Bonne fête à toi, la maman de jeunes enfants. Là, tu comprends ce que ta mère voulait dire quand elle te répétait : «Attends d’avoir des enfants!» D’ailleurs, vous ne vous êtes jamais senties aussi proches que depuis que tu as des petits.

Mères au pluriel

CHRONIQUE/ C’est la fête des Mères en fin de semaine. Des mères au pluriel, parce que nos réalités le sont aussi...

Bonne fête à vous, qui êtes maman, grand-maman et arrière-grand-maman, tout ça à la fois. Quand vous regardez toute cette descendance, tous ces gens qui ne seraient pas là sans vous. Quelle fierté! Bien des printemps ont passé, peut-être vous dites-vous qu’il n’en reste que quelques-uns devant. S’ils sont nombreux, vos descendants, vous ne les voyez pas très souvent. Ils sont tellement occupés, ils ont chacun leur vie, ne voient pas le temps passer. Vous comprenez. Mais vous espérez qu’ils seront là en fin de semaine. Vous, vous le voyez, le temps qui passe.

Bonne fête à vous, la grand-maman. C’est Mamie, peut-être. Vous trouvez que ça fait moins vieux. Quel bonheur, ce rôle de grand-mère! Tous les câlins, sans la discipline. Alléluia! Vous vous sentez utile quand vous pouvez dépanner vos enfants, souvent pour s’occuper des leurs. Cette fois, c’est à votre tour de vous laisser gâter un peu.

Bonne fête à toi, la maman de jeunes enfants. Là, tu comprends ce que ta mère voulait dire quand elle te répétait : «Attends d’avoir des enfants!» D’ailleurs, vous ne vous êtes jamais senties aussi proches toutes les deux que depuis que tu as des petits. Oui, vous avez des façons différentes de voir les choses, parfois, mais c’est normal. Elle t’aide tellement. C’est précieux.

Bonne fête à toi, la maman d’ados. T’as de la misère à les suivre... Ah, tu peux les suivre à la trace, entre le frigo et leur chambre, ou encore à l’odeur (entre le frigo et leur chambre), mais t’as l’impression que tu ne les reconnais plus. Des fois, tu t’ennuies du temps où ils te sautaient dans les bras pour te faire des bisous. En même temps, c’est correct, tu es fière d’eux. Ils se développent, s’affirment. Tu le sais que c’est ça, ton rôle, les rendre autonomes. C’est juste que toi, comme mère, t’es pas mal la dernière personne à qui ils ont le goût de raconter leur vie. Mais ça va revenir. Ils vont bien avoir besoin d’argent bientôt... Et avec un peu de chance, ça sera pour t’acheter un cadeau!

Bonne fête à toi, la maman séparée, qui s’adapte tant bien que mal à ta nouvelle vie. Peut-être que tes enfants seront avec toi en fin de semaine, peut-être pas non plus. On dirait que les fêtes, c’est toujours là que c’est le plus dur de ne pas les voir tout le temps. Dans la routine, tu t’habitues, tu es débordée et des fois ça te fait même du bien de n’avoir que toi à gérer. S’ils sont avec toi, profites-en pour faire le plein de câlins. Si non, dis-toi que c’est juste une date, tu te gâteras quelques jours avant ou quelques jours après...

Bonne fête à vous deux! Deux mères, il en a de la chance ce poupon! Les temps changent et les types de famille aussi. Et ceux qui ne veulent pas comprendre, tant pis pour eux!

Bonne fête à toi, la mère à bout de nerfs. Qui a l’impression d’être plus souvent en train de crier ou de faire de la discipline plutôt que de cajoler tes petits. Parce que tu te questionnes constamment à savoir si tu fais la bonne chose pour tes enfants et que malgré tout tu sens que tu n’en fais jamais assez. Si tu essayais de t’enlever un peu de pression sur les épaules? Respire. Délègue si tu peux. Lâche prise. Essaie de prendre une journée pour toi. Personne ne te demande d’être une superhéroïne...

Bonne fête à toi, qui vas être maman pour la première fois. Tu ne te considères peut-être pas encore comme une mère. Bien sûr, tu as peut-être quelques haut-le-cœur ou un bedon de plus en plus rond pour te le rappeler. Mais ça peut prendre du temps avant de le réaliser pleinement, de comprendre qu’il y aura toujours quelqu’un d’autre maintenant, qui passera en premier, qu’il faudra protéger, qui remplira ton cœur d’une façon que tu ne peux pas encore soupçonner. Ça donne un peu le vertige, mais ça va bien aller!

Bonne fête à toi, qui es enceinte, mais qui ne sais pas trop si tu veux être mère. C’est difficile en fin de semaine, quand le mot «Maman» est écrit en grosses lettres partout autour de toi. Tu te trouves peut-être trop jeune. Ou trop vieille. Ou tu ne connais pas le père. Ou au contraire, tu le connais trop bien et tu sais que ça ne mène à rien cette histoire. C’est difficile et le temps presse. Demande de l’aide. Quoique tu choisisses, ça sera la bonne décision parce que ça sera la tienne.

Et finalement, une petite pensée pour toi, qui a perdu ta maman cette année. Je ne peux qu’imaginer le vide que ça doit laisser. Les moments ensemble qui ne sont maintenant plus que des souvenirs. Les projets qui resteront... des projets. J’espère que tu as eu le temps de lui dire au revoir, de régler les petits malentendus, de faire la paix.

Qu’on soit jeune ou un peu moins, rien ne peut remplacer une maman. Même si elle est parfois (un peu!) imparfaite, elle est souvent parfaite pour nous. Et on ne l’échangerait pour rien au monde. Sauf, peut-être...

Bah... je blague!

Pour rien au monde.