L’herboriste-thérapeute Capucine Chartrand propose de consommer le trèfle rouge en tisane pour «nettoyer légèrement le système».
L’herboriste-thérapeute Capucine Chartrand propose de consommer le trèfle rouge en tisane pour «nettoyer légèrement le système».

Le trèfle rouge, bon pour la santé? 

Le trèfle rouge ne porte pas chance au même titre que le trèfle à quatre feuilles des Irlandais, symbole de la Saint-Patrick, mais en le consommant on court la chance d’améliorer notre santé cutanée et hormonale.

«C’est rare que les plantes médicinales aient juste une propriété», souligne Capucine Chartrand, herboriste-thérapeute accréditée.

Certains se rappelleront peut-être avoir consommé ses pétales pourpres dans un champ quand ils étaient jeunes alors qu’ils cherchaient un fameux trèfle à quatre feuilles. C’est pourtant ces trèfles rouges que vous auriez eu intérêt à cueillir.

Appelé trèfle rouge, trèfle violet ou encore trèfle des prés, le trifolium pratense nous viendrait des communautés anglophones du nord de l’Europe. «On les retrouve plus souvent dans les herbiers médicinaux anglais que français», expose Capucine Chartrand. Cela expliquerait qu’aucun usage médicinal du trèfle ne soit répertorié dans les archives des Augustines, premières apothicaires du Québec.

«On va utiliser les fleurs et les feuilles, mais surtout les fleurs», précise Mme Chartrand, qui consomme elle-même des tisanes à base de trèfle rouge qu’elle a cueilli et fait sécher l’été précédent. «Il faut juste faire attention, il y a un trèfle blanc qui peut lui ressembler et lui on ne va pas l’utiliser pour la consommation personnelle», avertit-elle au passage.


« C’est rare que les plantes médicinales aient juste une propriété »
Capucine Chartrand, herboriste-thérapeute

Elle recommande aussi de ne pas cueillir le trèfle poussant dans un environnement trop urbain et qui serait exposé à beaucoup de toxines. Pour ceux qui n’ont pas la chance de cueillir leur propre provision, des tisanes au trèfle rouge se retrouvent fréquemment dans les magasins d’alimentation naturelle et dans les herboristeries.

Santé cutanée

«C’est vraiment extraordinaire pour la peau», affirme l’herboriste-thérapeute accréditée. À la Clinik Zhen de Limoilou, des personnes viennent la consulter pour se procurer des tisanes et des mélanges afin de lutter contre des problèmes de peau tels l’acné, l’eczéma ou le psoriasis. 

«Pour la peau, on peut l’utiliser à l’interne», informe-t-elle. «En herboristerie traditionnelle, on travaille beaucoup les problèmes de peau à l’interne. On va aller changer le terrain pour que ce qui ressort par la peau ne soit pas toxique pour la peau», explique Capucine Chartrand.

L’herboriste-thérapeute propose de consommer le trèfle rouge en tisane ou en teinture mère, qui est un concentré liquide de plante. «Personnellement, je l’utilise beaucoup en tisane. On peut l’utiliser aussi en crème ou en onguent, mais c’est beaucoup plus efficace si on l’utilise en tisane pour venir nettoyer à l’interne. C’est une plante qui nettoie légèrement le système.»

Santé hormonale

«C’est une plante qui va aider énormément à la ménopause», note Mme Chartrand. «D’abord, parce qu’elle est vraiment nutritive, elle va aider les femmes qui auraient une déminéralisation à la ménopause», explique-t-elle. «On va retrouver dans le trèfle beaucoup de vitamine C, vitamine E, calcium, magnésium, potassium, fer, zinc», énumère-t-elle entre autres.

«Puis, le trèfle rouge va venir travailler hormonalement parce qu’il contient des isoflavones. Des isoflavones, c’est un composé qu’on retrouve beaucoup dans la famille des pois, comme le soja», souligne-t-elle. «On a beaucoup entendu parler du soja pour la ménopause. Eh bien, le trèfle rouge fait partie de la même famille. Il va pouvoir aider à diminuer les symptômes et mieux vivre la ménopause.»