«J’aime les vêtements qui durent. Souvent ce sont des vêtements de bonne qualité, donc parfois de marque»

La mode selon Andréanne A. Malette

Comme Brigitte Boisjoli la semaine dernière, Andréanne A. Malette, s’est d’abord fait connaître avec Star Académie (cuvée 2012). Auteure-compositrice et interprète diplômée de l’École Nationale de la Chanson de Granby, Mlle Aubry-Malette est une artiste aux multiples talents: productrice, gérante et réalisatrice d’album (elle a fondé son entreprise, Les Productions NIA, en 2016), directrice artistique et metteure en scène (pour le Festival International de la Chanson de Granby et Blainville en chansons), elle prête aussi sa plume à d’autres artistes.

Le formidable succès de sa chanson Fou (Prix de la chanson populaire 2018 de la SOCAN), qui a trôné au sommet du palmarès de l’ADISQ pendant 16 semaines (et s’est maintenue dans le top 10 plus de 40 semaines), lui aura permis de se tailler une place méritée dans le cœur de nombreux fans. Charmante, allumée et ricaneuse, ses réponses à notre questionnaire mode et beauté se lisent comme du bonbon.

MODE

Q Quel est ton intérêt pour la mode? 

R Honnêtement, pas très grand. J’ai le même style depuis toujours — si on peut appeler ça un style! (Rires)

Q Est-ce que tu suis les tendances? 

R Souvent, j’essaye de les éviter lorsqu’elles sont trop marquées. Par contre, si elles sont assez vagues — du genre «les tailles hautes sont de retour» —, je me laisse prendre au jeu. 

Q Dirais-tu que tu as un style précis? 

R Je le définirais très simplement de girl next door. Des jeans, un t-shirt et des Converse sont souvent mes vêtements de prédilection. J’arbore souvent aussi la chemise blanche, ou encore le col roulé noir. Je suis plutôt classique. Je ne porte pratiquement rien avec des marques ou des logos apparents. Pratiquement pas de motifs non plus. Ma garde-robe est remplie de basiques. Mon style est… basique. (Rires)

Q Pour toi-même, quel est le look que tu préfères? 

R Comme look de tous les jours, des jeans et un t-shirt font l’affaire. Si je dois être un peu plus élégante, je mets habituellement mes jambes en valeur, donc possiblement une chemise et une jupe avec des talons hauts. 

Q Est-ce que les marques sont importantes pour toi? 

R Pas du tout. J’aime les vêtements qui durent, par contre. Souvent ce sont des vêtements de bonne qualité, donc parfois de marque. Ceci dit, je préfère lorsqu’elle n’est pas apparente sur le vêtement. 

Q Y a-t-il quand même une marque de vêtements que tu aimes particulièrement? 

R Il m’arrive assez régulièrement de dévaliser les magasins Aritzia. J’ai quelques morceaux coup de cœur de chez Armani également. 

Q Y a-t-il un(e) designer dont tu admires les créations ou le style? 

R J’ai eu la chance de porter les vêtements de NICO à quelques reprises. J’adore ses coupes et ses tissus. Sinon, Marie Saint Pierre a toujours des vêtements de grande classe que j’adore porter. 

Q Magasiner: torture ou plaisir? 

R Je ne fais jamais de lèche-vitrine ou presque, faute de temps. Lorsque je vais magasiner, c’est parce que j’en ai vraiment besoin. Donc, j’aime ça. Je ne magasine pas… je dévalise — j’achète beaucoup trop! (Rires)

Un des looks #BusinessMonday d'Andréanne

Q Un endroit chouchou? 

R Aritzia. Si ce magasin pouvait simplement être mon walk-in, la vie serait plus simple. Aussi, Simons est souvent une formule gagnante. Pour la section des designers surtout.

Q Ta garde-robe: cigale ou fourmi? 

R Fourmi, j’imagine, considérant le fait que j’ai encore des vêtements du début du secondaire dans ma garde-robe. Aussi, plusieurs morceaux appartenant à mes parents à l’époque de leur cégep. Je garde beaucoup de choses… Si je n’étais pas artiste, je serais toujours habillée pareil. Le métier me force à avoir beaucoup de vêtements différents, pour plusieurs occasions différentes. 

Q As-tu un vêtement duquel tu es incapable de te débarrasser, même s’il est usé? 

R Plusieurs. J’ai une boîte remplie de vêtements dont je ne me débarrasserai jamais. Je garde tout ce qui est relié à un moment de mon histoire. J’ai, entre autres, mes Converse rouges chanceuses, que j’ai portées à toutes les étapes de ma carrière, jusqu’à Star Académie. (Sourire) On peut d’ailleurs les voir à mon audition, et à la finale des filles!

Q Un faux pas vestimentaire que tu as déjà «commis»? 

R Le pire est probablement à un spectacle de danse au secondaire où j’ai porté des pantalons amples en toile argents/brillants avec une camisole lacée, style médiéval… Sans commentaire. 

Q Y a-t-il des artistes dont tu aimes le style? 

R J’ai toujours beaucoup aimé le look très simple et boyish de Vanessa Paradis, Françoise Hardy et Kate Moss. Ceci dit, pour les tapis rouges, je jette souvent un œil aux looks de Taylor Swift.

Françoise Hardy, d'hier (1970) à aujourd'hui
Vanessa Paradis
Andréanne A. Malette jette souvent un œil aux looks de Taylor Swift, qu'on voit ici aux Golden Globes, en 2019.

Q Quelqu’un qui t’inspire, côté look

R Mon état d’esprit est pas mal toujours mon inspiration pour mes vêtements. (Rires) Je m’habille comme je me sens. Et c’est souvent confortable! 

Q Est-ce que tes fans te parlent de ton look?

R Seulement quand je me force! (Rires) On me parle souvent de mes looks de tapis rouge ou de mes shootings photo (mes publications #BusinessMonday, entre autres).

Trois des looks #BusinessMonday d'Andréanne

Q S’habiller pour un gala: torture ou plaisir? 

R Grand plaisir! C’est un bonheur pour moi chaque année de créer des vêtements sur mesure avec ma styliste Laurie TB, depuis trois ans. C’est un peu un jeu! Je m’éclate beaucoup de cette façon!

Q Vêtements de scène c. vêtements de ville: des différences? 

R Mes vêtements de scène ressemblent beaucoup à mes vêtements de tous les jours. Je dirais que la grande différence réside dans les souliers. Je ne mets pratiquement jamais de talons hauts, sauf sur scène. On dirait que lorsque j’en porte, ça change mon état d’esprit, et je me mets en mode performance. 

Q Les festivals: as-tu un look particulier pour ceux-ci? 

R Toujours un peu plus recherché que les looks de spectacles en salle. On veut que ça punche un peu plus.

Quand elle se produit dans un festival, Andréanne A. Malette veut que sa tenue «punche».

Q Un type de vêtement ou d’accessoire dont tu es un peu «gaga»? 

R Fut un temps où j’avais 25 cotons ouatés. Maintenant, j’abuse un peu des jeans, mais surtout, des t-shirts noirs ou blancs. Je ne porte peu ou pas de bijoux. Et oui, ok, je l’avoue, j’ai beaucoup de chaussures! 

Q Un vêtement ou un accessoire pour lequel tu as déjà fait une petite folie? 

R Un manteau commandé en ligne qui était environ 500 $... ne sachant pas qu’avec les douanes américaines et la livraison, il me reviendrait à plus de 1000 $. Ou ma première robe de l’ADISQ, à un peu plus de 1000 $ aussi. 

Q Un vêtement ou un accessoire pour lequel tu te dis «un jour, il sera à moi!»? 

R Un jour, un walk-in géant avec une section pour les chaussures et les vêtements classés par couleur… ça, un jour ce sera à moi! (Rires)

«Je ne fais jamais de lèche-vitrine ou presque, faute de temps. Lorsque je vais magasiner, c’est parce que j’en ai vraiment besoin. Donc, j’aime ça. Je ne magasine pas… je dévalise!»

BEAUTÉ

Q Es-tu «très fille», côté beauté, ou «un peu garçonne»? 

R Un peu garçonne.

Q Se maquiller: obligation ou plaisir? 

R Obligation. Je déteste surtout me démaquiller… 

Q As-tu une «routine beauté» précise? 

R Aucune malheureusement, si ce n’est que de laver mon visage avec les produits Dermalogica, et d’appliquer une crème pour peaux sensibles.

Comme soin de la peau, Andréanne A. Malette privilégie les gels nettoyants Dermalogica.

Q As-tu un produit chouchou? 

R Je ne jure que par le démaquillant Marcelle. J’aime beaucoup les shampoings Kérastase, les crèmes Avène, et les gels nettoyants de Dermalogica.

La chanteuse ne jure que par le démaquillant Marcelle.

Q Tu es du type «petits pots de crème» ou pas vraiment?

R Par défaut oui. Simplement parce que j’ai une peau très capricieuse. 

Q Côté beauté, qu’est-ce que tu aimes le plus? 

R Ne pas me maquiller et laisser respirer ma peau. Assumer ma beauté naturelle même s’il y a des chances de croiser quelqu’un qui me reconnaît. Je n’ai jamais eu de commentaires négatifs, au contraire: on me dit souvent que je suis plus belle en personne, même si j’ai une queue de cheval, pas de maquillage et des joggings. Les gens sont gentils. (Sourire) 

Q Côté beauté, qu’est-ce que tu détestes le plus? 

R Me démaquiller. C’est un long processus obligatoire. 

Q La trousse de beauté de sac à main contient toujours…?

R Un élastique à cheveux, du baume à lèvre ou un rouge à lèvres, du mascara et de la poudre pour le teint. 

Q Les cheveux: un peu maniaque ou pas du tout? 

R Très négligente. Je suis allée chez le coiffeur pour la première fois à 22 ans. Je ne les ai jamais teints, et j’ai la même coupe depuis toujours. Le plus naturelle je peux rester, le mieux je me sens. Mais mes pointes pensent autrement… je suis due!

Q Te parfumes-tu régulièrement? 

R Mon parfum est discontinué depuis deux ans, je dois m’en trouver un nouveau. Alors je sens le déodorant. (Rires) Sinon, j’adore l’odeur de la lavande.

Comme parfum, l'odeur naturelle de la lavande ravit Andréanne.

andreanneamalette.com

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Vous voulez y aller

Qui : Andréanne A. Malette (précédée de Joseph Edgar, et suivie de Mes Aïeux)
Quand : dimanche 14 juillet, 20h
: scène Loto-Québec (Place George-V)
Accès : laissez-passer

Info : feq.ca

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Au revoir

Je signe aujourd’hui ma dernière chronique, et j’aimerais simplement vous remercier, amies lectrices et amis lecteurs, d’avoir été si fidèles au rendez-vous Ce fut un plaisir d’écrire pour vous. Surtout, continuez de lire Le Soleil.