Marianne, Catherine Beaudry, Wylliam, Thomas et Maïka sont fiers de leurs efforts des derniers mois.

École L’Odyssée de Val-Bélair: transport et avenir de la planète

Les quelque 500 élèves du primaire et du secondaire de l’école L’Odyssée, à Val-Bélair, peuvent voir tous les jours, dans la rotonde au-dessus des comptoirs de la cafétéria, la grande murale du concours «Mon école branchée» avec les dessins des élèves et les choix de l’artiste professionnel Sébastien Astoux.

C’est ce qui rappellera à tous les élèves et à tous les professeurs, qui passeront dans cette salle au fils des ans, qu’un jour tout le monde s’est mis à réfléchir à son mode de transport dans une perspective globale. Dans les discussions avec quelques jeunes ayant participé au projet, la prise de conscience est claire : les efforts de chacun mis bout à bout ont un effet sur l’avenir de la planète. Le transport en fait partie.

Les dessins
Une vingtaine de dessins des élèves de la 5e et de la 6e année et ceux des jeunes du secondaire 1 et 2 leur rappellent que l’électrification des transports, le transport actif et le transport en commun font partie des moyens pour aider la planète à mieux respirer.

Cette murale fait partie des prix que six écoles du Québec ont remporté grâce au concours provincial «Mon école branchée» de l’organisme Équiterre pour aborder dans les écoles le sujet de l’électrification des transports. Déjà, plusieurs transporteurs scolaires utilisent des autobus électriques de la compagnie Lion, mais la sensibilisation aux nouveaux modes de transport va plus loin encore.

Le 19 avril, outre le dévoilement de la murale, il y avait des conférences, des ateliers sur les moyens de transport, un jeu-questionnaire sur l’environnement. Et surtout, ils ont pu voir de leurs yeux une Tesla et un autobus tout électrique.

Mais avant que la murale soit installée, les élèves de l’école ont eu à faire des exercices. Dans toutes les classes, que ce soit en science ou en français, la réflexion était amorcée.

Dans les classes de français, tous devaient pondre un texte sur les bienfaits du transport actif (vélo et marche par exemple), du transport collectif et du transport avec un véhicule électrique comparativement à l’utilisation des énergies fossiles.

Il ne s’agissait pas simplement de répéter les avantages lus sur le Web, mais chacun devait développer son argumentaire et justifier ses propositions. Maïka, Marianne, Thomas et Wylliam font partie des nombreux jeunes bénévoles qui ont participé au projet. Chacun exprime sa fierté d’avoir contribué à l’éveil des consciences à l’école. Ils ont eux-mêmes découvert à quel point ils en savaient peu sur l’effet des choix de moyens de transport sur la santé des personnes et de la planète.

«Un véhicule électrique ne pollue pas comme les véhicules à combustion. C’est plus économique à long terme», raconte Maïka en présentant ses arguments. Marianne, de son côté, prône le transport actif parce que «ça garde en forme sans polluer». Wylliam ajoute que les économies sont facilement mesurables et que les effets à long terme de l’électrification des transports sont bénéfiques pour l’environnement.

Quant à Thomas, le transport en commun, en autobus ou en train ou le covoiturage doit faire partie des solutions, car il y aurait moins de véhicules sur les routes, donc moins de pollution.

La grande fierté
Thomas et Wylliam étaient même à la présentation du concours à Donnacona à l’automne avec Catherine Beaudry du service d’animation spirituelle et d’engagement communautaire (AVSEC) et l’enseignante Marie-Christine Côté. Dans les jours suivants, l’école était inscrite et tout le travail de sensibilisation s’enclenchait.

Un travail de longue haleine et de bénévolat s’est amorcé dans tous les recoins de l’école pour les activités de sensibilisation. Il y a eu rencontre avec l’artiste muraliste et les jeunes qui ont participé à la création de la murale. L’artiste Sébastien Astoux a même eu droit à une interview dans le journal de l’école. Bien des heures de préparations de l’événement et de nombreuses rencontres dans les jours précédents la fête ont eu lieu dans les locaux de la bibliothèque Félix-Leclerc reliée à l’école par une passerelle.

«C’est une belle fierté pour tous les élèves», ajoute Mme Beaudry. Une fierté qui restera dans la mémoire longtemps.