusqu’à l’âge de 13 ans.

«Très introverti», le jeune Patrice Plante — aucun lien de parenté avec l’auteure de ces lignes — confie avoir été intimidé à l’école. «J’étais le petit nerd, je pétais toujours des scores. J’ai fini mon secondaire 5 avec 96 de moyenne générale.» Il prend toutefois conscience au secondaire de l’importance du regard des autres, tente de se faire élire dans l’association étudiante — «un fiasco» — et se met à faire du sport.