Birkenstock existe depuis presque 250 ans et emploie environ 3800 personnes.

Amazon, complice de la contrefaçon, dit le patron de Birkenstock

FRANCFORT - Le patron de Birkenstock, le célèbre fabricant allemand de sandales, a accusé le géant américain de la distribution Amazon d’être complice des vendeurs de produits contrefaits tolérés dans ses magasins en ligne.

«La vérité, c’est qu’Amazon tire profit des contrefaçons. Il encaisse aussi une commission auprès des vendeurs de copies», a dénoncé Oliver Reichert dans une entrevue au magazine allemand Der Spiegel. «Pour nous, Amazon est complice», a-t-il ajouté.

C’est cette raison qui a poussé l’entreprise familiale à décider de ne plus commercialiser ses produits chez Amazon Europe à compter de janvier.

Le géant de la vente en ligne a pour sa part réfuté ces accusations, indiquant qu’il interdisait la vente d’objets contrefaits.

«Nous retirons tous les objets qui violent notre politique de vente dès que nous nous en rendons compte et prenons les mesures adéquates à l’encontre du vendeur», a expliqué Amazon dans un communiqué.

Il invite les entreprises qui auraient des doutes sur le détournement de leur marque de lui en faire part pour que le site mène des enquêtes et prenne ensuite les mesures appropriées, sans néanmoins préciser lesquelles.

En janvier dernier, Birkenstock avait déjà mis un terme à sa relation commerciale avec Amazon USA, après s’être plaint à plusieurs reprises.

La société, dont les origines remontent à presque 250 ans, est mondialement connue pour ses chaussures très confortables et prisées des fashionistas.

Installée en Rhénanie-Palatinat, dans l’ouest de l’Allemagne, elle emploie environ 3800 salariés et se présente comme «le plus gros employeur de l’industrie allemande de la chaussure».

Elle commercialise ses produits dans environ 90 pays sur les cinq continents, dans des magasins physiques, mais aussi dans sa propre boutique en ligne.