Notre plat favori : les moules en escabèche, dodues et très goûteuses, servies avec sauce vierge et mayonnaise au yuzu.
Notre plat favori : les moules en escabèche, dodues et très goûteuses, servies avec sauce vierge et mayonnaise au yuzu.

Le Cendrillon: le plein de goût

CRITIQUE / La fadeur se tient à beaucoup plus que deux mètres des cuisines du Cendrillon. Elle n’a même assurément jamais mis un pied dans ce restaurant de Limoilou. La preuve: dans le menu pour emporter, des saveurs affirmées prennent leur juste place. 

Dès que plusieurs restos de la ville ont commencé à offrir du take-out, fin mars, j’ai été attirée par l’alléchant menu du Cendrillon, conçu en collaboration avec sa grande sœur, La Planque. Malheur! En avril, ils l’ont temporairement mis sur pause. Mais heureusement, ils sont de retour. En force à part ça.

C’est d’abord la rubrique des «cendwichs» qui m’est tombée dans l’œil, surtout le BLT au poulet frit entre deux gaufres. Mais c’est le genre de mets qui doit être mangé sur-le-champ, et le jour où j’ai enfin commandé, je n’allais pas pouvoir consommer dès la cueillette… Promesse à moi-même : je me reprendrai côté décadence.

Comme d’habitude, j’ai eu les yeux plus grands que la panse quand j’ai passé ma commande au Cendrillon… Mais rien ne s’est perdu!

Quand je suis allée récupérer mon repas, un jeudi vers 16h30, la salle bourdonnait déjà d’activité et de bonne humeur, plusieurs commandes étant en préparation. Les bouteilles exposées sur une table à l’entrée ont attiré mon regard, et la recommandation d’un employé m’a fait pencher pour un vin blanc nature fait à Yamachiche, au Vignoble et Domaine Beau Chemin. 

J’ai pu constater qu’au Cendrillon, ils ne lésinent pas sur les mesures d’hygiène, avec sac transparent à usage unique pour le terminal de paiement et désinfection des bouteilles de vin au Lysol.

Tout un défilé de plats

Au déballage, je réalise que, comme d’habitude avec les plats format entrée, j’en ai commandé beaucoup trop... Certains sont prêts à manger tels quels, d’autres nécessitent un bref réchauffage — une feuille d’instructions détaille les quelques manipulations requises.

Nous commençons avec les poissons. D’abord, un gravlax d’omble torché aux accents grillés juste assez développés, servi avec une délicieuse relish de fenouil bien vinaigrée et moutardée qui nous rappelle les marinades de nos grands-mères, du panko et du suvalik (une mayonnaise aux œufs de saumon d’origine inuite). Un excellent plat, très goûteux, qui s’harmonise bien avec le vin, un assemblage de vidal et de Louise-Swenson, vif et minéral.

Très réussi, le gravlax d’omble torché était accompagné d’une relish de fenouil, de suvalik (une mayo aux œufs de saumon d’origine inuite) et de panko.

Nous poursuivons avec la star de la soirée : les moules en escabèche, dodues et savoureuses, baignant dans une vinaigrette classique (huile, vinaigre de vin blanc, ail, thym, laurier) et accompagnées de mayo au yuzu et de sauce vierge. Il faut y aller mollo avec cette dernière, pour ne pas écraser le goût des mollusques qui brille de tous ses feux.

Quelques bouchées d’une sympathique salade de patates, vinaigre de muscat, oignons fumés et sauge, et nous passons aux plats chauds.

Notre plat favori : les moules en escabèche, dodues et très goûteuses, servies avec sauce vierge et mayonnaise au yuzu.

Après un tour au micro-ondes, le risotto aux champignons et parmesan nous éblouit avec son concentré de saveurs. Encore une fois, c’est ce qui ressort : le goût, le goût, le goût. Pour les amateurs de champignons, c’est le bonheur total. Idem pour les dents fines qui aiment leur riz encore croquant.

Passée sous le gril environ 7 minutes, la «coquille coquine» réunit crevettes, pétoncles, moules, maïs, céleri et aligot de pommes de terre dans une sauce cajun très pimentée (un peu trop à mon goût). Bel apport : des morceaux de fromage en grains fondu qui s’étirent presque à l’infini et rappellent le réconfort de la poutine.

Nous terminons avec les dumplings au canard confit, coriandre, gingembre et bouillon miso, que j’ai fait cuire vapeur quelques minutes. La farce est excellente, mais la pâte aurait mérité un peu plus de cuisson — mon erreur. Ici aussi, excès de piquant dans la sauce d’accompagnement : nous la laissons à l’écart.

La poularde lardée (étagé de bacon maison, volaille et mousse de poularde au piment d’Espelette) sur un ragoût d’orge torréfié, avec chimichurri au kale.

Nous n’avons plus de place pour la poularde lardée (étagé de bacon maison, volaille et mousse de poularde au piment d’Espelette), que nous mangerons le lendemain midi avec son ragoût d’orge torréfié et son chimichurri au kale bien citronné. Il faut faire des choix, et je voulais me garder un petit coin pour le «brownie à Tom», hyper chocolaté, fondant, en union parfaite avec une compote de cerise juste assez acide… Une sage décision!

Le Cendrillon

  • Commandes pour emporter du mercredi au samedi, pas de livraison
  • Menu au lecendrillonrestaurant.com
  • Menu et commandes téléphoniques dès 11h, au 418 914-9838
  • Coût de l’addition pour un (trop) gros repas pour deux personnes, avant taxes et pourboire: 75 $