Karine Vanasse et Elisa C-Rossow

Karine Vanasse s'associe à la designer Elisa C-Rossow

On connaît bien la première, peut-être un peu moins la deuxième : la première a une passion pour la mode et porte les vêtements des plus grands designers; la deuxième connaît la confection desdits vêtements sur le bout des doigts. Toutes deux de grandes amies dans la vie, voilà que l'actrice Karine Vanasse et la designer Elisa C-Rossow s'unissent pour présenter une collection-capsule, qui sera vendue en exclusivité par la Maison Simons.
Karine Vanasse et Elisa C-Rossow se connaissent depuis environ trois ans. C'est d'abord Karine, séduite par le travail d'Elisa, grâce à une vidéo d'art mettant en valeur ses créations (et toujours disponible sur son site), qui a pris contact avec la designer pour lui offrir... de mettre sa notoriété à son service.
«Je sais que le marché est difficile pour les designers, alors je me suis dit que si je pouvais aider à faire rayonner son talent...», raconte Karine Vanasse, expliquant son offre de faire une vidéo artistique (et promotionnelle) pour la griffe d'Elisa C-Rossow. «J'ai dit oui tout de suite, évidemment!» lance en riant la créatrice de 31 ans.
Les deux amies et femmes d'affaires avaient convoqué la presse à Montréal, la semaine dernière, pour une présentation de leur travail, au studio de photo de la Maison Simons, partenaire de la première heure de ce projet vestimentaire commun (un endossement salué quatre fois plutôt qu'une par les jeunes femmes).
D'ailleurs, le détaillant connaît bien Elisa C-Rossow, qui est... la deuxième designer canadienne la plus vendue chez Simons. Originaire de Nice, Mme C-Rossow a fait ses études en mode, avec une spécialité en haute couture à Paris, avant d'immigrer au Québec (en mars 2008), et de lancer sa propre griffe chez nous, quelques mois plus tard. Elle est reconnue pour ses coupes structurées et intemporelles, et ses vêtements à la fois classiques et contemporains, à l'esthétique minimaliste.
«L'intemporalité, c'est une des valeurs de ma compagnie. Ça ne m'intéresse pas de faire des vêtements «à la mode», il y a d'autres designers qui le font très bien», explique la créatrice, qui préfère concevoir (à l'unité) des «essentiels» de la garde-robe, qui perdureront, s'agenceront bien entre eux, et seront composés de matériaux de grande qualité.
Aussi, Elisa C-Rossow croit au «besoin «d'éduquer» la cliente à consommer intelligemment, à se pencher sur ce qu'elle porte, comment c'est fait, et d'où ça vient».
Philosophie commune
C'est également cette «philosophie du vêtement» qui a séduit Karine Vanasse lorsqu'elle a rencontré celle qui est devenue une amie, et... une partenaire de travail imprévue, car l'idée de créer une collection commune n'était vraiment pas là au départ, mais s'est imposée d'elle-même, de fil en aiguille (jeu de mots facile ici, désolée).
Une collection-capsule très limitée (sachez-le) qui s'est bâtie «50/50», insiste la designer. Car même si l'actrice de 33 ans ne manie pas les ciseaux, tous les modèles (9 au total), et les menus détails de ceux-ci, ont été développés et peaufinés à deux, pendant un an. Et toutes les pièces (qui s'agencent toutes entre elles) répondent aux «valeurs» qui ont toujours guidé Elisa, et que partage Karine : design intelligent, qualité des matériaux, minimalisme des coupes, durabilité et pérennité des vêtements, et confection écologique. Sans oublier l'élégance, évidemment.
Pour l'avenir, pourrait-on revoir une collaboration Karine Vanasse/Elisa C-Rossow? En souriant, les deux très occupées jeunes femmes (la seconde a un enfant de seulement 23 jours!) ne ferment pas la porte... mais ne promettent rien. On gardera l'oeil ouvert.
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Morceaux choisis
On l'a dit, la collection Karine Vanasse x Elisa C-Rossow est offerte en édition très limitée. Certains articles sont mêmes produits en seulement 20 exemplaires (au total, pas par grandeur) numérotés, à travers le Canada. Tous les vêtements (qui portent des noms judicieusement choisis) ont été faits à la main dans l'atelier de Mme C-Rossow, à Montréal.
Le manteau LEMARCHAL 
› 1895 $, 18 unités disponibles
› Fait à 100 % de cachemire italien, avec col amovible. 
Nommé à partir du personnage de Karine Vanasse dans la série américaine Vengeance, Margaux LeMarchal.
La veste FOSTER 
› 995 $, 18 unités disponibles
› Faite à 100 % de laine de mérinos australienne
› En référence à l'actrice Jodie Foster.
Alors qu'elle avait 19 ans, Mme Vanasse s'est rendue à New York, pour (possiblement) rencontrer Jodie Foster, dans le but d'obtenir un petit rôle dans un de ses films. Pour l'occasion, Karine Vanasse a acheté son premier veston. Finalement, la rencontre attendue n'a jamais eu lieu... mais la comédienne possède toujours son veston.
Karine Vanasse porte le manteau LEMARCHAL
Karine Vanasse (qui porte ici la robe TILDA) et Elisa C-Rossow ont expliqué en détail, vendredi à Montréal, la philosophie qui a guidé le développement de leur collection.
La veste sans manches NOMAD 
795 $, 18 unités disponibles
Faite à 100 % de laine de mérinos australienne
Avec ses grandes emmanchures carrées, elle peut se porter par-dessus le FOSTER.
On l'appelle NOMAD car elle se glisse bien dans valise, et ajoute facilement du confort et de la chaleur à un look... sans être trop chaude, estime Mme Vanasse.
La robe TILDA 
695 $, 21 unités disponibles
Faite de coton et soie italiens
Se porte en robe, en tunique, ou simplement ouverte.
Possède un double col et une doublure pour éviter la transparence.
Nommée en l'honneur de l'actrice Tilda Swinton, en hommage à son style, son élégance minimaliste et classique, et son talent.
La robe V2 
495 $, 26 unités disponibles
Faite de jersey Ponte di Roma
V pour la forme du décolleté et pour Vanasse, bien sûr.
La robe V3
Le haut illustré par l'artiste Yannick de Serre (250 $)
La robe V3 
› 695 $, 26 unités disponibles
› Faite de jersey Ponte di Roma
Contrairement à la V2, la V3 est longue et sans manches.
Les hauts 
› 195 $ et 250 $, 26 unités de chaque modèle disponibles
› Faits de jersey Ponte di Roma
Ce ne sont pas des t-shirts mais bien des hauts, précisent les créatrices. Ils ont aussi été conçus pour «véhiculer des messages», avec des phrases imprimées (écologiquement et sans solvant) et écrits avec la machine à écrire de la grand-mère d'Elisa.
Il y a trois modèles :
«L'élégance commence ici» (pour l'élégance sous toutes ses formes, qui débute d'abord avec la femme qui porte le vêtement);
«Que portez-vous?» (questionne ce que l'on porte, comment c'est fait, et où);
Et celui qui «englobe toute la collection et se porte comme une oeuvre d'art», présente un imprimé réalisé par l'artiste Yannick de Serre, à partir de gants ayant appartenu à la grand-mère d'Elisa C-Rossow.
La collection sera offerte en prévente d'abord en ligne sur le site de la Maison Simons, du 25 au 27 septembre, puis aussi dans quelques magasins choisis au Canada, le 28 septembre. Dans la région, rendez-vous à Place Sainte-Foy.