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La semaine d'actu du 5 juin 2021

Ève Tessier-Bouchard
Ève Tessier-Bouchard
Les Coops de l'information
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Tu veux toujours en savoir plus sur le monde qui t’entoure? Le P’tit Mag te présente un rendez-vous parfait pour toi! Chaque semaine, on déniche les nouvelles les plus intéressantes de la semaine pour t'en faire un résumé facile à comprendre!

Les restes de 215 enfants autochtones retrouvés

Cette nouvelle est troublante et je préfère t’en aviser. Samedi dernier, les restes de 215 enfants des Premières Nations ont été retrouvés sur le site d’un ancien pensionnat autochtone, en Colombie-Britannique. Tu dois te demander comment une chose pareille est possible. Voici ce que tu dois savoir pour mieux comprendre cette triste nouvelle.

• Un pensionnat, c’est quoi?
Les premières personnes à avoir vécu sur le territoire canadien, ce sont les peuples autochtones, aussi appelés Premières Nations. Lorsque les premiers colons européens, sont arrivés sur le continent, ils ont décidé d’imposer leur langue et leur culture aux autochtones qui vivaient déjà sur le territoire depuis des milliers d’années.

Un jour, les dirigeants canadiens ont décidé de créer ce qu’on appelait les «pensionnats indiens». Autrefois, on utilisait à tort le mot indien pour désigner les autochtones.

Il y a eu plus d’une centaine de pensionnats au Canada et ce jusqu’en 1996. C’était des écoles où les jeunes autochtones devaient vivre et apprendre la langue et la culture des Blancs. Et surtout, désapprendre la culture de leurs ancêtres. Les enfants étaient le plus souvent arrachés à leur famille et forcés de vivre dans ces pensionnats. Souvent, les familles ne retrouvaient pas leurs enfants qui leur avaient été enlevés.

Une femmes des Premières Nations se recueillent devant les petits souliers déposés sur les marches d'un hôtel de ville en Ontario, après que les restes de plus de 200 enfants aient été découverts sur le site d'un ancien pensionnat de Colombie-Britannique.

• Des mauvais traitements
Les enfants étaient maltraités dans les pensionnats autochtones. Ils n’étaient pas bien nourris et soignés ni accompagnés quand ils vivaient de la détresse. Certains sont décédés à cause des mauvais traitements. Pour ne pas créer de scandales, la direction des pensionnats n’en parlait pas. On ignore combien d’enfants y sont décédés.

Samedi dernier, un expert a trouvé des restes de 215 humains à l’aide d’un géoradar sur le site de l’ancien pensionnat de Kamloops, en Colombie-Britannique. Ce sont des restes d’enfants autochtones. Ils provenaient de la communauté Tk’emlùps te Secwépemc. On estime qu’au Canada, c’est plus de 2800 enfants qui sont décédés dans les pensionnats.

• Un peu d’espoir
Cette nouvelle est très difficile à lire. Mais il est important de connaître ces faits de notre histoire. Tu dois savoir que les pensionnats autochtones n’existent plus. Dans les dernières années, plusieurs autochtones ont livré des témoignages à propos du traumatisme causé par ces pensionnats. Le gouvernement canadien leur a aussi présenté ses excuses pour les mauvais traitements qui leur ont été infligés.

Il faut toujours garder en tête que respecter les droits des Premières Nations est primordial, et que beaucoup de travail reste à faire pour qu’ils ne subissent plus de discrimination. Chacun de nous doit participer à la réconciliation avec les Premières nations, les Métis et les Inuits.

Un texte de Violette Cantin, journaliste-stagiaire, préparé avec la conseillère Mélissa Mollen Dupuis, amie du P’tit Mag et membre de la nation innue.

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La joueuse de tennis Naomi Osaka

Une championne de tennis quitte un tournoi pour sa santé mentale

Naomi Osaka est classée deuxième joueuse de tennis au monde. Cette semaine, elle s’est retirée de l’important tournoi Roland-Garros, à Paris. Elle prend une pause et s’éloigne des tournois professionnels pour quelque temps afin de prendre soin d’elle.

• Que s’est-il passé?
Après chaque match de tennis, les joueurs doivent répondre aux questions des journalistes, on appelle cette pratique une conférence de presse. Le 26 mai, la joueuse de tennis japonaise a annoncé qu’elle ne répondrait pas aux questions des journalistes lors des conférences de presse du tournoi Roland-Garros.

Fâchés, les organisateurs lui ont infligé une amende de 15 000 $. Ils lui ont dit qu’ils pouvaient la disqualifier du tournoi. À la suite de cette menace d’expulsion, Naomi Osaka a décidé de se retirer elle-même de cette compétition.

• Une question de timidité et de santé
Elle a ensuite expliqué qu’elle est très timide et qu’elle ressent de grandes vagues d’anxiété avant de s’adresser aux médias. Elle a aussi expliqué avoir fait une dépression après les Internationaux des États-Unis en 2018.
Naomi Osaka considère que les conférences de presse nuisent à sa santé mentale. Elle a donc préféré quitter le tournoi. Elle s’est excusée en privé aux organisateurs du tournoi, leur faisant tout de même part d’un désir de discuter avec eux pour trouver une façon d’améliorer les choses.

• Pourquoi est-ce que ça fait réagir?
Pour certains, les sportifs professionnels doivent parler aux journalistes, car cela fait partie de leur travail. En effet, cela fait partie de leur contrat et c’est pour cette raison qu’une amende a été donnée à Naomi Osaka.

Beaucoup de grands joueurs de tennis ont apporté leur soutien à la jeune joueuse. Novak Djokovic, le numéro un mondial masculin, trouve Naomi Osaka très courageuse de parler publiquement de sa dépression. Serena Williams compatit avec Naomi et croit que la santé mentale des athlètes devrait être une plus grande priorité!

Un texte de Roxanne Lachapelle, journaliste-stagiaire.

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Le ministre de l’Éducation a-t-il menti?

La COVID-19 peut se transmettre par aérosols, c’est-à-dire par des petites particules qu’on trouve dans l’air. Les chances d’attraper la COVID-19 par l’air sont minimes lorsqu’une pièce est bien ventilée, donc quand l’air est souvent changé. Certains bâtiments ont des systèmes de ventilation mécaniques. Ces systèmes sont intégrés dans les murs et changent l’air régulièrement. Sans système semblable, on peut toujours ouvrir les fenêtres et mettre des ventilateurs.

Les écoles du Québec sont un lieu d’éclosion de cas de COVID-19. La majorité d’entre elles n’ont d’ailleurs pas de système de ventilation mécanique. Des scientifiques pensent que la mauvaise ventilation pourrait expliquer le taux de propagation élevé dans les écoles.

Pour découvrir si les salles de classes étaient assez ventilées, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a créé un protocole, une méthode, pour calculer la qualité de l’air dans les écoles. Jean-François Roberge a dit à plusieurs reprises que l’Institut national de santé publique (INSPQ) avait approuvé son protocole. L’INSPQ regroupe des scientifiques qui conseillent le gouvernement en matière de santé.

Pourtant, l’INSPQ dit qu’elle n’a jamais validé le protocole. Malgré tout, Jean-François Roberge a continué de dire que sa méthode avait été approuvée. Plusieurs politiciens disent que le ministre a menti, que c’est grave parce que la méthode pourrait donner des résultats qui ne sont probablement pas fiables.

Sur cette caricature, on voit le ministre Roberge habillé comme Pinocchio. Pinocchio est un personnage de Disney qui tire son origine d’un livre pour enfants des années 1880. Il s’agit d’une marionnette en bois qui prend vie et dont le nez s’allonge lorsqu’il ment.

Sur le dessin, le ministre dit : «Je n’ai pas menti». Nous voyons des petites rondelles de bois sur le sol. Cela veut dire que son nez, allongé par son mensonge, a été coupé par le ventilateur. Le ventilateur est une référence aux problèmes d’aération dans les écoles.

Un texte de Philippe Julien-Bougie.

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C'EST PLATE! QU'EST-CE QU'ON FAIT?

Commence à préparer tes vacances!

Dans moins de trois semaines, tu finiras l’école et tu seras en vacances. Quelle chance! Que feras-tu de ces mois d’été sans devoirs ni leçons? Pour t’aider à dénicher des endroits à visiter et des activités à faire, l’auteure Émilie Rivard et l’illustratrice Julie Fontaine-Ferron ont créé deux livres — La Gaspésie et La région de Québec — qui te feront découvrir ces destinations prometteuses au Québec. Tu préfères le rocher Percé, les grands espaces et les repas de fruits de mer? Ou tu aimes mieux les musées, les quartiers historiques et les promenades en ville? Ces livres pleins de renseignements utiles et de jolis dessins t’aideront à choisir… avec l’avis du reste de ta famille, bien sûr! Tu trouveras ces livres en librairie ou à la bibliothèque. Francis Higgins

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